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ARTS N° 444 du 31 décembre 1953

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Description

Faites un retour dans le passé avec ce journal complet du magazine "ARTS N° 444" et retrouvez pour votre plus grand plaisir les grands titres de l'actualité du 31 décembre 1953.
En exclusivité venez découvrir a la une de cette chronique de 1953, les sujets sérieux des nouvelles de cette époque :
-ANNA MAGNANI
-GERARD PHILIPE ET JEAN VILAR
-LES MARIONNETTES
-LE CIRQUE
-LES BALLETS DE CUEVAS.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 31 décembre 1953
Nombre de lectures 21
EAN13 3607910112730
Langue Français
Poids de l'ouvrage 18 Mo

Spectacles iKTS
140, Faubourg Sasnt-Honoré - ELY. 21-14
Du 31 décembre 1953 au 6 janvier 1954. - N° 444. - 30 francs.
ÉVÉNEMENTS DE 11I SEMAINE
SOMMAIRE
THEATRE ET VARIETES
* Les nouvelles pièces : Azouk, Le Greluchon délicat,
(p. 2).
* Les Marionnettes, le Cirque (p. 2).
* La Tribune des Critiques (p. 2).
• Notre feuilleton : Les Hussards (p. 2 et 3).
CINEMA
• Les nouveaux films : Peter Pan, Cet homme est
dangereux, Alerte au Sud, Heidi, Soukovski. La Tribune des
Critiques, (p. 3).
MUSIQUE ET DANSE
* Les Ballets de Cuevas. Les Concerts, L'Auberge du
Cheval blanc (p. 4).
LETTRES
• Les livres nouveaux : Labyrinthes, Histoire d'un amour,
L'Ouvrier de la onzième heure, La Grèce (p. 5).
MARDI . — AUDRE Y HEPBUR N a ét é dési - MERCREDI . — ANN A MAGNAN I fauss e JEUDI. — GERAR D PHILIP E e t JEA N VILAR ,
gné e pa r u n jur y anglai s d e critique s cinéma - compagni e o u cinéma . Elle mont e à San-Rem o qu e l'on voi t ici entouran t Mon a Doll, BEAUX-ARTS
tographique s comm e le meilleu r acteu r fémi - Un gran d spectacl e d e music-hal l e t d e cirqu e réveillonnen t a u Palai s d e Chaillot . L a soirée ,
nin d e l'anné e e t la grand e révélation 195 3 qu i doi t parcouri r tout e l'Italie , e t don t ell e qui rassemblai t u n vast e public, selo n la
pou r so n interprétatio n ^an s « Roma n es t la principal e vedette . Leonor Fini a formul e de s « week-en d » d u T.N.P. , • Dernier regard sur les expositions de l'année (p. 7).
Holida y » qui n' a pa s encor e ét é vu e n France . Signé quelques-un s de s décor s d e s a revue . avai t commenc é pa r « LORENZACCI O » .
• Tout ce que vous pourrez voir et entendre à Paris
cette semaine (p. 9).
* 1954 : On parlera de ces événements a u cours de
l'anm
née (p. 10).
m
L'AIR DE PARIS
E ssuis trahi I », s'écriait f S de Léo Delibes. Mais une his-Démêlés avec qui voulait l'enten- toire de nymphes rattachée à «J ir dre le marquis de la mythologie antique ayant
Cuevas après la première de l'avant-garde paru peu progressiste,
LavrosFeu-Rouge Feu-Vert, la se- ki, le maître de ballet du C'est que le marquis de maine dernière à l'Empire. Grand-Théâtre de Moscou, a
Cuevas, tout comme Diaghi-Plus encore que L'Aigrette, ce décidé d'adapter sur la
musilew, tient à l'avant-garde. Non ballet a été pour l'animateur- P U que de Sylvia l'histoire de...
pas qu'il aime cela — lui, ce mécène la grande déception La Petite Fadette de George
qu'il préfère c'est Le Lac des de sa saison parisienne. Sand. Il paraît qu'André,
romCygnes et Giselle. Seulement, pant avec sa riche famille « La critique m'a traîné si l'on veut vraiment jouer un pour épouser une pauvresse, dans la « boue », ajoute-t-il, rôle dans l'Histoire du Ballet, représente une protestation rageur, en employant un au- l'avant-garde, il en faut. Et individuelle dont la portée so-tre mot que « boue ». Elle a cela lui a toujours causé des ciale est considérable. Au eu raison ! On n'est pas forcé ! ennuis. C'est ainsi qu'il y a siècle dernier déjà, une dame de savoir que j'ai dû m'absen- peu d'années il traversa sa comme George Sand se ren-ter pendant les répétitions de période Salvador Dali. Paris dait bien compte que certaines L'Aigrette pour aller voir la se souvient encore de Tristan situations étaient inadmissi-marquise qui était malade à Fou qui fit scandale avec des bles. New-York. Pour Feu-Rouge yeux qui sortaient des murs Donc Sylvia est devenue Fa -F;u-Vert, c'est bien autre cho- de briques et les quatre per- dette. Je me demande seule-, se : on m'a interdit l'accès de sonnages faits de cheveux qui ment ce qu'ils auront bien pu la salle pendant les séances de s'efforçaient, sans succès, de mettre sur la musique de travail. Moi qui leur avais fait gravir, avec des brouettes, un « l'entrée des chasseresses » confiance... avec mon argent. » petit monticule de sable pen- et si le « cortège de Bacchus »
VENDREDI . — La plu s bell e de s CRECHE S exposée s à Paris dant toute la durée du duo 10ec d efinal devient l'apothéose de bo n S 1 , ? ®'°" . Noe l étai t presentee , ru e d e la Paix, pa r l'Offic e nationa l italien d e Tourisme . Cett e
ceuvre d u XVMl " siècl e es t u n ' d'amour. Il y a eu aussi cer- f . artiste s napolitain s qui , de s la fi n d u XVII* siècle, créèren t de s figurine s e n terr e cuit e d'inspiratio n baroque , George Sand, que l'on fait
veL a plupar t Les faveurs tain Colloque sentimental, d e ce s «hefs- d ceuvre mmeur s s e trouven t dan s de s églises d e l'Italie d u Su d Celle-c i provien t d'un e collection porticulière . nir sur un char, au milieu des
d'après Verlaine, où pour vendangeurs en liesse...
suggérer le « parc solitaire et du marquis
glacé » dont parle le poète,
Dali imagina une toile de fond La Sylphide Du côté des créateurs Cas- où étaient reproduites avec
telli et Golovine, le pessimisme tous leurs détails, environ et l'Eléphant
le plus franc régnait dès avant deux cents bicyclettes. En
oula première. Ce sont des cho- tre, chaque fois que les amants Une seule générale de
théâses qui arrivent et le talent allaient s'étreindre, ils étaient tre cette semaine : celle
même ne fait rien à l'affaire. séparés par un cycliste qui d'Azouk. C'est une pièce à
On avait travaillé dans la fiè- traversait la scène de la cour grande mise en scène, avec
vre pendant deux mois. On au jardin ou' du jardin à la quatorze personnages, quatre
y croyait fort. Et puis, l'après- cour. « La bicyclette, disait décors, truquages sous «
transmidi de la première on s'est Salvador Dali, c'est ce que j'ai parent » et bêtes féroces. Or,
aperçu que c'était manqué. trouvé de plus frappant pour la scène du Théâtre Fontaine
y " évoquer la solitude ! ». a environ deux mètres cin-Les effets sur lesquels on
quante de profondeur, c'est as-comptait ne portant pas, l'en- C'est évident.
sez dire le mérite des Grenier-semble ne tenait pas la scène. Il n'en demeure pas moins IJussenot qui y font tenir un L'accueil relativement favora- que la chose ayant prêté à éléphant et même un tram-ble du public étonna grande- -sourire, le ballet fut retiré de
way. ment Castelli qui vint saluer l'affiche, après un nombre
liAu bout d'un acte, l'éléphant avec des mouvements d'auto- mité de représentations.
Azouk, moins aérien mais sen-mate et dans un état
d'étierSa période « expressionnis- siblement plus intelligent que vement indescriptible.
te » ne seviblant pas donner la Sylphide de Cuevas, était
A la sortie, Janine Charrat au marquis plus de satisfac- d'ailleurs devenu la
coqueludisait : « Feu-Rouge Feu- tions que sa période « surréa- che de ce public de générale.
Vert, ce n'est pas pour le mar- liste », le pauvre se fait du Si la première, en effet , par
quis ; on n'y danse pas as- 1: souci. son intervention intempestive
sez. » porte le désAdre au sein
8 d'une famille honorable, le A la troisième
représentaApothéose second an-ange toutes les si-tion beaucoup de choses déjà
tuations avec un tact et une avaient changé. Comme je
de George Sand délicatesse qui font grande-cherchai le marquis pendant
ment honneur à la race des l'entracte, je le trouvai assis
pachydermes. " Gageons tout seul, prostré, l'œil éteint, En Russie soviétique, où l'on
qu'Azouk, reproduit en peliu-dans la petite antichambre qui cherche aussi à renouveler le
che, en feutre ou en chiffons, permet d'accéder aux coulis- Ballet, on ne s'embarrasse
deviendra la nouvelle niascotte ses du théâtre. « Qu'est-ce guère de problèmes, racontait
SAMEDI . — Le DUC DE BRISSAC, présiden t à la mode. que vous faites là, marquis ? » DIMANCHE . — DOMINIQUE , restaurateu r l'autre jour Bronislava Nijins- BONN E ANNE E POUR 1954 ! — Et, bie n de s Ami s d e Versailles , estim e qu e Sach a J'ai noté que le nom de l'ac- russ e d e Montmartr e qui fu t le plu s redou -« Je viens de prendre une co- ka, maîtresse de ballet et cho- qu e nou s n e soyions pa s devin s e t n e consul -Guitr y s'es t condui t cavalièremen t ave c le teur qui joue Azouk n'est pas tabl e de s critique s dramatique s .de Saint -lère terrible, alors, je me re- régraphe, sœur du fameux tions pa s les voyantes , nou s vou s présenton s fameu x Palais . Il propos e qu e le film SI porté sur le programme. Se- Pétersbour g il y a trent e ans , cré e u n prix pose. Je les ai couverts d'inju- Nijinsky qui devint fou il y a en pag e 10 -quelques-un s de s événement s qui VERSAILLES M'ETAI T CONT E subiss e u n -rait-ce un éléphant vérita- d e cen t mill e franc s pour récompense r la res. Mais on a supprimé ici, trente ans. On a estimé que constitueron t dan s le domain e de s Spectacles , « exame n attenti f pou r e n rectifie r les meilleur e n-rtse en scèn e d e l'année . Il ser a ble ? modifié là... Dans quelques la meilleure musique de ballet de s Lettre s e t de s Arts , les « clou s » d e l'an -écart s e t en corrige r les outrance s ». Dan s décern é pa r u n jury o ù siégeron t Marce l jours, cela ira mieux encore. » française était celle de Sylvia, SANTEUIL. né e qui vien t e t quelque s image s encor e inédite s quelque s semaines , le publi c jugera . Achord , Dussane , Jean-Jacque s Gautier»
d u musé e imagina* # d'Ando é Malraux ,