Perpignan, le Stade Français et Biarritz vont-ils prendre leur revanche ?
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Perpignan, le Stade Français et Biarritz vont-ils prendre leur revanche ?

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Il y a des clubs qui sont en constante progression et d'autres qui subissent des coups d'arrêt. Ces dernières saisons, Perpignan, le Stade Français et Biarritz sont passés de la première catégorie à la seconde. Mais comme on a coutume de dire : les grands clubs ne meurent jamais ! A eux de le prouver dès cette saison et de montrer qu'ils ont les moyens de revenir au plus haut niveau.

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Perpignan, le Stade Français et Biarritz vont-ils prendre leur revanche ?

Biarritz, Perpignan et le Stade Français. Voilà trois clubs (on aurait pu y ajouter Bayonne) importants du rugby français qui ont souffert à leur manière ces dernières années. Ils tentent tous les trois de relever la tête avec des moyens différents. Le BO tout d'abord. Victime de la Coupe du monde, il était bien parti pour vivre une saison cauchemardesque, mais il s'est bien repris grâce au retour de ses internationaux, a sauvé sa place en Top 14 et a même gagné un trophée en fin de saison avec le Challenge Européen. Le recrutement du BO a encore été très ciblé cette année et le club entend encore donner leur chance à ses jeunes pousses. L'ambition du club, la qualité de l'effectif : le BO a tout pour réussir et des trois, s'il y a un club qui a le plus grand potentiel pour retrouver le Top 6, c'est Biarritz. Le talonneur Arnaud Héguy en est conscient : "Avec le dénouement que l'on a connu la saison dernière, forcément on redémarre avec un peu plus d'engouement. Mais surtout, on ne veut absolument pas revivre le début de saison catastrophique qui a été le nôtre il y a de cela un an. On connaît l'importance de nos internationaux de manière générale, et d'Imanol (Harinordoquy) et de Dimitri (Yachvili). Je la sens bien... On ne peut pas prédire de bons ou de mauvais résultats... Mais on a la chance de jouer cette H Cup qui permet au club de conserver une image forte en Europe, et on garde avec l'espoir de rejouer le haut du tableau en championnat." Si Biarritz a réussi à garder ses forces vives, ses cadres si importants comme Imanol Harinordoquy ou Dimitri Yachvili, l'USAP, en revanche, a réussi à conserver son talonneur international Guilhem Guirado qui était notamment sollicité par le Stade Toulousain, mais le club catalan a perdu la plupart de ses cadres à savoir Damien Chouly (Clermont), Maxime Mermoz (Toulon) ou Jérôme Porical (Stade Français). Dès 2011, le président avait dit que le club devait revoir ses ambitions à la baisse et cela s'est confirmé puisqu'il n'a pas pu s'aligner sur les propositions financières des autres clubs pour ces trois joueurs. Qu'il est loin le temps où les Perpignanais terminaient la saison régulière dans le top 5 disputant trois finales et ramenant un Bouclier de Brennus. C'était entre 2003 et 2010. Parallèlement, l'USAP mettait l'accent sur la formation et possédait l'un des meilleurs centres de formation français d'où sont sortis des joueurs qui ont percé ensuite en équipe première. Mais aujourd'hui, et même s'ils portent toujours les couleurs sang et or, les Catalans ont perdu de leur éclat. Le départ de Jacques Brunel leur a fait du mal et c'est l'an dernier que l'USAP a vécu sa saison la plus difficile en vivant avec le spectre de la descente toute la saison. Pourtant, l'ossature de l'équipe type était la même que celle qui avait remporté le championnat en 2009. Seulement onzième du Top 14 la saison passée, le club catalan a beaucoup déçu. Mais il y avait plusieurs explications aux mauvais résultats : la succession de Jacques Brunel par Jacques Delmas a été un échec, le club a souffert de la Coupe du monde avec de nombreux internationaux réquisitionnés en Afrique du Sud et enfin, certains joueurs n'ont pas évolué à leur niveau. Le manque de concurrence à certains postes a entraîné une baisse de régime de certains joueurs. La saison dernière a laissé des traces, l'équipe s'est sauvée de justesse et ne disputera pas, bien évidemment, la H Cup. C'est une grande lessive qui a donc été décidée cet été pour repartir sur de bonnes bases. Pas moins de 21 joueurs ont quitté le club. Mais ce dernier n'a pas pu faire de folies au niveau du recrutement et il va avoir du mal à retrouver le Top 6. L'USAP entame cette saison dans le flou. D'ailleurs, le manager Marc Delpoux ne veut pas donner d'objectifs précis : "On veut avancer doucement. On ne veut pas annoncer quoi que ce soit. Le groupe sort d'un passé glorieux à un petit coup de moins bien. Nous avons des objectifs de jeu.". Du côté du Stade Français, en revanche, on vise clairement le Top 6 synonyme de retour en H Cup, une compétition que le club a abandonnée depuis trop longtemps, mais qu'il a failli retrouver cette saison après un bon parcours en championnat. Il était à la lutte avec le Racing pour la 6ème place et a finalement échoué lors de l'avant-dernière journée : "Le club revit bien" estime Julien Dupuy "on doit capitaliser sur ce que l'on a fait l'an dernier et retrouver une place dans les six premiers." A l'intersaison, les dirigeants ont réalisé un recrutement intelligent et ciblé en renforçant les postes qui avaient posé problème comme à l'arrière avec l'arrivée de Jérôme Porical ou au centre avec le recrutement du Montpelliérain Geoffrey Doumayrou. A ce poste, le départ de Mathieu Bastareaud n'avait jamais été compensé et l'équipe en avait souffert toute la saison. En revanche, le départ de Dimitri Szarzewski au Racing n'a pas été compensé à moins qu'un jeune se révèle cette saison, mais l'effectif au poste de talonneur paraît léger. Il faut aussi voir comment se passera la collaboration des joueurs avec le nouveau staff. Mais la mayonnaise devrait prendre car les nouveaux entraîneurs comme David Auradou ou Diego Dominguez sont des anciens joueurs du club et connaissent parfaitement la maison. Avec l'entrée du nouveau Jean Bouin en fin de saison, le club se doit vraiment de se qualifier pour la H Cup. Mais le challenge s'annonce difficile car il y a beaucoup de candidats et peu d'élus.

Le Stade Français et le BO sont les mieux placés pour retrouver le Top 6

Guilhem Guirado, l'un des rares cadres qui n'a pas quitté l'USAP à l'intersaison.