Etude pèlerinage version définitive
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Etude pèlerinage version définitive

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Et si Lisieux jouait la carte du pèlerinage Rapport de Claude Fournis, Vice-Président de la C.C.I. du Pays d’Auge Septembre 2007 1 La C.C.I. du Pays d’Auge travaille depuis de nombreuses années sur la question du tourisme et sur la qualité de l’accueil dans nos établissements. C’est ainsi que nous avons lancé les programmes « Calvados Accueil », « Normandie Qualité Tourisme » et, plus récemment, des « Démarche Qualité Commerce » à Honfleur et Lisieux. J’ai souhaité confier, au mois de juin dernier, à Claude FOURNIS, Vice-président de la C.C.I du pays d’Auge, une mission d’étude sur le tourisme religieux à Lisieux et sur les perspectives à venir. Le présent rapport a pour but de faire un point et de proposer des pistes d’actions impliquant chacun des partenaires. Compte tenu de l’enjeu pour notre région, la C.C.I. est prête à s’impliquer largement sur ces projets. Christian FOUGERAY Président de la C.C.I. du Pays d’Auge Lisieux accueille, chaque année, 750 000 pèlerins : Comment en faire profiter la ville et les commerces ? La Chambre de Commerce du Pays d’Auge et le Pèlerinage engagent une démarche de réflexion commune pour faire coopérer les commerçants, les restaurateurs et les hôteliers avec les infrastructures religieuses de Lisieux. La volonté de rapprochement du Pèlerinage avec les commerçants existe incontestablement. C’est aussi le souhait d’une majorité de commerçants mais la ...

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    Et si Lisieux jouait la carte du pèlerinage  Rapport de  Claude Fournis,   Vice-Président de la C.C.I. du Pays d’Auge       
Septembre 2007
1  
La C.C.I. du Pays d’Auge travaille depuis de nombreuses années sur la question du tourisme et sur la qualité de l’accueil dans nos établissements. C’est ainsi que nous avons lancé les programmes « Calvados Accueil », « Normandie Qualité Tourisme » et, plus récemment, des « Démarche Qualité Commerce » à Honfleur et Lisieux.  J’ai souhaité confier, au mois de juin dernier, à Claude FOURNIS, Vice-président de la C.C.I du pays d’Auge, une mission d’étude sur le tourisme religieux à Lisieux et sur les perspectives à venir.  Le présent rapport a pour but de faire un point et de proposer des pistes d’actions impliquant chacun des partenaires.  Compte tenu de l’enjeu pour notre région, la C.C.I. est prête à s’impliquer largement sur ces projets.  Christian FOUGERAY Président de la C.C.I. du Pays d’Auge   Lisieux accueille, chaque année, 750 000 pèlerins : Comment en faire profiter la ville et les commerces ?  La Chambre de Commerce du Pays d’Auge et le Pèlerinage engagent une démarche de réflexion commune pour faire coopérer les commerçants, les restaurateurs et les hôteliers avec les infrastructures religieuses de Lisieux.  La volonté de rapprochement du Pèlerinage avec les commerçants existe incontestablement. C’est aussi le souhait d’une majorité de commerçants mais la communication n’existe pas vraiment. C’est un bel enjeu économique, 750 000 pèlerins venant chaque année au sanctuaire et seulement 20 % (soit 150 OOO) d’entre eux font profiter la ville et le Pays d’Auge de leur présence. Il est temps de se poser les bonnes questions, de réfléchir et de se mobiliser ensemble pour retenir ces touristes qui ne demandent qu’à être convaincus de l’authenticité attachante de Lisieux et du Pays d’Auge.  La méthode a consisté à faire un état de ce qui existe : Qui travaille, directement ou indirectement, parmi les commerçants, hôteliers, restaurateurs mais aussi les entreprises Lexoviennes grâce aux pèlerins ? ·  Evaluer en terme de répercussion financière l’effet « Sainte Thérèse » au niveau de l’économie Lexovienne. ·  Quel plan d’actions mettre en place pour travailler plus et mieux avec les 750 000 pèlerins qui viennent chaque année à lisieux ? À court terme, avec des actions commerciales et des aménagements faciles à mettre en place et à plus long terme, en réfléchissant à un développement économique programmé et concerté, si l’on souhaitait à l’avenir recevoir un plus grand nombre de pèlerins.  La Chambre de Commerce et d’Industrie du Pays d’Auge a saisi toute l’importance de ce dossier pour l’avenir de la ville et du Pays d’Auge. Elle se propose d’en animer la réflexion avec le Pèlerinage sous la bienveillance de Mgr Bernard Lagoutte, et bien entendu avec la collaboration indispensable de la Mairie, de la communauté de communes de Lisieux, de l’office de tourisme, de l’association Tourisme en Pays d’Auge, et par l’intermédiaire de leurs représentants, les commerçants, les hôteliers restaurateurs Lexoviens.  Claude Fournis,   Vice-Président de la C.C.I. du Pays d’Auge    2
Introduction  Lisieux tout à la fois, pour un esprit d’équipe  Lisieux, deux mondes qui cherchent à communiquer  Lisieux est par elle-même une ville de pèlerinage, à part, unique, à nulle autre pareille. Ni Lourdes, ni le Mont-Saint-Michel, elle a la particularité d’être à cheval entre deux mondes : celui des Lexoviens et de leur vie dans une ville moyenne de près de 37 000 habitants avec sa communauté de communes ; et celui du sanctuaire et de ses pèlerins, nombreux, très nombreux, aux alentours de 750 000, chaque année ! Mais des pèlerins, somme toute, discrets, trop peut-être.  Visiteur d’un jour, mais ami de Thérèse, souvent depuis toujours, comment ne pas être déçu de ce passage express dans la ville de la petite sainte ? Ce qui fait la complexité de Lisieux, c’est l’éclatement géographique, aux quatre coins de la ville, de ses lieux de pèlerinage. Malheureusement pour nous, Lisieux n’est pas le Mont-Saint-Michel, où une fois son véhicule garé, tout est regroupé sur une presqu’île et en un lieu quasiment clos.  Chez nous, rien de simple. S’il n’est pas bien guidé, le visiteur se perd !  La tentation est alors grande, pour lui, de reprendre sa voiture pour aller un peu plus loin, plus près de la mer… dès qu’il a vu la Basili que, le Carmel et les Buissonnets. Lisieux, étape marathon d’un circuit qui ne sait pas retenir ses visiteurs est une fois de plus la grande oubliée.  Pourtant, son authenticité attachante a tout pour séduire : sa campagne magnifique, ses produits du terroir, ses jardins, ses manoirs, son indescriptible lumière valent beaucoup plus que 20 minutes d’une escale bâclée.  Maintenant, Lisieux doit arrêter de se morfondre et de pleurer sur son sort. Si cessant de se lamenter qu’il ne s’y passe jamais rien, qu’on ne fait jamais rien pour elle, ses habitants et ses commerçants ouvraient les yeux pour poser un regard neuf et objectif sur leur ville.   
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Lisieux fut une jolie bourgade, à une époque on la baptisa même la capitale des maisons à pans de bois, l’été 44 a réduit ce bijou à un champ de ruine. Il faut se rendre à l’évidence, même avec la meilleure volonté du monde, Lisieux ne sera jamais aussi chic ou romantique que les cités balnéaires de Deauville ou de Cabourg mais avec leur proximité c’est une chance supplémentaire pour Lisieux !  Lisieux est historique, authentique mais surtout spirituelle. Grâce au rayonnement  de Thérèse, elle est connue dans le monde entier .  Alors pourquoi refuser d’assumer cette image de ville de pèlerinage et chercher des excuses, qu’à Lourdes ou au Mont-Saint-Michel on brandit comme un atout ? Pourquoi rougir d’avoir été la ville où vécu l’une des plus grandes saintes des temps modernes ? Pour gagner en vitalité économique, Lisieux doit jouer l’esprit d’équipe autour de la petite Thérèse.                  
 
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Que serait Lisieux, aujourd’hui, sans Sainte Thérèse ?   Commençons par un peu d’histoire. Une histoire récente, juste quelques années avant le XXe siècle... Thérèse Martin, née à Alençon (et nous allons y revenir) petite sœur carmélite de Lisieux, rend l’âme le 30 septembre 1897. Elle a seulement 24 ans et laisse, en tout et pour tout, quatre petits cahiers d’écolier dans lesquels elle a raconté son enfance et ce en quoi elle croit, avec ses doutes et ses convictions. C’est l’« Histoire d’une âme » que tous les Lexoviens connaissent.  Personne ne s’y attendait, mais le succès est fulgurant. L’autobiographie de Thérèse est diffusée dans le monde entier et le rayonnement de la petite soeur du Carmel de Lisieux prend très vite des proportions incroyables. La Première Guerre mondiale amplifie le mouvement, et dès 1914, les soldats et leurs familles commencent à manifester leur confiance à Sœur Thérèse. Ils viennent, en masse, se recueillir sur sa tombe. Durant cette terrible période, 4 518 000 images, plus d’un million de médailles et 472 000 sachets de reliques sont envoyés aux soldats des deux camps. La guerre terminée, l’attachement à Thérèse ne se relâche pas. Bien au contraire, à partir de 1922, en prévision de sa béatification, l’accroissement annuel du nombre de pèlerins nécessite même de développer l’équipement hôtelier lexovien. Le 26 mars 1923, lorsque Thérèse est béatifiée, 210 000 pèlerins sont dans les rues de Lisieux.  On commence à avoir des articles dans les journaux. Celui-ci est intéressant : « Depuis les fêtes inoubliables, des flots de pèlerins inondent la ville et la région », rapporte une notice d’information de l’époque, mais « rien n’a été fait dans le domaine de l’industrie hôtelière pour offrir aux visiteurs une hospitalité suffisante » constate le rédacteur de cet article. Les conséquences sont d’autant plus graves que Lisieux située à proximité des stations balnéaires les plus réputées du monde, ne reçoit certainement pas la moitié des pèlerins qui séjourneraient volontiers dans le pays. Comme quoi, ce sont toujours les mêmes bonnes questions qui sont à l’ordre du jour.
 
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 en sommes nous 84 ans plus tard ?  Dans les années 1920, Lisieux était une ville d’environ 15 000 habitants avec une agglomération quasi inexistante. Argentan, Bernay, Pont-Audemer ou Flers étaient à peu près de la même dimension.  Aujourd’hui Lisieux et son agglomération, c’est près de 37000 habitants, tandis que les autres villes ont peu évolué. Il y a donc fort à parier que pour Lisieux, il en aurait été de même si les reliques de Sœur Thérèse-de-l’Enfant-Jésus étaient parties à Alençon (la ville natale de la sainte), comme cela a failli se produire en 1923, au moment de la béatification.  Pour mémoire, c’était le docteur Lesigne qui était le Maire de Lisieux. L’engouement autour de Thérèse lui était totalement étranger, à part pour faire travailler les cochers, qui menaient les pèlerins, de la gare au cimetière. La route était tout aussi raide qu’aujourd’hui. Or en 1923, au moment de la béatification de Thérèse, il est décidé de transférer les reliques de la sainte, du cimetière vers le Carmel… avec l’autorisation administrative obligatoire du Maire. Mais, cette formalité, le docteur Lesigne décide de la monnayer au prix fort : 6 millions de francs.  Même à l’époque, c’est beaucoup d’argent. Beaucoup trop pour le Carmel et Mère Agnès décide alors, que : si le Maire ne renonçait pas à « rançonner » le Carmel, elle obtiendrait l’autorisation pour transférer des reliques de Thérèse à Alençon. Les commerçants ont compris leur intérêt et ont réussi à raisonner leur Maire, mais, c’est sûr, Lisieux est passée très près de la catastrophe.       
 
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Un parc hôtelier qui a toujours manqué de lits   En 1931, Lisieux possédait 28 hôtels, le double du début du siècle. Continuant son expansion, en 1948, la capacité hôtelière était de 48 hôtels. Vraiment beaucoup plus qu’aujourd’hui où l’on ne compte plus que 13 hôtels en centre-ville et 3 sur le plateau Est. Une offre qui fut toujours in0suffisante pour répondre à la demande.  Pour preuve, ce document de la Chambre de Commerce de Honfleur… de 1935 : « On vient à Lisieux par foi et par curiosité, mais on vient aussi pour toutes les facilités offertes aux visiteurs, dit pèlerins, qui en profitent pour jeter un coup d’œil sur toutes les plages de la Manche, dont on parle dans tous les magazines. L’impact du développement du pèlerinage de notre ville mériterait bien sûr, une étude beaucoup plus approfondie. Il déplace maintenant environ 2 millions de personnes par an, mais toujours trop peu séjournent à Lisieux, et nous savons que la ville est loin de bénéficier des retombées qu’elle pourrait espérer d’une telle fréquentation. »  Aujourd’hui, rien n’a vraiment changé et il paraît opportun pour la C.C.I. d’aujourd’hui de ressortir ce dossier . Peu d’élus, en près d’un siècle, ont vraiment saisi l’importance économique de Sainte Thérèse pour la ville mais aussi pour la région. Pourtant, sans engager de coûteuse campagne de communication ou de publicité, elle continue de faire rayonner le nom de Lisieux partout où elle passe et dans le monde entier. Récemment les reliques de Sainte Thérèse ont voyagé en Allemagne et en Estonie, Lituanie et Lettonie, en Hongrie tout récemment, en novembre et en décembre elles seront à Rome .  Pour Lisieux, avoir une ambassadrice comme Thérèse est une bénédiction.      
 
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Assumer et développer sa notoriété de ville de pèlerinage   « On a l’impression que Lisieux veut se débarrasser de cette image de ville de pèlerinage » Ce sont des mots très durs, mais c’est le ressenti des guides du pèlerinage, dont certaines parcourent la ville depuis près de 25 ans avec leurs visiteurs.  Intermédiaires incontournables entre les pèlerins et notre ville, elles sont intarissables sur Lisieux, qu’elles aiment, mais qui les laisse perplexes. Avec un « sentiment d’incompréhension » lorsque la saison est moins bonne et qu’on leur reproche de ne pas avoir « vu beaucoup de pèlerins dans les magasins. »  Elles posent la vraie question « Que font les Lexoviens pour accueillir les pèlerins, pour les retenir ? »  La ville est d’une discrétion remarquable pour ses sites religieux : Pour ceux qui arrivent en voiture, aucune signalétique que ce soit à la gare, en centre ville ou encore à l’entrée de Lisieux. Des toilettes très souvent sales ou absentes, pas de douches pour les chauffeurs de bus qui en réclament.  Qu’elle est la première chose que nous demande un touriste en descendant du car : des toilettes !  Des parkings d’autocars peu nombreux et toujours occupés par des voitures impunies, que ce soit centre ville, aux Buissonnets ou au Carmel. C’est certainement la raison principale qui amène les autocars à se diriger directement vers le parking de la Basilique où ils évitent tous ces problèmes, trouvent des toilettes propres, des douches. Rien de tout cela en ville.  Elles évoquent également le transport en commun Lexovien totalement inadapté pour les touristes piétons.   
 
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Lisieux dort sur une mine d’or et semble l’ignorer ?  Ce qui est frappant, c’est qu’il existe peu de lien entre le Pèlerinage et les commerçants, hôteliers, restaurateurs alors qu’il y a un service d’accueil tenu par des hôtesses en pastorale ouvertes au dialogue.
Il suffit de se présenter pour échanger des informations.
Ce manque de communication, cette indifférence des uns envers les autres, a même rompu les quelques liens qui pouvaient encore perdurer, laissant place au malaise et à l’inquiétude quant à l’avenir, en particulier pour les commerces près de la basilique.
« La situation n’est plus tenable, résume un restaurateur de l’avenue Sainte-Thérèse. Il y a trente ans, ici, un commerce sur deux était occupé par des marchands de souvenirs. Depuis 1991, onze boutiques de souvenirs ont fermé. Personne ne pouvait imaginer ce qui a fini par arriver. »
Une autre commerçante, tenant une des dernières boutiques de souvenirs religieux, affirme que les pèlerins sont très nombreux à réclamer davantage de magasins dédiés à Sainte Thérèse et qu’ils cherchent des objets de dévotion.
Il faut les entendre et répondre à leurs attentes. Il est temps d’écouter les pèlerins et de réfléchir à une meilleure offre commerciale.
Poursuivant sur ce point, les commerçants ne manquent pas d’évoquer la concurrence de la basilique, qui pourtant ne vend que de la librairie, des produits monastiques ou des articles strictement religieux comme des chapelets et des images pieuses. « C’est de bonne guerre, chacun voit ses avantages, mais il y a tout de même eu beaucoup de dégâts. Nous sommes tellement fragilisés que si demain on me dit qu’une brasserie s’ouvre sur le parvis de la basilique, ça ne me surprendra même pas. Le Pèlerinage, c’est une petite ville dans la ville. »
Et toutes ces rumeurs, essentiellement dues à un manque de communication, créent un malaise qu’il faut dissiper.
 
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Le Pèlerinage souhaite établir un réel dialogue   Nous avons la chance d’avoir à Lisieux un site de pèlerinage magnifique.
La basilique est un monument qui impose le respect à ceux qui la visitent.
Pour Mgr Lagoutte, le Pèlerinage n’est pas là pour mener le commerce local à la ruine, bien au contraire.
Personne ne doit avoir à se sentir laissé pour compte. Recevoir 750 000 visiteurs n’est pas une mince affaire. Effectivement aujourd’hui les capteurs des différents sites religieux lexoviens : basilique, Carmel, la maison de sainte Thérèse aux Buissonnets, enregistrent entre 700 000 et 750 000 visiteurs annuels, dont environ 120 000 ( chiffre variable selon les années) viennent par cars dans le cadre d’excursions organisées par un tour opérator.  De son côté, l’association Sainte-Thérèse emploie directement une cinquantaine de salariés auxquels s’ajoutent tous les bénévoles de passage venant du monde entier qui malgré leurs faibles moyens consomment à Lisieux.          
 
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Même discret, le pèlerin fait vivre la ville  Les commerçants ne semblent pas s’en rendre compte, mais les contacts avec les pèlerins sont quotidiens et beaucoup plus nombreux qu’ils ne le pensent. Les fleuristes (voir les fleurs offertes sur les différents sites), les coiffeurs, les taxis, les garagistes, les différents magasins de bricolage, les magasins de vêtements, les épiceries, les bars-sandwicheries, mais aussi les médecins, les pharmaciens, suivant l’endroit où ils se situent, travaillent avec les pèlerins de Lisieux.  A ceci, il faut ajouter les entreprises lexoviennes, notamment dans le bâtiment qui travaillent sur les différents sites comme la basilique, le Carmel, la maison de Thérèse, mais aussi la communauté des sœurs Oblates de Sainte-Thérèse, les Béatitudes. Sans se tromper, on peut parler de plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissements réalisés ces dernières années et pas moins de 12 millions d’euros pour la rénovation en cours du Carmel, dont on peut voir des camions d’entreprises lexoviennes tous les jours sur le chantier… le tout financé essentiellement par des dons du monde entier au profit direct de Lisieux. Le patrimoine foncier est énorme et rapporte à la ville de Lisieux des sommes colossales.  Certains commerçants disent ne pas profiter des pèlerins, pourtant peu de catégories de commerces y échappent. Certes ceux-ci ne portent pas l’inscription « pèlerin » sur le front lorsqu’ils se présentent, bien au contraire le pèlerin ne ressent pas la nécessité de se faire connaître en tant que tel, il est alors catalogué comme « touriste ».  Or on peut se poser la question : quel touriste aurait un attrait pour Lisieux s’il n’y avait pas Sainte Thérèse ?  Inversement les pèlerins lorsqu’ils viennent à Lisieux passer quelques jours, demandent de la documentation sur les sites à visiter, le zoo du Cerza, le château de Saint-Germain-de-Livet etc. Ils demandent où se procurer les spécialités locales, visitent Honfleur, Deauville où ils dorment parfois, tout comme à Caen, ce qui leur permet de visiter les plages du Débarquement, puis le Mont-Saint-Michel. Ils deviennent alors des touristes et non l’inverse.
 
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