Luxe intérieur
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Extrait de la publication SOMMAIRE Je sais pas trop comment c’est arrivé, mais à un moment mon oncle est mort et on s’est retrouvés dans la merde. Caro faisait du mi-temps pour pas trop lâcher la peitte ,e tquelques coupes à domiclie, mais ça suffisati pas pour tou tpayer, la bouffel ,es couchesl ,’essence pour qu’elle alile au salon qui était à 16 kilomètres. Et puis Krystal était tout le temps malade, mes parents m’on t d tion en a marre, on est trop vieux pour vos conneries, et c’est vrai que mes parents commençaient àf atigue,r avecl eur écran géant, leurs charentaisesj ,amais contents de rien, tristes français de souche, cons et pauvres. Ensutie on es tvenu mef aire chier pour les plantaitons etl a revente —i ly a eu une histoire de délation, les gendarmes sont venus. C’était A mas ortie d’hôptia’j lessayasij uste de mettre enf orme le sidées que ’javai saccumulées durant ce séjouJ .r’avais passé presqu’un ans an sautre chose àf arie que reste rau lti et écoute rce qu ise passati dan smat ête. Au bou td’un moment’j avasi fini par visualiser un ensemble .Ça devait représente rquarante minutes de muisque. Je ne pouvais pa sreteni rplus .Je m’étai sdi tque ça pourra tifaire un album. ’Jétai sdonc conten tde pouvori mer emettre au travai .lMon ambtiion étai tde splu smodestes: t rouver le moyen de conitnuer àf arie del a muisque alor squej e ne pouvais plus être batteu.

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Nombre de lectures 67
Langue Français
Poids de l'ouvrage 9 Mo

Exrait

Extrait de la publication

SOMMAIRE

Je sais pas trop comment c’est arrivé, mais à un
moment mon oncle est mort et on s’est retrouvés
dans la merde. Caro faisait du mi-temps pour pas
trop lâcher la peitte ,e tquelques coupes à domiclie,
mais ça suffisati pas pour tou tpayer, la bouffel ,es
couchesl ,’essence pour qu’elle alile au salon qui
était à 16 kilomètres. Et puis Krystal était tout le
temps malade, mes parents m’on t d tion en a
marre, on est trop vieux pour vos conneries, et c’est
vrai que mes parents commençaient àf atigue,r
avecl eur écran géant, leurs charentaisesj ,amais
contents de rien, tristes français de souche, cons et
pauvres. Ensutie on es tvenu mef aire chier pour
les plantaitons etl a revente —i ly a eu une histoire
de délation, les gendarmes sont venus. C’était

A mas ortie d’hôptia’j lessayasij uste de mettre enf orme
le sidées que ’javai saccumulées durant ce séjouJ .r’avais
passé presqu’un ans an sautre chose àf arie que reste rau
lti et écoute rce qu ise passati dan smat ête. Au bou td’un
moment’j avasi fini par visualiser un ensemble .Ça devait
représente rquarante minutes de muisque. Je ne pouvais
pa sreteni rplus .Je m’étai sdi tque ça pourra tifaire un
album. ’Jétai sdonc conten tde pouvori mer emettre au
travai .lMon ambtiion étai tde splu smodestes: t rouver le
moyen de conitnuer àf arie del a muisque alor squej e ne
pouvais plus être batteu.r
A’l hôptia ,ldè sque ’javais repri sconscience ,je ’lavais dit
aux musicien« sJ e crois que vais reste rlà un momentJ .e
ne vasi pas pouvoir continue rMatching Mole.» La vie de
groupel ,e stournées, tout ça pou rmo ic’éta tifin.i En un
sen sc’était libérateu,r mai sc’étai tunel iberté effrayante .
Sanl se smusiciens de talent qui m’avaien taccompagné ,
je n’étai spas sûr de pouvoi rrefaire un disque .

ROCK
BOTTOM
L’ESPACE DU DEDANS
PAR ROBERT WYATT
PROPOS RECUEILLIS PAR SYLVAIN FESSON, AVEC ’LAIDE DE BERTRAND BURGALAT

s eu lœi louvert ,’jessaie de me connecte r
on compte IGV pour vérifier mon statut
ial .Sur’l écran de moni Phone, un austère
ssage bleu sur fond blanc m’annonce
rreu.r L’uitilsateur n’existe pas» .Mon
ond œi ls’ouvre.J ’appuief rénéitquement
doigt sur l’écran tactile qui finit par me
demander de prouver que je suis un humain :
je dois suivre le contour d’un genre de test de
Rorschach (aujourd’hui en forme de tête de
clownt )out en récitant le poème de Verlaine
qui défile en arrièref-ond .J’accède enfin aux
paramètre sde mon profi ,lpou rconstater
que li’ndice de mon statut social a en effe t
dramaitquement baissé. Pourtant ,aucun de s
paramètrer séel ssu rlesquelsli est calculé n’a
bougé : nombre de contacts enregistrés, types
de produits commandés, services rendus à
la communauté…

CRÔA CRÔA,
TCHIIIITCHIIIP.
CRÔA CRÔA,
HIIIP

Pas de panique, li doi ty avoir un bug .C’est
pas que je soisi nquiet ,mai sli fau tquej e
trouve une solution. Un statut aussi éloigné
du score médian signifie, en gros, que ’ja iété
viré. Je suis tenté d’appeler mon supérieur
direc tmais, d’une par,ti les t6h du matin,
d’autre par,tt ou tmonr éseau professionne l
a été automatiquement supprimé du
répertoire .Une vistie au syndicat de
modéraitons i’mpose.

ôa, tchiiiitchiiip. Crôa crôa, tchiiiitchiiip.

osse ,on ne chois tipa ssa
ne. Avan,tl et sest
spsychotechitants en ressources humaines
empéramen tcolla tià celu ide
d’hu ic’es tla personnailté de
s cesse modifiée enf onciton
ot vide qui fédère mollement
s, consommateurs, cadres et
r ’laplatissement lexical e-voté
par le speitti snvestisseurs
aitona lGlobal Village ,

Je ’lavais beaucoup regardée au cour sde ’lhive,r la
prenant pou run garçon. S ic’éta tiune fille, me
disais-je ,elle serail ta girflriend parfatie. Fine comme
Keith Richards, sombre comme Johnny Thunders,
écorchée et craintive comme… Peu importe comme
qui finalemen.t Ellet raînai talor savec un fils de
bonnef amllie qui jouati du jazz chaque vendredi,
sou s’légide d’un prof de lettre svaguement beat.
Je pensais donc qu’s li’agissati d’un couple de
garçon .sDet outef açon ,i lavait ’lai rbeaucoup moin s
dangereux qu’elle avecs on Burberry .s’Et puis,i ls
n’on tplust raîné ensemble. Enfin, elle,j e ne l’a iplu s
trop vue .Dans unl ycée qu icompte un gros millie r
d’élèves , liarrive de ne pas croiser pas certain s
visages pendant plusieurs semaines.
Unj ou rque’j étais assis dan sle grand hall à côté
du réfectoire ,elle avaif tai tsar éappartiion. Pas de
doute ,c’éta tibien ma direciton qu’elle prena .tiElle
fonçati droit su rmo .iAvant que j’ai pu réalisé ce qu i
m’arriva ,tielle éta tient rain de me parler .Putain ,
oui ,elle me parlati ! Sa voix était incroyablemen t
douce en me demandant cette cigarette que je
n’avai spaJ .se ne me doutais pas qu’une fille pouvai t
avoir cette voix .Ou plutôt : c’est ains iquel e sfilles
parlaient dans mes rêves les plus fous, mais je ne
savai spas que ça exista tidans la réalité. Comme
je n’avais pas de cigarettes, que je ne trouvais rien
à dire de plus qu’un stupide « Désolé, je n’en ai
pas… » e tqu’elle semblai tavoi répuisés e sréserves
d’audace ,elle avait disparu .

Sou sla bruine de ’lautomne rouennail ,saf êtef oraine
bat son plein sur le bord de Seine. Enfants, parents et
casiisère,s les vsiage sse mélangent comme des notes
sur une partition, à peine troublés par la valse des
autos-tamponneuse,s le regard fixe su rle sattractions.
’Jait ou tpotassé,t ou trévisé avant lar encontre ,mais
la barbapapa peine à m’égayer ; interviewer Glass
équivau tà demander audience au tout puissan .tE t
résumel ra vie d’un viei lhomme à quelques questions
– don ton connaîs touvent les réponses àl ’avance,
comme dan sparelile istuation - relève du bachotage
monomaniaque ,celui qu’on pensait réservé à d’autre.s
Lui parler de son intiiation àl a «grande musique» aux
cotés de Nadia Boulange ,relle qui «éduqua» Michel
Legrand, Quincy Jones ou Gershwin ?Trop facile. Les
débuts du jeune Glass à New-York en 1968 avec Music
in the Shape o fa Square,s es parititont sellement
longues qu’elles obligen tles muiscien sàs e déplacer
pour suivre la mesure ?Trop évident ! Son chemin de
croix en tant que plombier puis taxi, pour payer les
factures ? Trop ptitoresque ,allon.s.. A bien y réfléchi,r
la seule vérité qui tienne encore sous la bruine, c’est
une phrase de Glass, figée dans l’espace, lâchée en 1982
au journalsite en mal de quesiton s :«I conisde rmysel f
a sa working muiscian ,moret han an avant-garde
(muiscian )» .La messe est déjà dtie .Car’l œuvre de Glass
est une dérive en perpétuel mouvement, à placer
entrel ar igueu rchaleureuse de Bach e t’lexcentrictié
glacée de Kratfwerk .
Pour qui sonne le glas(s) ? En remontant les trottoirs
dépouillés de Rouenl ,a quesiton m’obsède. Par quel
miracle, quelle alchimie, des monuments tels que
Madr ush parviennent encore à’s érige rcomme des
bloc sindépassable .sDe smesses pour le temps présent ,
san smots, sans parole ,squ iconitnuen telle sausis
d’avancer. Nu ldoute qu’li emportera ce secret dans sa
tombes ,ûremen trejoin tpa rd’autre,sl aissantl ’école
du minimailsme américains an sdescendance. Parce
qu’aujourd’hu,i comme le dti Pasca lComelade ,« la
musique instrumentale n’est pas entendue », que le
mouvemenr tépétiti finitié par Glass, Terry Rliey ou
Steve Reichr essemble désorma sià une manufacture
sur le point de fermers es porte.s Lorsqu’isl éteindron t
lal umière, ces géants del i’nfinimen tpeit tlasiseront
tou tde même derrière eux quelques parttiions ,le
souvenir d’une nuit d’automne, d’une poignée de
main, qui en disen tplusl ong que les meilleursr écti.s
Et mon interview avec Philip Glass, alors ? Rien
quej e ne savasi déjà. Fermezl e syeux, écoutez, vous
verrez ;Glas swork.s

LIULTSRITAO N: MARJOLAIEN SIIRXIE

«Nos deux naitons»? Denni sHope m epalre ici de
la Chine, quie nvsiag etrè ssérieusemen taus isd e
forer la surface Lune pour ramener de l’Hélium
3 su rTerre. Pas la trac ed’uns enitmen
tanitchinosi,c a rHop edanss on esprti clairc omm ed e
’leau de Mar,se nvsiage réellement de défonce rla
gueule de tout ceux qui tenteraient d’exploiter les
ressource sdel a Lune. On aimeraiy tc roire .Parc e
qu’êtrl e eme cqu idéclencheratil a première
guerre lunaire, ça aurati quand même vachement

Dès lors, bizarrement, on a plus cessé de se croiser.
Et plu sbesoin de prétexte sidiots pou rse parle.r
On restas tiimplemen tensemble, à se regarde,r à
deviser et à oubiler de mange.r Ce genre de choses .
Fatalemen,t on avai tévoquél e « guitariste dej azz » .
D’un mo ,telle ’lavai ttalilé en pièce: « Ce puceau,
il n’étati bon qu’à malj ouer du jazz .Incapable de
tes orit runr fi fsaignant !» Catherine éta tibien
e ma vie.

d e15 000 dollar».s
Al ’écoute rdisserte,rl a conduite de Hopes erati
guidée avant tout par un souci profondément
humaniste, une volonté de créer un nouvel
ordr emondia .lLe shumain sys eraien tde sêtre s
heureux ,habité spar des sentiment shonorable,s
loin des querelles guerrières et velléitaires qui
on ttoujoursf aitl s ee lel t epoivr ede notre
espèce .Son obsesison pou rses terre,ss a Lune ,
et surtou tl’hélium 3 pourrati pourtan tbien
causer sa perte.

une idée derrièrl ea tête .Et un peu d’espoi rauss,i
cela vas an sdrie.
Pourtants ,onf ascinant dérile mégalomaniaque
aurait dû tourner au fiasco. Dennis Hope – dont
li est dfificile d ecroir equi’ lpusises ’agir des on
vrai patronyme – aurait alors terminé sa vie dans
une ferme texane à bêcher des grains de sable.
C’étais tanc sompters urs on astre d efortune .Ca r
des mecs connus – probablement autant intrigués
parl a démarche d’unlli umin équ eblindés de
blé – allaien tles uivree tinvestri dans son affarie .
Des mecs connus répondant aux noms de Ronald
Reagan, iJmm yCarte rouJ ohn Travotla. L’affaire
décollerai tbientôte tHopee n profiterai tpou r
donner une dimension supplémentaire à ce qui
commençait à ressembler à son oeuvre.

«En se basants ul rest estst héoriques e t
technique squ enous avon sréalisé, jes uie sn
mesure de vous annoncer que nous avons breveté
un vaisseau qui nous permettra der ejoindrel a
Lune en une trentaine de minutes. Nous avons
désormais comme grande ambition de coloniser
la Lune enc onstrusian tun evlile pyramid ed e
trois kilomètre sdel ong del arg eet d ehauteu.r
Cette pyramid eabrtiera exactemen tle mêm e
genr edi’nfrastructures que l’on peutt rouver
dan sune vlilet errestr etoute n bénéfician tde s
proteciton snécessairesc ontr ele sradiations
du soleie l tautrec sontraintes inhérente sà la
lune. Nous planifions de commence rà bât ridè s
fin 2011 ce qui deviendra de facto la première
vill elunaire .Nou spenson sdans la foulée êtr e
capable sde propose rde sallers-retours entr e
laT err eel ta Lun epour un prix aux alentours

Trente piges .Trente pou rdeveni
rmu-itlmliilonnarie. Dans un mond equ idéfa tiauss irapidement
le shommese tle sfortunes qu’un ateiler d e
producitonc hinoé silabor eun epari ed epompes ,
trente annéesc onstituen tune spacet-emps bien
long .Mai sen devenan tmulti-mlilionnarie en
commerciailsantl a Lune ,oui ,ce bou tdec alliassel ,a
notion de temporalti édevien tsoudainement vaine.
Ca rau delà duc réd tifinanciert outr elatif ,Denni s
Hope restera assurément comme le premier. Le
premie rà avoi rà avorie ntubl éa Terr eentière
grâc eunc oncepis tmplementl unaire.

Personnag efafrelu ma sidot éd’un efo iinvétérée
dan sson projet, Dennis Hopee s tdepu sidevenu
un inénarrable businessmani ,ntégrant à
mervelilel epotentiel énergétique infine i td e’lHéilum
3, unes ourc ed’énergie quaismen tinexistante
sur Terre. La Lun een abrtierati des millions d e
tonnes dan ssess ous-sosl ,une vingtaines uffirait à
assurer le sbesoin sénergéitques d’un pay scomme
les Etats-Unis pendant une année entière. Rêvant
tou tàc oup non plu sde petit smillion smai splus
de gros milliards, Hope – vraisemblablement
perdu pour le monde des vivants – se révéla
tout àc oup êtr ele digne héritiei rdéologique
d’un Ra yBradbur.y

Quoiqui’ngrat et atroce, ’lenfancer este un bel âge .
On y découvrel e rythme des mots, le poid sdu lisence
et les prémisses d’une grande muisque quj iamasi
ne s’arrête, dèsl or squ’on est en mesure de palre ,r
der épéter. Longtemps d’alileur,s àl a nutit ombée ,
mon passe-temps fut invariablement le même, huilé
comme un rituel mécanique : seul dans le noir, choisir
un mot, le répéter machinalement jusqu’à s’en user
las alivel ,er épéterj usqu’à le broyer surl a gencive,l e
répéterj usqu’àl e vide rdes on sens .Pusiqu’li n’en reste
que’l essence: uns on. Un jeu d’enfan tme direz-vous,
universel même, qu’on retrouvera plus tard sur son
chemin. Sous d’autres formes, en d’autres nuits.
Jusqu’à Phiilp Glas.s
«L’avant-garde» .Ecrit ainis, vous pouvez êtres ûr
que ’lexpresison a de grandes chance sdef airef uir
les passant .sLe senfant sausis .Si ce mo tn’étati pas
devenu, lui auss,i un terme galvaudé soul se poids
desl angues ,sûremen tPhliip Glass aurait-il pu se
résumer à cela .On aurai tainsi pu faire’l impasses ur
’lincroyable destin du grand compotiseur américain né
en 1937, un homme ayant rencontrél e Dala-ïLama et
Ravi Shankar à même pas quarante an ,scompagnon
der oute de Patit Smith ,Allen Ginsberg, Brian Eno,
e tpourtan tsi méconnu du grand pubilc. Définir
sa muisque minimailste etr épéititve ,son influence
musicale su rles soixante dernière sannée sécoulées ,
la puissance de ses compositions quais pastorale,s
s’avère def ai timposisble .Résumer Philip Glass avec
des mot s ?Autan tpalrer del a mélodie de svagues qui
s’écrasent sur le sable ,de cer souils qui avancen tsur
la me rsans encombre .Discrète parce que pusisante ,
minimale parce que contemplative, ’lœuvre de Glass
reste encore un secret bien gardé.
Divsiée en sons ein pa rla Seine, Rouen a ce soir des
couleur sde ville aquaitque. La pluies ’abatl entement
sur le spiétonsi ; c icomme alileur,s rare ssont ceux qui
connaissent son existence. Pourtan tPhilip Glas ses t
là pourt ros sioir ,sdébarqué des State spour yj ouer
se sœuvresl es plu sconnues ,de Piano Solo à Muisc in
Twelve Partss ,on «zéntih» de quatre heures composé à
l’aube des seventies ,mais surtour teconnus url e tard .
La postérité ,c’ess turtou tune quesiton de patience ,
alors Glass enchaîne désormail se stours du monde et
le srécitasl en best-o .fMême à Rouen .Et maintenant
ques ons tyle piano-violon es tpompé partou ,tdes
musiques publictiaire saux bandes originales de films,
le compostieu rà tête de savan tfou s’exportes ,urprsie,
beaucoup plu sfacilement .C’est ausis ça la muisque
minimale ,avoi rtrente ans d’avance et devoi rpaitente.r
L’exact contraire ,finalemen,t d’une destinée de
rockeur.

ORPP SOERCUELILI S
PA RBETSER L.

PAR DAV GUEDIN

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dézoomant sur cette page.

«Désormaisl ,’exploitation des
ressources de la Lune ne pourra
se faire sans un accord préalable
négocié entre nos deux nations. S’ils
choisissaient de ne pas conclure
cet accord d’exploitation, ceux-ci
ne doivent pas rester sans ignorer
que nous possédons déjà les moyens
techniques de détruire n’importe
quel vaisseau s’approchant de
nos planètes.»

m siasuov plaisatnez.

don otnn ’ap as vl a uhcetua irrve r.

eJnadesJ . enadesoc mme und rétaJ. é etarnipsr .eAep nie
sjief rôel leeg s sntuauoed r moi.P uo rquleqeu snitsnast ,
DJ machin me tient adnls e rcue xd as emia,n ej epnse
boule àf acette ,sabks stertoéue s,movuemnetd eoflu ,e
fnaôtme chevauchant uenc omtè eeds matri,sej e psne e
déhnach, ééelctirtic,éd éesseelé tciric étal,s elu e’luqineu ,
ejpense orck, rokcte cneo erkcor ,j ep nees ce’ts tuojours
marratnc se mceq su ihrueltn ql’u sinp tnos eeiruf saux,
je pense corèl,ec lorè eteeb uaté mélnagee solpxà fi es
admne jrep enes ce’sq tul ioâ’meej , pense mais qu’tse
c equi’ lofu tec mce l-àab sva ce sesulenett sdes oleil laor s
qli’ue tserp qs4 eud h umtanij , epesn e «bogueb uoeg
uobeg» j,e pens eabsolu,ifni nj,ip e esne« ô t emsps sunep d
otnov »lj epesne rci eh,urle, saute à deux mtèer sed
huae ,tj pneseà dcéhri eet stêvemtnes,e j pense
aux ilrtsed ewsihykj, e epns equlelb elle e
irgm,ecaj eepsn eganeecment, dseign et
ahcrtierutce msuiaclee j,p enes «hc-a
uc nsd anase te mredeà dei uJ .» e
ehcrehc un eeslu eobnne arsino e t
pusi ep en ejsulp esn.

Bineheureu xles simlpse
d’pseir t.Selue ocncses noi
icosgoloqieu : avoir 30 ans
adsnl sea nneé s0002ç , a
r enessembaltip ul s àu n
rffi fédniti. fiPultô tà une
rp-doutsdh oiepy élrcheéa evc
edu xociuenmetn srus le rerfain
poru fiare comme si .neJ inef r
hcrecahts ionr uoeg servèl àal suos
console… Mais n ehcrehczep sad e
Liptsic ktrcaeI .sl’n ynea p salI .n y’e n
aplu. sL evenris atuotus lppnaét.O nonsu
ar betta uelsro iellse avec lse ambianc se nif ed
sèilc e.Masip resonne en nuo svaa itrpevénul : sed ubéts
qusi uiventos tne nrcue.x

Auuojdrh’u ,iliy a sed bat aeluus ,x rme smur s.eJ idaç s
sna snsibosm eaucun.C roy zemo .in eJs eia spa smetni r.
E t’jiaa dmri éuecx qui savaienlt e afir :e mensogne s
paaprisgnd alsn seg neicevs ,meosnsegnh lruements
ua vocode,r mnesgnosea ttiutde, smnesogneap seip r
algc ,émennoseg snc onocesison. D’iallenat ,srutq no’u
ye s t,PhlA isnlem ose tunt py eformidable. Pant,are
açtuavS ehlalc.S is, i.

La suti e ?Vorip ulsh aut .
Ls aueti ? Du businesslp ae n nibnria.e
Ls aueti? V omri te vomire ncore .
Las iuet? U nCrash pas Ideal dut ou.t

Aolrsd on,c queqlue chos e achang .éAh ça oui.
Quelquec hoses e’tsc assé.
Queqluec hos er aomp.u
Quelque chose a dit« t hed reami o sve .» r

L aibteà l amani, elevrr eociécn dans ma bouche,j e
eragdr eottu uaotru d emo, idah u tuedtec et pissotière
géanetL .àb-sa,u n euejnellif emgiar eent erllii stpa e
unr ia ledq uelque hcose, jus et àôcd ét emo i,un
éhclasaà ac qseutt edt earver sseocue mollement son
bidul ,elpsul io,nu ngorup edet rosiq uo rtaurt e sè
jeunse gens not’ larid eibes n emraer, ràc tô éd ,xue’
un eminie-cnalevà b boso es passetn et ser apessne t
un étélhpon eoptrabel,i es lmbely a iovr un porblème
TECH IN QUE ç, na e m ra hc e ap .s

Dan lsa nud it u02a u12d céembre2 00, 8mno erèp m a’
vne éyouned ouolurueseip qûer ed arppe :lalv eie tts r po
b ruop etruociassres nop nalaton. Putain de .s’00

erPm reirféelex? N eapsé octu .reNep sa prtêelr’ oeril el
ua xmeillid srec huhctouersd el aeprreviséts ’invitatn en
mircolslions MP3is sédsnan so lasno s.eSocndr féelx ? e
Ceir rg uanéie trop vite, farbqieu red ststause e ncatron
q’s iuoffenerdrtnoà l apermierè lpui. eL etriosièm ?e
Obvresu re enlpga eeds line.ecO sbevre run etmps
motr. Reprenerd r aspseiaritno. Enustie…l e etmp sed s
héisttaoi ,snalt neattion der enoncer ,ecll e’dniustle rel
gra sduS ..Aq .Vur en iopénd ajmasi, édposred seR -E
CLAMATIONS-ed d icàl e e(uh ,de sblgo ,sap rxeemlp)e ,
se renseigner su acelr m fne’dp a ec ( ue h l, e ap r da i ,s ap r
exemlpe)v, acille, rqoui.

serPq eum.troL esd oitgs adn sl amyanoansi .eQulele
blauge !eJ ref m eseley u.L x afrti ertuoevt na tibneq u e
m la nosehcmni juqsu’ àmab ouceh,’l neiv eedv omir se t
ne tari nedp sa,resc lele de cihaler, u nep umnio.sD na s
nic qmnietu ,sj equtitle eefsitlav,u nixatv ien tme prendre
rusb el drol edar ouet,e j liu osfulf e’ldaersse, lui demande
’islp eu tétiend erlr adaoiec ,q u’ iafl ti.lAroej sloc elm no
orfnt conrte la vrti ete ej eragdred élfilre els umirèd se e
al livel ec,q iue tsu n lamentabl ecliéhcop ruid q ereu
ja’ li’âm equs i eotdr mia socmme c’est vrai, ejs eiar à
motiéip arodnn. éPuol ri’snattn ,ej mang eune frtie mllo e
gédolunietnad emayonniaes.

POINGS : ZÉRO
PAR BILLY HP
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i.
r
t
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Un pouce routniier encelnche Clodplay mia s’satatrds eul ri’Phon.e Des viloons synthtéqiue s
décoelln tolurdement .Des oies sauvageg savéesd eafnir eenirchei e nproniétes .Marr..e.
s.
i
A udébut ’cétatiulp ôtts ympd aa’vori enfi ndut emps lbire pour répondr e àes smialse tilrel e s
xi’uqen llb sgoedraed rrt s scuioid, tsger à sim tiaté’ sile itsuEn. reusvid emespelt ais jamnait pre
des page squo’ nul iofrwardait, les vidéoà s al co,nel s ipèces jiontes .Pu siel sPowerpoin taussi,
e
ave celur musqiuen iesiac oupé ead uébut, mute, mais miantenan tqui’lé attis eu ldanl s emag-a
u
nisli pouvai tmettre els onc ,ealn echangea tiiren .Cel anec hangeai teir.n
é
Vival a vida ,mon cu.l..
,
.
Vide la vida plutôt.

«En 2001, j’avaise nvrion 163 000 emaisl d eclient s
e tnou savonc sommenc éà nous demander
comment nous pourrions protéger ces terrains que
nous vendions aux gen .sLar éponsef u tdec réér
une répubilqu edémocraitque,l eGouvernement
Galactique .Nou savon spassét rosi année sà
rédiger un econstitution. Unef oi sterminée,e ll e
fu tmsie en ilgne, àl a dsipoisiton
s ed,onnl7msl 3i idorp eiatéirpo ser menar0420s asr t eactaitfiiutno f

Arrêtd er eêvasse,r Philippe.T a t,élét aefmmee tton chat
persat na’ccusen tdur egard. T’avais raccroché depusi
uq nuartd eèislce. Les Camle el ted senstaj unes ,c’est
irenq u’u nvetsgi edet a jeunesse. Quand,a uylcé,et on
pro fdp eholiv ouse ncourageai ts àuvirs eet shéorei sau
sond e sicgarettesq u’on allume. Barbue timbu ,maotsïe
et indiivdulaiste ,fumist eet hédonits eel ;s euli nstantd e
bravour edec p eauvre connard c’étatid a’vorio s é –quand
ses hormoness es ontffa éloee ss ten seurone s’lont
démangé– à p rendr ela parloe en amphu inoj urd ema,i
unea nnéee nh u.tiI lpenstia changer les hommes en leur
ensgienan tall iberté, mais c’étaits an scompte rqu’lip assati
aprè sDaly nl(a’urte chevelu là ,qur iaconted et srucsp as
alcri,st u t’es ressorti Bolo dOnT hT eracks olrsd u dernie r
bouchons ur lep ériph’.) A alil berte é nmicroisllon ,’tavias
rajouté le stly.e Parceq uet ous mariaeintl e sitge sbalnches
incandescentes au xWafyarer,sa u xRicheleiu,a ur xegard s
hllauicnés typiques de sMods .T’asf iatl es4 00c oups avan t
d’ellart ravalile rchez Truffaut’t ,ast ent éder essembelr à
Ktie hRcihard savan td’imtier Lecanuet, t’as mêmr eéctié
els paroels d’Intiila sB.B.à t onp remeir flirt .

Et puis t’as rencontré Sylvianne.

Puis, avec le sdernierj sour sde ma ,ivin tCatherine.

Arcade Fire T eh
A acr ed Fi er
Li’ntréêt d el aréétidoi n
ce’st d epermteter d e
rttaarpe rle wago nqu’on
a ar ét à l é’ poque p ecra
qo’u navait els yeux
ailelur .slI y e uec rgoupe
d ecanadeins qiu ojueiant
une sorte de d uofkl àl aaTkling Heads à dou ezmani s –te
atuatn d etêets par ecquli’ yavtia un echoral.e I slenerig-s
trèretn deu xalbums ava tnd edsiparatier dan selt ouribllon
d eguitar seen bo site chemsies à crareau du mome.tn slI
afisiaen tle sgrot serti ,saveiatn vendu d uidsque de 2004 à
2010 ,te rectnia s’dentre vous s’en osuveinnen tpetu têer .
Ce pack (RoughTrade/Merge, 320kbps, 3.1)
coniten tla totatilé de senregistrements
don tdeux ilve set honnêtemen ton se

Special Delivery
(compiitalon)
Asèrp elFuzz mei nth e
arse du mois dernei r
érunsiastn l’niétrgalti é
du Se elttaSoun
dS(ubpop, 160kbps) la mode
dse compliatoins des
preténd su‘mouevmestn ’
esorppa egaux angalsi
(as snottufeiosal rema-s
teirsaiton p raAibl.)in lI
ny’ a bei nqu elsel able s
qui voient des scènes
dan schaque graaeg .
Ctte ecompalition-là
(Rough rTad e /EMI ,
320kbps +2DVD) usr
’lœuverés mnia lde Peter
Dohert yte Cra lBaar tte
dseg orupseq ui leur sont
plu sou mion sli sé(des
iLbetrinse au
xReevrensd en psasant pra le s
S‘hambel ,sThe Ca ll,et
lse DPT). En baille trsè
vti eens edemandatn c e
qu ele sKni sk tePh liMa y
on ftati pour mréiretç .aA
arngre dan sel mêmr e-é
peotreri que Supreosin c
Osais avatn d epsaes r à
aurt echose.

Soirées showcase, pots
de départ ou réunions
d’anciens étudiants avec des
«demi-grosses de la Presse
Quotidienne Régionale», elles le
répètent à qui veut l’entendre:
Sylvie et Mathilde sont
JOURNA-LISTES. Aspirées par
la nouvelle presse gratuite
et fraîchement embauchées
par Matin Bonsoir, Sylvie
et Mathilde tutoient leur
rêve au quotidien: Informer
gratuitement le peuple,
devancer l’actualité avec de
l’info objective et de grandes
photos pour faire rêver les «connards du
métro de 8h du mat». Professionnailsme
aidant, Sylvie et Mathilde sont toujours les
premières arrivées à la cantine.

Presqu emo tr.Lat êsed étôc à ete cneitne s.Auoturu ,n e
foelu fnirom es’gati, es et drote a la’ed ri joui r.Ca va
iaferu nh eueerq euiS mai nMoibel Dicso jou ei,lse n
tnos uailcma xab:ssseé onrme,sb ae tmatraeu et aiguës
en lenai’s sornenalutt ou tauotu rs,’aderssnat idrec t ua
ssyètmen revue.L xseb ar ss tnoeia’l n ,rosulevésa, vec
ou assne scatys ,vae cous na salocoa ,lv ceuos na su n
dxueèim eqapeu tdec giraetets .’Lramé ese talbnche,
lele tieà tnaf erivas rioqu ales euruc olu e àtolf teq’uelel
psosèed uenb onen riaso nd’s eahcérepp ed tous ces
corps nertnaes .UN EBONNER IASOT.N orvu zem io
ulues ene bnone raiosn.

Arles, 21d écembre2 008s ,elincep roche
d ulasren,a prèsb eaucou pd ebriu tpour
rie .nLerit agd eer dieaus onors eurd es
année s200s 0er feermes ur un constta :
in l’a yp asp ries ourd que cle iuqu ine
peu tulps entendre.

Sylvie et Françoise possèdent quand même une trousse
à idée.s Logique ,chez Matin Bonsoir, y’a toujour sdu
monde au balcon ;l’info elle-même y es tpigeonnante.

dicter desc hoix par un driecteur marketing qui «aurati
même pa sfa tiBac+3». L’avenir il est droit devan tmasi
i ldoi tpartir à li’mpresison à« 17H grand max’ isnon
aprèc s’est tropt ard».

eJêravsid eidue xniotuahclbse ,élancé sf,iers e tevtreu ,xu
j te’ia torvu éde srocpv suartéd snas dse cnaapsé, poinahc t
moellmnetd na sunp qaeu tde chips. La botuiell eed
Cal nCampblel usr al tlba eocmm ecsiree usr le gtâeau
empioosnn ; é’jaavils’ aifrni elB ncnaehN ieegd kcor u
e aff cuor éh e af ec a xu s tpe n ia sn e elt sru b ra bes de
troioj su ,sr almia nadnls eacleoçne tun eahelnid ee
pone yen fin d eacrrièer .

afafafafafafafa

JacquesNow
-
uN J euNe mort très moderNe

A bas les définitions.
Aujourd’hu,i eljournailsm ed’investigation est
simpelment devenu un pléonasme apparen.t
Pas d evague ,juste du consensu.s Pa
sde’nquête, juts edu suivisme. Pas det ratiemen,t
jutse del amédiasitaiton .La pressea rendu
les arme s ?Qui’mport,ee ll eel saur apeu-têtr e
venduesa ,usis ,qus ie’n soucei?
Ecirr equel ec sompte sd’exploitaiton de s
rédaciton ssont dans el roug,ev oilà donc
une autre évidenc.e L adégringolad ede s
ritages (800 000 elcteure sn moinse ntr e1997
e t2003s leon’l EuroPQN) a depusi obligl é a
presseà pacitse ravecel sa nnonceurs. Les
grandsi ndutsrleisc omme Lagardèr el(site
trop longue), Rothschild( pou rLibéraiton)
Dassault (pour el Figaro) oue ncor eArnaul t
(pour les Echos) sont désormais les nouveaux
patrons der édaction .Soumsi eaux diktat s
dr eentabilité d ese snouveaux dikta,stl a
press emodifie sec sontenu spour survivre,
ne pas déplari.e
E tl’Eta,t philanthrope patenté ,ofrf2 e8 2
miillons d’euros sous form eds eubveniton.s
Evidemmen,t pa sdec ontrepartie, ni de renvo i
d’ascenseurT .out l emonde sati bein qu e’lon
peu tmordrs eans honte la main nourrcièire .
Leel cteu rsati mai sn edtieir n .Les
journalistes non plus .Qu ie’sn offusque?

Journalisme (nom masculin) :f sonorteui p,sq neecpprasea iul iuquercl esotinc doncee
attenitonl à où personne n eregarde ,qu ilutt econtre le consensus. lIesl toinel t emps où
el grandr eporte rAlber tLondre sdécrivait de l’intérieur el régims eoviétique naissant d e
Lénine etr endait compte desc ondiiton sd’emprisonnemen tà Cayenne.

Rédactuers :
Ben tiodiBeroB ,ttsereL ,S .dyC harul,s
Cocolh,oS yvlai nFesson ,Dav Guedni,
tSéphaG eniuenJ ,tohnyn Jet, Grégory Mueartn ,
Urusal Mihc le,Gu-yMihceT lh ,roiPre er
Mikalïoff, Hliair ePacilu,tL io cH. Rechi,
AnrauS dganadr ,CélmtneS kair, Majrloa eni
iriSe,xiS relach, Vernon, Vi ceVag ,lEaé
Vo niPcnci, lAexJ eiats ,erPhcoe ,peTruer r
Grapihqeu, Marjloaien Sirei.xi

crÉdIts,(de)LUXe INTÉRIeURNumÉro I
LuxeINtÉrIeur est uNe revue dIgItaLe pILotÉe par Le sIte
GoNza.Icom et ÉdItÉe parLedIabLevauvert.

Gaartni sans encre ni paipre ,ecn umrén oe’ ts
thceqinuemetn psa j-e
atelb rus l aveio publqiue.
Les artilcse pubilsé e’nnaggetn qeu l
arseponasibilét de leurs auteurs ,tous droits de
errpodcuitonr séevrés ,masi nousp raegato sn
lrues oipnions te vosu edmando snde’susey r
vo sipde savad tn’ertne.r

Investigation (nom féminin) :ti.éR ceehcreh ségidl enac aicapà éthe cherclar ér v
minutieuse qui prend la forme d’une enquête. Les grands journaux nationaux ont troqué
l’investigaitonc ontr ede spacte sdec ollusion avec i’lndustrie.

1915-2001 :
CI-GÎT
NOTRE
REGRETTÉE
INVESTIGATION

lesc uiisnes d’un mond epolitico-financier
omnipotent .Alors quel a presseg énérailts e
entame sa dégénérescence annoncée,
norma lqu eell ecteu rse tourn ever sd’autre s
pourvoyeurs d’histories ,forcémen tgratuties .
Qutite à lriel achroniqu ede scheins écrasé,s
autant quç e anc eoûte pa sunc enitme.« En
temp sdec rise, économisez» ,ce’tsl a presse
quil edi,t quis auratil acontredrie?

Embouteillages au rayon essasi .Onl ti de s
journalitsese ns ortant d’unl eibrairie et des
écirvain sens é’loignant duk iosqu .eBHL
squattel es pages des quotidiens, libéran tde s
espace sdé’tagère spour Deni sRobert .Vases
communicantse ntr epresse et ilttératur,e
il fallait ypense .rPourtan,ts ubsistent
quelque sprofessionnle,s déontologi eet
éthiqu esoul s ebra.s
Loin de LundI invetsigation ,sPau lMorrie a
acrées apropr eagence: Premèires Lignes.
Il enquêts eur’l argen tocicdental quic ou el à
flos turl ’Afghanistan, isgn ede slivres su rLe s
nouvelles Censure sdanl se smédia( sRobert
Laffont 2007) .Répercusisons pubilques?
Cf aai tpschtti… Pri e :Den siRober,t le
poli à gratte rdu Luxembourg ,démont e
un sytsèm ede« blanchiment » (ah eitns ,j e
m’autocensure… )sens éalarme rel sjuges .
Msiisonr éussie: Denis Roberts ubi tprocè s
àr épéttiion, perquisition,sc assation.T oute
l’armadaj udciiaric eontre uns eul homm,e
mêm ejournasilte ,cleaf ait beaucou.p
Rencontréa u fond de son refug e(près d’un icmeitère,
un signe ? )il expilque : «on ne peu tsioel rla
quetsion duj ournasilme et del a justcie. C’e ts
parc equl e ajutsci en’es tplui sndépendante
que nou sl[e sjournalistes] sommea sttaqué s
del a sort e».J utsci esous financée, dépendante
du pouvoie rxécuit f(héréseir épubilcain equi
devrtia aferib onrid tout ictoyen),

L emondet ourne àl’enver.s Lesj ournailstes
qui n eveueln tpa sdtsiraire mais informer( li s
ne peuvent quand même pas tous bosser au
Canard )!s etournent versl ’édition .Plutô tque
du papier journa,l du papieril vre.

39°
Barrow (Alaska) :
Les aullmé sdel anarute se rjeoignent ot sua ub drod e
’llAsaak ,aud-ess sud ueccrel polarie. Le rtip ultime ?
– e e unogdr dueys eèhtn esAmener num xad eaBknsi
méalngeatn cocaïne eta zetol qiudie– tes elasies rdréevi r
sul r semroecau xde galec qui se détachenuj tqs’ual à
ofnt.e Pul sxeciatn tqu e selavacnces de M rN. Hulto ! M a
airfnesid ’cse tMitsref reeeezeeee.e

ColdplayomRoe lu B /lpyaoCdlvi aV
E n201 0ot tu elmonde
attendait déjà l afin
a(nnoneéc )du fiatrrade-orck
ban .dLeèr gn ed sepédela s
d eerevrb na’vai tqu ertop
durée t une foisl es mlliisre
d edloalsr rendu sent ickte s
de conec trà une industrie
en dfificluét ,chacu n tiaté
ptrai monte rso nproejtos ol .Acevl es ucèc sque ’lonn( )eas ti
q(u etrop). Étrangemen telc sofferste térétidoinsh abituelels
(avec elu rol tde duo/erprsi/eermi)x on tmi sdu etmps à
osrtri. Conséquen ecporbabsel de séritecncse du groupe
lui-même don ton connai tle sprsies de psotioinl( é’nrome
R.E.M.oitvated avati eel u smêmse difficluéts .)Aatun tVvi a
Codlpaly( Praolphone, 320kbps,s o n.5)1n eaftiq ue prolonger
lail d etsedib soliuelirsei nuitelsd e’lépoquv eiése d(on tund
ocumentiare5 5m nsul reu rcombav tu par Bono ! A mouir)r ,
auattn el chéitf Blue Room (Resot itrceordings, 192kbps )
birll epa ras symphtaei .Un eivngtiane de ittref sasia tn-er
montrec equ eCodlpal yufs tu res spremier senregitsermetn s
d(ém sod ePaarchtuese t de sEP, plus le sEe Pux-mêmseq )iu
donnearti prsequ eeniv edi’maginer ce que le gorup eesarti
deevnus ’i ln’avatip sat oruv émaj roos à ng(arn)dp ei.d..

Q en
Innuendo


Tak eM eO( tuGoe dltidoi)n
Au débtu d seannées
2000, un epoginé e
’dcéossias érusisssiaetn
elmiar elcd ejonidre le s
deu xbotu sd ec eque
tou tle monde attendati
: le rteou rd segutirae s
etl eafir-edanesq-ruan-d
même. Dxi ans avantos n
ermairag eave cal dvi a
Satnoglo ,dAel
xKaparnso eserrtouvai tdéàj sur
touset lse couevtrures,
mondialemen tceronnu
s teulaé .Et à lé’cotu ed u
premei rlabum réédité
(Domino ,320kbp,s 71.) ,
li se tetmp sde se
demander pourqu io .
Le conies ldu che: fliu
donn re elnom d etous
ceux qui otn u nojurf ia t
del amuisqu epour asisir
une oppoutrnti éexrt-a
muscilae :Duarn Duran ,
Euryhtmcis, Indochine...
Prac equ echotaulile r
un efilel qui pleure ’ces t
l elpand argu el elpus m-i
nalbq eiuos .tiConchions
la facilité.

On a aeb esu er p ssa re el s
blaums de Groilal zhcaqu e
té éauac mipngi,l rest eque
é’ltcelorinqu eveiiiltl mal.
Lvé’lotuoi npermanente
des progicei lde sutid o
fafad tiocmetèlpmetn
chaqu edéecnni ee’dnr-e
girtsemetns, e tDamo n
Ablra nse tel meiux plac é
pour le svaio .rL eilev a t
ht eAplool F(ood/EM,I
avec un ebéd éd eHewtel t
comm e’dhaibtud ,)esirp
e npelin etoruné eDamo n
blAra nBar ssBan,d cèrev
lse oreilles avec ce s91 0
iptsse mxiése pra ttire
e nmyoenne .tE isvoter
medias-taoit n’nse tp sa
équpieé du os n.5 1aatu tn
d eriqueov ula s zelqseui-n
te rov stweetree tpsiuc e’ts
tout. Les chant smaeil ,sn
almidaetsre-ndanc, eel
wrol dbaaklinc aevc isx
ittrsei sssu dse ablum se n
oclalboitaron avec Brian
Eno ,te queqlue srepiress
deB ulr( elAJ xamet senant
encore al bass eectt eanné-e
àl) : ottu ypasse. On rfôl e
l’indgioitse nquan tec ne’ts
pals at ouirs.at

Damon Albarn
iLv eatt ehA pollo

Teh definiet DominoY aesr


The Arct ciMonkeys

Arctci Monkeys


Comlpte eDicsgoarphyInneund o
L’nitérgal ee nevsroi nQulequu’ nde toqu é
rognia ,elk023b,sp 2lfsah chez Pralophon evouial t
memoyr e t1 0VO,D che zréédtire du Quee ne ton
Unviersal, otut est .tids edemand ebien qui l’a
Cse’rt tetsi à aovue, rmias la éssiriafe .L sealbums
vioàl dxi-esp tans qu’on a avaeint été remasetriéss
pas perss équlequ echeso e n2009 aev cotu sel s
d eeibn rus sa majesté bonu spa senco erer-n
Bow.ei L ‘horrbiel Thni atilibsés en s ingle, tel se
Wihte MTV Du ek(MT,V revison s320kbpst arinent
1k29bsp), al colletcio notuojur sdanel st sopilsst
Sateg!! !S(on,y 302kbsp,) d’n eimpotre quel Diigat l
li’snultant David Bow eiMeid atSero. Les visuels
MluCithang se(The Whla ee nit. ffHQ( 4G)o e tels
Reocsdr ,61k0bp s –isc !.).. lcpi sjion st’n yoftnir en:
Aucune d seocmipoitalsn on connai totutç adepusi
d eectt edéecnnei ne sera olngetmps .E nmême
parven u àocnviancer temp,s justemen,t y a
de son talent ecu xqu iti- lune seuel génrétaoi n
ne o’l tnpas ocnnu avant qu i a’npa sécouét lse
son mtusime .Sasn ifreét, ocrhesrtaoitn
sopearpesrsito sn :’ce tsenoc erh(ardr)oc k ?D’un coup
elévttsu eBreilne rGlsa sla lumière s eftia :oiu ,
Nacth( DiffreA,tn3 20kbps, i lvatu meiux rsseoitr r
2.1 )qui mréti el epul ss aQuee nque li’ntégrael de
plcae au dsesus d eovrt eMus eou Mra sVolat ,de
meaid-station ; less iosro ùSoundgarden ou Pearl
dancnin geir mp e safcroé-Jam ,de Dee pPurpel ou
ment ave cmacihne ,cse’ tDoi… te l aletsis la’olng e
enocr ece scuvire scocian séchaque jour. Comm e
lq àuf iont le lpus d’efef.tmf aemme.
31

18°
eVtriclaHattan( U.S.A.) :
Apèrs l adetsrutcoi nd uesocnd Wrodl
Tard eCeetn ,rsulp beau e tplus hatu ,
el eju d eq’u ia al puls rgand’e av u
al otcivri erpvosierio des akmiakze.s
Manhtaat nossul ’eau et New-Yor ke n
ecndser , lin eertsai tquu’n eulositonL .a
recosntruiree n un eselu eotu r,u nlb co
pé raegat, sur l eNew-Jeres.yI < 3-VH.

52°
CihchenI tza( Mexiqu)e:
Lffe’onrdemen tde ’léconomei comm e
de tou tesvrcie public a permsi l a
dépénailastoi nd e alnonsa-sisatnc eà
personnee nd an.regL ab onnen ouvelle ?
La’ncei netmlpe Maya est redeevnu
leil eu d eêfet sroigaque sdémentielle s
où seldesépsré sédel aeTrr eivennen t
’scaheev ra usuicide collec .fitTumeu r

afafafafafafafa

Poru toetu rcéalmation, insulte o u
deman edd eermbouresmetn, meicr

Je faic sonfianceà l ê’tre humai,n parce que j em’observe,p arc e
qu eej susip elnid ebons senitmen,st et que els réactoinsh umiane s
comme l agénéroistél ,c aréaitétiv,a’l mou,rt ouc t equ idonnen t
espior…t outc eal exsite. Pourquon iep asc y rorie? Ja’i dépassél a’tr
d e’labsurde, et cette hsitori edefi nde èise elc nmlasiae m esemble
totelamenta trifiiclel.e
L eetmps esu tnen otoi ncré epar l’homme, msial eetmp s’nexsietp as
e ndehors de nos consceince .s

Lh’ommev i tdans u ndéveloppementc onitnuel,e t les mouvemen st
dec onettsaitont el squ eel futursime, tou tené tanti ncontournabel,s
resten tmargniau xte terribelment fascsiet .Lef uturism erets eun
mouvemenq tc iuhanetl ag uerre,et lelment stupide qu ese sofndtaeurs
partirent se riaft eue al à rguerr e! Comm etouet sel srévoultions
ont échou,éi l y aun changemenc tellofitc qui s’opère enn ous ,nous
nou sdrigieron svesru nc eommucinoitan mondilae te l emouvement
cloeltc .fiInetrnte ,le étléphon epotraelbt ,ouetc sesc hose snouvleels
dtaen tdu2 1° siècle ,ce ne son tqud ee sprloongemenstd e notre
développement ,no smutatoin.s

eJn evoisp asl ef utur ,ejn edonne pas
de cons,slie m avxioc e’s tdep ropose r
des options.
L’esp tirdotirtê edan sunp remierd egr é
androgyn,e puis dépasser cteeté tape ,
tatiendrel einveaud l ec aonsicencep ur ,e
Mi sian lef au tpa sconfondrl eesc orps ,
l’esprit es tandrogyne ,msia elphysique,l ui ,
dio tretser masculin ou féminin. Unes océiét
d etranssexuslee d t’androgynesn ’a pa s
’davenri ,laosr que ’lunvie ,srdanu s nsen,s
possède paradoxaelmentu nec onsceinc e
qu idépasse le problème del ar eprodutcoi.n

La’pocalypse deS t eJann ’ets pa snégvitae ,lele
donnrea à l’êrt ehumnial i’mmotrlati.é
I lafuc tomperndl era’poclaypes comme ’larbr e
qud ionnre’l aimmotrlaéti aux homme,s
commsér al eulooitnd ealg ensè ebbiilque .
Adam e tEve mangent lesrf uistd l ea’rbr e
del aconniassance, ils connatirontl amotr ,
la’pocalyps esetd onu cn emuatiton vers
l’étern,lec e’tsl a’ut erversant. Dan suné epoqu e
eriligeu ,es almusqiue suti ,dansu neé poque
rtaoinnlelel, a musique soj eues us rep tntoes ,
quand ’lépoqu ee tsspritiuelle, on va versd u
soufi ,dans uné epoqus ean svaleurs, c’set l e
dcsi,oq uandl ’humaintée sta ngosiés,ec e’tsal
musique actuelel ,etchnooligqu.e

L amuisqu,el es chansons, sontel er flted se
époque,se tl’téa tdec oncseincd ee ’lhomme
’lamènreis amelpmenà td a’uter smuisques, le
retour a uidiv ndansl esens de consceinc .e

L’avenir de ’lhumantié, c’est l’interactivtié aritstique.

25°

J ré us la em I( rs aël :)
Gcâr eà l argande rcéonlicoitai
nrsiéaolplaseitinenne en 2051 et l’inondatoin d e
uGfld ema tcsoetrSolkhpom curseau
défalliant, éJruselam tse deevn ul enouvea u
ileud eermised uNobed lal ep .xiaE llea brite
àceetto ccsaoiel nf etsivla ’Pro-êf ,’etesér évr
ot àus les néo-hippisee nma l’damorute d e
utiripslati.éG za a’nen débandep a.s

37°
Pyongyang (Corée du Nord)L:im eclrae
croeén !Depiu s alchuet de la ditcature en
2302, Pyo-nYan ge tsenfin êrpet àcacueliril
le sdacolétasiloisn chinoises en taravlialtn
pou rune msièr.e L aCroeéd uNodre tsa olsr
dveenuel e ceruste d etou etun eégnoitarén
d eetchinicenb-sdiouelliru s àl’origine de la
iliSDorn eaVlyel, scène éelctor mniimlaiset
rvéituloonnari es ruréseaux sociaux .Quand
lA’is emut,el se bfafle sdgéuetstn . Asseyaer
une foi s: l abiteat nartnesg-oa!

20°
L ePépirhéqiru( eFrance) :
Dan sle but der sertiender el sémsiisons de
zagàfe stef d eserre, al circualtoi nde
sévihceluni sdidivusle até éretsernit.e D e1hà 5 h
d umaitn le préip he’ntsp ul squ’un eauérol e
déesret ,’lfaet rdilaé pour choper, otpe rou
errre. L apéirphréqiuep-atr yse tdeevnu l e
erp erèd senoé-yuppise: tous el sid xmèrtse ,
dse crelcse di’nocnn supapliolnnen tenrt e
efuxd e jioe et blaadelp à siensetiv es eoctnre
lse gsilisrèse d eéscurité. Ahhh Pariseinne s

24°
L eV atcian( Vaitcan):
L’Elgsi ea ibed nûes ér noreve t
son rpemier Cybre-Pap e arpsi
es sofnciton se na’l n12 00e n
orgainsatn di’mmesne ssoéri se
porsylét sea uSia-tnisèg.e Aux
‘.SS .Whti eiNghst ,’les jeunes
cathloqiu seeivnne tnrpei r
comm edesf ecroné sa umilieu
d’appartiions hologarphiques
d eal Siatn eiVegre. Attention à
al irc des e iof .

A travers les nouvelles technologies, nous devenons simultanément
des méta-humains et des méta-idiots. La technologie offre tout
cela à la foi .s
Les vrais mutants sauront contrôler les débordements technologiques.

Commel e karta,él aconsicence ades
degrés,d ed sévoleppemenst mjaeusrd eal
technqiue représenétp sa rde snvieauxà
dépasse .rQuano dna rirvea u sommte del a
consicence ,tou tidsparîa,tl s aexuaétila vec .
Lp aornographei, par exemlpe ,’nes tquu’ne
partie de la relaoith numnia,ec e ’nes tpa s
un erleaoit ncomèlpet.

LA
MUSIQUE
ACTUELLE
POUR
LES NULS

PAR TERREUR GRAPHIQUE & DAMPREMY JACK

JAUNE POUMON
LE GRAND TABAC SCHISME
PAR VIC VEGA

Remreeicmestn :
Berrtan dBugralta ,Dieu ,Gogole© ,Mirao n
Mazaruic ,Charle sRecousr,éL oui
esRosisgnol,N icloaU snegmuht

42°
La me rCaspeinn e(rIa /nRussi )e:
Avec l’assèchemen tde snappse d e
ptéroel el,s lpaet-sofrmse Offhsores
doérnavant obosèlte sess ont tarsnfromé seen
qsuats. Hôtes du’ nundegrorund pirtae,
leusr’Ofsfhero ssesoisn’ clandestines
ostn dveenue sel lei upvirligé éide s
expérimentaoit snptsoqil-diutSon eorkc .
Peolp eily ekouj tsu fuel my fire !

Dansc e marasme d eselinc ee td’autocensur,e
rares sonl te splumes àe ncore ose rmoullie r
le’ncr.e Excepiton confirmanl tr aègel ,el
rédacteur en chef d’un hebdo du Mercred,i
Claude Angelil réstsi e à’lanicenn,e vieux
wariro rd’una eutre époque àl atête d’un Canard
plu sdéchaîn équ ejamais. Avec des source squi
abreuven tsa mar,e el Canard Enchaîné
disitll echaqus eemaineel o ffdea srèirre-cours,

Combien de couleuvresf aut-li
avaler pour pouvoir être nommé
responsable d’une rubrique, ou
pire, rédacteur en chef ?

PARB . BIDORETH / LIRIA ECIPAULT

HOT
PLACES !
BE THERE
OR BE SQUARE,
BAROMÈTRE DES VILLES OÙ IL
FAUDRA ÊTRE EN 2109.

Gonïazznogc.iad ,@kseomeuD vure ,11r 19 Parisgier 750
Ediiton sAuD aibelV auevtr ,Routed e al Laune3 060G 0laaicil,n octncat@auidable.com

Directeur d epulbcitaoi n :stBe Lergsan
R dé a uetc ner ehc :fire HilaultPica
Conectpoi ngarpihqeue tdiertcoinra sititq: eu
reTerruG arpqiheu & üJül
Maqutete: erGpaihuqeTrrue r

Ian .F Svenonoius( nom mascuiln
o’drgiin eamérciaine ,Washington D.C.):
Chaneturd e sNation of Ulyssed sè1 s988 ,
pusia uteur tea nimateu rétélp laicde,
le Svenonious porteb ien le cotsum ,e
na’im epasl ’Améirqu ecaptia etsile t
reste un maillon fiabeld an s’lhitsorie du
post-puns kécesoisnniets.

héttmieqa usesemtleir .elpsiDiobn gletruaeimtne tnegi tidla esur wwluwx.e-intreeirumoc. ,
D sna «noG ïaz» ère alp erim ùivne tenbi’o d vont oi ,
d tioêtre une revue ;p ued eidcsuosrm aeb siad puocue to, tsjesu uuérs sinotuad ruu’ne
pairet du mot (de gnozo, gener juonrlasiituqe
suebftcj i etpsdee érc éép rauHnrt e S.Thmopso)n .
alr evue téédei aulbai DV erevuarp toospdee e nred rnietpmedle sro sstusjec casiebsàsel
aM sil aetmrinsaino evit-n elel ednabz iaop(ru l e
p siam suot qteormp’i n àasui. pee etrme drdpereru te n edlp eDépourvue dep paei,rl aeruvdee néigurteec lasiaF .ssed fi tntre us êemenseul eap tul eop rnue-poil »nt grattélègeremrooris f tdu conesrét esettupé m « euqaquer évomenteulesus elpedn oi nascc one utees rrueirétnI exuL ,e lltCumeaidse
otcueh rnenfia u Sacré. Seul, fca e àos ncéar nlmuniuex.
ôcétr neet-rdedans) ou de bsnoï( aad lveed siu itse:
Da nsecDP et Fsas rerboemnet intuilté d( uL)e ex I rétn ei ru,
«eS lued ltéia locpmte »)? (ramaTélé)8von, bme er 002
ovsp uorruze aisin rotuevr ud noitalipmoc en esmeleli rus
Aiol’ gri en,oGznï ateu s nsei tietnenrt tuonr évers l es
etxet sliltsuartnl e post-rpésent, num c tolpmoéuqil lisaturt n
iln’capciaté del ’homm eomednr e àepn esra lrpuute r
culture sedd meia ntec slel« ec elstu»ved ed seunpesiu
inetmproeelsl. rBnaidsnasted upm si sra7002 el pratpi-r is
aertunemq teva’uc des mots de yuppeie namqneud lee qxiu e.
commeu nodmg eéradtcionnel, Gonzaï seripsni’znog ud o
Bfr.eL etsopérp-tnes iuq emèht nu ,ovvs uebi sai an unietv ,t u
apu rnter iopt éde’auetup sr ruom aleaju rapetirne o nuplbi eé
juonrasli mH(.S .hTmosp ,noeLst erBangsB, ukwos,k ice)t
t esfa’rfiem mocmu ep nericstpr uerne tuot ed erèitamet
uq in terinqunet pas alrua netai uaCfolF ed é siam eruitislent
qaund êmmd esec tatioi nesint iaqlu (evuos
tneocniérpmhenn’imoprte qu ior(cop ,kpo ,ilétrtautr ea, retes t sréffide stn
moevuemtn .)srePsudaés qu’no tan’ epartpsel sam uohcs e
sibles) poi urtnorudri eelru sepsneé.sE tuq’y trouver, da ec ns
merp reiémun r?o nE ovueurt,er nu xeec-l
a evcud ivangier ,eBts reLangs, Little
JnnhoyeJ ,tS yC dhrla us(fnodeatu rsuxe IntéLenutserueirpre ieemnur romé ailbelD ap rét ent lt douvere Vaerdi életagidie vu
ud)ts eiis n’pretlle tned rapes onms
-svia de Guy-iMchel Thros ru al ugre er
p a ruoméhtqitaue le post-présetn ,nuc noectpfl o uùos ’etnerhco tneuqorlor’n’kcl, rat de l a
eltn easis - ptluôt is élcâbov suov euzlomn
baeuocup supr eu de cesohC .sd rau sna nmodn elgobliasan ett rédcuteu,r ues lel tédiacl motpe.
étrnage()r ste défèner tdpeu isnu e
iètd euv ed’nEgneih-sel-iaBe ,snnet r le
ruputere tiluqditaoined stscosk.C omem cehz onzaGueirétnI exuL,ï rdet arl’t esc’ er c noantî
Seoxl e tb almoeb .H lP us nou,iltn méogi-n
frnag e’daetu sru srefiet pl usou
moin sejnu( seiHalriluaciP erreiP ,te
fisulcxe ega ed eboRrW ty ttausra lgneè se
Pérsenoitat ncirqitud eu premier numé orde
Mkiïla fo,frAuan daSngra ,dSlyva in
d e «oRkcB toot m» racontant son passa eg
Fesso ne,tc)op rum etnone rsmeb lcee
h’l àzirono aaltp èrsnun eu tirtporra ésoe.
Pas m alP.lulso o,i n tnruo evelorp séhp seit
qurie ts euaojru’duh il’un des seulsi tses uLexI tnlraéme ioj uanrutsilne e àur’a lesdr dse
suitcebj fte tiltaréir e.Toutes les
ocnn uc sulp sel zehq eduizne nas)e
ndsni’oitaripnp ou ros nraitceld tihyarmqibue.
futurtiess d’jeAlnardooJ odorsw kyt( èrs
tout autar ntaétcoinniaerq u emiucs,a l
es m nia se , enu oh r ded fe a s mn na i uqa e
ahcnieéva su ceené pahcép eoramensqu àe
Pa rBetserL angs
sedj ruoan xu àalp pa a’scserimencto
ntre c seatu srueuap xesudo«sp omp és
nec noectr .oPur faire une paud es sna ec
siDbinop elgtaruteimne tne arvi l0201 rus wwwl.uxe-intreieur.cmo ,al reveu lpoiét e
St iEetnneop r rul ervive’pagoe édTs euh sg
rapelloc elct ifGonzaïrtbeya W, ttejAlrdnaoJ oorodyksw, donn p ra eal àoRlo eut curtox (s yeueh zPq FD duineonal mux a
erp tténeiuet l»xosrqu ed’uatreiv s xueAlex D.
el lps dsu e q i znu ae n ) nu,s e ni moc ehérp -n
acsirbsdrés ’emrlivlenet «d
espruolebis BD qi ucrayonenl i’cnoraylb eshtii roe
seessér asilé sevace presque rien ».
’admuortne r nu euorn s e u nutaD yvcorCkcte tomtlmeèpetn
Ajuuodrh’iur ceonn uapr e slémd saistid « rtidationnels »
yag .rTèd slreôS. uivro,n tdal sneed einrrv rgaieu, n aflshabc k
T(echinaktr ,eLM uoléT ,vémarM ,acigaL, e oMdn,
eLbiéarap srtsèc al ri(mais la fin esti ebqn audnm mêsenniuG el rus )es
toinE ,ll,ee tc), Goznaï a sue li’uq revuorp ntasxti iosnue l-e
mtneu nplbuci por u ljeorunalism seubjeicft t epnioutm a si
book edse rcosdr mocemm rtèeé-ltoadn ’ hleommvni eicni,elb
géealemt nqunl ’i’ap tiatéssecén saire de poster sedv dioé s
iups un easis jaunep uoomnoc tnerl sen nof-muuesrq ui
edc eihs nuijnabmiesstnad ed sac seidd sa teertu nisrt-e
res tle’une p sedcèiam sertiesses edc tteem angiuqfier e.euv
eviwfls euevs edgsne top séar srsu u’ eitclrméoitnod tigila.e
Au D ai lb e
nE ôctlue,r aprced tse’c euq p àjéerqseu l afi n,nu dossier
histeroit èr soGgoelB okos ©s uIra nSonevuoinr(
sussarezGonzaï
&
Vauevtr
vous, vuos ê’n setap ss elueàl n ep asocnnatec ertî moh )em
oCnçue pr ale « l nacoG »ïazn mocm eunb ards àuornn’eh
teefinih’l notsi retocuahten ’uden rputeru da’énvrisme
t netto umi’etropouq L ,iuIxne térire cuotntneie n nosonl’m seesen cmmêe ed ecq eu

Peu importe ce qui a été fait avant
ou après l’accident. Peu importe
que je sois en train de jouer du
clavier à Venise auprès d’Alfie
ou cloué sur mon lit d’hôpital à
réfléchir et rêver.

Cœur de rocker
Le remix collecto rE-Mu eld’I Will
Survive par Grégory Lemarchal
sera dans les numéri-bacs
jutsa evan tnoë.l L efeaturing
de Grand Corps Malade reste
à confirmer.

Poil au son
Suite à son partenaira texlcusfi
avec Gilette ,l ederneia rlbum du
prophète du béton aztèque
Koudlam ne sera disponibel ques url a
plateforme Razo’rs Edge
,uniquemené tcoutabl evi arasori-Pod e t
tondeuses avec lecteur MP3
intégr .éLef sans d ela premièr eheure
hu lr ent là rta ah si on. L’artiste, sur
son overblogl ,eura répondu :« L a
fin du mondt eardant à arrive ,r
ej prépare mar ertati .eEj tv eou s
emmerd e.» Au poil .

Bof People
Madonna 2.0 annonc eque’ll evaa dopte rPascal Nègr .e
’Lavoca td eCourtney Lov eet de Stuar tD .Pirca e d’ore s
e tdéjà indiqué quec e sderneirse xigeait l aprimaut éd e
’lorff enatailts.e Quia d ti«v ach el àai t» ?

I & Mailles
Aprè sson acquistiion del acéèlbr emarqu edec orncihons,
EMI conitnueel sdépenses,a nnonçant r elacha tdee
sxtensions d’imagest fie ftj pg: el smlilon sd eroyalitesà r écupére r
su rlv aente de toute sle spochettest éléchargées. Starbucks
Coffee – déjà possesseur du .midi – a immédiatement lancé
une O.P.A .su rel bitmap.

Duo écarlate
Gringo Starr et Barry Write
viennen tdet erminerl e’nregsirtement
du Wrtia elbum. Version collecto r
livréea vec unt aco se tun porte-cél
bibiphoque.

Œuvre au noir
Les discours de Barack Obama
rejoignent le catalogue PNL
(PascalNègreLibrary) aux côtés
dese ntreiten sMadof/f Mick Taylo ,r
Mt yalyoi r srcih,e t de sallocution s
radio-péntienicarie sd eStéphane
Guillon (Folsom Prsion broom) .
Calr aBrun-iSarkozé a yvoqué
un possib elfeatuirns gu rson
prochainis ngel.

I llu iarrivait auss idej oue rà unj eu bien paritcuile r
quand elle prenaitl e bu savec mo.i Un jour, par un
chaud débu td’après-mid,i alor sque nousr etournions
au lycée e tqu’elle chantonna tiThen came the last
days o fma,y du Blue Öster Cult ,elle avair temarqué
que le chauffeurr essemblai tà Eric Bloom .C’étati
un peu vrai, chevelure frisée assez longue et
Ray Ban fumées…
Elle m’avait dit : « Comme c’est facile ! Je suis en
train de fixer ce connard à travers son rétroviseur
depui scinq bonnes minutes .Au débui t ln’ar ien
remarqué ,mai sdepui squli’ as aisi mon regard, li
ne survelile plu sla route que par intermtitencej ,e
suiss ûre que s ije conitnue,i l va finir par envoyer
son bus ets es quarante passagers dans le déco.r
Amusant, non ? »

On ne se qutitai tplus .Catherine était trè sfière
de’l influence néfaste qu’elle prétendai tavWi rsu r
mo .iEllej ubliai ttandi sque ma Telecaster restait
désespérément dans son étui. Elle me provoquait en
prédisan tque bientô tjes eraii sncapable d’aligner
trois notess ur une guitare. E telle avair taison,j e ne
praitquai splu.s Je commençai sà m’en inquiéte.r Elle
savouraits a victoire sans modestie aucune ,’jétai ssu r
le point de devenir sa chose et je n’avais pas assez de
volonté pour ’lévtie .rDet emps en temps, je
m’énervais ,je la foutais dehors enl u idisant: « lI faut que je
joue maintenant ! » Et cela me faisait terriblement
ma lde la voi rpartir .Noj seux n’étaient pass idrôles
que ça, tout compte fati.
Un après-midi, on ava tiété chez elle. Son père
était un ancien contrebassiste devenu énorme et
alcooilque .Soni nstrument étati appuyé contre un
mur dans le petit vesitbule del eur appartemen.tI l
ne devati plu sen joue rbeaucoup .Il avati d’autres
occupations : vider des litres de mauvais vin et
tratiers a fille des alope .Ons ’était assi sautour de
lat able pou rpartager son déjeuner ei t ldevisa ti
aimablemen tavec mo,i me parlan tde Gainsbourg
qu li’ava tiaccompagné jadis, etc .Cas e passait pas
s ima.lJ usqu’au momen toùi léta tientré dans une
fureur incontrôlable .Ett oute sa rage éta tidirigée

C’est du moins
ce dont je me souviens.

Quelques jours plus tard, les médecins trouvèrent
dans la tête de mon père un autre vaisseau prêt à
explose .rDfiféren td ecelui qui nous avaitr éveélli s
c ematin-là. L epremeir avatis ervi de sentinelle
vioelnt,es el econd concluratil ’affaire .Pour
empêchel ra prochaine détonation, i sltrépanèren t
mon pèr.e Dans ’limmens ehôptia lde la
PitiéSalpétrèire prè sdel ag ar ed’Austeilrtz .Prendr ece
peit tvasiseaue t le’ntoure rd’un lcip protecteur .Je
crosi queel c hirurgein ’sappelai tle Dr Philippon, à
moin squ ecef ul t eprofesseu rde neurologei .Un mot
nouveau pour mo.i Après ,mon pèr edû tsubir des
artéirographeis ,une xamen qu iconisst eà envoye rde
i’lod edansl esv aisseaux duc oue tduc erveau pour
mieux el sradiographeir .Un peuc omme quandl e
Professeu,r D rCornileus et Carol Hine ,sfontc ouelr
d e’ladamanitum dansel so sd eLogan poure n faire
Wolveirne dan s’l «Arme X» ,l a bande-dessinée de
BarryWindsor-Smith.

L’événement
se’st déroul éunj our dontj ’a ioubli é elnome l ta date .
Un matin. ’Ja iétr ééveiéll par ’lurgenc.e Ma mère
mes ecouait comme la fosi où un voiisn sé’tatif a ti
sauter avec le gaz. lIé tati barbue t brun dans mes
souvenri.sI lv ivait quelques étages plu shautj , ecrois,
un peu pluss ul ra droite de la barre. Cette nui-tlà ,
nou savionsc ru qu’un avions é’taité crasé sur notre
cti éen birquesr ouge.s Ac ause del a pusisance del a
détonation. Ce ne pouvaiê ttr equc eela.J ecroi sque
saf emm e’lavait quitt.é Tous els habitants étaeint
sorit sen pyjama dehors.I l sattendaein tau pied des
immeubele str egardaein tel sflammes auxf enêtres .
Cett efosi-c,ic efut une explosion elisneicus.e Eelle ut
leiu dansl at êt edan smon père. C’était un maitn .
Clea avati dû révelielr ma mère. Cette annéel-à ,
ejdormai sencore dansl c eanapéil-t dus alon, ej
n’ava sitoujours pa sde chambre. Nou svivion sau
sixèimé etag ed’un immeubl eavecv u esu r’lA4 .
Et plusl oin, sur la Seine e tde’l autre côté ,Ivry .Ce
qu iavai texplosé en mon père l’avait rendug ogo,li l
bavati ejc rois .Me ssouvenriss onti mprécis sauf la
puissance du senitment de panique .’Linléuctabel
a lv esiag ede’l évidence. lI ac ettf eaçon dv eous
remplrit outesl esv eine se tconduits d’un même
ilquid epirmordia.l Mon père ne pouvati pas palre ,r
ié ltati allong édans lel tic omme pétirfi.é Ave cun
rcitusi ndéchfirfable sur l evisage. Pu,si pendant
qu’un eambulanc edevai tse préicptierv er snotre
cité en briquesr ouge ,sie ls tpeu à peu revenu à
lu.iI lm’a parlé .Très dfificliement. D’abord,j ene
elcompirs pas .Comme ’s libégayai .tJ edevasi
énormémen tpelure rouê tre fig épa rlat erreu .r
lIn’a prononcé qu’un eseuel phrase intelligibl,ej e
croi .sDes choses qu’on di tquand ons ait que l’on va
mour ridan squleque sinstants .Et qu’on n erépète
pa ,splu sdv eing-tcinq ans après ,mêm equand
on décrtil a scènee n quesiton pour uner evue. Je
ne mes ouveins pa sd e’larirvée dess ecours .J ene
revoi squ’une seule autre chose : moe int rain de
courire n bas d elac ti éen briques rouges, passant
devan tel satleeirs ,peluran tett entans tan sdoute
pour la premièref osi d em’adresse rà la personne
qui plan eau-dessu sd etoutesel s ictés, moi qui ,
djéà, nc eroyasi pas en son existence ,ejl u iadressai
une pèirre ,pou rquec ette personne ,même s ielel
ne’xsita tipas ,sauvât mon père. Jec ourrasiv er sune
autre cti éen birque srouges ,située en contrebas ,plu s
près d e’lautoroutec ,elle oùv ivai tma grand-mère .
La mère d emon pèr .eMa mèr eà moi m’avati
laissés eu llar jeoindre.

L’AMOUR
ET UNE PARTIE À TROIS
PAR PIERRE MIKAÏLOFF

Signe que c’était bien la fin.

Mon père devait avoir à peu près mon âge quand
cela ’sesr tompu en lui.J eel revi splut sard dan sle
jardin du Luxembour gprè sd’unes tatu.eI lportai t
un bonne .tEt dessous ,li avait la tête rasée,s a boîte
crânienne étai tbosséle,ec reusée et parcourue
d’unel onguecic atrice .Certains dsien tqu eceg enre
d edétonaitone st héréditaire .Ainis ,li y a peut-être
un autrv easiseau qu ibat la chamade là-haut
dan smat êt.e

Si tant est qu’il y soit et qu’il
s’apprête à me faire hara-kiri, il
n’aura pas réussi à empêcher que
je parle ici pour la première fois de
la première rupture de ma vie.

e-Mule Variations
Poul r adeuxèimef oi scettea nnée,T om Waist a encore
changé d elabe,ls r eertouvan tdans celu,i plus petti ,d e
Trent Reznor .Comm eDavid Byrn ,e lipoursuti s acourse
ài’lndépendance quil ’avatic ontraint a quitté McCartne y
Ltd devenue« trop pusisante» a prèsl e succès des on isng el
( . à udnevemex6 10s)reaipl

DeThrobbing Gristle à Pierre Henry en passant par le Metal Machine Music de Lourd
Reed, l’avant-garde est un mot qui résume souvent à lui seul un siècle d’esbroufes
musicales. Au milieu du royaume des apôtres ,un dieu : Philip Glass, compositeur de la
musique minimale. Pour les siècles des siècles.

Optique : 2000
La réédition du premei rAmadou & Mairam (encodag ed e
luxe ,)fai tun cartone t se’nvole sur I-Thune.s « On arein vu
venri» on tsobremen tdéclaré les intéressés .

Derby Crashed
Diffusion d’un ebell erétrospective d eMarc Bolan pour
l asortei du cofrfet d’archives finaelment trtié
‘JurasSick’ (NieY loun gdétenan tel sdroist dut erm eArchive)s
c eweekend,a u salon du MIDEM. Délcaraiton d eHunter
S .Thompson J rprésentc esoi rlà: «J ’yc omprendra si
jamasir ein aux courses de bagnoel .»

Too too U2
Le deisgn du nouvle I-Phon eaux couelur sd eUs 2er a
désign épar So M ,el emanipulateur d’image de Ed
Bange rRecord .sE0 t1, %s er arenversé aux vicitme s
rilandaises du botox rfelatéc hinoi .s

Bon sang… lIa r iaos n !L arutpur e
opréép earel G iunsen sdasn sel
annseé 2000 doitp erd rella te reru
ulp solni .Las épcaiilasoitnc orssiante
d ela défu etnurrbqieu nIosiltel iasse
nertveoi rlad émcorsitaoitaed n al
devise « Toujour slpsul io,nt ojuousr
plu shatu,ot ojuruf sulp sort» . Les
porte sl ed aeppecroits no’uvtner
nias, iaev cnotammetnl é’nevtuailét de
cross-overs otojurulp sn suomrbue.x
LseD ’Jse l tas laa edinçoies otn
montr éla voie : l’avein rest oruv edan s
laf usoin edsneg .ser

Côtéoc tnne,ul eilrvep ariven tenocr e
àetinrne elah enil elpsud fifiicled se
cureiu xpusiqi’u lodnne accèsà un
unirev,sue ,hot latemetnr emraqubal,e
csolaline ttnre eJun eetJ oliee t Mode s
etT ruavaE .xertn el record du plus
garndp io ledb rab eedf emme( 72,c9m
ottu edmêm)e e tcelui ed lap lsu
rgnaedp ziazd umond.eD sna un
monde où totus ac eluclel ,et
étonojbecitfp iotna tnotjuorus lpusv er sle
qsiroréz eu,ni’l osilete elth asard ont
cependtnaé étp irséd epilerb aggae ua
fid leé sditio sndu Guinness .Suiavnl t a
etndna ecosictéalel, sep rofremans sec e
son tians rfigameétne sed n emutlipels
varinates ,basuvieme tnéhtréocilte.s
Pernsdç ad at sneug aule, la fêlure
a«pporev dybG iunsen.»s..

RyoS uillnav ,agdre ofertsire
améiracni , aété frappé par lof auerd
s àer tpperiess netr e9142e t 9172 .
S’ liaep dr uàhc qau eédhcraeg
c lé e ts qe qleu seu membres et couches
’dpédireme ,esp ealntp ueà puet le
uo nngioh numaniR ,oa y énnamions
échpapéà al mro t àhcqaeu coup.
Mais plusq u eotuR ,t yoes tedevnu
u nxeempl ,eunê t erINCROYABLE
réévlé pra s amaclhacneD .eal f ulêr e
a«pprove dby Guinenss »vneird a
’lhumnatié…I lmér ettec neib eti
ebll eenrtéed ansl elc saesmtned u
Gunise sWolr dRecords. Bravo, o n
l’papualdtiib ne frot !

Desc heisnq iuf on td usktae, des
porq selbatu ioctrevnsiestn l emasï
en pop ocrn : l’nircyobaele ts edevnu
bnala, es ssidimlu tnaot àus els ocin s
de efnrtê eoYtuub .eHeruueesmetn ,
lxe itsie eocn erunl rvib ealanayt
du’ nocups ce ottuse secp ginoladse
numérqiuesL : G eniuensB soko
dseR ceorsdL , EGUID EDE
LE’XTRAORDINAIRE. eJv io sde s
cspetqiu seadsnl a’ssistnace, pa sde
rpboèlme ,bo’lejte sta ccompangéd u’ n
ysmtapqihue argumentaire :5 5naénse
àr cenees rl sexelpotis uax quater
coid sn umon,ed ne àep urpsè4 0000
ntocisea ttsetant d’un GuinnessW olr d
Rcedro( GWR) ,tec e opru 3 million s
de elcuetsra vtresi.O Kels agsr? oV su
ne’dmnazed encore?

rg Àansd refnorts d ecomlpémnest
garmmtaiacux– e tun ef sio
as tu é ale il mi et p so eé p ra el
S.E.XE.. – le GunissenB oo k
pourrai tibnetô tocmtprel se
repfromacness uiavntes :

L -alp l suonug eabbr edu pul srgso
p ro et ur du riv dsu u diS a
-Lep araplégqieul lp esur apied e n
aftueul iec naarbs tnu1 r00 mètrse
- La pul srgsoesr décuoit nmammia er
pou run eménopasu eé
L -en iaal nçnantl e plusd e frogi s
ne u en m ni u et
- Le piodsl p eul solru dosluevé avec
les dents ne sautatn enp o-ogtscik
L -p eul sedb laolsn sétalcé toof edpar
un marteau-pqieuru
L- e ec ucr ie l el p ul s rg o ajs ma si
bafqiru ép raed suevaelgs
- ...

LA MAISON DU CHAOS
THIERRY EHRMANN : DU DÉSORDRE, AVANT TOUTE CHOSE.
PAR SERLACH
Enterl sed séatsres industrielsd eValuxe-n-Vile netl e
parfum chimqiued eF eyizn,l a bienn omméb eourgadd e e
Sani-tRomania-u-Mont-d’O rne se rtouv epa ssu rotuets
el scartsea t uséro .rEz noomant sur c eponitd un lupatr ,
o ndécèelp outrantrt c sèerialmenl t arco xiqu icacheu n
buti:n marqué e’dun Xp ar son fondateurT eihrry Ehrmann,
l aMaisond uChao ,sse ti icbellec omme u nbouton d epu s
au mieilud up asyag.e

lAjeanrd ooJdroowsky set essaysietaér ,siltaue r,acet ru,scnéarsite ,potèe,a utrued eabndeed ssinée, discipled u
mim eMacrae ue txeeprte nspyhcomgaeiQ .uta-ervignts ans ,don tnicquatn eedc airrèa erc uomtperu, te il retsel u’ n
d seipilres de las ciencefi-oitcnd X uèiXme iscèel .iVs-oinn-iaer.

Pouvoric réerg râc eau xmachine sdes muisque sq iuul isontp ropre,s chanter paiafretmen t
o’lpér aet « êrte » Edtih Paif à rtaversl es macihnes .lIy a urad es salons silencieu xte1 000.00
pesronned sanseron t àelur spropresr tyhmess ,u rleusr propres méolidesd ,ans elgrand
sliencec ollecit .fCe’tsl a notio nde public qui disparairtate ,s ia’lritsetn epeut mourli ,ri
sr eniévente. Tout le mondes er aaritts,e te les gens ser egrouperontp arf amli .elCe’sc tel a
l’avenri ; us nenitmene txrtêmemen tpoisit .f

Comm emar echerchd eel I’ncal voil à
quarantea ns ,lel virep otrabelélét al ,pathie,
etl esn ouveauxj eu xivdéos sauront
gudie rvesrl i’lulmination, Dieu appell e
ce setchnoloigesl es« i mpensable s», le
chemiv nerl sac onscienc euniversleel .
u’Lnvier sestu nee nttié qup iensete ,n ous ,
humani,sa vons été programmé pour
dévleoppe rles technqiue,s el sniétgrer à
notr efonctionnemen .tLi’ndvidi uets morte,l
lh’umatinl éius urive ,ttc er senouveaux,
n esontp a s’lannonc e’du nnouvea ufutur.
Comm ea’l etcd epsychomaig equej e
prtaqiue ,c en’est pas idrel avéirté , ce’s t
una trp ,asu n travail. Il aid eel sgensà s e
réailser,l esp oussev re srelusr rélaisations.
L egdiu evat ouojursd evant ,mo ije pousse
vers lar élasitaoin .

Seulemen tprudenc.eA l aismpel évocatoin de Theirr y
Ehrman,nl as at rolcael ,l evalliga eu xlalurse d’Ameircan
Beautyv esroi nbocage etss utejt eau xtremblement.s C a
hoqutè eau pays des jacquardte sd uL acoset ,te o nel s
compern d :Salamandr,e Artprcie,1 2 kangourous, Mnitile
ros,el io Malrau,xV oi eèsche1 ,1S epetmbre, macihneà
sousé ,changsime ,999 ,niidgntaoinrf ,an-cmaço,np rocè,s
bioet sd enuit, secte, saatinsm,eb anqud e edonnée,s
bordrelnieb einnlae ,éstoérisme ,Rol slRoyceb oténnée ,
chapelelp rotetsanet ,Hummre,alp tseicinb ,ourgeios,
Opu sDei ,méga ,olmucsluaiton ,millionnari eof,uv oi l
acrhitectural, camréas ,surviellance ,Répuqilbued uc haos
e tenco eree tncore… ibenvenue à l aDemeuerd uChaos ,
deboutd epius 199.9
Un eofsil enom lâché, le cliché du vlilage db uonheurà l a
rfançiaess ertanofsrme es non négatif. Une musiqu
eangiossanetj alili tcomme danu sneer constituitop noubel eldse
émissionsj udiaici serdal eT NT ,alv oi xfo fets monocorde ,
elton tragique, ele safnnsts eér fugient drerirè eels ajmbse
d eleusr mrèse ,l semédias braquent elur scaméra,sl a
théoried ucomtolpp ern dofrme, l amaladi ereveins turl se
pou selel trf e tiud elad sicord epourrtic eajrdni d’Edena ux
alluer si’dmag e’dÉpina.lS ûrq uel ep tetiv lialgen e pourr a
désormias plus concouri rpourl ebour gl emieux fleur id e
Franceal ,ât che noire de Rorcshac hse tl ,àmacihavléique .

Fat Club
Le crêpage de chignon entre Warp
et Ipecac autour du DVD de Bonnie
Tyelr-Durden rtaîn edepuis l agrève
du syndciat desa vocat sdus
howbuisnesr sélcamant toujours1 % de s
droits voisins. Enc aus ,el aqueitson
concernan tles bonus‘ cofifure’ qui
devraiti nitiaelmenê trtet
lééchargeable sséparément pou2 r5,0 .€Un e
baston semble se desisne rpour
résoudrel eprobèlme
.Rappelezvou s: «Nos hirt, no shoe s.»

A l’entére du villag,eo nse t’dabordf rapp épar al
concenrtoitan quasir ecord d ecotiyensa ssjuteit s à’l.I.S .F
ceux dont on denivesel b enilrses potrivsep arquésed an sel s
garages luxueux. Voisindi yillqud eu’n payso ù el strtotoris
sontot ojuusrp roprse,l ses reert-têd seej eunc seahtos bien
sous tou srappostr .Sanit-Romian-au-Mon-t’dO,r’c tse
a’dboru d nexemlp epou rel sia nufturd eno sjilose peittes
têets olbnde .sU nmodlèep ou rsauleru n eérusisetb ei nde
chez nous, déncihe zun emine o’drc habroeilnne, sortri
quelquseoj yau xafçonné spourl é’liet nitaonlaq euip orte le
pull noués url seé palue.s

Le poids des ans
Enèime proejt de nouvlea lbum pou r
els Pixies. La dernèirt eentaitv eavati
avorté parce que Franck Black ne
passait plusl es portes des tsudios .
Cec oup-c,il egroupe envsiag
edi’nstaller un studio directemen tche zlu.i
N erets eplu squ’c àonvaincr eKim
aCienretoss ceshnahc en maj tneg s.ai
Deal.

Get my money back
2 5Cent sinventl et euber
emboursable (voir conditions). Get ripped
o rrt ydyinge tst éléchargeabels url e
tise de la C.P.A.M.

Les groupes alternaitf smontaein tdes albesl ave cune voolnté d’aeicré ,cumiaen t
le moindre coin de Franc epours ef iaree ntendre .Ceta charnement étaitl eu r
forcee teluri mmens emétire .Auojurd’hu,i l eVevle tet Clortan e’sécoutent à 15
ane s t lied tsb eo nto nder ialle rcett escèn.e Maisc haque adolescent provincia l
des8 ’0 sels atib ien,a ufond li : u and eette enversc esg roupe .sOnp eut tordrel e
ne zetl evel rp eeitd tgiote nser emémorant les salles dégueualsse,sel ssono sde
bal ,lests and sanarchistes, les banded sp eunksc à heinse tle sDo cMarten sbasses
miat sou tca ales auv épas ma lden uti.s Régulèirement,u neb astonc onlcual ti a
soirée. On revena tisourds ,ona vae tiuel f seio ,smerc imo nDieu…
C’étiaa tuss iune période u npes uchziophrène .Le splayiltss du ojurn e
correspondaientp as forcément à celels d ealn ui.tT ombere narrê t à’lécouted e
Th ewolrd won’t listen de sSmtihs ,elf arie tourner desh eure sduranta vantd ’llae r
vior Les Rats el so rimêmen écestisatiu ne mîartsiec ertain edug rand écar.t Il ne
fllaiap ta sp yenser plusq ueç a et, de toutef açon, Morirsses yemblait éprouve r
quelque sdifficulté s àsituer Sian-tÉeitnns euu rnec arte. Et pusi Les Ratn se
lsiiaenp teut-êrtep as Oscar Wlid eavecu nbouquet de fleurs dans el sefsse sm sia
isln eojuaeintp a s àé’lconomi.e Galïeuls contre glaviots ? C’étatit ranché .
Meiux vaut un vendredis iord ansu ne salle dec oncerq tuà’l ataelbf amliiael .
Non ?

- Bono nv avoric equç ea donne ? Ca nep eup tasê trp eire.
Nou savons regagn élas all ee nmonrtan t elcoupd etampons urn o s
pgione stà un type au crân eras ,éeng rande dsicussio nsul r« erts agiht
edg e »avecu npunk en fauteuilr oualnt .Unv endredi soir, un dep lu .s lI
iallatp ourtan têtre eld ernierd eson espèce.
C econcert afati vloee rné lcat squatre ou cinq ans –s an sdout e
beaucou pplus ,enr éatiléd – ’habtiudes ,dep rudence ,def ianéanitse
précoce .Le sThugs n’étaient pad sut outi mpressoinnantsa u momend te
monte rsur scène, ent -shrie st tmêmp eourl ’u nd’enrt eeux en bas de
survêtementj ecrios .Auojurd’hu,ic d eétia lmef tia le’ffet d’uner usep ou r
bénéficierd e’lfeef tdes urpsire .

Bad Karma Police
Suitea u suicidc eolelcti fde s
membres de Radiohead après
l apert edel eu rdsique dur4 58
teraoctest ,elur s45 managers
annoncen tun eprochain emsie aux
enchères d ecollectors ei tnédit s
(enchère sdébutant à 45€el t tire.)
La polcie adélcar: é« T hom Yorke
avait un sourires url evisag e .»S a
veuve envisage d eporter plaint e
conrtel es forces d el’ordre pou r
calomni epotshume.

Jec onnassiia.s U ncertain Slyvain m’avia tpass éun maix, intitulé Drit y
whtir eace et même una blump al à ochett erougee t ajun.e ’Javia s
rapidement lcassé ç adanal sc atégori« e hardcore» , san sdout eparc eque
c’était l’appartenanc eofficeileld uSyvliane nquestion. lI devatir ange rel s
dsiquesq ue j elup irêtsiad an sla case« pop, tro pméoldiqu,eu npe upédé »
pusiqu eje défendasiel sSmtihse np ubil.c

- Ces trous du cul de percus de merde onj toué dej our,
même pas eu i’ldée d’attendre… Vraiment
de gros nazes.
- C’est qui après ?
- Les Thugs.

Vers 198,8e’l nthouaissmes é’moussati. Revori Parablelump ou ralic nquièm e
ous ixèimef oi ,sforcément… Maisl epermsid c eonduri eétiat encor eloin
el tesb tîoe sden u stin econtitsuaeint mêm epa suneo ptoi nj «( ete jure,
il spassent U,2sli d ansent sur cett emerde! I sll èvent les bras et tout… ») .
Alors, Parabellum,o n emor eitme ,pourqup ioas?
At ou tseigneu,r tout honneur ,li sojuaient end ernier. lIfall tiadon c
se’nvoyerd a’bord 45 minutes dep ercussoin srfaicaines, accompagnée sde
danse stribales. Insupportaelbs ,mêmeé coutées d el’extéireu,rà t raver s
elc souchesd ebéton.I l faisatib eaul , afind ’aprè-smidis é’tritiae ts el loiel
descendati derrèireu npannead ueb aske.t «Panier» a murmur
éeJanFrançio ,sune fois le soit romb,ée ne ssayan tde retenri alb oufféed uiojnt
encore quelques secondes.

ARCHIPEL
Dansl es années 80,l e rock alternatfi étai tàl a province, ce
quel e zouk es taux lîes .Une bande-son ,unf olklore. « Le
monde est une vraie porcherie/ Les hommes se comportent
comme des porcs! », bienvenue à Vesou ,lLava ,lMontpellie,r
Roubaix, Carpentras… Aloha !

Dan sl’archipel de Sain-tÉteinn,ei létaith or sdeq ueitsod nc eontourner le s
Béruriers Niors ,LudwgiV o8 n,8 Pariknso nSquare ,Washingto nDead Cat,s OTH,
les Sherif ,sfMano Negra ,Los Carayos, Les Rat soul es Garçons Bouchers… Et,
finalemen,t tant meiux .Sanse u,xn ou sétoinsb onp sou rUzeà b la MJC ,des
groupesd equaranteniare sduc ru ,elt sêtesd a’ffichesd ealv aréit é« qualité
Franceo » u ,prieq u etout ,le srtoupesd ethéârt.e

1[ ]Enm raesiallis dnas le txet :e isngfii eva «riop ue »r…
2[ ]uojuot tEd sap sre porté par le pahllsu.. .lPsug lboalemen, tGiunnsse jerette uotisulla et no
a xu«m emrbse r» perdouetcru,s c yompr isdasn l asecnoitP « slio te cehvexu » A.a l apeg
2 6edl é’idtion 2090, il ya b ei lnap ul sgul ednarsa ettentroonmique uqi sé’égirfi rèemne ttl e
u ngrso pnéiib sqino ,eumsia bon…
[3] On le ovtis rul ahpto,ol ahcraege etsn fait une femm: e tecn etocitee std on cunb rni simgony .e
[ ]4Un esorte ed pom epév à rus olerssro, tpremettant de suater teu l niv fakgnuoor u.

Cetteil ts ee tsuot tobnnemen t
édmocaritqu,eq autniafible, pas
dangeeresup uoru ns uo te rpéon d
au xrctièrsep soésp a alrév énbarl e
institutoin britannqieu…D eq oug iiued r
elp uelpel srev h seroozins els lpus
réjoiusnast: sius avc tnrp eicni« ep un
rceor dporu otsu» ,hcqaeuê tre sur Terre
psni arruoos erircnn omd an sun entoci e
duG niunses Book des Recodrs. Noisr
ou blacn,s vilaed suo nivailed, shomm se
o uefmmse ,irche soup aurvesj ,ueen suo
eivxu,à r uoelttseo ue p ngos oit.kc
Immroetsl ,onsus erons immortels,t le s
03S 0paaitrets édglnigunatd semliile sr
edPesres, plnogea tn cevalagélerss e
adsn u nputiss na snofdd elgoire
wahrolienne…
E tce puits s’appelle

ALEX D. JESTAIRE EST ADAPTATEUR DE DOUBLAGES POUR LE CINÉMA, MAIS ON LE CONNAÎT SURTOUT COMME AUTEUR
AU STYLE DÉPOUILLÉ-DÉCAPÉ AYANT ACCOUCHÉ DU PAVÉ D’ANTICIPATION SOCIALE « TOURVILLE » EN 2007.

Pour comprendre,
quoi de mieux qu’une
grande question
existenitelle :
qu ies t’lhomme
le plus fort du monde ?

Guinness n’est pas une bière. C’est le who’s
who des anonymes qui repoussent encore et
toujours les ilmites de ’labsurde. Parce qu’un
homme de 2m30 est parfois moins important
que la plus grosse paire de seins du monde,
le Guinness Book of World Records s’érige en
Barnum des temps modernes, aux monstres
chaque jour plus effrayants.

Aecoc mtpe-l,à la mies e nabime
rpoposée pa relG iunnse ss eréèvel
veritgiuenesq ,tiutà e nosu fiare
boufefrd u mtor « ocedr» à t ouet s
lseas uecE .s’c tse tiasn ique’tnre en
scène Ashr atiFruma ,nh’lomme a u
plsu garn dnomberd eer ocrdsd u
Recodrs Gniuen ssN !ooc nnettnd u
erocdrd ealp lu solgnuatsid enc e
pocrauru een pog-ostikc3[,]d ulpsu
grand nomber d everreet sn sue n
qéuilibre sur le metnon ,dup ul sargn d
nomb ed ermraleel sne2 4huer se te
de’l sacenisonl a lpus arip ededal
oturC N à(T roonot,h auet ed55,333
mètres )en pogo-stcik (encroe)i , l
éditnet81 3rcerosd GWR ,don 67 t
otuojsrui éngalés.

Lel rvie dit t:out dnepé al ed d
psiuascn eedv toer member… C rae n
eefftl, e ercodr d e« poids soulevé» s e
édlcni eosu splsuierus ofrme s:p a ral
brabe,p ar le ocu, pa r’lauircalurie ,pa r
l’roliele sel,roetib stel aêtt ,elaoutete
[1].S ans compretl semonomaniaque s
ed sdetns: selé idtrue sdu Guinenss
essaei tnmêmen ed ousr feougreu r
une acmeolets imliarios esuulp rueiss
ofrmse. Deuxn otecisd-ouolbsn «
reocdrd e poisds oeluva éevl ces denst
» sonta niis érpestnsel à p aa ege 39 t69
d el’détioi2 n 900 !De sepfrormances
qu ipeutnevrtê oc eorfnnétesa u «
spir tned1 0ml elpsu rapide avec une
talbe te uen chragp eroétea scevl a
bocueh[ ]2 q isnia »ua’u « record ed
bancs potrséeva celd snets» .

Qeull eesl taep rofrmacn ep alul s
olualbe ?U n frig oestsulp li-d ru à
soluvere q’uun etbael? E tsc- eal
mâchoire qui p etrool used estn ?Se
fou-tond enotr euguele? U j nu eg
Gniuenss, dans osn costadrfl amabtn
nue ,fovsur péonrd aqun eotse’n li ,n
pa squsetion de« cerro ddp eiod s
solueva éev clse dnets» , mai sdu«
rcero ded nombre de bancos sévelu s
a cev el s ed tn s .» C re t se ...

Et PogoStickMan s’en réjouti: « Bizarre ?
Pour vous peut-être. Mais pour mo ,iça
démontre bien les capactiési llimitées de

L’ajustement constant aux utilisateurs, c’est
le credo du marketing social et citoyen auquel
ma botie adhère de manière trè sconcrète:
à 65 décibels, au doux son de croassements
et pépiement sdénaturé .sC’es tbien parce
que cette sonnerie a été téléchargée 65 402
foisl as emaine dernière que ’lentreprise
’la uploadée sans prévenir su rles portables
de tousl e semployés, pardon, « uitilsateurs
opérateurs ». Et ça n’arrête pas : les messages
qu idéferlen,t signalés par ce concert anima l
free-jazz, sont du même ordre:

AUTANT EN EMPORTE
PAR GRÉGORY MEURANT
LE TORRENT
& ELEA VON PICNIC

L’album se situe sur un autre plan. Je ne dis pas que
l’acciden tn’y es tpour rien. En un sens,’j a ieu de
la chance d’être allé à ’lhôpita.l Pendan tprès d’un
an je n’avais eu aucune responsabilité. Je n’avais
pas eu à chercher de travail, à me faire à manger, à
payer del oye .rNe pouvant plus marcher,j e n’avais
rien d’autre à faire qu’à rester au lit et écouter
ce qui se passait dans ma tête. Curieusement,
il y avait un piano dansl a salle des visites. Elle
était constamment vide parce qu’en toute logique
les visiteurs restaient dans la chambre de leurs
proches. Mais c’est là que j’ai composé tous les
passages de piano de Rock Bottom. Les paroles,
elles ,on tautan tété écrites avan tqu’après
l’accident. Elles n’en découlent pas. Souvent les mots
n’y ont d’ailleurs aucun sens précis. Je me suis juste
projeté dans ’lespace que’j avais en tête, ’jai chanté
et c’est ce qui est sorti.

J’avasi toujoursf ai tparite d’un groupe. A mes débuts ,
dans les années 60, avec un groupe local, nous reprenions
des standards de pop, de country et de rythm’n’blues
pou rfarie danse rles gen sdanl se sbar.s ’Jessayasi de
chante rça en y mettan tma patte. De smecs comme
Joe Cocker e tRod Stewart excellaien tà cej eul-à.
S’approprier’l accent américain el te svoix virile sde Sam
Cook e tde Ray Charle,s c’étati vraimenl teu rtruc. Moi
pas .J’avasi un itmbret rop androgyne et ’jaimais trop les
voix de femmes comme celles de DionneWarwick et du
label Motown. lI falla tiquej e trouve ma propref açon de
chanter et de faire de la musique.
Le saléa sde ma vie m’ont poussé dan sces en.s
Aujourd’hu ima muisque n’es tni rock n ivraimentj azz
etj ’uitlsie ma voix comme un instrument .Ça ne veu tpas
drie que la voix es tun instrument comme le sautre .sLa
voix n’es tpa suni nstrument comme le sautre.s C’est un
instrument plus ilmtié quel e sautres ,masi c’es tles eu l
que tout le monde entende et que tout le monde sache
joue.r A notre nasisance ,via notre mère ,c’est même
notre contact privilégié avec le monde.Tout ça en fait un
instrument spécifique ,quii mpilque certaines attentes e t
certaines responsabilité.s

Le véritable drame del as tiuaiton ,c’es t
que mon abonnement gold aux Transports
Personnalisé svien td’être bloqué .Enf ai,tt ou s
mes abonnements le sont : moblitié, musique,
shopping, télévision .Me voliàr evenu à ’loffre
par défau,t gratutie ,celle – horreur- proposée
par le service public, ce qui équivaut à goûter
à touts an sen profiter .Jef oullie un peu pour
me familiarise ravecl i’nterface de stransport s
en commun: connexion au Doodle qui
supervise le shoraire scollaboratfi sent empsr éel .
Si un minimum de six personnes demandent
que le bus passe danl se quartier dans le quart
d’heure qui vient , liy a des chance spour qu li’
arrivej uste en bas de chez mo .iAvec à peine
trois connexion sce maitn ,c’estr até. L’arrê t
collectif le plus proche est à des plombes, va
falloi rmarche.r Comme prévu, ma base de
données musicale – celle qui est conçue pour
collert rès précisément à me sgoûts, même
ceux quej i’gnore encore – es tinaccessible.
Reste le top 100 suédois, « écouté par 125
526 personnes en ce moment ». Au bout de
troi sttires ,j’éprouve finalemen tune certaine
reconnaissance envers ’loffre gratutie :
chaque chanson es tautomaitquemen tcoupée
après une minute.

ET
MAINTENANT
UNE BD DÉCALÉE
ET LÉGÈREMENT
CORROSIVE
POUR REPOSER
VOS YEUX

« Ton statut a changé.
Qu’est-ce qui se passe ? »

Jva’ siaêrévc ictaireco , nmep raalti mercruochrom.e
Qeulque cohse n’alaltip .sa’Nlaal itpa sdut ou. tCcnotre :
h13 ,0monrte ne mian. eLk lioed iapllett e ?Hosrd epir .x
Psne reap àlrred uilhg thsow. Penser à réucrépel rset ierts
des morecau. xePsnreà r loceelr lse morceuax. p resneP ra
mecroau x.Puzzelr co knicaehavlb euort sèmhcou e en
foisa ccorch éau mu.C roellu rn optserà l aplcaeN ? no

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classique, cliquez sur un article.

Norté epoquee st une chrysalid equ iévloue ,te manietnantq ue otul t e
mondb eiagn edans l epesismsimej ,a’ ilpud slp eue s nlpu sdep lasiirà têer
100% elc ontraire. La crisp earessa,s al ocité ées transofrme l à aivtsse ede
’lhumain ,nou ssommsed é àjen getsation de lan ouvlleeé’L .conomeiq ui
sé’rcolu e ?C’se tmerveilleux,

Etre positi fau 21ème siècle ,c’est’l éta tde rébelilon avancé.
La vulgartié, dansl e monde actuel, c’es têtre négatfi.

PPPHHHIIILLLIIIPPP GGGLLLAAASSSSSS
ART OF GLASS, WHEN TALK IS CHEAP
AARRTT OOFF GGLLAASSSS,, WWHHEENN TTAALLKK IISS CCHHEEAAPP
PAR BESTER L.

00’S
CONCESSION
« MEMORY OF A FESTIVAL »

Aul ei udeç a : fluokids, silmt ro ppeit.t
Auli e udeç a :cysinmee c taiess energistreuse.
A ueilud eç: ad el h’édonsimed sicount .

Enév rétiel ,cor k’néiattp asu nrtèsb o nam.iseL 0 ’0,s
un lon gfestivaer lmluoc ed ilperu srcaidr se,d essno
érpmahcsé, d ecrsi d jeoeip ou rrine, ed itkcte sbsionos,
de rires étouffsés uo sel silnge sedc ok0. e’0sd ,ueiq u e at
ejunesse s’es tmisl aêt et! Mio ,ottuc q eu e’jruaais voluu,
c’es tme riafe ecneroa vori .Comm euen nobnb eugal e

Auocca édab u r.Un eibrèe
XX Ldasn la mani, mse
erolielshc creehtnu n
is el cn e q niu e’ x tsi e
sap. J’attrape une
c gi ra te et , éh tis e à al
mnage retp uij s eme
afu sinear sinoj ; e
l’allum. eU nnidvidi u
’sparpcohe du bar
pour ocmmnared ,
mcer eonnîa, ttne d
al mai ,n’jéhseti…
aucune bonn erasino
n emev ietn… C « a
uoj ,ehie n! C’es tdu
bon os,nn o? n» . eJ
ah su les se s uo r slic u’d n
ai rimpressionné ne gusi eed
péresno ,m’emêphcna tedl ui répondre
qu’iap l elràu n lohorgamme e tqu leiusua is
m’t aotu la’ir d’e nêtru enL .a ettatnoi nled ui
psaes lre bra sau trarev sdu rocsp m evein top,ru
liu uorprevq eua’j riasion: dse imgaed s elBda e
Runen rmer veeinnner( tlpecina ap,slper ci na,)?d e s
imgaesd eDadiv nyLhc meer ivennnet (y’at -ilq euql’uu n
d snal apicèep, ouqrioua -iejs iepru ?), des images d e
Geroeg sRomerq( ou iolp ed sueffaryatn q’uun ozmeib ?
Qu’un MORT VVIAN T?)e t uopf rni riedi smages ed Fear
andL aoniht gniL saV gesa( enr nei comprendr, evoliq à iu
aforf tii dadsn l eod)sj , eerahsuesl se sourcils, je lelas ,eu ej
m’v neias.S ulr a orutej,e ernvresale mio éited mab èier
e nseasayn ria’l riova’d tcool dec elui q iueptub ioere t
mrachree nmêmeet mp .s

O npourria t’stéonne r
de al parution de ce ett
olngb-ox moni sde deu x
an saprl sè aérétidoin dse
trois prem sreiblaum s
d uik dde Shefifle den
320kbps et du iSngel s
Pack à no lë d re in re ,
ma sial ujfiitscaoitn d e
ce remsate rteitn àu n
eslu nom :aJrvsi Cock .re
a’Lneic ndéartcetu ,r
q iuavia tfoficeillemetn
écd éas pal ecde chife
conduc rotofifeic ld u
Grand Manchestre
Orchesarta uejune maetsro
simiesque ,ofrf eci iu n
dépouissarége calssieux .
Toetusel sipsset on tét é
re-mixeé se nparan t
d eézro, rendant enfi n
honneur aux p ir es s
de dém sod e200 5et
rajoutanu tnebir ambelle
dev diéo s2( DVD,d onel t
Galtsonbury 2007) et d e
callobarooitnse t erprsies
(ec qiu bien osuvetn
hlésa sgiinfi ees clotine r
’lafferu xMi selKane).

a re u sport, mange
es légumes, boire de l’eau
inérale. Aller voir mamie
’hospice, regarder les remakes
’émissions déjà ringardes
ans les années 1980 présentées
ar des types qui ont raté leu
ocation de VRP. S’affale
ans son canapé rose saumon
cheté chez La Foir’Fouille un
imanche de pluie, écoute
es gouttes résonner contre la
itre en rythme sur le dernie
es cédés des Enfoirés. Perdre
es pupilles dans le reflet d’une
ie sans relief. S’en griller une,
t envier les volutes de fumée
i ’ n l n li r n l’ ir

Vinrent alorsel sdivéos.T ouets. Cleels des blogs, desc lip,s piu selsiv déo squ ifont d ubuzl ,zes
rtud scont tout le mond epalr.e Piu sdesp ornos. Des mupitlel séqiuvaelnts salacesd ey outub,e
pul sou moni scradep ,uls o umonis amateu.srP ulo su mion sprtaqiues àuitilesa russ.iP arfois li
galérai tetllemen t àcomprendreel un ravigation q’uil quattitil eis et avan td’avoi rvu
el miondret otén.

Ce client étati reven ucomm eotus le sautre spour dire que, finelament ,li souhiatati
repousse rso nacha ,t
sotppe rlac ommande .

eJrem yla iuvia taftil emême speech qu’à chaquef io,sq ’uonn er emboursaitp ad sesa rrhes ,
q’uilc ompreniat,q u’c etéia tcommeç ,aq uec é’atid tup rou rotu t elmondc eesoj ur-sci ,
otut ç.a Masie nmoni smotivé, comme si àof crd eer épetéri l’n ycroyiatp ul sul imême .
De otut efaçon, cé’tati l ecommecrailq u ilaalti encore en prendrep elnil aguelu,es ise s
lceintes sr értatceiant.L ui il ’sen ofuiat.t Dé àjqi’uln sé’ateintp lusb eaucou pet qo’u nelu r
ofuati tun epresisond ed nigu.e

Toutc ela tournait à lr aoutni .eUnf eosi, li avaitf iall isef aire choppe r à’saitsque rsouss on
bureap uau rnof urinsseur. lI reconniassiat à ’lorielel l ebriut desfid éfrenetsv ioturee snrtan t
surl eparkni gen graeiv,r mniatenantq u’il ye n avtiad emniose nmoin ssouven.t lIs avia tidre
is c’était un de srtio scommericauxs ,ob noso ,su le sesatfettesd esil vreur .sPanatlo nDocker s
ouverts ,pil trié sur lec ôté, u nrouelaud esopila nafuchéd an sla réserve dresss éurel b urea,u
avecc es mintetess an srtstian i piols quis ’agetins tul ré’cran .Celle-àl ,au xjoues duvetées te
lèvre sroesp éatle ,lpéie en deuxp ou rtôers on ejan stalile-bass,eel sg enouxc ompriman tsa
ptionir el teb eaelld tesip ed sqiu papilolnnente n’lia,rç ae’lxcitait. Ainsi queal c ourbep arafti e
des ons exee t’léptalioin d eses aisselel.s Mia squan dmêm elie’s mmerdiat et sa’stiquai tmoll-e
ment .La nouvleel Méganed of uurnessiué rtati très isleniceues ,teeJ rem ynl ea’var tiemarqué
a utraversd al eiv nirtq eua’prèsl egrnicemen tdl e apotre automtaique. Jusetl eetmpd se
refermers onf roc,e n priant pourn epa savio rlesj ouese nefu .Dia’lleuri sn le s’était pas lev é
poura ccuelilri l ereprésentan,ta uca sol ùg aaua elurd tiaéofrm éso npantaol.n

UNE JOURNÉE
CHEZ MATIN
BONSOIR
PAR BESTER L.

SPECIALEDILEVYR

RÉ(É)DITIONS,SANS COMPROMIS
Soins palliatfi sdus how business,l e disque n’est pa smor,t mai sdu rdur de faire du blé quandt oul ses champs ont déjà étéf auchés .Voic iun aperçu de ce
que sera la pager éédition quand las orites tandard consistera en un gros fichie rde 65 Mo, covers en jpg comprise.s

Tout ça remonte à loin, près de 30 ans, et la
mémoire n’est pas infaililble, c’es ten partie quelque
chose que nous construisons. Je ne peux donc être
sûr que ce que je dis là est conforme aux choses
telles qu’elles se son tpassées.

Je ne mes u sijamai sconsidéré comme un chanteur
ma sipeu det emp savant mon acciden,tj ’ava
sicommencé à développe rma propre idée de ce quej e devasi
chante .rÇai mpilquati quej e me mette au clavie re t
que je me considère comme un compositeur-arrangeur
malgré mes maigres compétences techniques. Avant
de faire éventuellement appel à d’autres musiciens,
je devai spouvoi rretranscrrie seull es atmosphères
que’j avai sent ête.
A l’époque je m’étair semsi à composer, je travaillai ssur
le matériel censé nourrl riet roiisème album de Matching
Mole ,j’ava side sbouts ,des liens entre le smorceaux .Je
fréquentai sAlfie depu sipeu .Elle me disait qu’elle aima ti
ce quej e joua sidepusi dix ans ,masi qu’elle trouva tiça
trop dense, trop crispé .Pour elle, j’avasit ou tà gagner
àr alentir let empo, ismplifie rles structure.s Alle rvers
l’espace ,verl sal umière. Elle m’avait offert un peit t
clavier. C’es tla base dus on de Rock Bottom .De mon
côté, je m’étal siancé dan sde simprovsiation svocales
avec des amsi comme Gary Windo .Ce genre de chants e
retrouves url e dsique.

CHEESEBURGER
L’ESTHÉTIQUE DU MOUVEMENT

SURE
REALISM

COMMENT
DÉPASSER LE FUTUR
PAR ALEJANDRO JODOROWSKY

PAR LITTLE JOHNNY JET

- Tus ai sFrançosie.. desf oi sjer egrette de pas gagner
trosif ois plus que les journalsite sdu Monde, eux au
moinsli speuven técrire ce qui’ls veulen.t.. Dèsf ois
’jme di sque tout ces publi-réda cde merdes u rLe Coq
Sporti,f Bricomarché ou EDF, ça ne remplacera jamasi
la vértiable investigation de terrain ,le smain sdan sla
boue ...
-Nan ma siattend t’ess érieusel à?
-Masi non Françosie, je déconne ,ah ah ahT !uc rosi

Bienvenue danl sa nouvelle presse qul iave plu sblanc
que blanc, uisne àr êves poul res gen squi se lèvent
tôt :Une accroches u run film kleenexs ansi ntérêt,s
une news sur le nouveau Meeit cpoul rec souples en
manque d’adutlère, des doubles-page squ inarrentl a
vie d’entreprsies partenaire.s ..Che zMatin Bonsoir,
c’est la loterie du désespoir. Qu’on gratte un ticket ou
qu’onl sie des pages vierges ,difficile de dire qui est le
grand perdan .tMai stou tcela n’a pas di’mportance .
Chez Maitn Bonsoi,r cela fa tidéjàl ongtemp sque
l’information n’a plus de prix. C’est même pour cela
qu’on la vend gratutie.

-T ’e scon Françosie,f au tqu’ons e magne .Ce mid ic’est
pizza àl a cafe’t .
- Ce serait pa sma lde titrers u rla mor tde Super
Nanny non?TOUT LE MONDE EN PARLE !Hier
so riaveJ cean-Marc on a regardé le srediffusions ,y’avati
même ’lépsiode où elle avai tfoutu sous ’leau rfoidel e
gamin qu ivoulati foutre un bala idanl sec u lde sa mère.
Trop touchant quoi.
- «Pas bête, on pourrai tmême titre r«Super Nanny :
Nounou quitte pas» ,un tru cdansl e genre.
- Ahç ac ...’es tpas faux. Quelle icône quand même .

Comme à la grande époque de la presse intraitable et
présentes u rtous les fronts ,Sylvie épongel e isen àl a
recherche d’une idée. Aïe,i mposisble d’ouvrir su run
portrati de minsitre, dejà deuxs emaine sque Maitn
Bonsoi rcriel e spompe sminsitérielle save cdu portrai t
e tde sdossiers détourné.s A forceç ,ar siquerati des e
vori .

Le café finit dec oule ,run avion passe dansl ec iel e t
un ange danl sas alle de réunion .Mince, imposisble
d’ouvrri sur Super Nann,y Maitn Bonsoir n’es tplus
sous contrat avec M6 depuis que la chaîne refuse de
paye r’lacha tdes couv’ . Vtie ,un déca ’e tune clope au
menthol ,’linformation n’attend pas:

- En plus parait qu’il y avait beaucoup de monde à la
projeciton presse .E tpuis Gainsbourg, tou tle monde
conna tîen plu,sc ’est vachement actue.l Elle fumati
pas Super Nanny, par hasard? Nan parce que sinon on
pouvatif arie un encar tsur ...
-Attendt ,a gueule! Je vosil e ttire d’ici :«Gainsbourg,
une vies ans fitlres». Pas mal non?
-J ’a ipa scompr .siMali sis e fini tcommen tle film au
fati?
- Js’ais pa smot ,iuc roi squej ’ai le temps de voril es
films? Bon allez, contacte la production du film ,quli’s
nou sfaxent un dosise rde presse. Aprèst u demandes
aus ervice marketing de faires on boulotz ,’auront qu’à
écrrie un questions/réponses avecJ oan machin e ton
botte Charlotte en album de la semaine ,pa sgraves i
ellec hante comme un autsite ens ourdine .En plus c’est
trè s«valeurs de drotie»t ou tça ,lej eunei mmigré qui
réussitt outs eu lpour ’séleve raur ang di’cône, la moche
qu ichantonne avec un américain, on va péterl es scores
Françoiseç ,as ent bonl ’augmentation !Pense bien à
ressorit rle portrai td’Eri cBesson en page 3ç ,a fera
kifferl es actionnarie .sPutain, passe moi une mentho ,l
s’ju sicrevéel à.
- Ah ça... c’est paf saux .On va manger maintenant?

quli’s partent aux Maldives deuxf osi pa ran tou tces
culs-serrés?

Sylvie et Françoise rient de bon cœur sur le coin de
bureau du sepitème étage .A défaut d’avori de sbagage,s

On dit que beaucoup d’enfants ont
été conçus pendant la grande coupure
d’électricité de 2012, quand la lumière
n’est vraiment revenue qu’au bout de
deux semaines. C’est en tout cas vrai
pour Krystal, ma fille, qu’on a conçue
avec sa mère la dernière nuit de la
panne. À l’époque on vivait encore
près de chez mes parents, à Soubazac
dans le Gers, dans une petite ferme
retapée où c’était tout le temps le
squat avec la Play, laWii etWarcraft.
Caroline avait fini son école de coiffure
et commençait à bosser comme
stagiaire dans un salon. Moi je vendais
des fringues sur les marchés avec mon
oncle, et surtout je faisais pousser
de la ganja. Krystal est née dans les
odeurs de beu, pas qu’on l’ait voulue,
mais Caro avait oublié de prendre
la pilule.Après il y a eu l’hiver — j’ai
finalement passé le niveau 800 de la
Guilde de Paladins et j’ai pu accéder
au Monde suivant.

Quand’l autoroute à Très Haut Débit es tpassée
par Soubazac, on a pas tardé à rouler double et à
permuter vers Los Angeles Calfiornie, dansl e luxe
el ta décadence, à foutrel e oualile à Beverly Hills
etWisteria Lane sur des grooves gangsta métal.
On a eu les premières playlists de mixi nteillgen,t
avecl e truc cogniitf, karaoké à la demande — on a
eu les Mondes tamagotchi japonais, directement
jouables sur téléphone — Supermario les courses
de kart intégrées sur Facebook dans les forums
dej eux sur Windows Live — c’étatii ncroyable. J’ai
regardé toutesl es premières sériesi nteracitves
avec Caro ,même celles de romance à deux
balles- c’étai thallucinantl af açon don ton avati
vraimentl i’mpression que les gens du film
te parlaient à toi.

Et quand on a tapé la discute avec
Michel Drucker en 4D dans l’émission
après sa mort, et qu’on l’a fait bugger
à force de dire des conneries, je te dis
pas la barre de rire.

PAR JOHN PERRY BARLOW

GUIN
NESS
BOOK
DES
REC
ORDS
TOUJOURS
PLUS HAUT,
TOUJOURS
PLUS FORT,
TOUJOURS
PLUS VAIN !
PAR CLÉMENT SAKRI

UNE DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE
DU CYBERESPACE

-T’as vu le biopic sur Gainsbourg?Tout le monde m’a
di tque c’était vachement émouvant e tque ’lacteu,r
mince ,c’est quo idéjàs on nom, étati vachemen t
ressemblan .tCommel e soise de ’loriginal.

- Bon alors, on met quoi pour la couv’, demain,
Françosie?
-s’J ai spas,j ’a ipa sencore allumé Google .

DENNIS HOPE
DARK SIDES OF A MOON

Aueil d u eçaé : coute rle vid ese
srreédevp qap raetuoel s stsuee dttwa ts,
qurta emesures.
Au lie udeç a :afrieal têf.e
Au eil ude ça : monp lusg rov sriemen t
banciarej amia seffectup éouru ne
once d esurpris .e

Ooc tnnbirtéuà c enuméor :
AelajndorJ odroowsky, Robert Wytta

«On était en 1980, je venais juste de divorcer, j’étais complètement fauché.
Je me suis rappelé d’un cours de sciences politiques à la fac en 1968 durant
duquel on avait étudié le Traité de l’Espace de l’ONU signé une année
auparavant. Un truc en rapport avec l’article II avait interpellé mon
attention. Cet article stipulait que les Etats n’avaient pas le droit de clamer
la souveraineté ou d’occuper la Lune ou n’importe quel autre corps céleste,
ce qui signifiait qu’ils ne pouvaient pas posséder de terrains, créer de lois. En
d’autres mots, ils n’avaient aucun pouvoir. J’ai donc décidé de revendiquer la
possession de la Lune et les autres planètes.»

PAR LOÏC H. RECHI

plébsicitée à hauteur de 99,9% de svote .sDepusi ,
’jai passé la majorti éd emon temps à sceller
des alliance savecl es autres gouvernement s
d ecett eplanète.»

I.R.L.(2010-2020)
IN REAL LIFEPAR ALEX D. JESTAIRE

THEN CAME
THE LAST DAYS
OF MAY

Accrochez vo sceinture,sc ec onte n’est pa s
un eficiton .Denni sHope est une nfan tde s
isxite.s Commt eou tbon rejeton du hippisme,l a
contestation constitu eun emarquei ndéléblie de
sa conception dl e’eugénisme, un marqueur d eson
époque. Là oùc ertains d ese scamarades ,habtié s
par une volonté dec hangel r emonde ,prennent
l epar itd’attaque r’lestablsihmen tde front,
Dennis Hop edécide d es efarcirl esi nsttiutions
en attaquant à reversi’s ,ngénian tà trouver la
falilej uridique plutô tqu ephyisque .Pa sautant
pari déologi equ eparc upidtié, ca rDenn sia déjà

Chez Matin Bonsoir,i’l nformaiton n’a pa sde prix. C’es t
même pour ça qu’on la donne. C’est la punchline du
journa,l depuis sa créaiton ,affichée en gros sur tous les
mur sporteur sdel i’mmeuble racheté en urgence dans
la banlieue pariisenne. «Pendan tque lec srèvel-a-dalle
de la presse payante pensent encore qu’on peuf taire
un journal sans publi-rédac’ pour Haribobo, nous, chez
Matin Bonsori ,onr évoluitonnel e journalsime» .Ca
les avait d’abord farie sourrie, Sylvie e tMathlide ,masi
aprèsl es peech de bienvenue du directeuri , lava tibien
fallu se mettre aut ravai .lBah ou,i mettre en branle un
journal neutre, faut drie queç a demande beaucoup de
temps quand on a le Q.I. d’une pintade e’l tambtiion
d’un Albert Londres. Cahier desc harge set esprti Matin
Bonso riobilge,l a maxime d’Albert («Le journailsme ,
c’es tporterl a plume dan sla plaie» )’sétair tapidement
transformée en pub allégée pour cicatrsierl e sangosises
du lecteur. Mais pas de jugement, c’est déjà l’heure de
prépare rles ommarie du lendemain:
«- Puofi.. .tporc rvean ct’métires »uo eflfvlyS .ei
- « Bah oui, et ’cse tuq euldnm iait»n pérno drFançois e .

- Heuersuemeq tnuo’ nets pyaeé scommel e sm scemanietnan. tCommeq uoi
m6 ia 8e ad u ubon ,dasnl eofnd.
- « Ah ça...c e’tsp saf au .x

Collées comm edeu xbonbon,sS lyviee t Françoiseo tnd séromasil e sdetns
olnguesa evd cup itef tou rconie écrtn eels detn.s Et lpusq uetsoi nd ese laisser

Le 1er juin 1973, l’esprit chantant des cymbales de Soft Machine et de
Matching Mole fait une chute de quatre étages qui le laisse paraplégique
ad vitam. Six mois avant c’était un amant transi vénitien ; un an plus
tard ce sera l’auteur du monument progressifRock Bottom.

13°
La Mecqu e(Arabi eSaoudtie):
L’értoietsse, la transparenc eassn
nudti éd eal paeu :le Buqrtaciihsm
n epouvati trouvre so nrufeeg qu e
dasn lse crétaoisn ahassiruetn sd e
al Mcequ.e S aafshion-week est à
érpes tn elhatu ileud eal modep ou r
otsul sets ylsite senv ueP .ielef n rus u
el saroysnu tlarvolisé.

46°
Kharotum( Soudan) :
Poru découvrirl e mélange Chœsru del A’rm eéorug/egaaregr-co k
d sefroj ,sdrendez-vous à la Caev Balnche d eKhartoum. Si el
cérhaffuemen tilcmtaqiu e aenegndér l argande mirgtaoi ndu
conitnent Afircain, peosrnn e tiava’npérvul eoctner-xeod emsasfi
d eblondintes russes et csanidnaevsni dpsios sépa rla noirceur du
nouevau monde .Depiu,si lsc ohabietlp tnuso umions iben ave cles
loacu,xl e ruappotr montéiaer apermis de rénovl re aulppra tdse
infartsructru.seP ou rcéhappre à al chaleru inrefnlael ,eus sédio son t
mêmec erusé cette exciatnetc ti éosturerianee n dédaeld eglareei,s
cinhe de véritablesr enouevauxra itsitquse pou rel sblaniso .e’C tsci i
qu ealus cbuluter( unde)rrgond.e

MY OWN PRIVATE
TH
SEPTEMBER THE 11
RÉCIT D’UN VAISSEAU ROUGE ÉCARLATE
PAR ARNAUD SAGNARD

MOELLONS
-Parabellumj oue samedi, on se retrouve devan t?
- Ils sont avec qui ?
- Je sais pas, on verra.

LA GUERRE TI
NEW-YORK, BERLIN, ENGHIEN-LES-BAINS…
OU LA GUERRE DES TRONCHÉS.

n fixan tle svinyle sposés au slo du parquet flottant ,
soxiante-deux ans après ma niassance ,ej sens bein
E
qu equelquc ehos ed aéconn.é Faut pas crori epourtant ,
pass éuc nertai nâge, o ns’habitu epresqu eàt out .Le maraige ,
l acvlaieit ,el smauvaises rééditoin sde sStone s(et Charden
hien), bobonne qui veu tplusp arceq ue’ll eme tplusd t eampon ,
Johnny e nchaiser oualnte…
Ce maitnl à ,en me grattane’l tnrtajembe ,ejs u siretomb é
sur mon fisl Brandon .Par hasar dhein ; pass éun certia nâg e
o ncherch eaussi àéivte rsa descendance. Y’avait son futla
descendj uusqua’u xgenoux (al mode, moi’j ycomprend splu s
rien depui sl afin d upefrect,o ceux de mon am iMourouis,)l e
téélphon equ ifait haut-parelur e tse salbum sde fiottes joués
pa rrtio sgarçon scoiffeurs de secondez on.e

ENNUYEUSE-LETTER
PAR VERNON & HLIAIRE PICAULT
EN VITE EN BREF, QUELQUES FLASH EXPRESS DE LA PRESSE DU FUTUR

« Comment ça s’appelle ce truc-là ,ouais
là, le truc avec des guitares de tarlouze pas
branchées et la voix de canard passée au
220V. SOAN, tu dis ? »

PAR GUY-MICHEL THOR

ÈDE

Au«nn hciipenp ieb lpoaurs odénp itn »o,i r Gdueys- Msiixct ir senoceertehsvoleh Tr 5 etr i
acteur incontournable de ’lunderground
français. En cinquante ans, l’essayiste
rock’n’roll a rencontré les plus grands, de
Ringo à Johnny en passant « par Grace Jones
(« croisée par hasard ») et ’landrogyne Marie
France (« baisé pas rasée »). Depuis son
bunker d’Enghien-les-Bains, Guy-Michel
analyse le mondet e lqu’ lin’es tplus .

LA GUERRE TIÈDE


NEW-YORK, BERLIN, ENGHIEN-LES-BAINS…
OU LA GUERRE DES TRONCHÉS.
PAR GUY-MICHEL THOR
Ancien blouson noir des sixties reconverti
« hippie par dépit », Guy-Michel Thor reste
un acteur incontournable de l’underground
français. En cinquante ans, l’essayiste
rock’n’roll a rencontré les plus grands, de
Ringo à Johnny en passant « par Grace Jones
(« croisée par hasard ») et l’androgyne Marie
France (« baisé pas rasée »). Depuis son
bunker d’Enghien-les-Bains, Guy-Michel
analyse le monde tel qu’il n’est plus.

n fixant les vinyles posés au sol du parquet flottant,
soixante-deux ans après ma naissance, je sens bien que
E
quelque chose a déconné. Faut pas croire pourtant,
passé un certain âge, on s’habitue presque à tout. Le mariage,
la calvitie, les mauvaises rééditions des Stones (et Charden
hein), bobonne qui veut plus parce qu’elle met plus de tampon,
Johnny en chaise roulante…
Ce matin là, en me grattant l’entrejambe, je suis retombé
sur mon fils Brandon. Par hasard hein ; passé un certain âge
on cherche aussi à éviter sa descendance. Y’avait son futal
descendu jusqu’aux genoux (la mode, moi j’y comprends plus
rien depuis la fin du perfecto, ceux de mon ami Mourousi), le
téléphone qui fait haut-parleur et ses albums de fiottes joués
par trois garçons coiffeurs de seconde zone.

« Comment ça s’appelle ce truc-là, ouais
là, le truc avec des guitares de tarlouze pas
branchées et la voix de canard passée au
220V. SOAN, tu dis ? »

Caught between the twisted stars the plotted lines the faulty map
/ that brought Columbus to New York / Betwixt between the East
and west he calls / on her wearing a leather vest.
(Romeo Had Juliet, in New York)

AM. Même pas dix heures du matin et voilà Brandon avec sa première trempe de
la journée, direction les jupes plissées de sa vieille fripée. De mon temps au moins,
IndoBchine pour faire la... Bordel ! J’avais tout compris d’un coup. « Les jeunes d’aujourd’hui,
ça cravachait à la ceinture, ça partait faire son service militaire, ça partait en
il leur manque surtout une bonne guerre », comme disait déjà mes vieux. Tout ça pour dire
qu’après la torgnole au morveux, j’ai repris un Temesta, le LSD des anciens yéyés. Pour
tout oublier.

N’empêche. On pourra vous enfoncer toutes les bondieuseries du monde au fond du rectum,
le meilleur ami de l’Homme, c’est le vinyle. Plus précis qu’une femme, moins encombrant
qu’un chien, ça fait remonter le souvenir plus vite qu’un album photo. Le gamin, on l’avait
conçu en 1989, à la chute du Mur de Berlin, en écoutant Lou Reed, justement. Cette fois-ci
c’était New-York, comme un signe, déjà, que le monde avait changé. Je me souviens très
bien, on en avait parlé avec les potes au studio de Bagnolet : « Incroyable le retour du
LouLou hein, son meilleur album depuis Street Hassle ».

On l’avait même passé à notre gala de province pour la reformation de notre groupe, les
Saint-Etienne Dolls. Bref. Cette soirée là, le vinyle tournait en boucle, c’était déjà ma
dernière soirée d’homme libre :

« Tiens prend-toi ça entre les jambes, tu la sens ma liberté au fond de
tes reins ? Et là, tu l’aimes mon monde réunifié ? ».

PPDA annonçait la chute du communisme et Guy-Michel poussait fort pour ouvrir les
portes d’un autre paradis, ah ah ah ! Cette nuit-là, je l’avais limé très fort la démocratie,
c’était une ex-groupie de Téléphone devenue fan de Goldman sur le tard. Là aussi, j’aurais
pourtant dû me méfier, tous les signes étaient au rouge, moi y compris. « On l’appellera
comment s’il y a un accident ? J’ai oublié ma pilule » avait-elle crié, sur la face B de Lou,
en sueur. « Ce sera Brandon, en l’honneur des américains », avais-je répondu l’air très
solennel, mi-sérieux mi-vidé par tant d’émotions.

H ow d o yo u
t h i n k i t f e e l s
/ wh e n yo u ’r e
s p e e d i n g a n d
l o n e l y, c o m e
h e r e b a b y /
H ow d o yo u
t h i n k i t f e e l s
/ wh e n a l l yo u
c a n s ay i s i f
o n l y

( H ow d o yo u
t h i n k i t f e e l s ,
i n B e r l i n )

Alors, après Berlin, quoi ? Mon espoir s’était simplement perdu au
fond d’une impasse, d’un vagin, appelez ça comme vous voulez, ce
serait la fin des doctrines, le début des idées au logis : On aurait des
enfants, des écrans plus plats que nos femmes et des implants pour
frimer dans les galeries marchandes en écoutant U2. Ca rappelait la
guerre, c’était déjà ça de gagné, pour nous les réformés du rock’n’roll.

Comme tous les vieux empapaoutés de 68, j’ai tout connu. De loin, bien
sûr. A chaque époque ou presque, des riffs, des filles et des guerres, parfois
même tout à la fois. Et sans payer. Oh bien sûr, je vous lis d’ici : «
Qu’estce qu’il vient nous bassiner le vieux Guy-Michel, avec ses histoires
d’anciens combattants et son bol de Ricoré qui refroidit ? ». Bande de
jeunes cons, vous êtes tous des Brandon en puissance, dépourvus de
combats et d’ennemis. Pourtant, jusqu’à votre naissance, la guerre c’était
comme la moustache : honteuse, plus personne n’en voulait mais on la
voyait partout. C’était surtout l’assurance des lendemains meilleurs.
Pendant trente ans, tout s’était enchaîné aussi facilement qu’une cystite
à Woodstock, on y avait cru dur comme barre de fer à nos révolutions :

On avait vécu l’après-guerre,VLAM, les débuts du rock’n’roll, la crise de Cuba en 1962, HOP, le début
des Beatles, la guerre duViet-Nam, ZWIM, c’était lesWho à l’Isle deWight (pour les copains, moi j’étais
malade. Naturisme + Guy-Michel = bronchite aigüe). Quoi, le choc pétrolier de 1973 ? Ca donnait les
New York Dolls pardi ! Pour les nostalgiques de la première guerre en Afghanistan en 78 (contre les
soviets, bang bang !), restaient les débuts du Disco et pour les autres… le punk. Les années 80. Silence
ou presque, déjà plus difficile de trouver une bataille, c’était le tressautement des fusils, plus personne
n’y croyait vraiment et Bowie jouait hélas du synthé pendant que je « libérais » les dernières groupies
du Palace. Jusqu’à ce maudit soir de 1989… Vous connaissez la fuite.

Mes derniers jeans troués, ils datent de la dernière vraie guerre, en 1991. Enfin, si seulement… Les
débuts du grunge plutôt, pour une poignée d’irakiens sans piste de dance, foi de Guy-Michel, avant
le silence radio. La suite, vous la connaissez mieux que moi. Les années du vide, vos années zéro, un
Boeing qui s’écrase sur un malentendu, des remakes d’affrontements qui n’existent pas dans des pays
déjà visités et une tripotée de lopettes en jeans serrés avec une cuillère d’argent coincée au fond du
gosier. Alors ouais, une bonne guerre… Mais qu’on ne parle plus jamais de température. Souvent le
soir, quand bobonne et Brandon sont au pieu, il m’arrive parfois de me relever pour remettre un vinyle
sur la chaine, remettre quelques instants encore le doux son de la guerre froide sur les enceintes.Vingt
ans plus tard, je comprends enfin, foi de rockeur, que le monde ne fut plus jamais pareil après la chute
du mur. Et surtout plus un seul bon album de Lou Reed. Voilà, en fait, la fin de la guerre froide, ça se
résume à cela :

Extrait de la publication

plus jamais un seul disque potable
de cette grosse feignasse
de Lou Reed.

SURE
REALISM

COMMENT
DÉPASSER LE FUTUR
PAR ALEJANDRO JODOROWSKY

PROPOS RECUEILLIS
PAR BESTER L.

Notre époque est une chrysalide qui évolue, et maintenant que tout le
monde baigne dans le pessimisme, j’ai plus de plus en plus de plaisir à être
100% le contraire. La crise passera, la société se transforme à la vitesse de
l’humain, nous sommes déjà en gestation de la nouvelle. L’économie qui
s’écroule ? C’est merveilleux,

Etre positif au 21ème siècle, c’est l’état de rébellion avancé.
La vulgarité, dans le monde actuel, c’est être négatif.

Je fais confiance à l’être humain, parce que je m’observe, parce que je
suis plein de bons sentiments, et que les réactions humaines comme la
générosité, la créativité, l’amour, tout ce qui donnent espoir… tout cela
existe. Pourquoi ne pas y croire ? J’ai dépassé l’art de l’absurde, et cette
histoire de fin de siècle en malaise me semble totalement artificielle.
Le temps est une notion crée par l’homme, mais le temps n’existe pas
en dehors de nos consciences.

L’homme vit dans un développement continuel, et les mouvements
de contestation tels que le futurisme, tout en étant incontournables,
restent marginaux et terriblement fasciste. Le futurisme reste un
mouvement qui chante la guerre, tellement stupide que ses fondateurs
partirent se faire tuer à la guerre ! Comme toutes les révolutions
ont échoué, il y a un changement collectif qui s’opère en nous, nous
nous dirigerons vers une communication mondiale et le mouvement
collectif. Internet, le téléphone portable, toutes ces choses nouvelles
datent du 21° siècle, ce ne sont que des prolongements de notre
développement, nos mutations.

A travers les nouvelles technologies, nous devenons simultanément des
méta-humains et des méta-idiots. La technologie offre tout cela à la fois.
Les vrais mutants sauront contrôler les débordements technologiques.

Comme ma recherche de l’Incal voilà
quarante ans, le livre portable, la télépathie,
et les nouveaux jeux vidéos sauront
guider vers l’illumination, Dieu appelle
ces technologies les « impensables », le
chemin vers la conscience universelle.
L’univers est une entité qui pense, et nous,
humains, avons été programmé pour
développer les techniques, les intégrer à
notre fonctionnement. L’individu est mortel,
l’humanité lui survit, et ces renouveaux,
ne sont pas l’annonce d’un nouveau futur.
Comme l’acte de psychomagie que je
pratique, ce n’est pas dire la vérité, c’est
un art, pas un travail. Il aide les gens à se
réaliser, les pousser vers leurs réalisations.
Le guide va toujours devant, moi je pousse
vers la réalisation.

Je ne vois pas le futur, je ne donne pas de
conseils, ma voix c’est de proposer des
options.
L’esprit doit être dans un premier degré
androgyne, puis dépasser cette étape,
atteindre le niveau de la conscience pure,
Mais il ne faut pas confondre les corps,
l’esprit est androgyne, mais le physique, lui,
doit rester masculin ou féminin. Une société
de transsexuels et d’androgynes n’a pas
d’avenir, alors que l’univers, dans un sens,
possède paradoxalement une conscience
qui dépasse le problème de la reproduction.

Comme le karaté, la conscience a des
degrés, des développements majeurs de la
technique représentés par des niveaux à
dépasser. Quand on arrive au sommet de la
conscience, tout disparaît, la sexualité avec.
La pornographie, par exemple, n’est qu’une
partie de la relation humaine, ce n’est pas
une relation complète.

L’apocalypse de St Jean n’est pas négative, elle
donnera à l’être humain l’immortalité.
Il faut comprendre l’apocalypse comme l’arbre
qui donnera l’immortalité aux hommes,
comme la résolution de la genèse biblique.
Adam et Eve mangent les fruits de l’arbre
de la connaissance, ils connaitront la mort,
l’apocalypse est donc une mutation vers
l’éternel, c’est l’autre versant. Dans une époque
religieuse, la musique suit, dans une époque
rationnelle, la musique se joue sur sept notes,
quand l’époque est spirituelle, on va vers du
soufi, dans une époque sans valeurs, c’est le
disco, quand l’humanité est angoissée, c’est la
musique actuelle, technologique.

La musique, les chansons, sont le reflet des
époques, et l’état de conscience de l’homme
l’amènera simplement à d’autres musiques, le
retour au divin dans le sens de conscience.

L’avenir de l’humanité, c’est l’interactivité artistique.

Pouvoir créer grâce aux machines des musiques qui lui sont propres, chanter parfaitement
l’opéra et « être » Edith Piaf à travers les machines. Il y aura des salons silencieux et 100.000
personnes danseront à leurs propres rythmes, sur leurs propres mélodies, dans le grand
silence collectif. C’est la notion de public qui disparaitra, et si l’artiste ne peut mourir, il
se réinvente. Tout le monde sera artiste, et les gens se regrouperont par famille. C’est cela
l’avenir ; un sentiment extrêmement positif.

Alejandro Jodorowsky est essayiste, réalisateur, acteur, scénariste, poète, auteur de bande dessinée, disciple du
mime Marceau et expert en psychomagie. Quatre-vingts ans, dont cinquante de carrière au compteur, et il reste l’un
des piliers de la science-fiction du XXième siècle.Vi-sion-naire.

ROCK
BOTTOM
L’ESPACE DU DEDANS
PAR ROBERT WYATT
PROPOS RECUEILLIS PAR SYLVAIN FESSON, AVEC L’AIDE DE BERTRAND BURGALAT

Le 1er juin 1973, l’esprit chantant des cymbales de Soft Machine et de
Matching Mole fait une chute de quatre étages qui le laisse paraplégique
ad vitam. Six mois avant c’était un amant transi vénitien ; un an plus
tard ce sera l’auteur du monument progressifRock Bottom.

Tout ça remonte à loin, près de 30 ans, et la
mémoire n’est pas infaillible, c’est en partie quelque
chose que nous construisons. Je ne peux donc être
sûr que ce que je dis là est conforme aux choses
telles qu’elles se sont passées.

A ma sortie d’hôpital j’essayais juste de mettre en forme
les idées que j’avais accumulées durant ce séjour. J’avais
passé presqu’un an sans autre chose à faire que rester au
lit et écouter ce qui se passait dans ma tête. Au bout d’un
moment j’avais fini par visualiser un ensemble. Ça devait
représenter quarante minutes de musique. Je ne pouvais
pas retenir plus. Je m’étais dit que ça pourrait faire un
album. J’étais donc content de pouvoir me remettre au
travail. Mon ambition était des plus modestes : trouver le
moyen de continuer à faire de la musique alors que je ne
pouvais plus être batteur.
A l’hôpital, dès que j’avais repris conscience, je l’avais dit
aux musiciens « Je crois que vais rester là un moment. Je
ne vais pas pouvoir continuer Matching Mole. » La vie de
groupe, les tournées, tout ça pour moi c’était fini. En un
sens c’était libérateur, mais c’était une liberté effrayante.
Sans les musiciens de talent qui m’avaient accompagné,
je n’étais pas sûr de pouvoir refaire un disque.

J’avais toujours fait partie d’un groupe. A mes débuts,
dans les années 60, avec un groupe local, nous reprenions
des standards de pop, de country et de rythm’n’blues
pour faire danser les gens dans les bars. J’essayais de
chanter ça en y mettant ma patte. Des mecs comme Joe
Cocker et Rod Stewart excellaient à ce jeu-là.
S’approprier l’accent américain et les voix viriles de Sam Cook
et de Ray Charles, c’était vraiment leur truc. Moi pas.
J’avais un timbre trop androgyne et j’aimais trop les voix
de femmes comme celles de DionneWarwick et du label
Motown. Il fallait que je trouve ma propre façon de
chanter et de faire de la musique.
Les aléas de ma vie m’ont poussé dans ce sens.
Aujourd’hui ma musique n’est ni rock ni vraiment jazz et
j’utilise ma voix comme un instrument. Ça ne veut pas
dire que la voix est un instrument comme les autres. La
voix n’est pas un instrument comme les autres. C’est un
instrument plus limité que les autres, mais c’est le seul
que tout le monde entende et que tout le monde sache
jouer. A notre naissance, via notre mère, c’est même
notre contact privilégié avec le monde.Tout ça en fait un
instrument spécifique, qui implique certaines attentes et
certaines responsabilités.

Extrait de la publication

Je ne me suis jamais considéré comme un chanteur mais
peu de temps avant mon accident, j’avais commencé à
développer ma propre idée de ce que je devais chanter.
Ça impliquait que je me mette au clavier et que je me
considère comme un compositeur-arrangeur malgré
mes maigres compétences techniques. Avant de faire
éventuellement appel à d’autres musiciens, je devais
pouvoir retranscrire seul les atmosphères que j’avais en tête.
A l’époque je m’étais remis à composer, je travaillais sur
le matériel censé nourrir le troisième album de Matching
Mole, j’avais des bouts, des liens entre les morceaux. Je
fréquentais Alfie depuis peu. Elle me disait qu’elle aimait
ce que je jouais depuis dix ans, mais qu’elle trouvait ça
trop dense, trop crispé. Pour elle, j’avais tout à gagner à
ralentir le tempo, simplifier les structures. Aller vers
l’espace, vers la lumière. Elle m’avait offert un petit clavier.
C’est la base du son de Rock Bottom. De mon côté, je
m’étais lancé dans des improvisations vocales avec des
amis comme GaryWindo. Ce genre de chant se retrouve
sur le disque.

Peu importe ce qui a été fait avant
ou après l’accident. Peu importe
que je sois en train de jouer du
clavier à Venise auprès d’Alfie
ou cloué sur mon lit d’hôpital à
réfléchir et rêver.

L’album se situe sur un autre plan. Je ne dis pas que
l’accident n’y est pour rien. En un sens, j’ai eu de
la chance d’être allé à l’hôpital. Pendant près d’un
an je n’avais eu aucune responsabilité. Je n’avais
pas eu à chercher de travail, à me faire à manger, à
payer de loyer. Ne pouvant plus marcher, je n’avais
rien d’autre à faire qu’à rester au lit et écouter
ce qui se passait dans ma tête. Curieusement, il y
avait un piano dans la salle des visites. Elle était
constamment vide parce qu’en toute logique les
visiteurs restaient dans la chambre de leurs proches.
Mais c’est là que j’ai composé tous les passages de
piano de Rock Bottom. Les paroles, elles, ont
autant été écrites avant qu’après l’accident. Elles n’en
découlent pas. Souvent les mots n’y ont d’ailleurs
aucun sens précis. Je me suis juste projeté dans
l’espace que j’avais en tête, j’ai chanté et c’est ce
qui est sorti.

T.S. Eliot a dit une belle chose. Il a dit que ses
lecteurs comprennent sans doute mieux ses poèmes que
lui-même. Je vois très bien ce qu’il veut dire : quand
j’écoute de la musique, par exemple celle de Duke
Ellington ou de Charles Mingus, je sais parfaitement
ce qu’elle signifie pour moi, mais je n’ai aucun moyen
de dire si c’est ce que le type avait en tête. Ce que
l’artiste vise et ce que les gens voient dans son œuvre sont
deux choses différentes. De toute façon je ne crois pas
que la musique parle de tristesse ou de bonheur, de
soleil ou de ciel gris. C’est comme se dire « De quoi parle
une fleur ? » Penser la musique en ces termes peut
donc détourner de sa vraie nature, de ce qu’elle a à
offrir. Je pense que ma musique échappe à ces critères
météorologiques simplistes. Nos états d’âmes aussi. Ils
sont plus complexes. Alors bien sûr, parfois ils se
radicalisent, c’est notamment le cas lorsque nous sommes
déprimés. Mais moi, quand je le suis je n’arrive à rien.
Si je finis un morceau et qu’il se retrouve sur disque,
ça veut donc dire que je me sentais plutôt bien quand
je l’ai écrit et confiant quand je suis sorti de studio.

Une fois que j’ai eu toute la matière
– six morceaux et pas un de plus si
mes souvenirs sont bons – j’ai voulu
accueillir d’autres couleurs.

Sur certains morceaux je ne me sentais par exemple
pas capable de jouer telles parties de basse, et encore
moins de la trompette. Et, autant sur certains
morceaux je pouvais me contenter de mes propres
percussions, autant sur d’autres je voyais bien que j’avais
besoin d’un autre batteur. Pendant l’enregistrement,
j’ai donc fait appel à des musiciens en fonction des
besoins spécifiques de chaque chanson. C’était la bonne
méthode de travail. J’ai tour à tour sollicité les
services de Gary Windo à la clarinette et au sax ténor, de
Montgezi Feza aux trompettes, d’Hugh Hopper et de
Richard Sinclair à la basse et de Laurie Allan à la
batterie. D’autres contributions sont plus accidentelles,
notamment celle Mike Oldfield et d’Ivor Cutler.

Pendant la fin de l’enregistrement – qui a surtout eu
lieu au studio The Manor de Richard Branson – Mike
Oldfield était souvent là. Le gros son à base de
guitares et de claviers de la dernière partie du disque,
c’est son idée. Je n’y avais pas pensé car je ne suis
pas porté sur instruments électriques, je préfère les
acoustiques. C’est en partie pour ça que j’écoute peu
de rock. Aujourd’hui je n’écoute quasiment pas de
musique chantée.

Le chant qu’on entend sur le dernier morceau du
disque est d’Ivor Cutler, un poète écossais qui venait
nous voir jouer presque tous les week-ends du temps
de Matching Mole, et qui montait souvent sur scène
pour réciter ses poèmes sur fond d’harmonium. Sa
participation à Rock Bottom est un hasard. Il avait
une voix très particulière. Je ne m’étais pas préoccupé
de savoir si la mienne convenait au texte que j’avais
écris, je lui ai demandé de le lire et comme ça rendait
bien j’ai laissé sa voix. Du coup je n’y chante rien, mais
ce n’est pas grave. Je me fichais que ce soit ma voix
ou pas, je voulais juste retrouver le son que j’avais en
tête. Le transport. Je ne pense pas m’en être éloigné.
Enfin je dis ça, je n’ai vraiment su ce qui m’habitait
que le jour où j’ai commencé l’enregistrement avec les
musiciens.

Il y a environ deux ans sur son album intitulé The
Bairns, le groupe folk de Rachel Unthank, The
Winterset, a repris Sea Song. Leur version est plus sobre que
la mienne, mais très belle. Quand je l’ai entendue je
me suis souvenu que c’était plus ça que j’avais
initialement en tête. Le solo de la pianiste est vraiment
très proche de ce que je souhaitais atteindre. Le mien
est complètement parti ailleurs une fois que je l’ai
enregistré. L’improvisation vocale de la fin, les sons
bizarres, la production de Nick Mason, tout ça s’est
rajouté en studio, mais si Rock Bottom avait dû être un
vrai album solo, Sea Song aurait plutôt sonné comme
ce qu’en a fait Rachel Unthank.

Sea Song est la première plage
deRock Bottom.

A l’époque de sa sortie Alfie l’ignorait ; elle ne savait
même pas que Sea Song parlait d’elle. Elle pensait que
ça parlait de choses plus abstraites. En un sens c’était
vrai, mais c’était surtout une description d’elle et de
ce que ça signifie de vivre avec une femme. C’est un
immense privilège. Leur sang est lié avec la lune et la
mer. Comme elles, elles ont des cycles qui les
affectent. Ce n’est pas un scoop de le dire. D’ailleurs
beaucoup de clichés ont déjà été écrits à ce sujet. Mais Sea
Song en remettait une couche ! Tout ça pour dire que
ce n’est pas parce qu’on aime quelqu’un au point de
former cet animal qu’on appelle « un couple » qu’on
sait tout de lui. Notre partenaire peut traverser des
choses dont on n’a pas idée, ne serait-ce parce qu’elle
a son propre espace, ses pensées. C’est quelque chose
qu’il ne faut pas l’oublier.

Pour la pochette de Rock Bottom, Alfie – qui
réalise seule l’artwork de mes disques – voulait quelque
chose de sobre pour prendre le contre-pied de tous ces
disques psychédéliques et colorés qui envahissaient
les bacs à l’époque. Elle s’était mise en tête de faire
une image nostalgique, évoquer ces souvenirs issus de
l’enfance qui incarnent une certaine conception du
bonheur, de l’innocence, ce genre de choses archaïques
qui restent dans l’inconscient collectif. Le dessin du
Steam Ship en est une par exemple. C’est un gros
bateau à vapeur, ça ne se fait plus aujourd’hui.

Alfie a eu l’idée de deux enfants qui
jouent sur la plage, d’une fille et
d’un garçon qui passent un moment
comme ça, isolés.

Elle a aussi dessiné des reproductions de dessins de
flore sous-marine. Elle avait trouvé ça dans de vieux
livres de sciences naturelles. C’était des ouvrages

Extrait de la publication

datant des débuts de la révolution industrielle. Ils
parlaient d’un monde où la nature avait plus de place
dans la vie des gens, où la photographie n’existait
pas encore. Ils montraient donc de beaux dessins
d’oiseaux, d’arbres, de plantes. On en achetait plein.
Surtout ceux qui parlaient de découverte de la vie
sous-marine. Les gens rêvent souvent de voyage dans
l’espace, de rencontres extraterrestres, mais en un
sens pour nous cette vie sous-marine a toujours été
plus fascinante. Cette autre forme de vie, on est sûr
qu’elle existe. Au fond des mers de notre planète
vivent vraiment des êtres qui n’ont plus rien de
commun avec les poissons et tous les autres animaux que
nous connaissons. On ne peut juste pas la voir ! Enfin
maintenant on peut car nos instruments ont atteint
ces zones de pressions mortelles et ramener des
photos, mais ça reste du domaine de l’incroyable.

Cette vie sous-marine m’a toujours évoqué ces
autres mondes qu’on a en tête et qui resurgissent
parfois lorsqu’on crée. Ce n’est qu’une métaphore
mais la vie vient des océans. Nous sommes que des
créatures aquatiques qui tentent de vivre sur terre. Je
crois que c’est ce genre de livres qui m’a donné l’idée
d’appeler ce disque Rock Bottom.

Je ne pensais pas que cet album aurait un
public. Quand je l’ai fini, comme à chaque fois que je
fini un disque, je me suis dit « Ça y est, la source s’est
tarie, je suis cuit ». J’étais donc heureux que les gens
l’aiment. En France, on m’a même décerné un prix
spécial, le Prix Charles Cros que je suis allé recevoir
à Paris. Ça m’a réconforté de voir qu’on acceptait
ma nouvelle façon de travailler.
Un jour, des années après sa sortie, Rock
Bottom a été réédité. Alfie a alors pensé que l’artwork
n’était plus en phase avec l’époque. Elle a eu une
nouvelle idée. Elle a fait une peinture très colorée qui
met l’accent sur les enfants qu’on voyait dans
l’arrière plan de la première pochette. Je crois que l’idée
lui a inconsciemment été soufflée par la révélation
du sens de Sea Song. Quelque part, cette femme et
cet homme qui rejoignent la flore sous-marine, c’est
nous.

ARCHIPEL
Dans les années 80, le rock alternatif était à la province, ce
que le zouk est aux îles. Une bande-son, un folklore. « Le
monde est une vraie porcherie/ Les hommes se comportent
comme des porcs ! », bienvenue à Vesoul, Laval, Montpellier,
Roubaix, Carpentras… Aloha !

Dans l’archipel de Saint-Étienne, il était hors de question de contourner les
Béruriers Noirs, Ludwig Von 88, Parkinson Square, Washington Dead Cats, OTH,
les Sheriffs, Mano Negra, Los Carayos, Les Rats ou les Garçons Bouchers… Et,
finalement, tant mieux. Sans eux, nous étions bons pour Uzeb à la MJC, des
groupes de quarantenaires du cru, les têtes d’affiches de la variété « qualité
France » ou, pire que tout, les troupes de théâtre.

Les groupes alternatifs montaient des labels avec une volonté d’acier, écumaient
le moindre coin de France pour se faire entendre. Cet acharnement était leur
force et leur immense mérite. Aujourd’hui, le Velvet et Coltrane s’écoutent à 15
ans et il est de bon ton de railler cette scène. Mais chaque adolescent provincial
des 80’s le sait bien, au fond : il a une dette envers ces groupes. On peut tordre le
nez et lever le petit doigt en se remémorant les salles dégueulasses, les sonos de
bal, les stands anarchistes, les bandes de punks à chiens et les Doc Martens basses
mais tout cela a sauvé pas mal de nuits. Régulièrement, une baston concluait la
soirée. On revenait sourds, on avait eu les foies, merci mon Dieu…
C’était aussi une période un peu schizophrène. Les playlists du jour ne
correspondaient pas forcément à celles de la nuit. Tomber en arrêt à l’écoute de
The world won’t listen des Smiths, le faire tourner des heures durant avant d’aller
voir Les Rats le soir même nécessitait une maîtrise certaine du grand écart. Il ne
fallait pas y penser plus que ça et, de toute façon, Morrissey semblait éprouver
quelques difficultés à situer Saint-Étienne sur une carte. Et puis Les Rats ne
lisaient peut-être pas Oscar Wilde avec un bouquet de fleurs dans les fesses mais
ils ne jouaient pas à l’économie. Glaïeuls contre glaviots ? C’était tranché.
Mieux vaut un vendredi soir dans une salle de concert qu’à la table familiale.
Non ?

Extrait de la publication

MOELLONS
- Parabellum joue samedi, on se retrouve devant ?
- Ils sont avec qui ?
- Je sais pas, on verra.

Vers 1988, l’enthousiasme s’émoussait. Revoir Parabellum pour la cinquième
ou sixième fois, forcément… Mais le permis de conduire était encore loin
et les boîtes de nuits ne constituaient même pas une option (« je te jure, ils
passent U2, ils dansent sur cette merde ! Ils lèvent les bras et tout… »). Alors,
Parabellum, one more time, pourquoi pas ?
A tout seigneur, tout honneur, ils jouaient en dernier. Il fallait donc
s’envoyer d’abord 45 minutes de percussions africaines, accompagnées de
danses tribales. Insupportables, même écoutées de l’extérieur, à travers
les couches de béton. Il faisait beau, la fin d’après-midi s’étirait et le soleil
descendait derrière un panneau de basket. « Panier » a murmuré
JeanFrançois, une fois le soir tombé, en essayant de retenir la bouffée du joint
encore quelques secondes.

- Ces trous du cul de percus de merde ont joué de jour,
même pas eu l’idée d’attendre… Vraiment de gros nazes.
- C’est qui après ?
- Les Thugs.

Je connaissais. Un certain Sylvain m’avait passé un maxi, intitulé Dirty white
race et même un album à la pochette rouge et jaune. J’avais rapidement
classé ça dans la catégorie « hardcore », sans doute parce que c’était
l’appartenance officielle du Sylvain en question. Il devait ranger les disques
que je lui prêtais dans la case « pop, trop mélodique, un peu pédé » puisque je
défendais les Smiths en public.

- Bon on va voir ce que ça donne ? Ca ne peut pas être pire.
Nous avons regagné la salle en montrant le coup de tampon sur nos poignets
à un type au crâne rasé, en grande discussion sur le « straight edge » avec un
punk en fauteuil roulant. Un vendredi soir, un de plus. Il allait pourtant être
le dernier de son espèce.
Ce concert a fait voler en éclats quatre ou cinq ans – sans doute
beaucoup plus, en réalité – d’habitudes, de prudence, de fainéantise précoce.
Les Thugs n’étaient pas du tout impressionnants au moment de monter
sur scène, en t-shirts et même pour l’un d’entre eux en bas de survêtement
je crois. Aujourd’hui, ce détail me fait l’effet d’une ruse pour bénéficier de
l’effet de surprise.

Le premier accord, la première seconde a tout balayé. Un bloc, un
réacteur d’avion, que sais-je… aucune comparaison ne rendrait
justice aux son des Thugs sur scène. Je me souviens tout de même
avoir pensé à une muraille de moellons, grise, dure, rêche qui
surgissait devant moi et s’élevait avec le morceau. Et le plus beau,
c’est que l’on entendait tout dans cette déflagration, même les
fameux choeurs noyés dans la réverb. Plus vite, plus fort, mieux.
Un style, un vrai, de ceux que l’on ne peut approcher qu’en les
imitant grossièrement. J’étais un peu étonné d’entendre ce son
dans ma ville d’enfance comme s’il ne convenait pas au climat,
un orage inattendu, « y’a plus de saison, on ne sait plus comment
s’habiller, on vient pour un Parabellum des familles et voila ce qui
nous tombe dessus. »

A la fin du premier morceau, le « Bonsoir, on s’appelle les Thugs
et on vient d’Angers » de rigueur, puis le titre du suivant. Et de
nouveau, la raclée, à fond. Leur musique était tellement radicale,
à part, qu’elle sonnait forcément comme un point final. Il fallait
abandonner quelques excédents de bagages pour suivre ces types.
Quand Schultz, le chanteur de Parabellum, est arrivé plus
tard sur scène, j’ai vu qu’il était âgé. Pour la première fois en six
concerts, j’ai réalisé que nous n’étions pas nés la même année, pas
du tout. Il a dû dire quelques mots sympathiques que j’ai trouvés
déplacés, vaguement gênants, comme pour un oncle avec un verre
de trop dans le nez. Quand le groupe a attaqué, je tapais du pied
deux fois plus vite que leur tempo, encore au rythme des Thugs.
L’impression d’écouter un bègue, de patienter poliment pour que
ça sorte. Leurs guitares évoquaient désormais Status Quo, plus
l’ombre d’un doute. Un Status Quo bègue...

Les grandes ruptures « de société » ne sont connues qu’à
posteriori, recousues dans le bon ordre par des historiens officiels.
Les seules « révolutions » que l’on peut comprendre dans l’instant
sont personnelles, circonscrites à un crâne et une existence. Je
venais de vivre, tout à fait consciemment, en direct, les yeux
grands ouverts, un changement d’époque, une rupture tectonique.
Ce séisme n’avait vrombi que sous mes semelles de Converse mais
je n’en avais pas manqué une miette. Je savais qu’il y aurait un
après différent, des lendemains autres, j’étais une manif étudiante
à moi tout seul, sans affiche ni slogan, simplement accompagné
d’un mur de guitare dans la tête. Aujourd’hui encore, je pense
qu’il ne peut rien arriver de mieux à un jeune type. Les foules
sont bonnes pour se défouler ou se fondre, certainement pas pour
prendre une décision et tenter de s’y tenir. Militants, engagés, Les
Thugs détesteraient sans doute cette morale individualiste. Mais
on ne contrôle pas les ravages des séismes que l’on déclenche.
Quand Parabellum a attaqué le deuxième morceau, j’étais parti.

GRAND’RUE

« 1 – Monter absolument un groupe. Quoiqu’il arrive.
Sortir une démo le plus vite possible. Faire des
concerts aussi.
2 – Chanter en anglais. Ce n’est pas un problème, les
Thugs le font.
3 – Acheter, écouter encore plus de disques. Problèmes
de budget à régler. Possibilité de vendre les
Supertramp de ma sœur et mes Parabellum.
3bis – Accepter s’il le faut ce job d’été de merde. »

Saint-Étienne est une ville pratique pour qui veut réfléchir en marchant.
La « grand’rue », une interminable avenue, rythmée par les stations de
tramway, relie les deux extrémités de la ville sans le moindre virage. Pour
les grandes décisions, les mises à plat et les soirs de tabula rasa, on descend
généralement la totalité de la rue sans même s’en rendre compte.

« 4 – Arrêter ces conneries de dilemme pop/pas pop,
typique des alternos. Mélodie avant tout.
5 – Ne plus aller voir les concerts de groupe que l’on
aime plus, simplement par habitude. Se démerder
autrement. Répéter à la place.
6 – En finir avec ce complexe de lunettes.Voir chanteur
des Thugs.
6bis– Ne plus s’excuser pour tout et rien. En finir avec la
modestie obligatoire. »

C’était bon de dévaler la « grand’rue » pour autre chose qu’un problème
de fille. Je ne chômais pas, il y avait du pain sur la planche et pas mal de
temps déjà perdu. Allez ! Au pas de charge, au rythme des Thugs. J’ai
dû ensuite les voir une dizaine de fois sur scène, attendant à chaque fois

Extrait de la publication

qu’ils dévastent Little Vera’s song, ce titre qui me flanque le
frisson simplement en l’écrivant. Un soir, à Londres, ils ont mis
une déculottée à Sonic Youth. Les new-yorkais vénérés ont vécu
quelques minutes dans la peau de Parabellum.

« 7 – Quoiqu’il arrive, ne pas moisir ici. Lyon,
dans un premier temps. Paris, après ? A voir.
7bis– L’échec, le seul impardonnable, ce
serait de rester et de revoir un concert
de Parabellum. »

Pour tirer les choses au clair, Paris est tout de même moins bien
fichue que Saint-Étienne et son artère rectiligne. Mais qui vient
ici pour réfléchir ? On attend au contraire que cette ville tranche
et décide. Les sous-préfectures ne manquent pas pour se forger
patiemment une opinion sur le monde avant de fumer la pipe.
Paris a toujours eu le dernier mot sans tenir compte de mes
principes, sans jamais écouter mes peurs venues des lotissements
de province, cette pondération innée que la classe moyenne
transmet comme un patrimoine immobilier.
Le concert parisien de l’ultime tournée des Thugs, la der
des ders, vient de se terminer. Les lumières se rallument sur les
anciens combattants de l’alternatif et quelques fans de noisy-pop,
d’indie-rock dégarnis. Le boulevard s’apprête à nous aspirer pour
dissoudre 15 ans d’histoire avec les Thugs, passer à autre chose.

Ils étaient bons, encore. Ils ont même joué Brand new Cadillac,
preuve de leur classe intacte. Le sol ne s’est pas ouvert une
deuxième fois mais les ondes de la première secousse se sont fait
sentir. Je traverse Pigalle en snobant Sacré Cœur et Sexodrome,
avec le souvenir d’une salle des fêtes stéphanoise en tête. Touristes
nordiques, Américaines parfumées devant le Moulin rouge,
rabatteurs de peep-show, mateurs, vendeurs de kebabs… tous
semblent au ralenti. Ce soir, Paris piétine devant moi. Slalom,
esquive, insultes retenues de justesse, je cavale sans même m’en
rendre compte. Au galop, la tête encombrée et le regard vide.
Encore au rythme des Thugs.

ET
MAINTENANT
UNE BD DÉCALÉE
ET LÉGÈREMENT
CORROSIVE
POUR REPOSER
VOS YEUX
PAR DAV GUEDIN