Marathon des mots 2015
48 pages
Français

Marathon des mots 2015

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Description

Dossier de presse 1 ÉDITOS Le Marathon des mots Saison 20142015 Mille et une encres du MoyenOrient et d’ailleurs Pour cette édition le Marathon des Mots nous invite à franchir les rives de la Méditerranée pour prendre la route de Damas et de Beyrouth. Les hommes, puis plus récemment les femmes, ont courageusement libéré la littérature du Moyen-Orient des carcans des tabous et de la censure. Ces écrivains nous prouvent que la liberté, menacée et fragile, est et reste une conquête permanente de l’homme et de l’Histoire. C’est un immense honneur qui nous est fait à toutes et tous de recevoir dans les communes de Toulouse Métropole de grandes figures comme Amin Maalouf, de percevoir sur quoi les mouvements de la littérature arabe se fondent et comment la voix et le souffle des écrivains tels ceux de Hoda Barakat, Rosa Yassin Hassan et tant d’autres vibrent. Descartes disait que« la liberté de notre volonté se connaît sans preuve par la seule expérience que nous en avons ». Nous accueillons donc cette littérature toute entière et sans réserve, plurielle comme elle l’est. Jean-Luc MOUDENC Maire de Toulouse | Président de Toulouse Métropole Un espace ouvert à toutes les expressions littéraires er Tunis. 1 mai 2015.

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Publié le 01 juin 2015
Nombre de lectures 107
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo
Dossier de presse
1
ÉDITOS
Le Marathon des mots Saison 20142015
Mille et une encres du MoyenOrient et dailleurs Pour cette édition le Marathon des Mots nous invite à franchir les rives de la Méditerranée pour prendre la route de Damas et de Beyrouth. Les hommes, puis plus récemment les femmes, ont courageusement libéré la littérature du Moyen-Orient des carcans des tabous et de la censure. Ces écrivains nous prouvent que la liberté, menacée et fragile, est et reste une conquête permanente de l’homme et de l’Histoire.
C’est un immense honneur qui nous est fait à toutes et tous de recevoir dans les communes de Toulouse Métropole de grandes figures comme Amin Maalouf, de percevoir sur quoi les mouvements de la littérature arabe se fondent et comment la voix et le souffle des écrivains tels ceux de Hoda Barakat, Rosa Yassin Hassan et tant d’autres vibrent. Descartes disait que« la liberté de notre volonté se connaît sans preuve par la seule expérience que nous en avons ». Nous accueillons donc cette littérature toute entière et sans réserve, plurielle comme elle l’est.
Jean-Luc MOUDENC Maire de Toulouse | Président de Toulouse Métropole
Un espace ouvert à toutes les expressions littéraires er Tunis. 1 mai 2015. Nous étions avec Abdennour Bidar, Clotilde Courau, Laurent Joffrin, Julie Gayet, Atiq Rahimi et Plantu au Muséedu Bardo pour des rencontres et des lectures en solidarité avec les écrivains et artistes de Tunisie – et encore, tous, sous le choc des attentats de Paris et de Tunis. Ces rencontres célébrant la liberté de créer auront été l’un des temps forts de notre saison littéraire.
Avec ce Marathon tunisien et nos rendez-vous tout au long de l’année à Toulouse et désormais dans dix-sept communes de sa métropole, le Marathon des mots, dirigé par Serge Roué et Dalia Hassan, s’affirme encore davantage comme un espace ouvert à toutes les expressions littéraires tel que je l’imaginais il y a dix ans maintenant en créant cette manifestation singulière, aujourd’hui souvent imitée.
En juin, nous mettrons le cap sur le Liban et la Syrie pour un nouveau marathon qui sera l’occasion de lectures et d’échanges qui promettent d’être vifs tant la situation politique, culturelle et religieuse de cette région du monde relève de tensions, de contradictions et un peu d’espoir aussi dans l’avenir, nous l’espérons !
Olivier POIVRE D’ARVOR Président | Toulouse, le Marathon du livre
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ÉDITOS
Une fête protéiforme et éclectique
Le Marathon des mots Saison 20142015
e Pour la 11 fois, la Fondation d’entreprise La Poste et les postiers de Midi-Pyrénées accompagnent le Marathon des mots, rencontre incontournable des auteurs, des acteurs, des créateurs avec les Toulousains et les Toulousaines, et plus généralement les militants de la littérature et de ses illustrations. Cette année, le Liban et la Syrie sont à l’honneur, sous des aspects dont on ne parle pas assez. La lecture par de grandes voix des belles pages d’écrivains, dont beaucoup seront présents, confirme et souvent révèle le bouillonnement culturel de ces pays : le poids d’évènements et d’histoires personnelles souvent très douloureux, la place des traditions confrontées à un monde qui change, la soif de paix, de liberté et de solidarité, les parentés avec la Méditerranée, l’Europe, la France – et sa langue... Une approche qui doit faire réfléchir, une leçon d’optimisme aussi : la complexité, y compris la diversité des croyances peut être incitation aux dialogues, comme elle est nourricière de talents.
Mais le Marathon des mots est aussi une fête protéiforme et éclectique - les romans novateurs, les hommages aux grands d’autrefois et d’aujourd’hui, y compris à ceux qui viennent de nous quitter (Andrée Chedid, Bernard Maris, Assia Djebar), les jeux de verbe, l’Occitanie, le théâtre, la musique, la photographie... mais aussi les ateliers en direction des exclus de l’écriture, sans oublier la lecture de lettres dont notre fondation est le mécène, Zola, Nicolas de Staël, les correspondances américaines, à la Chapelle des Carmélites.
Philippe WAHL Président Directeur Général du Groupe La Poste Président de la Fondation d’entreprise La Poste
Un programme porteur de sens S’ouvrir sur le monde en portant un regard particulier sur Beyrouth et Damas. Le programme du Marathon des mots est d’une belle richesse et d’une grande diversité. Il est surtout porteur de sens. Le Liban et la Syrie ne sauraient se résumer à leurs drames. Ils sont des foyers de civilisation où les hommes vivent et écrivent. Ce sont aussi des pays où le français a laissé son empreinte. Mais les auteurs locaux seront aussi à l’honneur avec Lydie Salvayre, Prix Goncourt 2014, et Christian Authier, Prix Renaudot essai, qui rendra hommage à Bernard Maris.
Je veux féliciter toute l’équipe du festival, Serge Roué, Dalia Hassan et le président Olivier Poivre d’Arvor, de donner rendez-vous à Toulouse à tous les amoureux de la littérature pour de très beaux moments partagés avec un public toujours plus nombreux.
Bon festival à toutes et tous !
Martin MALVY Ancien ministre | Président de la Région Midi-Pyrénées
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Le Centre national du livre partenaire duMarathon des mots
Le Centre national du livre est un établissement public missionné par le ministère de la Culture et de la Communication poursoutenir les professionnelsdu livre.
Le CNL attribue cette année ànouveau son soutien auMarathon des mots, au titrede la commission "Vie littéraire".
Les aides à l’organisation de manifestations littéraires du CNL reconnaissent la qualité et l’envergure des manifestations centrées sur la relation entre le livre, l’auteur et son public.
Réparties par discipline, les 19 commissions du CNL sont composées de plus de 200 spécialistes indépendants.
Plus d’informations sur les aides du CNL aux manifestationslittéraires : www.centrenationaldulivre.fr
Suivez les actualités du CNL sur Twitter : @LeCNL
Contact presse : Sébastien Bizet – 01 49 54 68 66 / 06 07 55 54 81 – sebastien.bizet@centrenationaldulivre.fr Centre national du livre - Hôtel d’Avejan - 53 rue de Verneuil, Paris 7e
25  28 juin 2015
DeBeyrouthàDamas Voixdumonde •฀Un฀monde฀en฀soi฀
Le Marathon des mots est coproduit par Toulouse Métropole, partenaire principal de la manifestation, avec le soutien du Ministère de la Culture (Centre national du Livre), du Ministère de l’Éducation nationale et de la Région Midi Pyrénées. La Fondation d’entreprise La Poste accompagne la manifestation depuis sa création.
Président :viliPervroideovrArO Direction :|aDuoéegRSreanHasslia
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PRÉSENTATION
Furieusement cosmopolites !
Le Marathon des mots Saison 20142015
Une édition entraîne l’autre. C’est dans les clameurs du magnifique concert de clôture du groupe de pop libanaise Mashrou’Leila e au Théâtre Sorano que nous est venue l’idée de convier les écrivains du Liban et de Syrie à cette 11 édition du Marathon des mots. Une édition composée à l’image de ce groupe de jeunes musiciens libanais dont le succès ne se dément pas dans tout le Moyen-Orient : ouverts aux accents du monde, singuliers, parfois frondeurs, modernes et furieusement cosmopolites !
Nous voulions une édition renouvelée. Elle l’est à plus d’un titre.
Géographique, d’abord puisque c’est aujourd’hui dans toute la métropole toulousaine que le Marathon des mots se déploie avec le concours des acteurs culturels de Toulouse Métropole. Jugez donc : de Tournefeuille à Colomiers, en passant par Toulouse, Blagnac et Balma, le Marathon des mots trouve accueil dans dix-sept communes de la métropole pour des rencontres, des lectures et des concerts littéraires.
Programmatique ensuite, puisque entre les écrivains d’ici et d’ailleurs, il n’y a plus de frontières. Chacun trouve sa place dans la multitude des rendez-vous que nous proposons et que nous avons proposés tout au long de la saison littéraire avec les marathons d’automne et d’avril.
Thématique enfin puisqu’à l’habitude, nous avons eu à cœur de programmer plusieurs grands cycles de lectures (De Beyrouthà Damas;Peut-on ne pas croire en Dieu ?;Lettres d’Amérique;Voix du monde) sans qu’ils aient forcément à se répondre pour une grande variété d’événements – des plus savants aux plus populaires. Ainsi le Marathon des mots s’affirme résolument comme une fête pour chacun, pourvu que la curiosité guide ses pas vers nos rendez-vous.
Impossible alors de les énumérer tous mais des correspondances littéraires américaines à l’invitation de Dick Annegarn et des Amis du Verbe, du salut au monstre sacré du théâtre de divertissement Pierre Barillet aux hommages aux regrettés BernardMaris, Assia Djebar, Roland Barthes ou Andrée Chedid ; de la nuit blanche aux concerts littéraires des Grandes Bouches, de MarieModiano et Peter von Poehl ; en passant par la présence des écrivains Éric Reinhardt, Laurent Gaudé, Laurent Mauvignier, Daniel e Pennac ou Lydie Salvayre ; force est de constater que le plaisir et l’exigence irriguent une nouvelle fois cette 11 édition du Marathon des mots !
MARION POUSSIER, PHOTOGRAPHE
Serge ROUÉ | Dalia HASSAN Direction | Le Marathon des mots
Née en 1980 à Rennes, Marion Poussier est une photographe et vidéaste française, installée à Paris. Reconnue notamment pour son travail auprès du monde de l’adolescence ou ses reportages à l’étranger, elle a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix de l’Académie des Beaux-Arts fin 2010.
www.marionpoussier.fr
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De Beyrouth à Damas
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DE BEYROUTH À DAMAS
Grands rendezvous Le Marathon des mots
Un voyage de Beyrouth à Damas en compagnie des grands écrivains, poètes et artistes du Liban et de Syrie. L’occasion de saisir par leur présence et par leurs textes les enjeux historiques, politiques, sociétaux et religieux qui secouent cette fragile partie du monde…
ParisBeyrouth >Mercredi 24 juin à 20h30 |Pavillon Blanc — Médiathèque Centre d’art de Colomiers À tout seigneur tout honneur ! Ce Marathon des mots s’ouvre avec la présence radieuse et enthousiaste de deux de ses plus belles figures : Vénus Khoury-Ghata et Salah Stétié. Avec eux, nous embarquerons dans un grand voyage littéraire entre Beyrouth et Paris qu’ils incarnent mieux que quiconque. Une métaphore de cosmopolitisme propre àla capitale libanaise, le goût en commun pour les échanges et une foi inébranlable en la littérature..
>Vénus Khoury-GhataetBrigitte Fosseylisent des poèmes deVénus Khoury-Ghata. D’après leNew Yorker,«Vénus Khoury-Ghataest à la poésie ce que Gabriel Garcia Marquez est au roman. ». Son œuvre poétique et romanesque, traduite dans plus de quinze langues, a été récompensée par de nombreux prix dont le Grand Prix de poésie de l’Académie française en 2009 pour l’ensemble de son œuvre poétique et le Goncourt de la Poésie 2011. Son dernier recueilLe Livre des suppliquesest paru au Mercure de France.
>Salah StétiélitL’être(Fata Morgana). Le “livre de l’intranquilité”, de la peine et de la douleur, d’un vieil homme qui pleure les absents ou les morts qui partent, ne reviennent plus, tous ceux que la vie a semés, jetés, puis dissipés. La plainte du temps qui emporte, qui ne laisse pas. Le poète sait qu’il n’y a nulle raison d’attendre, personne, ni rien, qu’il est certainement trop tard. Il passe, et sa promenade, afflux d’images, de pensées, coud et découd le sens, interroge l’homme dans l’univers, dénonce les faux signes du ciel et les dieux morts. Et notre monde, vu du cosmos ainsi, prend sens, prend chemin vers ailleurs, bien au-delà des mots usuels.
Concert d’ouverture : Mashrou’Leila | Raasük Tour
>Jeudi 25 juin à 20h30 |Metronum En partenariat avecLe Point
La jeunesse arabe a fait sa révolution. Les artistes ont brisé les barrières et ouvert la voie à toute une culture underground. Celle-ci prend son envol avec des musiciens qui font preuve d’une liberté totale pour concevoir l’électro ou le songwriting de demain. Guitares saturées, lignes de claviers distillées comme des fuites, violons entêtés et entêtants, sons électro minimalistes,Mashrou’Leila, emmené par la voix magistrale du chanteur Hamed Sinno, martèle des refrains poétiques comme des hymnes à la joie et à la liberté d’expression. Si le monde arabe se cherche une identité, nul doute que ce groupe en trace les contours.
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DE BEYROUTH À DAMAS
Écrivains libanais invités
Écrivains invités Le Marathon des mots
Hoda BARAKAT:Marie-Christine BarraultlitLe royaume de cette terre(Actes Sud). Dans un village maronite de montagne, replié sur son identité qu’il brandit fièrement contre tous les “autres”, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, un homme meurt un jour dans une tempête de neige et est dévoré par les hyènes. Ses enfants, Salma et Tannous, se relaient pour raconter les péripéties de leur existence.Hoda Barakatretrace près de 70 ans d’histoire locale libanaise, tantôt tragique, tantôt burlesque. Microcosme d’un monde où les minorités confessionnelles sont demeurées réfractaires à l’intégration dans la communauté nationale.
Najwa BARAKATlitLa langue du secret(Actes Sud). Sous la forme d’une intrigue policière, la quête par une confrérie mystique des secrets de la langue arabe. Roman allégorique,La langue du secretse présente comme une enquête aux résonances métaphysiques et n’est pas sans rappelerLe Nom de la rosed’Umberto Eco. Il pose de deux manières la question du pouvoir. La première en distinguant le pouvoir« naturel »la parole qui se donne comme pouvoir suprême de parce qu’elle serait d’inspiration divine ; et la seconde en illustrant deux conceptions diamétralement opposées du savoir.
Jabbour DOUAIHY:Daniel MesguichlitSaint Georges regardait ailleurs(Actes Sud). Nizam naît dans une famille musulmane de Tripoli qui passe ses étés à Hawra, une bourgade maronite de la montagne. Là, un riche couple en mal d’enfants se prend de tendresse pour lui et se propose de l’élever, d’autant que son père, recherché pour quelque trafic, s’est enfui en Syrie. Nizam se retrouve ainsi dans une école chrétienne, puis il se fait baptiser afin que ses parents adoptifs le laissent partir pour la capitale. À la fois musulman et chrétien, mais en fait ni l’un ni l’autre… Le héros, personnage aussi insaisissable qu’attachant, incarne tous les paradoxes de son pays : le Liban, mosaïque confessionnelle...
Fouad KHOURY§HÉLOUprésenteL’Amérique et le Moyen-Orient(Hermann). Cet essai s’adresse à tout lecteur désireux de comprendre l’histoire du Moyen-Orient, ainsi que les interactions avec l’Occident qui ont abouti à la situation actuelle, souvent faite d’une grande incompréhension. Il en propose une lecture différente, à mi-chemin entre une perception « occidentale » et une perception « arabo-islamique ». Né au Liban, économiste de formation,Fouad Khoury-Hélouvit à Beyrouth où il partage son temps entre écriture, enseignement et activité professionnelle centrée sur les pays arabes. Il écrit très régulièrement pour la presse libanaise.
Vénus KHOURY-GHATA :Brigitte Fosseyet Vénus Khoury-Ghata lisent une sélection de poèmes de Vénus Khoury-Ghata |Le Pavillon Blanc (Colomiers). Née au Liban, Vénus Khoury-Ghata s’installe en France en 1972 et participe à la revueEurope, dirigée alors par Louis Aragon, qu’elle traduit en arabe avec d’autres auteurs. Romancière et poète, Vénus Khoury-Ghata signe une œuvre importante, couronnée en 2009 par le Grand prix de poésie de l’Académie française, puis, en 2011, par le prix Goncourt de la poésie. Elle publie en 2015 un nouvel ouvrage,Le livre des suppliques, aux éditions Mercure de France.
Charif MAJDALANI :Dominique Pinon et Charif Majdalani lisentLe dernier Seigneur de Marsad(Le Seuil) |L’Escale (Tournefeuille). Dans cette fresque romanesque publiée en 2013, l’auteur deCaravansérailet deNos si brèves années de gloire(Le Seuil) décrit la trajectoire du « dernier seigneur de Marsad », un notable chrétien de Beyrouth, puissant industriel et père de famille autoritaire, dans le Liban de 1964 à 1988. Vingt-cinq années durant lesquelles le pays a progressivement basculé dans une guerre civile destructrice, qui dura de 1975 à 1988, soit près de quinze ans.
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DE BEYROUTH À DAMAS
Écrivains invités Le Marathon des mots
Georgia MAKHLOUF:Marie Bunel et Georgia Makhlouf lisentLes absents(Rivages). Entre Beyrouth et Paris, la narratrice livre le récit d’une vie commencée sous les auspices d’une enfance heureuse, avant d’être brutalement brisée par la guerre et l’exil. Elle le fait à travers les portraits de ceux qu’elle nomme les« absents », personnages qui ont croisé son parcours à différents moments et ont disparu. Leurs noms ont figuré un temps dans un carnet d’adresses, puis ont été biffés ou effacés au gré des circonstances, des brouilles, des disputes, des changements d’itinéraire, des décès.Les absentsest le premier roman de l’auteure.
Diane MAZLOUM:Marianne Denicourt litBeyrouth, la nuit(Stock). Beyrouth, la nuit. Six personnages, filles et garçons, se croisent, s’esquivent, se frôlent, s’aiment, se perdent dans ce Beyrouth de tous les excès, entre Occident et tradition.Diane Mazloumsigne un premier roman contemporain et intimiste, où ces« bébés de la guerre »jouent à l’amour et à la mort. Une génération ultra-connectée mais sans attaches, prise entre modernité et tradition, Orient et Occident, décrite dans une langue sensuelle, comme si Beyrouth était une peau humaine, blessée de fines cicatrices presque invisibles mais terriblement réelles.
Alexandre NAJJARprésenteLe dictionnaire amoureux du Liban(Plon). « Au fil des siècles, le Liban a accueilli sur son sol plusieurs civilisations qui lui ont légué des vestiges archéologiques de première importance […]. J’ai voulu, à travers cet abécédaire, raconter ce qui constitue l’âme du Liban, loin de la politique et des querelles intestines, mettre en exergue son histoire, depuis les Phéniciens jusqu’à nos jours, décrire ses sites connus et méconnus, évoquer les personnalités qui l’ont visité et aimé, d’Alphonse de Lamartine à Ernest Renan, sans occulter les difficultés qu’il rencontre et ses contradictions. ».
Salah STÉTIÉlitL’être(Fata Morgana) |Le Pavillon Blanc (Colomiers). Né à Beyrouth en 1929,Salah Stétiéest poète, essayiste, critique d’art, diplomate, et fondateur deL’Orient Littéraire. Il est une des figures les plus importantes de la littérature francophone contemporaine et jouit d’une renommée internationale. L‘essentiel de son œuvre poétique a été publié en 2009 dans la collection « Bouquins » sous le titreEn un lieu de brulûre. DansL’extravagance(Robert Laffont, 2014 ) il retrace son parcours fécond et nous fait découvrir une foule de personnages connus ou méconnus qui ont façonné sa pensée et marqué sa carrière.
Hyam YAREDlitLa malédiction(Les équateurs). Hala (« la beauté ») est une jeune femme libanaise née dans les années 1970. Elle vit à Beyrouth, entre culture arabe et occidentale. Elle s’éveille aux plaisirs et va devoir conquérir sa féminité, dans un pays où les femmes sont soumises à la puissance des hommes, à la domination de la religion et à la dévoration des mères. Dans un pays menacé par l’invasion syrienne, Hala se bat jusqu’au meurtre pour se libérer. Hyam Yared raconte une histoire terriblement vraie, celle d’une héroïne d’aujourd’hui, dans un style volcanique et avec un humour satirique.
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DE BEYROUTH À DAMAS
Marathon Amin Maalouf, de l’Académiefrançaise
Écrivains invités Le Marathon des mots
Né au Liban en 1949, Amin Maalouf étudie l’économie et la sociologie avant de devenir grand reporter, couvrant les grands événements du monde entier. Quand la guerre éclate au Liban, il part pour la France avec sa famille, reprenant aussitôt son activité de journaliste, notamment à Jeune Afrique dont il devient rédacteur en chef. À partir de 1984, il se consacre à l’écriture, publiant des romans (Samarkande,Léon l’Africain), des essais et des livrets d’opéra. En 1993, il obtient le Prix Goncourt pourLe Rocher de Tanios, en 1998 le Prix européen de l’essai pourLes identités meurtrières, et en 2010 le Prix Prince des Asturies des Lettres pour l’ensemble de son œuvre. Il est élu à l’Académie française en 2011.
Pierre SantinilitLes désorientés(Grasset). |Auditorium de Balma « DansLes désorientés, je minspire très largement de ma propre jeunesse. Je lai passée avec des amis qui croyaient en un monde meilleur. Et même si aucun des personnages de ce livre ne correspond à une personne réelle, aucun nest entièrement imaginaire. Jai puisé dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes remords, autant que dans mes souvenirs. Les protagonistes du roman avaient été inséparables dans leur jeunesse, puis ils sétaient dispersés, brouillés, perdus de vue. Ils se retrouvent à loccasion de la mort de lun deux. […] Quelques réminiscences partagées, et une nostalgie incurable pour le monde davant. ».
Amin Maalouf litLe Rocher de Tanios(Grasset, Prix Goncourt 1993). « Le destin passe et repasse à travers nous, comme laiguille du cordonnier à travers le cuir quil façonne. ». Pour Tanios, enfant des montagnes libanaises, le destin se marque dabord dans le mystère qui entoure sa naissance : fils de la belle Lamia, des murmures courent le pays sur lidentité de son vrai père. Le destin passe de nouveau, dans ces années 1830 où lEmpire ottoman, lÉgypte, lAngleterre se disputent ce pays promis aux déchirements, le jour où lassassinat dun chef religieux contraint Tanios à lexil… Mêlant lhistoire et la légende, la sagesse et la folie des hommes, l’auteurnous entraîne dans un prodigieux voyage romanesque.
• Jacques Bonnaffé litLéon l’Africain(JC Lattès). En présence dAmin Maalouf. e Au XVI siècle, un ambassadeur maghrébin est enlevé par des pirates siciliens et offert en cadeau au pape Léon X. Voyage captivant à travers Grenade, Constantinople et Rome, ce récit imaginaire sappuie sur des faits autobiographiques. Homme dOrient et dOccident, homme dAfrique et dEurope, Léon lAfricain est, dune certaine manière, lancêtre de lhumanité cosmopolite daujourdhui. Son aventure méritait dêtre reconstituée, dune année à lautre, dune ville à lautre, dun destin à lautre. À cela sajoute le style dAmin Maalouf, celui dun grand écrivain.
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