Pour que la mondialisation réussisse en Afrique - Finances et ...
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Exrait

A harienne sont restés très en retrait de ceux d’autres régions et que l Afrique est la région la moins intégrée à l’économie mon-diale. Et selon une opinion qui fait de plus en plus d’adeptes, l’Afrique a si peu d’atouts pour s’intégrer que sa marginalisa-tion est inévitable. Mais notre point de vue au FMI est que les pays africains peuvent et doivent s’intégrer aux marchés mon-diaux s’ils veulent réussir. Pour l’Afrique, l’intégration régio-nale est une étape importante sur la voie de l’intégration à l’économie mondiale. Le FMI est pleinement résolu à jouer un rôle actif dans cet effort. D’ailleurs, l’importance de l’intégra-tion régionale a été un thème dominant dans les entretiens que le Directeur général du FMI, Horst Köhler, et le Président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, ont eus avec les chefs d’État africains durant le voyage qu’ils ont fait ensemble en Afrique en février 2001.
Impact de la mondialisation La mondialisation présente beaucoup d’avantages. Au cours des cinquante dernières années, le commerce a été un moteur principal de la croissance économique, et l’expansion des échanges mondiaux a été beaucoup plus forte que celle du PIB mondial. Durant les seules années 90, le commerce mondial a
augmenté de 8,3 % par an et leur PIB réel de 5,5 %. Les bienfaits de la mondialisation n’ont toutefois pas été également répartis entre tous les pays. La part de l’Afrique dans le commerce mondial s’est en effet fortement contrac-tée depuis dix ans. À titre d’illustration, prenons les expor-tations hors pétrole de l’Afrique subsaharienne qui se sont chiffrées à 69 milliards de dollars en 2000. Si les pays de la région n’avaient fait que maintenir leur part du marché des exportations de 1980, elles auraient atteint 161 milliards de dollars en 2000 — plus du double du résultat enregistré. C’est là une perte énorme qui a gravement nui à la crois-sance de l’Afrique. En même temps, les crises en Asie et sur d’autres marchés émergents, du milieu à la fin des années 90, ont mis à l’ar-rière plan les avantages des économies ouvertes et libéra-lisées, focalisant l’attention sur les risques inhérents à une économie mondiale de plus en plus intégrée. Les détracteurs de la mondialisation ont essayé de faire porter à celle-ci la plus large part de responsabilité pour la persistance de la pauvreté dans le monde, y compris en Afrique. Les diri-geants des pays, d’Afrique et d’ailleurs, qui ne sont pas en-core pleinement intégrés dans l’économie mondiale peuvent
Finances e 2001& Développement / Décembr31