Économie créative dans les Bouches du Rhône - en 2012

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Économie créative dans les BdR en 2012 Une étude réalisée avec le soutien du Mars 2013 Sommaire Contexte et objectifs P03 P04 Champs de l’étude P08 L ’économie créative dans le monde, en Europe et en France P33 L ’économie créative dans les BdR - chiffres clés et tendances P39 L ’économie créative dans les BdR - zoom par segment Les BdR : un écosystème complet pour le développement de l’économie P55 créative Analyse SWOT & propositions d’actions P67 P2 Contexte & objectifs de l ’étude Marseille Provence est un territoire créatif ainsi qu’une terre de festivals. Il sera durablement marqué par l’année 2013 avec l’inauguration de nouveaux lieux dédiés à la culture qui vont transformer les paysages urbains : Musées, salles de concert, espaces d’exposition, ateliers d’artistes, friches industrielles … à Marseille, Arles, Aix, La Ciotat, Aubagne. Plusieurs pays anglo-saxons s’intéressent à la mise en place de dispositifs de promotion en faveur des activités créatives, dont la présence sur un territoire est considérée comme une condition nécessaire à la production d’innovations. L’économie créative apparaît dans ce contexte comme un facteur d’attractivité pour le territoire. Cette économie créative s’est constitué autour des activités culturelles et artistiques et son essor a été favorisé par les technologies numériques .

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Économie créative dans les BdR en 2012
Une étude réalisée avec le soutien du
Mars 2013
Sommaire
Contexte et objectifs Champs de l’étude L ’économie créative dans le monde, en Europe et en France L ’économie créative dans les BdR - chiffres clés et tendances L ’économie créative dans les BdR - zoom par segment Les BdR : un écosystème complet pour le développement de l’économie créative Analyse SWOT & propositions d’actions
P2
P03 P04 P08
P33 P39
P55
P67
Contexte & objectifs de l ’étude
Marseille Provence est un territoire créatif ainsi qu’une terre de festivals. Il sera durablement marqué par l’année 2013 avec l’inauguration de nouveaux lieux dédiés à la culture qui vont transformer les paysages urbains : Musées, salles de concert, espaces d’exposition, ateliers d’artistes, friches industrielles … à Marseille, Arles, Aix, La Ciotat, Aubagne.
Plusieurs pays anglo-saxons s’intéressent à la mise en place de dispositifs de promotion en faveur des activités créatives, dont la présence sur un territoire est considérée comme une condition nécessaire à la production d’innovations. L’économie créative apparaît dans ce contexte comme un facteur d’attractivité pour le territoire. Cette économie créative s’est constitué autour des activités culturelles et artistiques et son essor a été favorisé par les technologies numériques .
Son poids économique n’a jamais été mesuré dans le département et l’évaluation de celui-ci préalablement à l’année 2013 apparaît intéressante pour constater, au travers des résultats de cette étude, les effets d’entraînements de la manifestation sur ce secteur.
Les objectifs de cette étude sont de : Mesurer le poids économique des activités créatives dans le département (nombre d’acteurs, emplois, chiffre daffaires) Comparer le poids de celles-ci avec d’autres secteurs d’activités et d’autres départements français Mettre en perspectives les spécificités du département Proposer des actions de soutien à ce secteur en émergence
P3
Champs de l ’étude - De quoi parle-t ’on ? Économie créative
Arts & spectacle vivant Spectacle vivant, arts plastiques, photo
Spectacle diffusé Cinéma, radio, TV, video, musique (disques) Patrimoine Musées, bibliothèques, sites et monuments historiques Architecture
Livre & presse Imprimerie, pré-presse et reliure Édition de livres, journaux, revues Agences de presse et services d'information Commerce de livres, journaux et papeterie
Le secteur de la culture (pointillé bleu)
P4
+
Mode Textile, chaussures , bijoux, lunettes
Communication, Design, Marketing et Publicité R&D en sciences humaines et sociales Agences de communication & régies , Études de marché et sondages, Agences de design
Jeux video & logiciels Édition de jeux & logiciels , programmation informatique et portails internet
64 codes NAF répartis dans 7 secteurs d ’activités
Le secteur créatif (pointillé gris) La culture devient un « input » (accélérateur) dans la production de biens non culturels. La créativité et les ressources culturelles sont considérées comme des consommations intermédiaires au cours du processus de production dans les secteurs non culturels, et comme sources d’innovation.
L ’économie créative dans le monde, en Europe et en France
P5
Une prise de conscience institutionnelle de l’effet de levier des activités crDéepauist lievebuts  dessuanr els 2é00c0,oplunsieoursmpayiseeuropéens, nota t mmen le royaume-Uni suivi par d ’autres pays nordiques, mais également des institutions internationales (CNUCED, commission européenne, OCDE) ont conduit des études relatives aux industries créatives afin d’exploiter au mieux ce potentiel.
Ces études s ’intéressent aux liens entre créativité et économie de la connaissance et aux potentialités offertes par les industries créatives pour la croissance et l ’emploi des territoires. Le lien entre culture industries créatives et innovation permettrait de répandre dans l ’ensemble de l ’économie de nouveaux process de travail avec des logiques de gestion de projet et de transversalité.
Au niveau mondial, la CNUCED montre que l ’économie créative est un secteur d ’activité plus résistant aux chocs de la crise économique mondiale que les industries manufacturières traditionnelles. Les exportations mondiales de biens et services créatifs ont plus que doublé de 2002 à 2008 et avoisinent les 600 milliards de $ US. Malgré une réduction de 12% du commerce mondial en 2008, les échanges mondiaux de biens et services créatifs ont continué de progresser à taux annuel moyen de 14%.
Sources : Rapport sur l ’économie créative, 2010 CNUCED Les industries créatives et l ’économie créative dans les rapports officiels européens - Mai 2010 - DEPS -ministère de la culture et de la communication
Un secteur économique plus dynamique que le reste de l ’économie en Europe CA 2003 : Plus de 654 Mrds €Le CA du secteur représente 2,5 fois celui de l’industrie automobile Contribution au PNB : 2,6 % en 2003 estla même année (271 Mrds €). Sa contribution dans l ’économie significative : elle est légèrement supérieure à celle de l’industrie C1r9o,i7s s%a necnet rgel o1b9a9l9e  edt e2 l0a 0V3A du secteur :chimique, du caoutchouc et du plastique la même année (2,3 %). Sa En 2004 : 5,8 millions de sa,lariésle reste de l ’économie. Sonvaleur ajoutée progresse 2 fois plus que emploi progresse (+1,85%) alors qu ’il décroît en 2002 - 2004. (3,1 % des emplois totaux dans l’UE25). Les produits culturels nourrissent et se nourrissent essentiellement d’une audience locale, de ses langues et cultures. La production de "Europes  screectaetiuvres "c: rNéaotuifvse eatu  cpurlotugrrealmsme de soutienbiens et services culturels n’a donc pas encore délocalisée vers ddae n2s0 l1e4 européens à partir moins développé que dans estd’autres continents. L ’« off-shoring » Une aide financière accrue pour que les artistes et les professionnelsd’autres secteurs économiques (et ce même au niveau ddee hloar s cduel tlueruer s dfréovnetlioèprpese nnta tiloeunrasl esc;ompétences et travaillent enmanufacturier). Quand il y a perte d’emplois, elle résulte plus de la Des financements pour des activités culturelles transnationalesrestructuration de secteurs en crise, par exemple en raison de Doregs anpirsoégersa emntmrees  Étdaet s somuetimebnr easd eatp taévse ca duex s bpeasyosi tnise rssp;écifiquedsnouvelles formes de distribution et de l’émergence de nouveaux secteurs de laudiovisuel et de la culture dans lUnion européensn e;emodèles d’affaires, que d’une délocalisation des emplois. Des facilités d'accès aux capitaux privés, grâce à des garanties susceptibles de générer plus d'un milliard € sous forme de prêtsAinsi, l’Europe étant un producteur important de biens et services cUunl turreen feotr dcee lmae cnrté adtie oln';expertise bancaire dans les secteurs de laculturels dans le monde, l’Europe a décidé d'investir davantage dans Un soutien à la compétitivité de l’Europe dans les domaines culturella culture et la création notamment au travers du programme leitn gcuiinsétimquateo egtr cauplhtiuqruelel,e .conjugué à la préservation de la diversité«Europe créative» . Sources : L’économie de la culture en Europe - 2006 ; La dimension entrepreneuriale des industries culturelles et créatives - 2011 KEA
P7
Un secteur qui s’exporte us de 918 000 salariés és e ative relève de plusieurs administrationsLe soutien à l ’  ance en 2010 hors inteprrmivittencneiluqse .pbue :créoOmni etréocuovn > les grands ministères : MAEE, MCC, MINEFI. 6% des emplois privés nationaux> les opérateurs issus de ces ministères, Institut français et UbiFrance notamment. > les professionnels des secteurs concernés, notamment par le biais de % des exportations totales françaisescertains organismes spécialisés (Bureau international de l’édition française, u s2 0d0e9 20 Mrds Bureau export de la musique française, Unifrance Films)...
Pl Fr 5, 5 en Pl
Top 5 des pays destinataires des produits culturels et créatifs en valeur Allemagne Italie Espagne Belgique Royaume-Uni Etats-Unis Pays bas Suisse Chine
A cet enjeu économique s’ajoute celui du rayonnement de la France à l’étranger, soutenu par la diplomatie d’influence promue par le ministère des Affaires étrangères en coopération avec l’Institut français et le réseau culturel français à l’étranger.
Des exportations concentrées : 5 pays concentrent les 3/4 des exportations. Les exportations se concentrent vers les pays les plus proches et les plus gros marchés. Un petit nombre de pays amateurs de produits culturels français (exports des ICC rapporté aux exports tous secteurs confondus) : Le Canada, le Maroc, la Suisse, la Belgique et le Luxembourg. L’Europe représente en 2009 le premier marché d’export pour le cinéma (59,4%), la musique (73%), l’audiovisuel (73,5%) et le livre (58,4%).
P8Sources : PôMinistère Des Affaires Étrangères Et Européennes - 2011le Emploi - Étude sur la place des industries culturelles et créatives françaises à l’étranger -
P9
Arts & spectacle vivant
Spectacle vivant : une grande vitalité culturelle et économique2>0L1e2 :ministère de la Culture et de la Communicationdénombre en France en 5 théâtres nationaux, 39 centres dramatiques nationaux et régionaux,69 Création27s6s iegnpaevnoc seeénnoitnes, onalscèn108 sècaniten sul Cretut enim ètsid eral entionnées par lehtâértlases buev Compagnies com de la Communication (27,1 millions €). 25 orchestres de l’Association française des orchestres, Diffusion19 centres chorégraphiques nationaux, 258 compagnies chorégraphiques subventionnées.
Programmateurs
Prestataires de services techniques
> On compte également500 théâtres de villes, 50 théâtres privés, 69 scènes nationales et 700 scènes conventionnées qui diffusent les créations. On distingue plusieurs types de programmateurs : Des entreprises privées dont le cœur de métier est de diffuser des spectacles Des lieux dédiés au spectacle vivant gérés le plus souvent par des associations Des diffuseurs occasionnels tels que les collectivités locales , comité des fêtes ou municipalités à titre occasionnel...
Spectateur = client final > La prestation de services techniques s’est développée sous l ’effet notamment de la croissance de la production de spectacles de variétés et de festivals dans les années 80, l’effritement de l'emploi permanent du personnel technique dans les lieux de spectacle. Ce développement s'est accompagné de la création d'un dispositif réglementant l'activité : pour être considérée comme entreprise de prestation de services dans le spectacle et être autorisé à employer des intermittents, les entreprises doivent posséder un Label délivré par une Commission spécifique : on en compte 400 en France. P10
Spectacle vivant : de profondes restructurations liées à la crise du disque
L'économie du spectacle vivant repose largement sur la subvention des pouvoirs publics, sur la billetterie et, dans une moindre mesure, sur des dispositifs de financement public indirect passant par des organismes et mécanismes collectifs de redistribution (Centre National des Variétés, Association de soutien du théâtre privé ...) ou par des dispositifs d'origine fiscale (allègements fiscaux, mécénat…). Le régime spécifique d’assurance chômage concourt également à la viabilité économique de ce secteur (voir page suivante).
Des mouvements capitalistiques de la part des majors du disque dans la production et la diffusion : touchées par l’effondrement des ventes de disques, elles se sont en effet positionnées dans le secteur via des rachats, à la recherche de nouveaux relais de croissance : Warner Music avec Jean-Claude Camus et Nous Productions, Sony Music avec Arachnée Productions, Universal Music avec l’Olympia et le Sentier des Halles.
Parallèlement à l ’arrivée de ces nouveaux acteurs, on observe des mouvements d'intégration de la part des principaux « pure players » du spectacle vivant : Live Nation (leader mondial dans la production de concerts) ou Stage Entertainment (spécialisé dans les comédies musicales) cherchent à contrôler l'ensemble de la filière, de la production à la gestion de salles en passant par la billetterie.
3 enjeux dans le spectacle vivant en France: > Faire face à la baisse des subventions publiques,  > Trouver d ’autres relais de croissance que la hausse des prix et repenser son modèle économique : la création de valeur (pour les opérateurs mais aussi pour les artistes) a en effet migré de la musique enregistrée vers le spectacle vivant et la gestion d'artistes (activités complémentaires et interdépendantes).
P11Ministère de la culture et de la communicationSources : Xerfi,