Lta lem taerrqruiteo ire
e

Les entreprises face à leur empreinte sociale

Une étude inédite d’Accenture
conduite en partenariat avec l’institut CSA

2 | La marque et le territoire

Entre conviction et mesure, un large champ d’actions

Mesurer, oui… mais avec mesure

7

21

L’empreinte sociale rejoint le cœur des priorités d’entreprise

4

6

Préambule de Christian Nibourel

Remerciements

Perspectives

29

14

La raison de cette étude

34

Sommaire

3

Préambule de Christian Nibou

Christian Nibourel
Président d’Accenture France et Benelux

4 | La marque et le territoire

En préambule
Nous pouvons traverser nos vies sans jaDmeapius is plusieurs années, Accenture se dirigeants qui souhaitent disposer d-’indica
nous interroger sur le sens de nos actes.p ose la question de son empreinte sociatleu.rs pour quantifier l’impact de ce nouveau
En tant qu’entreprise de services, quellecsontinent immatériel avant de l’intégrer
Nous pouvons produire de la valeur- (finianégattr surles andn ésio cohal rus s uon-snoçeerrrepxssi .ceeeeindl ue’ftn
cière) sans jamais envisager celle-ci danssociale, l’employabilité, le développement
une perspective plus large, celle des valdeeusr sc ompétences, la diversité, la dynamique
(humaines) que nos entreprises contribueenntrt epreneuriale, l’éthique des affaires, le
à créer ou transformer, mais aussi à altépraerrt, age de la valeur créée... ? Comment
voire détruire. alimentons-nous ces champs d’actions qui

rejaillissent sur une société et un pays tout
uQnuee ennoturse perni sseo ymoanrsq uceo ndsec iseonnt se omup rneoinn,t ee ntier ? Agissons-nous de façon à créer « Notre optique est
une énergie positive, une empreinte sociale
durable et bénéfique à l’intérêt général ?
l’environnement (réel et symbolique) danscelle d’une « société de
lloeau q vuineeo ln d,ee ls lseo enss ’ iasncastlicaorrinit é. asQ ,u ucneo itnrmaopiutasac nlt’ tadssi, rsceulciemt nisotusnNr soe u s avons souhaité partager ces- interrlloérêsa inri-ts prgveon c, »ceenqa snadel elleu
gations avec d’autres grandes entreprisest
et avec elles la ligne de crête quiexplorer
partenaires, mais aussi sur les bassins dseépare ou relie - conviction et mesure.v és et publics deviennent
sviees obùu rseoanut xi, mcpelnatnrteéss dsee sr escièhgeercs hseo, ciuasiunxCe, os,n viction de certains dirigeants pour qcuiomplémentaires, dans le
l’empreinte sociale est le devenir naturerledes
entrepôts… Ce que nous définissons l’entreprise, quand transformation accéléréepect des personnes, des
eccôontvméirsmo dnee ns esoemns e «en etmamlperpser.ie nitnetse ésoccoinaolem »i,q uaeusx e et t adaptation permanente sont devenuetsm elaar icla tossee »cé sed ,seriotirndharcs ieomon
règle dans notre monde. Mesure d’autreses.

Qu’ils soient plutôt « cerveau droit », Il est temps de créer une « conspiration
mus par l’intuition, ou plutôt « cerveau positive » d’êtres de bonne volonté qui
gauche », guidés par la raison, ces dirigeler nsaeasé ps tdntdesinogatna xuaf s tsnenme
alimentent une réflexion qui nous sembleen tretenus par les tenants comme l-es oppo
déterminante dans l’équilibre à trouver sants du tout économique. Cette ét-ude iné
entre la valeur travail, la valeur sociale, dliat e témoigne de notre volonté d’ancrer peu
valeur humaine et la valeur financière. Cà hpeezu ce nouveau champ des possibles dan
Accenture, nous envisageons cela comlmees consciences comme dans la réalité.
une « société de la convergence » - que le
LH Forum appelle « économie positive »C*h-,r istian Nibourel
dans laquelle les intérêts privés et publiPcrsésident d’Accenture France et Benelux
deviennent complémentaires, dans le respect
* Dans le cadre du LH Forum (www.lh-forum.com), le président de
des personnes, des territoires, des éconlaoRmépiueblisq ue a confié à Jacques Attali une mission sur l’économie
positive. Celle-ci se fonde sur un changement de paradigme, une
marchandes et sociales.vision nouvelle des rapports entre les êtres. Elle repose sur l’idée que
l’altruisme peut être un moteur de l’activité humaine s’il est encouragé.
Elle valorise la prise en compte de l’autre, passé, présent et à venir
plutôt que la satisfaction immédiate des intérêts individuels de court
Nous faisons ce choix en nous fondantterme, les relations plutôt que les transactions. Elle ne considère pas
sur des convictions que nous étayons de
notre planète comme un moyen, un ensemble de ressources à dispositio
nouveaux instruments de mesure** Noduess humains, mais comme une fin. Elle s’appuie sur les échanges, les
.individus, entre structures, les projets communs,interconnections entre
l’ouverture aux autres.
aspirons ainsi à définir un nouveau modèle
et de nouveaux comportements, en pos’l*aSEE *nSntE a étureccenC, A etad ueirenprrent’e ldet utitsnI’l ceva naboratio en coll210,2 tur investissemenruet ed oters rubola uréinn cadi
un regard élargi sur ce qui fonde lasocial (SROI).
valeur de nos entreprises, de nos vies
professionnelles et personnelles.

5

La raison de cette étude

Accenture souhaitait analyser commenSt Tailleecteur d’activit des entreprises interrogNeutre
l’empreinte sociale est interprété-e, appréNombre de salariés en Franceleel, e une réé ruelavuqimonoc A, l’entreprisee ts« p saisev» Qu dnase Cgé tà la
ehnetnrdeéperi seet s mfirsaen çeani sœesu.v Irl es ’daagniss slaeist, gprlauns de(tous sites confondus)ns csaher herc ritte eàunqetls méè’onceyrsi c
•p rRécéiusnéirm deents, edxee :mples concrets de bonnes40% 37%Plus 5 000 salariésrend possible.
pratiques dans ce domaine.Industrie60%Entre 1 000 et 5 000 salariés 42%N ative
• Cdeosm ipnriteinatdirvee sd amniss eqsu eelnl ep lmacees uerset l’mimespuarcétServices 16%Entre 500 et 1 000 salariésaudQéaopge visionte unpeires ,’lnert t. pdufiroimre etsuoc t tr A àurieérup sste C dn
et considéré comme un élément de 5%Moins de 500 salariésElle produit des externalités négatives,
performance.
exploite plus son écosystème qu’elle ne
succès our
• Iadsesnutriefire lre l edsé fvaeclotepupres mcleénst dete la pére nSponuirtcée : Etude Accenture sur l’Empreinte Sociale, 2013contribue à son développement.
de ces initiatives.c : uqahne epertNB.. tl ruofrenamrdee dis ns’eblemc uoevtremsnoisnes erporp as a esiriaoc steinremp e sov aap t’nele re pà êtion ca-t
Cette étude a été menée par l’institut CDSAéfinitionexemple, l’emploi, les conditions de epar cette notion. s
entre la mi-janvier et la mi-juillet 20-13 au travail et d’évolution professionnelle,
près de cent cadres dirigeants et memLb’reaiels conietpmers brée uticlaip ismqlé’aei enltesmecrréce pm oratelnsiol ress
de comités de direction d’entreprises ednes politiques sociales d’une entrepriseavec les fournisseurs, le tutorat de
France. 26 entretiens d’une heure ont éstuér ses employés, ses partenaires (donjteunes ou d’entrepreneurs. Il en résulte
réalisés en face à face, complétés par 7s4e s sous-traitants) et sur la société dantsr ois catégories d’empreinte sociale.
interviews téléphoniques d’une vingtainsoe n ensemble. Posi ivToutes les citations, qui figurent
de minutes, auprès de dirigeants, directeurst e
des ressources humaines, directeur-s duL ’edémpreinte sociale d’une entreprise esQt uand A est supérieur à C, c’est l’entredprainses cette brochure, sont extraites
velo dSéEfi.nie par l’écart entre les captations (C)
ppement durable et responsables Rde l’entreprise sur son écosystème et les« so pno lélicnoissyasttriècme e»,, aqsusi uernarnitc hài te lelte -femrêtilmisee àdaeifnsascie rtneitec snudnoits en face ep ral i’snitutCSt auA èspr
apports (A) à ce même écosystème - paqru ’à la société une prospérité à long tedrmese .dirigeants

6 | La marque et le territoire

rejoint le
1cuœ rrités d’des priome’Lecpirsoeen tarleipre nt

7

1 | L’empreinte sociale rejoint le cœur des priorités d’entreprise
L’essentiel

Que certains dirigeants la contestent ouT rois critères influent sur le rapport qu’une
la désignent sous d’autres termes entreprise entretient avec son empreinte
(« contribution sociale », « valeur socialseo »ci),a le. En premier lieu, sa taille et son
l’empreinte sociale s’est rapidement farita yon d’implantation (national, in-terna
une place dans les enjeux stratégiquestional). Certaines PME relativisent ainsi
d’entreprise. Et son champ d’influence lespt rincipe d’empreinte sociale, qui leur
appelé à s’étendre fortement à court tesremeb.le davantage réservé aux grands
Certaines entreprises en font un élémegnrtoupes. Cela s’explique principalement
stratégique de leur développement et par une différence de moyens. Second
de leur posture identitaire, convaincuesfacteur : la culture d’entreprise, qui peut
qu’une société (privée) ne peut croître sensibiliser à certaines initiatives sociales
durablement que si la société (civile) par exemple la formation en alternance
progresse et s’enrichit elle aussi. dans les entreprises de culture germanique.
Enfin, le secteur d’activité : certaine-s entre
D’autres sont pragmatiques, utilisant cep rises y voient un moyen de corriger une
levier de façon ponctuelle et ciblée, enpyerception négative de leur marque et de
voyant un moyen de doter l’entreprise lde’urns produits. Dans les produits et services
« supplément d’âme ». Elles cantonnendt’utilité publique (transports, énergie,
leur action à l’interne, estimant que toucto cme munications, eau), l’empreinte sociale
qui se passe en dehors de leurs murs reussbattntsc nol’activiielle à l.èét ve
de la puissance publique.

8 | La marque et le territoire

1 | L’empreinte sociale rejoint le cœur des priorités d’entreprise
Centre d’attention

49 % : une entreprise sur deux place Cette proportion a été multipliée par-tlia tceullmenet un1 ,0llheéce à 1dee énnod esnu rus eRpénoprEmL’se elaicoS etnie
l’empreinte sociale en tête de liste de deux en trois ans, attestant la rapide Socinte estiale01| sujpemte riLde En’téifimoc p emroiraiit dres antrvo enoc édis eér
ses sujets d’action et de réflexion montée en puissance de ce thème danesntreprise ou plutôt périphérique ? comme un sujet identifié comme tout à
l’agenda stratégique des entreprises.fait prioritaire
« Les affaires se composent deEn repensant aux évolutions qui ont pu1 | L’Empreinte Sociale est considérée

trois leviers : la finance, la « La seule façon de créer quelquse e mmco snneé eàs taunoitè rt edjeurs d ensusruoc ua eriudor piphériqufait pére
stratégie et l’humain. S’il fallait chose de beau, de bien, de durabdlaen s votre entreprise, quelle aurait été
les pondérer, la finance et la avec des hommes et des femmevso,tre réponse il y a 3 ans ?
stratégie représentent chacune c’est de s’inscrire dans ce que
10 % à 15 % ; le reste, c’est de j’appelle une spirale de confiance.
l’humain, du managérial. »eOnn geasgt epmaeyné t,e nq urie rtaoumr èdnee cdeet la Importance de l’Empreinte Sociale
productivité, de la qualité. »Il y a 3 ans

Actuellement

20%

3%

Périphérique (1-3)

54%

48%

Moyen (4-7)

Source: Etude Accenture sur l’Empreinte Sociale, 2013

26%

49%

Prioritaire (8-10)

9

1 | L’empreinte sociale rejoint le cœur des priorités d’entreprise
Phénomène ascendant

Cette dynamique est appelée à se renfoSracnesr que les difficultés économiques Le contexte actuel est plutôt de nature « La crise a créé de
selon 85 % des dirigeants interrogés. viennent freiner les initiatives liées à à consolider les initiatives relevant de
l’empreinte sociale. l’empreinte sociale. Un point de vue quin ouvelles donnes,
notamment plus de
découle naturellement de la conviction
que ces démarches favorisent la cohésion,
Prévoyez-vous que l’Empreinte SocialeQuel est selon vous l’impact du contexltae confiance et la performance.besoins collectifs. »
devienne dans votre entreprise un sujeétconomique actuel sur le lancement/la

plus important à court terme ? mise en place des initiatives en matière
d’Empreinte Sociale par les entreprises ?

Certainement

Probablement

Probablement pas

35%

50%

85%

13%

71%

ertainement pas1% Impact neutreImpact négatif (1-3) (4-7)
Source: Etude Accenture sur l’Empreinte Sociale, 2013 Source: Etude Accenture sur l’Em 13

10 | La marque et le territoire

16%

Impact positif (8-10)