Stratégie Internet n° 138 - janv 2010
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Tous les mois, l’essentiel de l’Internet : des informations et des conseils pour les dirigeants.

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Publié le 07 juin 2012
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Langue Français

Exrait

Santé sur Internet : les voies d’amélioration
Seul un site de santé sur cinq répond à toutes les interrogations des internautes, selon une étude Benchmark Group qui détaille les meilleures pratiques.
étude Santé sur Internet de Benchmark L Group estime que 8 internautes sur 10 visitent un site de santé afin d’y rechercher des informa tions autour d’une maladie. Internet permet de se renseigner sur la pathologie (symptômes, réac tions de l’organisme, évolutions possibles…) soit pour préparer une visite chez le médecin, soit pour approfondir le sujet après la consultation. Cependant les sites n’exploitent pas encore tout le potentiel d’Internet et cela commence dès la page d’accueil. En effet, les sites Internet de santé utilisent des modes d’accès en page d’accueil assez différents d’un acteur à l’autre. Seuls 13 % des sites combi nent au moins deux types d’accès. Les sites de pathologies et thématiques sont 61 % à opter pour l’entrée descriptive, les sites de laboratoires choisissent l’entrée par produits à seulement 20 %. L’entrée par besoin (utilisée indifférem ment par tout type de site) est retenue à 30 %, l’entrée par symptôme à 28 %. Néanmoins, les sites de santé grand public utili sent encore couramment un menu général mêlant des contenus de nature différente avec des services et des informations sur l’entreprise, voire avec des informations institutionnelles. Cela est de nature à désorienter les internautes. Dans l’idéal, il convient de regrouper au sein d’un menu des informations de même nature ou d’or ganiser les rubriques selon la même logique, quitte à utiliser plusieurs menus.
Recherche Plus de six sites sur dix disposent d’un moteur de recherche. Son existence simplifie la navigation lorsque les contenus éditoriaux du site sont conséquents. C’est notamment le cas sur les sites d’organismes publics (Ameli.fr, Hopital.fr…), sur les sites d’associations d’information et de pré vention (Sida Info Service, eCancer…) ainsi que
sur les sites généralistes de laboratoires (Santea.com, AstraZeneca…). Les moteurs de la grande majorité des sites de santé analysés per mettent de rechercher des contenus éditoriaux et des actualités (conseils, définitions, informations pédagogiques…). Mais quelques sites renvoient également vers des informations sur les produits. Tous les sites disposant d’un moteur de recherche le présentent systématiquement en page d’ac cueil. Le fait de pouvoir réaliser une recherche rapide sur n’importe quelle page du site est ergo nomique. Pour optimiser la visibilité du moteur de recherche, il est préférable de le positionner à proximité du menu général ou en haut de la page. Dans ce dernier cas, il est courant de trouver le moteur de recherche sur le côté droit des pages. Malgré la richesse de certains sites de santé en matière de contenu éditorial, la performance des moteurs de recherche est souvent insuffisante pour accéder rapidement aux informations perti nentes.
N°138
Janvier 2010
SOMMAIRE
EnquêteP. 3 eAdministration : ce qu’attendent les internautes
AnalyseP. 4 Tourisme en ligne : les clés de la consolidation
Conseil Bien gérer ses coupons de réduction
P. 5
ChiffreP. 6 Réseaux sociaux : la donne française Tableau de bord
Juridique Validité des dispositifs d’alerte professionnelle A lire... / Carnet
P. 7
ActualitéP. 8 Finance, MarketingPublicité, eCommerce, Innovations Nouveaux services : l’essentiel des informations sur le Net Evénements
Une publication
Stratégie Internet n° 138  Janvier 2010
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Méthodologie Cette étude repose sur une analyse du contenu et de la performance de 40 sites et sur l’exploitation des résultats d’une enquête en ligne auprès de 305 utilisateurs de sites de santé.
Etude
Santé sur Internet Edition 2009 www.benchmark.fr
En couverture
Les moteurs proposés restent souvent basiques et aucun module de filtre ou de tri n’est proposé pour affiner une requête. Face au nombre par fois conséquent de résultats, l’internaute dérouté risque d’interrompre sa visite.
Fiabilité et compréhension Un site de santé sur quatre présente une certifi cation HON, la norme de qualité des informa tions en matière de santé sur Internet. Elle garantit notamment : le respect de la confiden tialité des patients, l’indication de la qualifica tion des rédacteurs, la complémentarité du site (et non substitution) dans la relation médecin patient… Certains sites s’appuient sur d’autres solutions pour garantir la fiabilité des informa tions fournies : prise de parole de médecins, mise en place d’une charte éthique, distinctions diverses... En plus de sa certification HON Code, Sida Info Service a mis en place sa propre charte éthique présentant les objectifs du site et les règles de fonctionnement (respect de l’anonymat, du non jugement…). Ces règles régissent l’association dans son ensemble et pas uniquement le site Internet. Quelques sites (Institut Upsa de la Douleur, Atherothrombose.org…) présentent des distinc tions reçues. Mais mal connues du grand public, leur intérêt est plus limité. Le site Vivrepositif.fr met en avant un lien vers un éditorial rédigé par un professeur. Cet éditorial (ou son chapeau)
pourrait être affiché directement sur la page d’accueil. Les démarches éditoriales favorisant la compré hension sont assez hétérogènes dans le secteur de la santé. Mais surtout elles n’exploitent pas suffisamment les opportunités liées au média Internet (interfaces riches, animations, diapora mas…) contrairement au secteur de la banque ou de l’assurance par exemple. Quelque 62 % des sites étudiés a adopté un dis cours grand public, didactique et simple. Mais seulement 45 % des sites disposent d’un glossai re ou d’un lexique. La vulgarisation passe non seulement par l’adoption d’un vocabulaire adap té, issu le plus possible du langage courant mais aussi par la présence d’animations, de schémas, graphiques… 40 % des sites agrémentent leurs informations santé de planches anatomiques, de schémas et de photographies. En revanche, ils ne sont que 13 % à mettre en ligne des animations et vidéos explicatives en complément des informations sur les maladies. A noter que trois sites proposent des parties réservées aux enfants particulièrement intéres santes : mondiabete.net, France Alzheimer et pandemiegrippale.gouv.fr.
Diagnostics et conseils Plus d’un tiers des sites de santé mettent à la dis position de leurs utilisateurs des aides ainsi que des diagnostics personnalisés. Près d’un site sur cinq propose aux internautes des outils de suivi tels que des carnets pour les diabétiques, des calendriers vaccinaux… Ils sont majoritairement téléchargeables directement sur le site. Voici les principaux types de services de diagnostic per sonnalisés sur les sites de santé :  Envoi de questions à une équipe médicale qui répond dans un délai donné (48 h par exemple) ;  Consignes d’automédication selon les symp tômes décris ;  Diagnostic maladie par rapport aux facteurs de risque du patient (cancérologie, ophtalmologie, maladie cardiovasculaire…) ;  Règles et conseils concernant la vaccination ;  Calcul de l’IMC, détermination du phototype… ;  Aide à l’aménagement d’intérieur et conseils pour la vie quotidienne selon les symptômes des patients (maison virtuelle).
Tous les mois, l’essentiel de l’Internet : des informations et des conseils pour les dirigeants d’entreprise (direction générale, direction de la communication, direction marketing, direction commerciale, direction des systèmes d’information...)
Edité parBenchmark Group,www.strategieinternet.com,69/71 Avenue Pierre Grenier 92517 BoulogneBillancourt. Téléphone : 01 47 79 50 00  Fax : 01 47 79 50 01. PDG/directeur de la publication : Corinne Delaporte.Steinmann (benchsi@benchmark.fr), FrantzRédaction : Alain Grenier, Benoît Méli, Agnès Le Gonidec, Flore Fauconnier. Flashage/impression : Imprimerie Chauveau, 2426 rue de l’Industrie  Courbevoie (92), 01 47 82 32 32.Dépôt légal : Janvier 2010 ; ISSN : 12709301. Prix du numéro : 49 euros. Prix de l’abonnement annuel (10 numéros : France 460 euros / Etranger 490 euros). Copyright :toute reproduction même partielle, par quelque procédé que ce soit, du contenu de la revue, est inter dite par la loi du 11/3/1957 sans l’autorisation écrite préalable de la direction de la revue. © Benchmark Group.
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Stratégie Internet n° 138  Janvier 2010
eAdministration les internautes
Les usagers de services publics veulent avant tout pouvoir préparer ou réaliser leurs démarches en ligne. Et regrettent de ne pas trouver facilement réponse à leurs questions.
elon une enquête réalisée par Benchmark S Group auprès de 845 internautes, Internet a la cote pour réaliser des démarches administra tives. En effet, 61 % des personnes interrogées utilisent le canal Web, 28 % le guichet, 28 % l’email, 25 % le téléphone et 17 % le courrier (le total est supérieur à 100 % car plusieurs réponses étaient possibles). Plus en détail, lorsqu’on leur demande à quelle occasion ils se rendent sur le site d’une adminis tration les internautes sont 78 % à répondre qu’ils souhaitent se renseigner sur une démarche (déterminer les documents nécessaires par exemple), 73 % sont à la recherche d’informa tions pratiques et 71 % veulent y réaliser leurs démarches. En revanche, ils ne sont que 21 % à vouloir accéder à des services en ligne, 18 % à vouloir s’informer de l’actualité d’un service public et 6 % à vouloir rentrer en contact avec un élu. Lorsqu’on leur demande de juger l’utilité des services proposés sur les sites d’administrations, les internautes sont une majorité à trouver “indispensables” la possibilité de gérer les démarches en ligne (57 %) mais également de consulter les archives de leurs déclarations et paiements sans limitation de durée (56 %). A noter que la demande est très forte sur ces deux éléments car seulement 8 % des internautes considèrent le premier secondaire ou inutile et 9 % pour le second. Le fait de disposer d’un point d’accès unique pour l’ensemble des documents est lui aussi jugé important : 45 % des internautes le trouvent indispensable et 43 % utile. 12 % le jugent secondaire ou inutile. Enfin, la possibilité d’en trer en contact avec un conseiller par webcam n’intéresse pas les internautes. Seulement 22 % la jugent indispensable ou utile contre 42 % secondaire et 36 % inutile. Jugement sévère Si les internautes sont en demande de services, ils ne semblent pas encore obtenir satisfaction
Enquête
: ce qu’attendent
sur la qualité des sites Internet des administra tions. Ils sont une majorité (55 %) à trouver médiocre la possibilité d’entrer en contact avec un conseiller. Mais près d’un utilisateur sur trois juge aussi sévèrement la facilité de trouver une information, la rapidité des réponses et même la qualité des réponses sur Internet. Le besoin d’information semble essentiel. Ainsi, 94 % des internautes interrogés souhaiteraient être informés en temps réel lorsqu’un document peut être retiré (avec une proportion notable de répondants préférant le SMS à l’email), 80 % au moment du versement d’une allocation, 77 % sur les évènements de leur ville ou région. En revanche ils sont plus d’un tiers à ne pas souhai ter de rappels à participer à une élection. Les internautes sont également très sceptiques sur les services contributifs qui pourraient être installés par les sites d’administrations. 68 % trouvent secondaire ou inutile de pouvoir engager un dialogue avec une administration ou une collectivité locale via les réseaux sociaux, 62 % portent le même jugement sur la possibili té d’interroger des élus via un chat, 57 % sur la possibilité d’être mis en relation avec d’autres personnes de leur quartier, 54 % sur le fait de participer à un débat entre internautes sur un projet d’une administration. Seul point proposé à recueillir un assentiment positif (13 % le jugent indispensable, 65 % utile) : donner son opinion grâce à des sondages en ligne.
Méthodologie Enquête Benchmark Group menée auprès de 845 internautes utilisateurs de sites publics. Les répondants n’ont pas été rémunérés pour leur participation.
Formation Comprendre et gagner les marchés publics 10  11 mai 2010 www.benchmark.fr
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Formations Tourisme : concevoir un site attractif et efficace 4  5 mai 2010
Tourisme : améliorer l’efficacité commerciale de son site 6 mai 2010
Webmarketing et etourisme 7 mai 2010
www.benchmark.fr
Analyse
Tourisme en ligne : les clés de la consolidation
Une étude européenne de PWC dresse le bilan du secteur et des recompositions des pro chaines années.
elon PricewaterhouseCoopers, le secteur du S voyage a connu en 2009 une récession d’envi ron 10 %. Mais les voyagistes en ligne ont réussi à finir l’année sur une note équilibrée avec une croissance d’environ 1 %, à 68 milliards d’euros de chiffre d’affaires. En comparaison, le chiffre d’affaires réalisé offline est estimé à 146 mil liards d’euros, en baisse de 14 %. Le cabinet d’études prévoit une croissance annuelle de 15 % des ventes en ligne alors que cellesci représentent déjà 32 % du marché européen du voyage et continuent d’accroître leur taux de pénétration de 4 % par an. Ce qui donne à l’Europe environ deux ans de retard face aux EtatsUnis qui ont atteint les 40 %. Au sein de l’Europe, le RoyaumeUni (44 %) et les pays scandinaves (42 %) ont déjà dépassé les Etats Unis alors que la France se situe en milieu de tableau (30 %). Les pays du sud ferment la marche (Espagne à 19 %, Italie à 14 %). La part de marché d’Internet est supérieure pour l’achat de vols secs (43 %) alors qu’elle se situe plutôt dans la zone des 20 % pour la réservation d’hô tel ou de véhicule. Internet est massivement uti lisé pour s’informer (à plus de 60 %). L’analyse des recherches des internautes est ins tructive sur ce point. En France, un internaute visite en moyenne 16 sites avant d’acheter,
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contre 9 en Allemagne. Un quart des internautes français ont acheté leur produit après 12 jours, la moitié sont passés à l’acte après 30 jours (20 en Allemagne), les trois quarts après 53 jours et la totalité après 91 jours (84 en Allemagne). PWC note que la transformation de la chaîne de valeur représente une menace pour certains acteurs. Le rôle des moteurs de recherche s’est accru mais le coût peut être important à cause de la domination de Google. En France, ce dernier est à l’origine de 30 à 40 % des dépenses des agences de voyages sur Internet (la proportion est identique en Allemagne), contre 65 à 90 % en GrandeBretagne. Les agences obtiennent 30 à 35 % de trafic direct (35 à 45 % en Allemagne). Cependant, si les coûts d’acquisi tion s’envolent, ils restent encore tout à fait rai sonnables. Le cabinet compare les coûts de dis tribution en France d’un package d’une valeur de 600 euros et les établit à 20 % pour une agen ce offline, entre 10 et 14 % pour une agence en ligne et entre 7 et 9 % pour de la distribution directe en ligne. Autre tendance : les “infomédiaires” (des sites Web spécialisés dans l’information voyage redi rigeant du trafic qualifié vers les agences) se développent, de même que les metamoteurs de comparaison de prix qui sont en compétition avec les agences en redirigeant directement les internautes vers les sites d’hôtels ou de compa gnies aériennes. Ils représentent 10 à 20 % du trafic des agences de voyages en France contre 10 à 15 % en Allemagne. Les agences sont donc forcées de tester de nou veaux modèles. Les commissions qu’elles perçoi vent représentent environ 6 % de leur chiffre d’affaires mais elles ont déjà été supprimées sur le transport aérien et vont l’être pour les hôtels. Les stratégies divergent : attaquer de nouveaux marchés (Europe de l’Est), se spécialiser sur des niches (luxe, entreprises, groupes, croisières…), vendre des extensions de voyages (assurances, activités sur place), ouvrir son modèle écono mique à la publicité. Mais le marché est entré en phase de consolidation et le phénomène devrait continuer. Ainsi, MergerMarket établit à 280 le nombre de transactions (cessions, acquisi tions…) entre 2005 et 2009 sur le marché du tou risme. Parmi elles, 35 concernaient au moins un acteur Internet.
Conseil
Bien gérer ses coupons de réduction
Pratique de plus en plus répan due en acquisition ou en fidéli sation clientèle, le ecouponing obéit à des règles strictes.
e terme “bons de réduction”, venu de la dis L tribution traditionnelle, désigne à l’origine une réduction décidée et financée par un fabri cant et acceptée par tous les distributeurs. Il s’agit d’un véritable titre de paiement puisque le système fonctionne avec un organisme tiers de compensation, qui garantit le remboursement au distributeur. En s’en tenant à cette définition, les bons de réduction valables uniquement sur le Web n’existent pas encore en France. Par exten sion, l’expression bon / coupon de réduction est largement employée pour les baisses de prix décidées et financées par le distributeur. Des promotions qui prennent souvent la forme de codes à faire valoir au moment du paiement. Pour un site ecommerce, l’objectif premier du ecouponing (ou couponnage), n’est pas de développer son chiffre d’affaires à court terme. Il s’agit avant tout d’une technique marketing destinée à faire venir ou revenir le client. “Un marchand en ligne doit raisonner en terme d’ac quisition clients. De la même manière qu’il achè te des liens sponsorisés ou des bannières, il peut faire des bons de réduction”, explique Raphaël Aflalo, directeur général de Performics iBase, éditeur du site iCoupon. Les bons d’achats ne se limitent pas à un montant fixe ou à un pourcen tage. Ils peuvent aussi être présentés comme un remboursement de frais de port, une technique de plus en plus utilisée par les marchands en ligne. S’il souhaite acquérir de nouveaux clients, le e commerçant peut diffuser ses codes promotion nels sur des bases emails louées ou passer par des sites spécialisés qui diffusent les bons de réduction de sites ecommerce. Il élargit ainsi sa base emails. Ces offres promotionnelles s’adap tent également bien à une stratégie de fidélisa tion. Elles sont alors envoyées sur le fichier clients et permettent souvent de le réactiver. Le bon peut aussi servir à pousser les clients à refaire des achats sur le site. On promet ainsi un bon de réduction sur une prochaine commande. “Cela s’adapte bien aux produits culturels car le mar chand peut anticiper sur les sorties ou publica tions”, conseille Raphaël Aflalo. Mais les bons
de réductions sont surtout diffusés en affiliation sur des sites spécialisés. Il en existe beaucoup, comme l’indique le nombre de liens sponsorisés sur les moteurs de recherche. Certains de ces sites appartiennent à des loueurs de bases de données. Les coupons sont parfois accessibles directement, avec un renvoi classique vers le site marchand, mais peuvent aussi être réservés aux internautes s’inscrivant à une newsletter. Le modèle économique classique de ces sites est un paiement à la transformation. Le marchand paie soit une montant fixe par commande, générale ment sur les gros paniers, soit une commission du chiffre d’affaires. S’il veut utiliser la base e mail des membres, il paiera des frais fixes puis en fonction du volume envoyé. Le niveau de réduction à accorder sur un bon dépend bien sûr des secteurs, plus ou moins concurrentiels et coutumiers des prix bas, et des positionnements des sites. Il n’y a pas de limites en la matière, à condition bien sûr de ne pas vendre à perte. Attention cependant à ne pas trop baisser les prix, en particulier pour les sites peu connus. Car cela risque de provoquer la méfiance des consommateurs. D’une manière générale, il faut adapter la durée de l’offre de réduction à la demande. Pour les petits mon tants, le marchand peut tabler sur des achats impulsifs et limiter la durée. C’est moins le cas pour les achats importants, qui demandent aux consommateurs davantage de réflexion. S’il est facile de céder à une politique de promotions permanentes, les spécialistes la déconseillent. “A force d’habituer les clients, ils finissent par n’acheter que lors de ces offres. Et cela crée des clientèles sous perfusion. Mieux vaut des piqûres de rappel que des promotions permanentes”, estime Raphaël Hodin, directeur général de HighCo 3.0 qui édite notamment le site Pixibox. Pour cela, les promotions doivent être claire ment identifiées et limitées dans le temps. “Plutôt que d’inonder le consommateur, il est important de lui expliquer pourquoi et à quelle occasion on fait une promotion”, estime Raphaël Hodin. Afin de ne pas décevoir l’internaute et accessoi rement de se protéger d’éventuelles contesta tions, les conditions applicables à ces réductions doivent apparaître distinctement : dates de vali dité de l’opération, limites par foyers ou par individus et le ou les sites concernés.
Formations Réussir sa stratégie de fidélisation sur Internet 7 juin 2010
Déployer une stratégie emarketing légale 12 mai 2010
www.benchmark.fr
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France, EtatsUnis, Europe : Indicateurs clés de l’Internet France EtatsUnis Europe* Nb d’internautes en 2009 (en millions), travail et domicile 33 222 202 % de la population 62 % 73 % 57 % Marché du ecommerce B to C (en milliards d’euros, en 2008) 14 171 116 Nombre de cyberconsommateurs (en millions, en 2008) 22 140 136 % d’internautes ayant acheté en ligne (en 2008) 68 % 64 % 67 % Marché de l’ePub (en milliards d’euros bruts, en 2008) 3,7 16,6 12,9 * Sur la base de 17 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays Bas, Portugal, RoyaumeUni, Suède, Suisse.
remarque en outre que Hi5, site basé à San Francisco mais dominant dans de nombreux pays d’Amérique centrale, est en France plus présent chez les personnes déjà membres d’un autre réseau social (entre 7 et 9 % d’apparte nance contre 5 % en moyenne).
Chiffre Réseaux sociaux : la donne française
Usages des internautes Mediametrie//NetRatings  Janvier 2009 ( Applications Internet Incluses, home & work) Nombre de sessions par mois Nombre d’heures passées par mois sur le PC Nombre de domaines visités par mois Nombre de pages vues par mois
France
EtatsUnis
Tableau de bord
Chiffres
62 74 : 45 115 2 580
L’année 2009 a vu l’explosion de la notoriété de Twitter qui passe de 28 % au printemps dernier à 63 % à l’automne 2009.
Stratégie Internet n° 138  Janvier 2010
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Les chiffres du mois 68 % des internautes qui reçoivent des emails commerciaux et passent ensuite à l’acte d’achat le font directement sur Internet, 36 % en magasin et 12 % par correspondance. Source : SNCD Quelque 55 millions de personnes dans le monde auront un accès Internet dans leur voiture d’ici 2016. Source : iSupply Le revenu par internaute généré par les moteurs de recherche aux EtatsUnis est de 65 dollars contre 15 dollars dans le reste du monde. Source : JP Morgan
Profil des internautes français Part dans l’ensemble Part dans de la population la population française internaute Hommes 48 % 52 % Femmes 52 % 48 % Moins de 25 ans 20 % 29 % 2534 ans 15 % 20 % 3549 ans 24 % 28 % 50 ans et plus 41 % 23 % CSP + 21 % 32 % CSP  30 % 30 % Retraités 22 % 8 % Etudiants 10 % 16 % Autres inactifs 17 % 14 % ème Source : Médiamétrie  Observatoire des Usages Internet  4 trimestre 2007, Individus de plus de 11 ans s’étant connectés au cours des 30 derniers jours ; Tous lieux de connexion  Copyright Médiamétrie  Tous droits réservés.
Quelque 49 % des internautes français possè dent un compte sur Copains d’avant (édité, comme Stratégie Internet, par Benchmark Group) selon l’Ifop. Windows Live et son Messenger se classent seconds : 46 % des per sonnes interrogées déclarent y détenir un compte. Et plus du tiers de la population internaute française est sur Facebook. Au total, 77 % des internautes affirment être membres de l’un au moins des 17 réseaux sociaux testés par l’Ifop, une proportion portée à 96 % chez les 1824 ans. 25 % des internautes sont membres d’un seul réseau social, 34 % sont membres de deux ou trois réseaux et 18 % de quatre ou plus. Dans la classe d’âge des 1824 ans, 35 % se déclarent membres de quatre réseaux sociaux ou plus. 65 % des membres Facebook possèdent égale ment un compte sur Copains d’avant. Réciproquement, seule une petite moitié desdits Copains sont aussi présents sur Facebook. On
61 64 : 11 101 2 795
Sources : Benchmark Group, comScore, IAB, Forrester Research, Nielsen NetRatings, TNS Media Intelligence, Médiamétrie, Phocus Wright, Census Bureau, Eurostat, Internetworldstats
A LIRE
Technodocumentation F. PAPY Hermès – Lavoisier, 260 pages, 55 euros.
Management de la sécurité de l’information A. FERNANDEZTORO Eyrolles, 284 pages, 39 euros.
Contrefaçon sur Internet IRPI JurisClasseur, 214 pages, 39 euros.
Robots et avatars J.C. HEUDIN Odile Jacob, 158 pages, 29,90 euros.
En bref
LESFAQ DU JURISTE
Validité des dispositifs d’alerte professionnelle
Afin de se conformer aux exigences de la loi Américaine dite “Sarbanes Oxley”, la société Dassault Systèmes, cotée à la bourse de NewYork, a élabo ré, en 2004 et 2007, un “code de conduite des affaires”. Ce code exige en parti culier des salariés qu’ils requièrent une autorisation préalable pour utiliser toute information dont ils pourraient avoir connaissance à l’occasion de l’exé cution de leur contrat de travail, non seulement les informations confiden tielles, mais aussi celles dites “à usage interne” (notes de service, organi grammes, objectifs et données se rapportant aux équipes, caractéristiques tech niques...). Par ailleurs, ce code met en place également un dispositif d’alerte en cas de manquements aux principes qu’il énonce en matière comptable, finan cière ou de lutte contre la corruption, ainsi qu’à tout autre principe lorsqu’est mis en jeu l’intérêt vital du groupe ou l’intégrité physique ou morale d’une per sonne. Estimant que son contenu portait atteinte aux libertés fondamentales des salariés, que le dispositif d’alerte n’était pas conforme à l’autorisation unique du 8 décembre 2005 et qu’il aurait dû faire l’objet d’une autorisation en application de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, la fédération des travailleurs de la métallurgie CGT a saisi le tribunal de grande instance d’une demande d’annulation de ce code. La cour d’appel de Versailles a rejeté ces demandes. La chambre sociale de la Cour de cassation censure cette décision le 8 décembre 2009 pour les raisons suivantes.Tout d’abord, les informations à usage interne dont la divulgation était soumise à autorisation préalable par le code de conduite ne faisant pas l’objet d’une définition précise, il était impos sible de vérifier que cette restriction à la liberté d’expression était justifiée par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché. Ensuite, l’exercice du droit d’expression directe et collective des salariés pouvait impli quer l’utilisation de certaines de ces informations. Enfin, le dispositif d’alerte professionnelle ne prévoyait aucune mesure d’information et de protection des personnes répondant aux exigences de la loi du 6 janvier 1978 et de la déli bération du 8 décembre 2005 portant autorisation unique.
Gérard Haas, Avocat, Haas Société d’Avocats (www.haasavocats.com)
PROFILS SNCF Voyages Barbara Dalibard est nommée directrice générale.
LaSer Thierry Flajoliet est nommé directeur du pôle innovation.
Ineum Consulting France Bernard Desprez est nommé à la direction du cabinet.
Boursorama Banque Benoît Grisoni est nommé directeur de Boursorama Banque en France.
Affilinet Nenad Cetkovic est nommé directeur général Europe du Sud.
Nom .......................................... Prénom ........................ Pour s’abonner àFonction ......................................................................... Société ........................................................................... Retourner ce document àBenchmark Group 69/71 Av. Pierre Grenier 92517 Boulogne Secteurdactivité............................................................. Billancourt ou le faxer au 01 47 79 50 01. Email............................................................................. Je m’abonne pourJe vous règle par un an (10 numéros) chèque bancaire Tél. ............................................Fax. ............................. àStratégie Internetcijoint à l’ordre de Adresse .......................................................................... pour415(1) Benchmark Group. au lieu de 460HT Je souhaite recevoir ..................................................................................... Net à payer TTC : une facture. 437,83Code Postal ................................ Ville ............................ Etranger 445au lieu de 490Date ........................................... Signature Je souhaite en complément recevoir la collection complè te des10 derniers numéros (un an) pour 290HT SI 138 GarantieAu cas où je souhaiterais interrompre mon abonnement, les numéros à paraître me seront remboursés au prorata.(1) Offre spécialevalable jusqu’au 31 mars 2010.
Stratégie Internet n° 138  Janvier 2010
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AGENDA Forum Banques 16 mars 2009 Paris Pré Catelan
Séminaires Journée complète, de 9h00 à 17h30
ÉCRIRE POUR LEWEB:SPÉCIAL EDITING DE NEWSLETTER 15 février 2010
WEBMARKETINGBTOB 15  16 mars 2010
UTILISER LES NOUVEAUX LEVIERS DINFLUENCE SURINTERNET 23 mars 2010
OPTIMISER LE RÉFÉRENCEMENT DE SON SITE 25  26 mars 2010
LES RÉSEAUX SOCIAUX 29 mars 2010
DÉFINIR ET METTRE EN PLACE DES TABLEAUX DE BORD DAUDIENCE 1 avril 2010
AMÉLIORER LEFFICACITÉ COMMERCIALE DE SON SITEINTERNET 6 avril 2010
ERGONOMIE ETWEB2.0 15 avril 2010
BIEN TRAVAILLER AVEC AGENCES ET PRESTATAIRESINTERNET 3 mai 2010
DÉPLOYER UNE STRATÉGIE EMARKETING LÉGALE 12 mai 2010
8
Programme complet et inscription www.benchmark.fr
En bref
Finance Trois ans après son rachat par le groupe britanniqueInteractive Prospect Targeting(IPT), la société de collecte et de location d’adresses emailDirectinetest cédée au groupe suédois Bisnodepour un montant de 7 millions d’euros.La plateforme américaine d’email marketing ExactTargeta finalisé deux levées de fonds de 5 et 70 millions de dollars, réalisées respective ment en octobre et novembre. Le second tour de table a été mené auprès deTechnology Crossover Ventures. L’entreprise prévoit également de réaliser des acquisitions pour se déve lopper à l’international, notamment en Europe.L’agence de communication interactiveLinkeo vient de racheter l’une de ses concurrentes,Top Technology, pour un montant non dévoilé. Le fonds d’investissementTA Associatesa conclu un accord définitif aveceCircleportant sur une prise de participation majoritaire de plus de 60 millions d’euros dans le prestataire alle mand d’email marketing.Le chausseur en ligneSpartooa conclu une levée de fonds auprès de l’américainHighland Capital Partnerset du paneuropéenEndeavour Vision, ainsi que de ses actionnaires historiquesA Plus FinanceetCMCIC Capital Privé. Les 12,3 millions d’euros rassemblés lors de ce tour de table serviront à accélérer le développement de l’ecommerçant sur le marché européen.ProxiBusiness, qui propose aux distributeurs une offre en marque blanche de supermarché en ligne, de préparation de commande, de livraison et de mise en place de drivein ou de points de retrait, annonce la conclusion d’un tour de table de 1,15 million d’euros auprès d’Audacia.DarQroom.comvient de lever un million d’euros auprès d’ISource. La société est spécialisée dans le stockage et le partage de photos au travers de galeries personnalisables.Eyekaa levé 3 millions d’euros auprès de ses investisseurs histo riques :Ventech, DN Capital, SFR Développement, rejoints à l’occasion pariSourcequi investit 1,160 million d’euros. Eyeka réunit une communauté de 75 000 créatifs qui, sur appel d’offres des marques ou des agences, proposent des créations pour des campagnes marketing.
Marketing  Publicité Franprixse dote d’un programme relationnel en ligne. Le nouveau Franprix.fr propose notamment un service de petites annonces entre particuliers ainsi que des informations locales (stations Vélib’, hot spots WiFi, services de garde d’enfant, etc.) sur les quartiers dans lesquels sont implantés les points de vente de l’enseigne.Le comparateur d’assurances britannique Confused.com, l’équivalent d’Assurland.com au RoyaumeUni, se lance en France avec Lelynx.fr. Le nouveau site, encore en version bêta, propose pour le moment uniquement la comparaison d’assurances automobiles.Dans le cadre de son plan de redressement,AOLa annoncé la fermeture de ses bureaux dans plusieurs pays européens. La fermeture du bureau français du groupe média entraînera le licenciement d’une centaine de salariés, à la fois chez AOL Franceet chezAOL Advertising, la régie publicitaire du groupe. Le portail français sera maintenu, mais géré depuis une plateforme globale.
eCommerce Distribuée depuis 2006 auprès des comités d’entreprise comme ses concurrentesKadeoset Cad’hoc, la carte cadeauIllicadoest désormais commercialisée en ligne auprès du grand public.Searsemboîte le pasà Walmart.cometAmazon.comen ouvrant sur son site mar chand une place de marché destinée aux vendeurs tiers, y compris à des concurrents tels que Dillard’s, J.C.Penney, Cabela, WilliamsSonomaou encoreOverstock.com.Après avoir affiché pendant plusieurs jours la mention “in provisional liquidation”, le site Cdiscount.co.ukest désormais indisponible.Procter & Gamblea l’intention de lancer son propre site marchand.Pgestore.comsera dans un premier temps en bêta test, ouvert à quelques 5 000 consommateurs. Le site proposera essentiellement des marques phare telles que Tide, Pampers ou encore Olay.
Innovations  Nouveaux services GrosBill.comvient d’ouvrir une rubrique automobile et y commercialise pièces auto, GPS et autoradios. Pour les pièces auto, il s’est associé avecYakarouler.com.Le fabricant de cos métiques et de parfumsEstée Laudervient de lancer un site Web et mobile à partir duquel les consommateurs peuvent envoyer par SMS à leurs proches des wishlists contenant leurs envies de cadeaux de dernière minute.Le fabricant de jouetsLegolancera fin 2010 un jeu en ligne baptisé “Lego Universe”.
Stratégie Internet n° 138  Janvier 2010
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