Stratégie Internet n° 139 - fev 2010
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Stratégie Internet n° 139 - fev 2010

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Tous les mois, l’essentiel de l’Internet : des informations et des conseils pour les dirigeants.

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Publié le 07 juin 2012
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Langue Français

Exrait

Ecommerce B to B leviers pour vendre
: quels ?
Si le commerce électronique a conquis le grand public, il n’a pas réussi à pénétrer fortement dans les entreprises. Les opportunités sont donc encore nombreuses, selon l’étude de Benchmark Group.
a quasitotalité (98 %) des entreprises de plus L de 10 salariés sont équipées d’ordinateurs et ont accès à Internet. Selon l’Insee, 54 % des entreprises ont développé leur propre site Web, un chiffre inférieur à la moyenne européenne (64 %). De plus, les sites existants sont encore très peu orientés vers la commercialisation : 69 % présentent un catalogue ou une liste de prix (plus fréquemment dans les petites entreprises que dans les grandes), mais seulement 24 % offrent la possibilité de commander ou réserver des pro duits ou des prestations ; 11 % permettent un paiement en ligne, contre 4 % en janvier 2007.
Etat des lieux Selon Eurostat, seulement 28 % des entreprises françaises de 10 salariés et plus effectuent des achats sur Internet. C’est beaucoup moins que dans la plupart des pays européens et cela repré sente, potentiellement, de nombreuses opportu nités. Les marchands interrogés dans le cadre de l’étudeLe commerce électronique B to B en Francede Benchmark Group estiment que leur panier moyen (HT et hors frais de port) varie entre 124 euros et 900 euros. En moyenne il s’élè ve à 342 euros, mais pour la moitié des marchands de l’échantillon interrogé, il est inférieur à 280 euros. La proportion de sites dont la valeur moyenne de commande augmente est à peine supérieure à la proportion de ceux dont le panier moyen baisse. C’est dans le secteur Téléphonie  informatique que le panier moyen est le plus élevé, notamment chez les marchands pour qui les solutions de stockage et serveurs représentent une part importante du chiffre d’affaires. La valeur moyenne d’une commande dans ce sec teur reste stable sur un an. Les paniers moyens des marchands du secteur Fournitures de bureau sont parmi les plus faibles de l’échantillon. Ils sont néanmoins en hausse avec une croissance
moyenne de l’ordre de 7 % sur un an. Dans le secteur Equipement  fournitures industrielles, plus de la moitié des sites ont fait face à une chute du panier moyen sur le premier semestre. En moyenne, cela représente une baisse de 6 %. Le taux de marge commerciale s’établit à 38 % en moyenne, soit 4 points de plus que la moyenne du B to C. Mais il existe des écarts importants selon les secteurs. Ainsi, les secteurs Equipement  fournitures industrielles et Fournitures de bureau pratiquent des marges de l’ordre de 45 %, tandis que cellesci sont beaucoup plus faibles en Téléphonie  informatique, avec 18 %, soit un niveau équivalent à celui du B to C (19 %). Enfin, la moyenne des taux de transformation s’élève à 2,8 % et varie entre 0,1 % (acteur du secteur Equipement  fournitures industrielles) et 10,5 % (acteur du secteur Fournitures de bureau). La médiane est à 1,7 %.
N°139
Février 2010
SOMMAIRE
Infrastructure Les architectures NoSQL gagnent en popularité
P. 3
ConseilP. 45 10 clés pour réussir son déploiement iPhone
Chiffre Les espaces participatifs des marques Tableau de bord
P. 6
JuridiqueP. 7 Responsabilité des hébergeurs du fait des contenus : le retour du critère économique ? A lire... / Carnet
ActualitéP. 8 Finance, MarketingPublicité, eCommerce, Innovations Nouveaux services : l’essentiel des informations sur le Net Evénements
Une publication
Stratégie Internet n° 139  Février 2010
1
Méthodologie L’étude menée par Benchmark Group repose sur les résultats d’entretiens approfondis menés avec 22 respon sables de sites de commerce électro nique B to B et de places de marché B to B et sur une analyse approfondie des contenus et services disponibles sur 40 sites de ecommerce B to B, dont 30 sites français et 10 sites anglais ou américains.
Etude
Le Commerce électronique B to B en France Edition 2009 www.benchmark.fr
En couverture
Budgets promotion Benchmark Group a interrogé les marchands sur leur budget publicitaire (hors remises et cadeaux). Ils sont 64 % à avoir augmenté leur budget en 2009. En moyenne, il a progressé de 7 %, hors sites en phase de lancement. Lorsque l’on pondère l’évolution des budgets par le chiffre d’affaires des sites, la croissance des bud gets publicitaires est nulle (+0,4 %). En effet, les sites dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 5 millions d’euros sur le premier semestre ont réduit leur budget promotionnel de 9 % en moyenne (5 % lorsque l’on pondère par le chiffre d’affaires), tandis que les sites dont le chiffre d’affaires sur la même période était infé rieur à 5 millions d’euros ont augmenté leurs budgets publicitaires de 16 % en moyenne (8 % en moyenne pondérée). Dans 58 % des cas, la croissance du budget publicitaire est plus faible que celle du chiffre d’affaires. De plus, près d’un site sur trois a revu son budget communication à la baisse, allant jusqu’à 25 % pour un acteur de la Téléphonie  informatique. En 2009, les dépenses publicitaires représentent en moyenne environ 4,2 % du chiffre d’affaires et devraient atteindre 4,3 % en 2010. C’est dans le secteur Fournitures de bureau que l’effort promotionnel est le plus important malgré une baisse relative des budgets entre 2008 et 2009. Les marchands investissent en moyenne la moi tié de leur budget promotionnel sur les liens commerciaux. Viennent ensuite les opérations
d’emailing, englobant plus d’un quart du budget des acteurs interrogés. Les troisième et quatriè me postes de dépenses concernent la publicité offline (notamment les catalogues, la presse spé cialisée, les opérations de mailing papier ou de faxmailing…) et l’epub. Si ces leviers consti tuent respectivement 24 % et 23 % du budget publicitaire des sites qui les utilisent, ils ne représentent respectivement que 6 % et 7 % du budget promotionnel global. Les dépenses pour intégrer les comparateurs s’élèvent en moyenne à 19 % pour les acteurs ayant activé ce levier et à 7 % lorsqu’on les rapporte au budget global engagé par l’ensemble des marchands. Enfin l’affiliation et l’optimisation du référencement naturel (quand l’opération est soustraitée) pèsent en moyenne moins de 10 % du budget publicitaire de leurs utilisateurs et moins de 5 % du budget publicitaire global.
Services spécifiques Un peu plus de la moitié des sites interrogés pro posent des solutions d’eprocurement ou des sites dédiés aux grands comptes. Ces solutions sont particulièrement répandues parmi les acteurs du secteur Equipement  fournitures industrielles. Elles représentent entre 5 et 32 % du chiffre d’affaires Internet des sites. Le princi pal objectif visé par l’eprocurement est la fidé lisation des grands comptes, qui attendent que de telles solutions soient disponibles. Mais si, d’après les acteurs interrogés, les clients utilisant l’eprocurement sont plus fidèles, ils ne sont pas forcément plus rentables, les prix étant négociés, les remises fréquentes… Un tiers des marchands proposent des pro grammes de fidélisation et un autre tiers pré voient d’en développer un (projet à l’étude pour 2010 pour la majorité d’entre eux). En revanche, un acteur (Equipement  fournitures indus trielles) a décidé de stopper son programme, pour des raisons de coûts et à cause d’une attrac tivité trop limitée. Ce sont les acteurs du secteur Fournitures de bureau qui utilisent le plus ces programmes : un marchand sur deux en propose. A noter qu’un acteur (Fournitures de bureau) a choisi de proposer son programme de fidélisa tion uniquement à ses meilleurs clients (pro gramme “VIP”).
Tous les mois, l’essentiel de l’Internet : des informations et des conseils pour les dirigeants d’entreprise (direction générale, direction de la communication, direction marketing, direction commerciale, direction des systèmes d’information...)
Edité parBenchmark Group,www.strategieinternet.com,69/71 Avenue Pierre Grenier 92517 BoulogneBillancourt. Téléphone : 01 47 79 50 00  Fax : 01 47 79 50 01. PDG/directeur de la publication : Corinne Delaporte.Rédaction : Alain Steinmann (benchsi@benchmark.fr), Frantz Grenier, Benoît Méli, Agnès Le Gonidec, Flore Fauconnier. Flashage/impression : Imprimerie Chauveau, 2426 rue de l’Industrie  Courbevoie (92), 01 47 82 32 32.Dépôt légal : Février 2010 ; ISSN : 12709301. Prix du numéro : 49 euros. Prix de l’abonnement annuel (10 numéros : France 460 euros / Etranger 490 euros). Copyright :toute reproduction même partielle, par quelque procédé que ce soit, du contenu de la revue, est inter dite par la loi du 11/3/1957 sans l’autorisation écrite préalable de la direction de la revue. © Benchmark Group.
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Stratégie Internet n° 139  Février 2010
Infrastructure
Les architectures NoSQL gagnent en popularité
Les géants du Web migrent vers de nouvelles méthodes de stockage de données, non relationnelles et détachées du langage SQL. Objectifs : écono mies et déploiement simplifié.
acebook, Digg, Amazon, Twitter : les uns F après les autres, les acteurs du Web 2.0 remet tent en cause leur architecture de bases de don nées. Un phénomène récent car, il y a encore un an, MySQL était l’égérie des pure players de l’Internet. La stratégie de MySQL peut se résu mer en une seule phrase “Diviser par dix le mar ché de la base de données relationnelle et prendre 80 % de ce qu’il en reste”. Et c’est la raison de son succès auprès des startup : le coût d’acquisition est faible (open source oblige), les compétences humaines sont de plus en plus nombreuses et l’investissement matériel est, lui aussi, réduit. Pourtant, avec l’explosion de la quantité de données à stocker, l’exploitation de bases de données relationnelles devient ardue : indexation, évolutivité, sauvegarde demandent de plus en plus de ressources et des équipes dédiées pléthoriques. Paradoxe, ce que les acteurs de l’Internet recherchent ce n’est pas plus de fonctionnalités mais moins. Ils reprochent aux bases de données relationnelles de monopoliser des ressources pour des opérations complexes (fusions, croise ments) là où eux se contenteraient de stocker et de chercher des données. Autre argument : le langage SQL, amélioré depuis 1974, se place en intermédiaire entre le code source des applica tions (PHP, Java) et les données, là où ils préfé reraient des services web. Conséquence, les plus importants éditeurs de sites Internet se sont mis à développer leurs propres moteurs de stockage de données, non plus sur le principe de la base relationnelle mais du stockage de données struc turées. Le projet sans doute le plus abouti et le plus répandu est Cassandra, développé par Facebook. Le réseau social affirme pouvoir insé rer une donnée dans un ensemble de 50 GO en 0,12 millseconde soit 2 500 fois plus vite que ne le fait MySQL. Le plus important déploiement de Cassandra (qui n’est pas nommé mais devrait logiquement être Facebook) stocke 100 téraoc tets de données sur 150 serveurs. Disponible en
opensource, Cassandra est aussi utilisé par Digg et (bientôt) par Twitter. Amazon et Google ont choisi pour leur part de ne pas rendre open sour ce leurs moteurs respectifs de bases de données, Dynamo et BigTable. BigTable traite 20 penta octets de données chaque jour. A noter toutefois que Dynamo, conçu par Amazon, a été mis à la disposition des clients d’Amazon Web Services (offre de cloud computing) sous le nom SimpleDB. Et que le réseau social LinkedIn a développé une version open source de Dynamo sous le nom de Voldemort. Ces systèmes fonctionnent en clusters sur des serveurs bas de gamme. Contrairement à MySQL, ils ne nécessitent pas de stratégies de réplication ou de regroupement (sharding). Il suffit de rajouter un serveur pour étendre méca niquement les capacités de stockage sans altérer les temps de réponse. Les données sont automa tiquement redondées et sauvegardées. Et même la structure des données stockées est évolutive. Contrairement à MySQL qui demande de modi fier la base de données, les index, les vues lorsque l’on rajoute un type de données, ces sys tèmes s’adaptent tout seuls. En revanche ils comportent leur lot de défauts. Premièrement, ils ne sont pas capables d’effec tuer des requêtes complexes (statistiques par exemple) car leur langage est bien plus pauvre que le SQL. Deuxièmement, ils sont encore tous en version de développement, aucun système n’ayant atteint la version 1. Troisièmement, ils ne sont pas supportés par des vendeurs profession nels mais uniquement par la communauté.
Sur le web Cassandra http://incubator.apache.org/ cassandra/
SimpleDB http://aws.amazon.com/simpledb/
Voldemort http://projectvoldemort.com/
Formation Piloter son SI dans un contexte économique difficile 22 mars 2010 www.benchmark.fr
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Méthodologie L'étude menée par Benchmark Group repose sur l’analyse de 30 sites et applications : 20 Minutes.fr, mobile.airfrance .com, iphone.allocine.fr, amazon.fr, mobile.boursorama.com, m.carrefour.fr, celio, mobile.cofidis .fr, m.cacentrefrance.fr, iphone.cmut.fr, Digitick, D&G Fashion Channel Winter 2010, eBay Mobile, mobile.fnac.com, m.kelkoo.fr, Le Monde.fr, iphone.lequipe.fr, L’Internaute Restaurants, iphone.lorealparis .com, HotelForYou, McDonald's, La Chaîne Météo, m.msah.fr, PagesJaunes, Ralph Lauren Collection, RATP Premium, SeLoger, iSixt, mobile.societegenerale.fr, voyagessncf.mobi.
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Etude Applications et sites sur iPhone : les meilleures pratiques Novembre 2009 www.benchmark.fr
Conseil
10 clés pour réussir son déploiement iPhone
Afin d’encourager l’utilisation et la viralité d’une application ou d’un site iPhone, l’étude de Benchmark Group iPhone, les meilleures pratiques dresse le panorama complet des points à ne pas négliger.
 Concevoir un menu clair. Il est important de faciliter l’accès aux différentes rubriques du site ou de l’application en s’appuyant sur un menu. Dans l’idéal, celuici ne dépasse pas cinq onglets. Pour les applications, le menu est couramment situé en bas de l’écran. Les onglets reprennent les différentes fonctionnalités ou rubriques. Certains acteurs (Le Monde, 20 Minutes…) uti lisent l’onglet le plus à droite pour afficher de nouvelles rubriques (“Autres”) et ainsi mettre en avant d’autres contenus. Pour les sites iPhone, les onglets en bas de page ne sont pas dispo nibles, le bas de l’écran étant dédié aux fonc tionnalités du navigateur Safari (précédent, sui vant…). Il est donc important de mettre en place un menu général, idéalement présent en haut de page et sur l’ensemble du site. Les sites et les applications peuvent utiliser un second menu en complément du premier. Celuici peut permettre de contextualiser des rubriques, notamment sur les sites et applications éditoriaux.  Présenter efficacement ses offres promotion nelles. L’accueil d’un site Internet pour mobile affiche une fois sur trois une offre promotion nelle. Elle correspond soit à un produit soit à un service. Les sites qui souhaitent présenter une
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offre promotionnelle en page d’accueil peuvent opter pour une promotion d’un produit en parti culier (illustrée avec une photo, et présentée avec un descriptif et la promotion) ou un menu/onglet vers les réductions proposées par l’enseigne. Il doit être situé en haut de l’écran, pour que le mobinaute puisse le voir sans avoir à descendre en bas de page.  Valoriser le moteur de recherche. Le moteur de recherche est un élément important pour les sites éditoriaux, les catalogues de produits, les annonces, les bases de données… Plus que sur Internet, les outils de recherche doivent per mettre d’aboutir rapidement et facilement à une liste de résultats. 40 % des sites analysés par Benchmark Group disposent d’un moteur de recherche, contre 67 % pour les applications. Idéalement, le moteur de recherche est visible dès l’accueil et en haut de page, avec un champ de saisie libre. Les applications peuvent prévoir un onglet dédié à la recherche.  Simplifier le moteur de recherche avancé. 37 % des sites et applications analysés intègrent un moteur de recherche avancé, c'estàdire inté grant des critères plus détaillés amenant des résultats plus pertinents. Ce type de moteur est davantage présent sur les applications que sur les sites. Lorsqu’un moteur de recherche avancé est mis en œuvre, les critères supplémentaires doivent être au maximum au nombre de six, tenant sur une page de hauteur. Ils ne doivent pas être obligatoires, c'estàdire que le mobi naute doit pouvoir effectuer sa requête même si tous les champs ne sont pas remplis. La page ne doit pas comporter trop d’informations pour ne pas se perdre dans la recherche. Enfin, la navi gation ascendante doit être facilitée : la modifi cation de la recherche doit être simple car elle est différente d’un usage Internet classique.  Penser géolocalisation. Sept applications sur dix intègrent un service de géolocalisation. Pour les sites Internet, seuls les sites bancaires utili sent ce procédé afin notamment de trouver l’agence la plus proche. C’est une option qui est pertinente lorsque le mobinaute recherches les coordonnées d’une agence ou d’une boutique, pour un itinéraire, et pour obtenir des informa tions sur des zones en particulier (prix du m², visite virtuelle…).  Soigner les pages de résultats. La qualité d’une page de résultats tient dans le rendu visuel des
résultats, leur pertinence, les fonctions de filtre et de tri des requêtes. Pour que les résultats d’une requête soient clairs et rapidement com préhensibles, ils doivent être présentés à la suite, de haut en bas, bien distincts les uns des autres. Dans l’idéal, ils doivent intégrer une photo sur la gauche, un titre en gras suivi d’une description, et des liens cliquables qui redirigent vers la fiche détaillée du produit ou du service. Les sites ont également intérêt à se servir des possibilités technologiques qu’offre l’iPhone. Par exemple, indiquer l’itinéraire avec Google Maps à la suite d’une adresse. Ou encore rendre un numéro de téléphone ou un mail cliquable.  Permettre de filtrer les résultats. Plus d’un tiers des sites permettent à la fois de trier et de filtrer les résultats et près d’un sur deux ne permet que de filtrer les résultats. Dans le cas où un filtre est proposé, un bouton ou icône explicite doit être placé de manière à ce que l’utilisateur puisse l’activer à tout moment. Il peut donc être situé en tant qu’onglet, en haut ou en bas de la page des résultats. Les nouveaux critères de filtrage doivent apporter un niveau de détail supplé mentaire. De plus, il est conseillé d’indiquer le nombre de résultats entre parenthèses pour évi ter que la nouvelle recherche n’aboutisse pas (aucun résultat ou toujours trop). Enfin, l’appli cation des filtres doit être intuitive et fonction ner avec des modules spécifiques au téléphone d’Apple. C'estàdire avec des menus dérou lants, des liens cliquables ou des cases à cocher. L’ajout d’un bouton ou d’un onglet “modifier” ou “supprimer les filtres”, doit permettre de revenir au premier niveau de la recherche.  Faciliter la lecture. Sur mobile, les sites et les applications éditoriaux doivent s’attacher à faci liter la lecture des articles. Il est alors intéressant d’avoir un bon contraste entre le texte et le fond de page (par exemple avec une écriture foncée sur fond clair). Si la contrainte de la charte gra phique de la société impose d’autres couleurs, il faut cependant veiller à ce que cela ne nuise pas à la lecture. D’autres règles permettent d’at teindre une meilleure lisibilité : permettre l’agrandissement de la taille de police depuis les articles, fluidifier le texte en séparant les para graphes et en accentuant les interlignes, mettre en évidence les boutons de retour à l’accueil mais aussi passer à l’article suivant ou revenir au précédent.
Conseil
 Permettre de trouver un point de vente. Parmi les acteurs disposant de points de vente, les adresses sont indiquées plus d’une fois sur deux par les sites et les applications. Les horaires sont affichés plus fréquemment sur les sites (58 %) que sur les applications (15 %). En revanche, les services de géolocalisation, qui concernent 40 % des sites et applications, sont plus fréquents sur les applications (54 %) que sur les sites (25 %). Afin de bénéficier d’un service de coordonnées de contact efficace, des éléments sont à respec ter. Tout d’abord, mettre en évidence le service de recherche de points de vente en page d’ac cueil (sous forme de lien, encart, onglet). Ensuite, il conviendra de renvoyer l’utilisateur vers le calcul d’itinéraire intégré à l’iPhone et d’inclure une capture d’écran de la carte, pour que le mobinaute puisse avoir un aperçu rapide. Cette carte doit pouvoir mener vers un zoom ou directement sur l’application Google Maps de l’iPhone. Certains sites et applications, intègrent directement un module cartographique qui évite de basculer sur l’application interne.  Susciter des avis. Pour les applications, l’éva luation se fait par défaut lors de la désinstalla tion. Les commentaires peuvent également être soumis via l’Appstore. Pour favoriser les témoignages, il peut être inté ressant de proposer l’option directement sur l’application, comme le fait PagesJaunes avec son onglet dédié, visible dès l’accueil. Cela per met de générer plus d’avis positifs que lors d’une désinstallation.
Formation Applications et sites mobiles performants www.benchmark.fr
Stratégie Internet n° 139  Février 2010
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Stratégie Internet n° 139  Février 2010
61 64 : 11 101 2 795
commentaires sur les produits et services des entreprises, La majorité des personnes interro gées par OpinionWay s’accordent sur le fait que les avis d'internautes sont en général des sources d'information assez utiles (30 %) voire très utiles (57 %).
Seuls 17 % des internautes interrogés par OpinionWay disent s'exprimer sur la toile visàvis des entreprises.
Chiffre Les espaces participatifs des marques
EtatsUnis
France
62 74 : 45 115 2 580
Usages des internautes Mediametrie//NetRatings  Janvier 2009 ( Applications Internet Incluses, home & work) Nombre de sessions par mois Nombre d’heures passées par mois sur le PC Nombre de domaines visités par mois Nombre de pages vues par mois
Tableau de bord
6
France, EtatsUnis, Europe : Indicateurs clés de l’Internet France EtatsUnis Europe* Nb d’internautes en 2009 (en millions), travail et domicile 33 222 202 % de la population 62 % 73 % 57 % Marché du ecommerce B to C (en milliards d’euros, en 2008) 14 171 116 Nombre de cyberconsommateurs (en millions, en 2008) 22 140 136 % d’internautes ayant acheté en ligne (en 2008) 68 % 64 % 67 % Marché de l’ePub (en milliards d’euros bruts, en 2008) 3,7 16,6 12,9 * Sur la base de 17 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays Bas, Portugal, RoyaumeUni, Suède, Suisse.
Les chiffres du mois En France, 34,7 millions d'internautes âgés de 11 ans et plus étaient actifs en décembre 2009. Source : Médiamétrie. Les dépenses en liens sponsorisés au RoyaumeUni ont augmenté au quatrième trimestre 2009 de 27 % par rapport au trimestre pré cédent et de 13 % par rapport à la même période l'année précé dente. Source : Efficient Frontier. Les Américains ont dépensé 129,8 milliards de dollars sur Internet en 2009 (hors prestations de tourisme). Source : Comscore.
Ils sont 7 % à choisir de le faire directement sur un espace dédié proposé par l'entreprise elle même  blog, forum, etc.  et 10 % à préférer le faire sur d'autres espaces indépendants de ladite entreprise. Encore que, parmi ces derniers, seuls 33 % connaissent l'existence d'espaces dédiés mis à disposition par les entreprises elles mêmes. Les internautes ont eu connaissance de ces espaces essentiellement par Internet et en mode push : grâce à l'email (44 %), puis au tra vers de la publicité en ligne (23 %) ou encore par leurs propres recherches sur le Web (12 %). Dans 14 % des cas, les internautes se passent le mot via le bouche à oreilles. Les internautes s'expriment sur les produits et les services de l'entreprise (41 %), puis le service clients et le service après vente (29 %). Les sujets plus insti tutionnels ou économiques  comme la stratégie de l'entreprise ou encore ses pratiques sociales et environnementales  sont secondaires. Enfin, les internautes ne sont que 17 % à déposer des
Chiffres
Sources : Benchmark Group, comScore, IAB, Forrester Research, Nielsen NetRatings, TNS Media Intelligence, Médiamétrie, Phocus Wright, Census Bureau, Eurostat, Internetworldstats
Profil des internautes français Part dans l’ensemble Part dans de la population la population française internaute Hommes 48 % 52 % Femmes 52 % 48 % Moins de 25 ans 20 % 29 % 2534 ans 15 % 20 % 3549 ans 24 % 28 % 50 ans et plus 41 % 23 % CSP + 21 % 32 % CSP  30 % 30 % Retraités 22 % 8 % Etudiants 10 % 16 % Autres inactifs 17 % 14 % ème Source : Médiamétrie  Observatoire des Usages Internet  4 trimestre 2007, Individus de plus de 11 ans s’étant connectés au cours des 30 derniers jours ; Tous lieux de connexion  Copyright Médiamétrie  Tous droits réservés.
A LIRE
Internet marketing 2010 J. JOUFFROY, G. BER, M. TISSIER ElenbiEBG, 362 pages, 58 euros.
Centre d'appels, centre de relation client L. HERMEL Afnor, 148 pages, 22 euros.
Data mining et statis-tique décisionnelle S. TUFFÉRY Technip, 706 pages, 62 euros.
Améliorer le pilotage du SI M. GIBON, O. BRONGNIART, M. FALLY, J. TREYER Dunod, 186 pages, 29,50 euros.
En bref
LESFAQ DU JURISTE Responsabilité des hébergeurs du fait des contenus : le retour du critère économique ? Dans un arrêt du 14 janvier 2010, la Cour de cassation a appliqué le statut d’éditeur à la société Tiscali Média pour son activité de fournisseur d’hébergement de pages personnelles sur Internet. Un internaute avait reproduit sur sa page personnelle hébergée par la société Tiscali Média, des albums de bandes dessinées sans l’autori sation des éditeurs. Les sociétés éditrices ont assigné la société Tiscali Média en contrefaçon et pour nonrespect des dispositions de l’article 438 de la loi du 30 sep er tembre 1986 relative à la liberté de communication modifiée par la loi du 1 août 2000. Condamnée en appel, la société Tiscali Média a formé un pourvoi en cassation dans lequel elle conteste l’application à son égard du statut d’éditeur aux motifs qu’elle propose aux annonceurs de mettre en place des espaces publicitaires payants directement sur les pages personnelles. La Cour de cassation, confirmant l’arrêt de la Cour d’appel de Paris du 7 juin 2006, a estimé que le rôle de la société Tiscali dépas sait celui de simple hébergeur de pages personnelles. Elle a jugé qu’en proposant aux annonceurs de mettre en place des espaces publicitaires payants sur les pages per sonnelles et d’en assurer la gestion, la société Tiscali fournissait des services qui “excédaient les simples fonctions techniques de stockage”, visées par l’article er 438 dans sa rédaction issue de la loi du 1 août 2000. Avec cette décision, c’est le retour du critère économique dans la qualification d’éditeur. Pourtant, le critère éco nomique semblait bel et bien enterré. La doctrine ayant souligné l’absence de ce cri tère aussi bien dans la loi pour la confiance dans l’économie numérique, que dans la directive sur le commerce électronique, la jurisprudence s’y était ralliée. Cette étran ge résurgence pourrait toutefois trouver une explication dans le texte légal appliqué en l’espèce. La qualification d’éditeur est retenue sur le fondement de l’article 438 qui retenait comme critère du statut d’hébergeur le “stockage direct et perma nent” de données. Depuis la loi pour la confiance dans l’économie numérique est passée et les termes “direct et permanent” ont disparu. Il est donc tentant d’avancer que la solution eut été différente si elle s’était fondée sur l’article 6I 2° de la loi pour la confiance dans l’économie numérique et que, par conséquent, le critère écono mique n’est peutêtre pas ressuscité. Mathieu Prud'homme, Avocat, Directeur du département Internet contentieux, Virginie BensoussanBrulé, avocat, Alain Bensoussan  Avocats (www.alainbensoussan.com)
PROFILS FullSIX France Anne Browaeys est nommée directrice générale groupe.
Dailymotion Damien Pigasse devient directeur commer cial de la régie.
Pierre Audoin Consultants Eric Isabey est nommé président du directoire.
Seloger.com Roland Tripard est nommé président du directoire.
Internet Society France Gérard Dantec est élu président.
Nom .......................................... Prénom ........................ Pour s’abonner àFonction ......................................................................... Société ........................................................................... Retourner ce document àBenchmark Group 69/71 Av. Pierre Grenier 92517 Boulogne Secteur d’activité ............................................................. Billancourt ou le faxer au 01 47 79 50 01. Email............................................................................. Je m’abonne pourJe vous règle par un an (10 numéros) chèque bancaire Tél. ............................................Fax. ............................. àStratégie Internetcijoint à l’ordre de Adresse .......................................................................... pour415(1) Benchmark Group. au lieu de 460HT Je souhaite recevoir ..................................................................................... Net à payer TTC : une facture. 437,83............................Code Postal ................................ Ville Etranger 445au lieu de 490Date ........................................... Signature Je souhaite en complément recevoir la collection complète des10 derniers numéros (un an) pour 290HT SI 139 GarantieAu cas où je souhaiterais interrompre mon abonnement, les numéros à paraître me seront remboursés au prorata.(1) Offre spécialevalable jusqu’au 31 mai 2010
Stratégie Internet n° 139  Février 2010
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AGENDA 16 mars 2010 Banques sur Internet, Paris
Séminaires Journée complète, de 9h00 à 17h30
OPTIMISER LE RÉFÉRENCEMENT DE SON SITE 25  26 mars 2010
LES RÉSEAUX SOCIAUX 29 mars 2010
DÉFINIR ET METTRE EN PLACE DES TABLEAUX DE BORD DAUDIENCE 1 avril 2010
EMERCHANDISING 8  9 avril 2010
ERGONOMIE ETWEB2.0 15 avril 2010
TRAVAILLER AVEC LES AGENCES ET PRESTATAIRESINTERNET 3 mai 2010
ÉCRIRE POUR UN MEILLEUR RÉFÉRENCEMENT NATUREL 4 mai 2010
RÉFÉRENCEMENT WEB:NOUVELLES TECHNIQUES 5 mai 2010
RÉUSSIR SA STRATÉGIE NEWSLETTER 11 mai 2010
INTÉGRER UNE DIRECTION EMARKETING 17  19 mai 2010
CRÉER ET ANIMER UNE COMMUNAUTÉ ENBTOB 8 juin 2010
BUZZ ET MARKETING VIRAL SURINTERNET 11 juin 2010
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Programme complet et inscription www.benchmark.fr
En bref
Finance Comparioa levé 500 000 euros auprès de l'Oseo, leFederet laRégion Nord Pasde Calais. Ce montant vise à financer le développement d'un agent conversationnel capable de guider l'internaute dans sa recherche sur le Web, et notamment sur les sites marchands. MonsieurGolf.com, distributeur spécialisé dans la vente de matériel et accessoires de golf de grandes marques, indique avoir bouclé un tour de table de 300 000 euros auprès de business angels membres de l'associationParis Business Angels.Le sitePhoneAndPhone.com, spécialisé dans la vente de téléphonie mobile, lève 11,3 millions d'euros auprès deXAnge Capital EquityetInnovacomqui investissent 5 millions d'euros chacun. Le solde est appor té par les investisseurs historiques.SCVNGR, plateforme qui permet de concevoir des jeux pour mobiles basés sur la géolocalisation du joueur, a levé 4 millions de dollars auprès de Google Ventures, le fonds d'investissement du moteur, et deHighland Capital.Le site de petites annonces immobilièresAcheterLouer.fra levé 1 million d'euros, dont 806 000 par des actionnaires existants et de nouveaux investisseurs, et 194 000 par sa maison mèreAdomos. Yahooa signé un accord de cession de son job boardHotJobsavecMonster. L'opération s'élève à 225 millions de dollars en cash.Après cinq millions obtenus en 2007, l'amériain Curse.comvient de lever six millions de dollars auprès deVentech Capital,AGF Private EquityetSoftTech VC. Curse.com permet aux internautes de customiser les jeux sur PC (comme World of Warcraft) au moyen de plugins.Weekendtour.fra levé 1,1 million d'euros auprès deTurenne CapitaletCentre Ouest Expansion, la société d'investissement du Crédit Agricole Centre Ouest.
Marketing  Publicité Mats Carduner ancien directeur général deGoogleFrance et Europe du Sud vient de rejoindre l'agenceFiftyFive. Créée par d'exsalariés de Google, cette société fournira des pres tations de “business analytics marketing”.Alors queComscorevient de publier ses premiers résultats en matière de mesure d'audience de l'Internet mobile au RoyaumeUni,Médiamétrie ne devrait publier les siens en France qu'en octobre 2010.Le site d'ecommerce de produits de luxeFirstluxe.comlance un programme de fidélité. Basé sur un système de points crédités à chaque achat, ce programme permet de faire baisser le prix des achats suivants.American ExpressetMaximileslancentResomail, une offre d'emailing personnalisable à destination des commerçants physiques affiliés à American Express.Le groupeHiMediaa ouvert un bureau à San Francisco, destiné à lancer sa plateformeAllopasssur le marché américain.
eCommerce La marque de prêtàporter fémininSud Expressa confié àEmerchant, filiale du groupe Pixmania, la conception, l'hébergement et l'animation commerciale de son nouveau site mar chand.Venteprivee.commillions d'euros horsa publié un chiffre d'affaires 2009 de 680 taxe, en hausse de 33 % sur un an. Son PDG annonce un résultat net compris entre 6 et 7 % du chiffre d'affaires et vise les 850 millions de chiffre d'affaires HT en 2010. Le site recrute 12 500 nouveaux membres chaque jour.LaFrançaise des Jeuxva promouvoir son offre de jeux d'argent en ligne avecTF1. Les deux groupes ont annoncé un partenariat de trois ans à la fois sur le site Web de TF1 et dans ses programmes télévisés. Concrètement, le site de la chaîne va proposer l'offre de jeux d'argent de la FDJ.
Innovations  Nouveaux services eBayouvre une rubrique où les internautes pourront expérimenter et évaluer ses idées de développements : Garden by eBay. Il y présente une nouvelle interface de recherche épurée dotée de nombreuses améliorations : la liste des résultats est clarifiée, la colonne d'affinement des résultats est cachée par défaut, le champ de recherche est toujours apparent même en fai sant défiler la page de résultats.Le moteur de recherche chinoisBaiduet le premier ecom merçant japonaisRakutenannoncent la création d'une joint venture destinée à éditer une place de marché BtoBtoC en Chine, qui devrait voir le jour au second semestre 2010.Google pourrait étendre son service Google Street View à l'intérieur des magasins. Un détaillant new yorkais a en effet indiqué que Google serait venu photographier sa boutique sous toutes les cou tures, produits en vente y compris.
Stratégie Internet n° 139  Février 2010
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