Finance Islamique en Tunisie  Cas de la Banque Zitouna
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Proposition «Finance Islamique en Tunisie : Cas de la Banque Zitouna » 11/ Aujourd’hui, la Banque Zitouna reconnait faire face « à une crise de confiance de certains acteurs économiques ». vAlors que les rapports de la Banque Mondiale et du FMI soulignent aux autorités tunisiennes la nécessité d’opérer des concentrations et des fusions des institutions bancaires vu qu’il y a trop de banques par rapport aux besoins de l’économie, les autorités monétaires ont délivré une licence à une banque islamique ‘‘Banque Zitouna’’. vAu fait, ces autorités n’ont pas prévu des solutions pour l’introduction de telles banques en tant qu’autorités de régulation et aussi un organe qui encourage et développe le cadre propice pour que le secteur bancaire soit enrichi par l’apport du finance islamique. Aussi, faut-t-il signaler que l'un des derniers conseils des ministres de l'ancien gouvernement n’a pas encore voté une loi qui a été proposée touchant aux produits spécifiques aux banques islamiques.22/ Alors la finance islamique est-elle un problème ou une solution  aux problèmes de crise de confiance pour les autorités monétaires?

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Publié le 06 février 2012
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Langue Français

Extrait

Proposition «Finance Islamique en Tunisie : Cas de la Banque Zitouna»
1
1/ Aujourd’hui, la BanqueZitouna reconnait faire face « à une crise de confiance de certains acteurs économiques ».
v Alors que les rapports de la BanqueMondiale et du FMI soulignent aux autorités tunisiennes la nécessité d’opérer des concentrations et des fusions des institutions bancaires vu qu’il y a trop de banques par rapport aux besoins de l’économie, les autorités monétaires ont délivré une licence à une banque islamique ‘‘Banque Zitouna’’.
v Au fait, ces autorités n’ont pas prévu des solutions pour l’introduction de telles banques en tant qu’autorités de régulation et aussi un organe qui encourage et développe le cadre propice pour que le secteur bancaire soit enrichi par l’apport du finance islamique.Aussi, faut-t-il signaler que l'un des derniers conseils des ministres de l'ancien gouvernement n’a pas encore voté une loi qui a été proposée touchant aux produits spécifiques aux banques islamiques.
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2/ Alors la finance islamique est-elle un problème ou unesolution aux problèmes de crise de confiance pour les autorités monétaires?
v Malgré que l’activité de la banque Zitouna est placée sous la supervision et le contrôle de la BCT, et malgré que les ratios de liquidité et de solvabilité de la banque sont aujourd’hui largement supérieurs aux normes prudentielles requises,cette banque a une réputation sulfureuse qui remet en cause le principe même de l'exercice de la finance islamique.
v En effet, la Banque Zitouna constitue à un double titre un problème : de part le contexte et l’origine de sa création, elle a suscité de vives critiques comme un moyen de recouvrir un système bancaire classique d'un vernis d'économie islamique.
v De ce fait, la situation de la Banque Zitounaest paradoxale puisque la finance islamique d’après les développements récents a montré qu’elle a le potentiel de constituer à un double titre une solution, au moins partielle, à cette crise de confiance: de part son interdiction du transfert de risque qui était à l'origine de la crise des subprimes, un refus qui lui a permis de bien résister à cette crise, la finance islamique génère 2,3 trilliards de $ par an de par le monde.
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3/ Le programme de refonte de la régulation financière classique devrait-il être l’occasion pour la finance islamique de s’attaquer à aux problèmes de dispositifs de surveillance ?
v Auparavant, il est nécessaire d'établir des dispositifs appropriés de gouvernance, de réglementation et de gestion des risques: tant interne par les gestionnaires de cette banque ‘’dispositifs particuliers’’ qu’externe par les autorités monétaires ‘’dispositifs généraux’’ quipermettrait au système bancaire et même aux banques conventionnelles d'élargir l'éventail des produits offerts à leurs clientèles et s’assurer que les organes de gouvernance et de conformité (le Comité Chariaa et tous les organes de Bâle II) soient mis en place.
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La proposition
v Dans ce cas, le gouvernement de transition peut accélérer la mise en place d’une nouvelle législation mais qui permet à la finance islamique de travailler dans les mêmes conditions que la finance classique et les autorités de surveillance tunisiennes peuvent s’inspirer de ce principe «pas de faveur, pas d’obstacle» en mettant en place un cadre juridique et réglementaire adéquat qui ne pénalise pas ce secteur, en se familiarisant avec l'application des normes IFSB des banques islamiques v donc l’instauration par la Banque Centrale d’une unité de réflexion surl’intégration de la finance islamique dans le programme de refonte de la régulation financière, sur la supervision spécifique des institutions islamiques, et surtout sur le sort de la banque Zitouna est de pleine nécessité.
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la finance islamique en Tunisie a un rôle à jouer
Par conséquence, la finance islamique en Tunisie a un rôle à jouer, qui pourrait bénéficier à la fois aux investisseurs islamiques et à l’économie tunisienne et qui constituera un signal fort afin de rétablir la confiance, tracer le chemin de la reprise et donner une novelle chance pour Zitouna banque mise sous tutelle de la Banque Centrale tunisienne et dont le sort n’est pas encore tranché, sachant qu’une cession à des investisseurs parait une des options les plus évoquées avec la possibilité d’adhésion de laBanque Islamique de Développement (BID) au capital de Zitouna et aussi la participation BanqueAl Baraka à travers ses produits off shore. Ceci permettrait d’établir un cadre de conformité et une réputation à la banque et à ce secteur à la fois. 6
conclusion
Ainsi, les choses pourraient rapidement changer pour la Banque islamique Zitouna, aussi al Baraka Bank et les autres banques désireuses de diversifier leurs produits, par la mise en place des mécanismes nécessaires et équitables pour le développement du secteur selon la loi du marché.
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