Financement de l
8 pages
Français
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Financement de l'innovation : quelques pistes et propositions

-

Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
8 pages
Français

Description

FINANCEMENT DE L INNOVATION: QUELQUES PISTES ET PROPOSITIONS 1 http://www.strategy-of-innovation.com/article-financement-de-l-innovation-quelques-pistes-et-propositions-120556219.html A) Le crédit et prêt bancaire Le problème de crédit et prêt bancaire concerne particulièrement des entreprises des secteurs traditionnels (artisanat, commerce et négoce, services de proximité, construction BTP, PMI manufacturières &) qui souhaitent se développer cad renouveler leurs machines, étendre leur surface, embaucher (surtout du personnel sans qualification ou à qualification technique). Le crédit fait aussi défaut aux Gazelles cad les PME innovantes à forte croissance, qui doivent faire face à des commandes en forte augmentation (et parfois de façon soudaine) mais qui nont pas la trésorerie suffisante pour finance la production du produit. Ces problèmes de crédit aux entreprises ne sont toujours pas réglés, certes en grande partie dus aux règles prudentielles des banques qui ont été renforcées suite au krash de 2008 et la crise qui sen est suivie (enfin, c est ce que disent les banquier.s D) ans la situation actuelle du refus doctroi de prêt/crédit aux PME par les banques commerciales, la banque publique Bpifrance (http://www.bpifrance.fr/) assure certainement un rôle salutaire. Néanmoins, je rappellerais quil y a pléthore de banques commerciales privées, et surtout qu'elles ont grassement bénéficié des généreux prêts de la BCE à taux quasi-nul !

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 14 octobre 2013
Nombre de lectures 93
Langue Français

Exrait

FINANCEMENT DE L INNOVATION: QUELQUES PISTES ET PROPOSITIONS 1
http://www.strategy-of-innovation.com/article-financement-de-l-innovation-quelques-pistes-et-propositions-
120556219.html
A) Le crédit et prêt bancaire
Le problème de crédit et prêt bancaire concerne particulièrement des entreprises des secteurs
traditionnels (artisanat, commerce et négoce, services de proximité, construction BTP, PMI
manufacturières &) qui souhaitent se développer cad renouveler leurs machines, étendre leur
surface, embaucher (surtout du personnel sans qualification ou à qualification technique).
Le crédit fait aussi défaut aux Gazelles cad les PME innovantes à forte croissance, qui doivent
faire face à des commandes en forte augmentation (et parfois de façon soudaine) mais qui nont
pas la trésorerie suffisante pour finance la production du produit.
Ces problèmes de crédit aux entreprises ne sont toujours pas réglés, certes en grande partie dus
aux règles prudentielles des banques qui ont été renforcées suite au krash de 2008 et la crise qui
sen est suivie (enfin, c est ce que disent les banquier.s )Dans la situation actuelle du refus
doctroi de prêt/crédit aux PME par les banques commerciales, la banque publique Bpifrance
(http://www.bpifrance.fr/) assure certainement un rôle salutaire. Néanmoins, je rappellerais qu il
y a pléthore de banques commerciales privées, et surtout qu'elles ont grassement bénéficié des
généreux prêts de la BCE à taux quasi-nul ! Si ces banques privées font du refus de ventes de
services à l'économie réelle ... alors oui, l'Etat devrait intervenir en imposant son autorité, et il n'y
aurait pas eu besoin de créer une banque publique !
En lieu et place de cette banque étatique, il faut favoriser l'engagement direct de l'épargne des
français dans l'économie entrepreneuriale, et favoriser la création et le développement de sociétés
de capital-risque en France !
Car la vraie question est de savoir quel modèle de société nous voulons, et surtout quelle finance
nous voulons pour cette société :
- Une société basée sur le crédit et le surendettement pour avoir un peuple qui surconsomme plus
que de raison des produits importés ?
- Ou une société créative et inventive qui exporte et vend aux autres, et dont les financiers, pour
espérer partager les fruits de la création de richesses, acceptent de partager épaule contre épaule
avec les entrepreneurs, les risques inhérents au processus de création de richesses ?
Donc, hormis les cas précis exposés ci-haut, le défaut de crédit/prêt n e stpas le problème des
entreprises innovantes. Article complémentaire : http://0z.fr/4hzeh
B) Financement en fonds propres
A l exception des Gazelles, le problème n°1 dejseunes entreprises
innovantes (startups/TPE de moins 5 ans) est la faiblesse du financement
privé cad les investissements en fonds propres.
La sur-réglementation française est aussi un problème pour nos
entreprises innovantes, problème qui détruit la dynamique permettant à
une startup de devenir une PME puis de conquérir le monde en devenant
une entreprise internationale, multinationale à transnationale ! Nos
entreprises innovantes, mais aussi celles des secteurs traditionnels, sont
atteintes de nanisme (http://0z.fr/fXO1d) et leurs innovations finissent
par être racheter par les géants de leur secteur, certes l entrepreneur (les
co-fondateurs et les quelques investisseurs au capital) est souvent ravi de
faire une plus-value, mais quel gâchis pour la Nation France !
Pourquoi, nous français on ne serait pas capable de fonder des Microsoft, des Amazon, des
Facebook, des Twitter, des Apple, des Google, des Samsung ? Vous ne pouvez pas imaginer
la frustration que cela génère chez les entrepreneurs français, dont certains partent aux Etats-Unis
Ari MASSOUDI / http://www.strategy-of-innovation.com/ / http://www.linkedin.com/in/arimassoudi 14/10/2013FINANCEMENT DE L INNOVATION: QUELQUES PISTES ET PROPOSITIONS 2
ou ailleurs, la mort dans l âme pour créer et développer leur proj edat ns de meilleures
conditions ; et une fois sur place, pris par l émulation et la dynamique entrepreneuriale localeil,s
ne veulent plus entendre parler de la France, leur terre natale !
Définir l'entrepreneur http://www.youtube.com/watch?v=yJHFZRMD-gI
PEA-PME
Le gouvernement socialiste « ennemi juré de la finance sans visage », pour répondre aux besoins
en fonds propres des PME, va proposer un PEA-PME (avec des conditions de défiscalisation très
intéressantes pour les particuliers). Certes, c est mieux que rien. Néanmoins, posons la bonne
question, est-ce que le PEA-PME permettra de financer les PME ? La réponse est non car le
PEA-PME concernera principalement les entreprises déjà cotées en bourse. Donc, le PEA-PME
aura comme conséquence d'augmenter la capitalisation boursière de nos PME cotées et de
diminuer la volatilité du cours de leurs actions (et donc in fine de les rendre plus visible pour des
investisseurs plus « gros »). Un particulier qui investirait à travers un PEA-PME (tout comme un
PEA classique) ne transfère pas son argent vers l entreprise en contrepartie dactions, mais achète
des actions à un autre actionnaire sur la bourse ; la transaction est donc neutre pour l entreprise.
Mais plus les actions de l entreprises seront demandées (grâce au EAP -PME), plus le cours de
l action (sa valeur) augmentera avec comme incidence daugmenter la valeur de l entreprise
(capitalisation boursière). Certains diront que plus la capitalisation est élevée et plus la capacité
demprunt de l entreprise l esera aussi, ce qui contribue à son financement. En somme, la PME
sera prise en tenaille entre les banques et les spéculateurs des marchés financiers. On est ravi.
Le problème du financement privé des PME ne sera pas donc résolu par le PEA-PME. Le
gouvernement socialiste livre donc nos PME-ETI cotées aux spéculateurs de la finance sans
visage (hedge funds et autres investisseurs institutionnels), le tout sur le dos de l épargne des
français !
Il aurait mieux fallu inventer un PEA spécifiquement pour les PME non cotées qui sapprêtent à
une augmentation de capital par une introduction en bourse (IPO) ou pour des PME déjà cotées
qui souhaitent effectuer une augmentation de capital secondaire (secondary offering), ainsi les
particuliers auraient eu accès à ces entreprises ce moment bien précis ; moment qui est en général
jusquà présent le privilège des banques d investissement !
[Au moment de la rédaction de cet article (11/10/2013), j apprends que le gouvernement
Hollande va augmenter de façon rétroactive la fiscalité sur le PEA classique (qui permet aux
particuliers dinvestir dans des actions dentreprises européennes cotées). Encore une belle
preuve dincompétence ou dune politique idéologi que anti-entreprise et anti-économie réelle !
On peut faire le pari que les avantages octroyés au PEA-PME suivront le même sort que ceux de
PEA classique.
http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/good-morning-business/scandale-pea-jerome-
dedeyan-gmb-11-10-151678/
et http://www.youtube.com/watch?v=kZriov1I2HY&feature=em-uploademail
et http://www.youtube.com/watch?v=g4q8d4NpjH0&feature=em-uploademail ]
Les PME françaises sont sous-capitalisées en fonds propres comparées aux entreprises de l UE et
US. Plus les fonds propres dune PME -ETI sont élevés plus sa capacité d endettement bancaire
sera également élevée. Plus une startup a des fonds propres importants au moment de sa création
(de 0 à 3 ans), et plus ses chances de survie (au-delà des 5 ans) seront élevées. Tout est lié aux
fonds propres, de la startup à l ETI.
Ari MASSOUDI / http://www.strategy-of-innovation.com/ / http://www.linkedin.com/in/arimassoudi 14/10/2013FINANCEMENT DE L INNOVATION: QUELQUES PISTES ET PROPOSITIONS 3
Une entreprise non cotée qui a été chroniquement sous-capitalisée en fonds propres, est comme
un adulte qui a été élevé en condition de sous-nutrition durant son enfance. Les dégâts sur sa
croissance et son développement seront irréparables, et ceci, malgré tout le génie (invention,
création unique, équipe expérimentée et ambitieuse &) sur lequel elle a été fondé. Ainsi une telle
entreprise qui sapprêtera à entrer en bourse le sera avec une valorisation de gringalet (donc ne
pourra pas lever autant dargent que ses concurrents) et sera encore plus à la merci des
spéculateurs ! Rappelez-vous la valorisation record de Facebook qui a été de 104 Mrds de $ au
moment de son IPO (et a levé 16 Mrds de $ dont 10 sont directement allés dans les caisses de
Facebook pour son développement) ! Facebook a été richement nourri dès les premières années
de son existence et tout au long de son développement avant l IPO (business angels et capit-al
risque http://www.crunchbase.com/company/facebook ) !
Or les seuls investisseurs qui justement abondent les fonds propres des entreprises non cotées
sont les business angels et les sociétés dinvestissement dit capital-risque.
Business Angels
Le problème du financement privé des PME doit être résolu à la racine de l entrepreneuriat, dès
la création de l entreprise (et même en amont) et de façon patriotique. Car encore une fois, une
moyenne entreprise (ME) ou une ETI ne sont pas des structures hors-sol qui seraient apparus
comme des champignons du jour au lendemain. Une ETI a été une ME, une ME a été une petite
entreprise (PE), une PE a été une TPE qui elle-même a été une startup issue dun projet ou dune
idée germée au coin de la machine à café (ou sur plusieurs années de R&D public ou privé) !
Imaginez l effet positif (« buzz ! ») que cela aurait sur la comm nauuté des entrepreneurs, si un
gouvernement proposait de défiscaliser à 100% et sans plafond, l vaantage Madelin IR-PME. Cet
avantage permet à des particuliers de défiscaliser sur leur Impôt sur le Revenue une partie des
montants investis dans les fonds propres dune entreprise non cotée (donc de startup à ETI). De
même pour l avantage IS-PFME ! L avantage Madelin (et l -PISME F également) ne st pas
destiné du point de vue de la loi uniquement quaux entreprises innovantes. Elle c oncerne toutes
les entreprises puisque bien sure la loi ne sait pas faire la distinction entre secteur innovant et
traditionnel, et c est très bien comme ça car aprètsout il faut laisser la liberté aux personnes de
choisir là où ils veulent investir leur épargne. Pour continuer dans le rêve, imaginez si ce même
gouvernement proposait également de défiscaliser à 100% et sans plafond les plus-values de
cessions dactions dentreprises non cotées (sans condition sur la durée de détention des titres et
autres arnaques intellectuelles pondues par le cerveau pervers dun énarque) . Ainsi, en proposant
de défiscaliser à 100% le risque à l entrée et à la sortie, la France deviedrnait vraisemblablement
le pays le plus avantageux au monde pour entreprendre (même les anglais nont pas encore osé le
faire) ! Une telle annonce aurait, croyez-moi, l effet dune bombe ! Car quoi de plus honteux que
de permettre aux français de disposer de leur propre épargne et pour quils investissent,
directement sans intermédiaire bancaire, dans les entreprises françaises de leur choix. Le lobby
bancaire ne veut absolument pas perdre la mainmise sur l épargne des français c alr épargne à
travers le livret A et surtout l assurance vie finance les obligations de l Etat en faisant le bonheur
des banquiers qui au passage facturent aux français des commissions et frais à tout va pour gérer
leur livret et assurance vie. Un bel exemple de capitalisme de connivence totalement anti-libéral !
[ Le lobby bancaire ne supportant pas de perdre la mainmise sur l épargne de la plèbe, par
l intermédiaire de son représentant qui est l ,Et vi aetnt de sabrer le financement participatif (ou
« Crowdfunding » http://0z.fr/Rxz28) en proposant de le mettre sous le très lourd cadre
réglementaire de « l appel public à l épar»g nequi concerne les entreprises cotées et les
transactions de titres financiers sur les marchés boursiers ! Alors que le domaine du droit
commercial et des affaires du gré à gré - était amplement suffisant pour intervenir et
Ari MASSOUDI / http://www.strategy-of-innovation.com/ / http://www.linkedin.com/in/arimassoudi 14/10/2013FINANCEMENT DE L INNOVATION: QUELQUES PISTES ET PROPOSITIONS 4
éventuellement punir en cas de fraude avérée, une part de la responsabilité incombe aussi aux
acteurs du Crowdfunding français (cad les sociétés qui proposent ces plateformes de levée de
fonds). En effet, souhaitant mettre une barrière à l entrée pour se protéger déventuels nouveaux
entrants (en prétextant vouloir protéger les investisseurs), ils se sont tirés eux-mêmes une balle
dans le pied en demandant à l Etat de réglementer leur activi t(émasochisme ?) ; alors que dans le
même temps, partout dans le monde, on assiste à la libéralisation du Crowdfunding. Tellement
français ! ]
Capital-Risque (Venture Capital)
Les Business Angels ne sont quun b out du problème du financement de l innovation, les Eta-ts
Unis ou Israël (champion du monde de l innovation, la « Startup Nation ») ont un système
totalement intégré et collaboratif sur ce sujet (Universités/incubateurs/pépinières/business
angels/sociétés de capital risque/bourse et dynamique de fusion-acquisition) et malgré tout le
brassage de vent des gouvernements du Président Sarkozy, nous navons toujours pas cet
écosystème vital pour l innovation (il y aurait beaucoup à dire sur le bilan mitigé du Gndra
Emprunt effectué pour les Investissements dAvenir IA, et je fais également le pari que le
recyclage fait des IA par le nouveau gouvernement sous la marque « 34 plans de reconquête »
sera aussi une belle gabegie !). La création de valeur et le progrès ne se décrète pas et ne se
planifie pas, en tout cas, certainement pas par les pouvoirs publics. Au mieux, l Etat doit limiter
au maximum sont pouvoir de nuisance.
Les investissements en capital-risque sont encore et toujours atrophiés en France, et il est
impératif et vital pour notre économie de développer ce secteur en France. Que la France (et
l'Europe en général) soit moins bien équipée, en nombre et en volume, en fonds de capital-
investissement, que les gestionnaires de ces fonds aient une appréciation du risque différente de
celle de leurs homologues anglosaxons (surtout US), oui, là est le véritable problème. Et c'est sur
ce point que l'on devrait se battre ! La création et le développement dentreprise innovante (à
dominante technologique ou non) nont pas besoin des banques et ne doivent pas avoir recours
aux banques (sous-entendu nont pas besoin dêtre fina ncés par le « prêt usuraire »). Pour
l innovation, seul le financement par capit-ainvel stissement et le "partage des risques" doit être
envisagé. Similairement à nos états surendettés à cause de l'usure, le coût du capital via l emprunt
serait tout simplement intenable si on finançait les 500-600k euros de l amorçage, et les 1,5-2M
d'euros et plus pour le développement d une entreprise innovante par de l emprunt (je rappelle
qu'une jeune entreprise innovante peut ne pas avoir de chiffre d'affaires pendant plusieurs
années). Donc, aujourdhui c est bien lePrivate Equity (capital investissement en français) pour
l amorçage (ou comme le nomme les anglosaxons : See-Cdapital et Serie-A Venture Capital) qui
fait cruellement défaut en France.
Par conséquent, il faut que les pouvoirs publics démocratisent, popularisent et libéralisent le
Business Angelisme et le Venture Capitalisme. Si il y a bien une finance à débrider, c'est bien
cette "basse-finance" qui est par essence patriotique et long-termiste.
Quelques chiffres sur le capital-risque :
- Les Etats-Unis continuent dêtre les acteurs les plus importants du capital -risque au niveau
mondial : en 2010, les sociétés de capital-risque US ont investi 15 milliards de $ versus 3,7
milliards de $ pour leurs homologues européens !
- Un fond capital-risque géré par une société d investissement européenne contient en moyenne
60 millions deuro versus 130 million s en moyenne pour une société US !
Ari MASSOUDI / http://www.strategy-of-innovation.com/ / http://www.linkedin.com/in/arimassoudi 14/10/2013FINANCEMENT DE L INNOVATION: QUELQUES PISTES ET PROPOSITIONS 5
- L investissement moyen dans une jeune entreprise innovante par une société de capital-risque
est de l ordre de 2,2 millions de $ versus 400 000 $ en Europe (à produit égal, la jeune entreprise
US a en moyenne 5,5 fois plus de ressources financières pour se développer !)
- En France, nous avons 274 sociétés de capital-investissement (adhérentes à l'AFIC) dont 99%
ont leur siège en région parisienne, et la très grande majorité de ces sociétés ne font pas du vrai
capital-risque (elles interviennent sur des opérations de capital développement, transmission et
retournement) !
Certes, certains diront que le dollar quasi-gratuit qui coule dans le système financier américain
(planche à billets), permet par ruissellement d abonder dans les fonds dinvestissement des
sociétés de capital-risque, et que dans ces conditions, il leur est facile de rouler des mécaniques et
de jouer aux « aventuriers du capitalisme » pour financer leurs entreprises innovantes. Cette
analyse est juste, et nous européens manquons de pognon, notre monnaie et nos ressources
naturelles sont limitées, ce nest pas une nouveauté.
Un palliatif est bien sure de fortement défiscaliser l investissement dans les entreprises non
cotées (défiscalisation à l entréme ais aussi à la sortie sur les plus-values de cessions des actions
dentreprises non cotées en référence au soulèvement des « pigeons » http://goo.gl/OSgWmf)
pour inciter les investisseurs notamment les institutionnels à prendre des risques vertueux.
Il faut donc très largement défiscaliser à l entrée et à la sortie, les OPCVM (Organisme de
Placement Collectif en Valeurs Mobilières) de type FCPR, FCPI et FIP destinés aux
financements des entreprises non cotées. Ces véhicules sont utilisés par les sociétés de capital-
investissement pour lever des fonds auprès des particuliers par l intermédiaire des banques, fonds
qui doivent ensuite être investis dans les fonds propres de sociétés non cotées. Les différences
entre FCPR, FCPI et FIP concernent les modalités d investissements dans les entreprises, mais
aussi les conditions fiscales offertes aux souscripteurs. Pour rendre compréhensible et donc
attractif ces OPCVM auprès des particuliers, il faudrait aussi les réformer pour en faire un seul et
unique véhicule (le plus défiscalisé possible pour les particuliers et avec le minimum de
contrainte pour les sociétés de capital-risque). Les sociétés de capital-investissement françaises
(capital-risque, capital-développement et capital-transmission ou retournement) lèvent leurs
fonds principalement via ces OPCVM alors que dans le même temps leurs homologues
anglosaxons ont des Limited Partners à leur capital cad des « associés limités en droit » qui sont
des gros investisseurs passifs en attente dun retour sur investissement (fonds souverains, fonds
de pension, fonds de fonds, banques d investissement fonds, dent reprises multi-transnationales -
banques, assurances ou industries -, fonds de family office, personnes millionnaires/milliardaires
souvent des entrepreneurs ayant réussi dans les affaires ).
Mais les OPCVM ne suffiront pas, il faut également que la France nait pas peur dattirer les
capitaux étrangers. Je sais que le sujet est sensible et légitimement on peut craindre que des
capitaux étrangers puissent servir à déstabiliser le pays. Néanmoins, il existe de solides cadres
juridiques pour flécher et encadrer ces capitaux entrants (les capitaux étrangers seraient investis
dans le fond souverain français et des fonds de fonds français qui investiraient ensuite dans les
fonds dinvestissement de sociétés de capital -risque gérées par des équipes françaises pour
investir dans les entreprises innovantes françaises ; le tout sous le regard des autorités de
régulation des marchés financiers comme l AMF en France). Les capitaux entrants ne seraient
ainsi, au final que des capitaux dinvestisseurs passifs en attente dun retour sur investissement.
Les fonds souverains russe, chinois et ceux des émirats et de l ArabieSaoudite investissent
directement et massivement dans les fonds d investissement des sociétés de capit-arlisque
américaines. Ces fonds souverains nattendent de ces investissements que des plus -values et ils
Ari MASSOUDI / http://www.strategy-of-innovation.com/ / http://www.linkedin.com/in/arimassoudi 14/10/2013FINANCEMENT DE L INNOVATION: QUELQUES PISTES ET PROPOSITIONS 6
nont pas accès dir ectement aux entreprises et aux technologies au portefeuille des sociétés de
capital-risque (donc pas de risque de fuite technologique). Les russes, chinois et arabes croient
tout simplement en l intelligence créative et inventive des américains pour créer des richesses.
Pourquoi pas nous ? Pourquoi sommes-nous incapables d attirer ces capitaux-là pour financer
notre économie de demain ?
Capital-Risque Industriel (Corporate Venture Capital)
Il ny a pas que les fonds souverains et capitaux des investisseurs institutionnels étrangers que
nous devons attirer en France, mais également les capitaux des grandes entreprises multi et
transnationales qui font une bonne partie de leur profit en Europe et qui par optimisation ou
évasion fiscale ne paient pas ou peu dimpôt en relation à leur ac tivité aux pays sur lesquels ils
opèrent.
Estimation de l évasion fiscal:e 60 à 80 milliards par an
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130122trib000744020/en-france-la-fraude-
fiscale-couterait-60-a-80-milliards-d-euros-par-an.html
Concernant ces grandes entreprises, il y a deux philosophies communément admises :
- La première consiste à se scandaliser et à revendiquer quon les taxe massivement pour ensuite
renflouer les caisses de l Etat pour continuer le puits sans fond des dépenses publiques
(politiquement, c est les demandes dharmonisation fiscale à l échelle europé ne e, nharmonisation
par le haut bien sure) c ste la philosophie socialiste -
- La seconde consiste à vouloir faire de son pays un paradis fiscal pour attirer les entreprises et
les capitaux en pensant que les capitalistes seront vertueux pour créer de la richesse sur son
territoire (concurrence fiscale entre Etats au sein de l UE, comme l Ireland ou le Luxembourg par
exemple) c est la philosophie libéral-e.
Pour ma part, me considérant comme un national-libéral, cad libéralisme oui à condition que cela
serve les intérêts de la Nation, la seconde option ne me satisfait pas car cela ferait de la France,
un pays de « boite aux lettres » pour des sièges sociaux dentreprises étrangères (quon me
prouve que Google, Amazon, Facebook ont massivement crée de s emplois en Ireland ou au
Luxembourg et quils ont contribué au PIB marchand de ces pays !).
Ce que je propose est dutiliser l autorité de l Etat pour établir et adresser une facture fiscale à
ces grands groupes, et sils ne souhaitent pas payer, ils s e risqueraient à la violence légitime de
l Etaat ve( c des menaces de type : interdiction dopérer en France, amendes et pénalités, jusquà
l emprisonnement des dirigeants). Et sils souhaitent coopérer, l Etat leur offrirait cet
arrangement là : en contrepartie du montant de la facture fiscale, la grande entreprise investit le
montant, directement ou indirectement à travers un fond de fonds dédié, dans des sociétés de
capital-risque françaises et indépendantes (cad non-filiale ou département de groupe financier ou
industriel) investissant dans les entreprises innovantes françaises ! Donc avec cette option, la
grande entreprise peut espérer un retour sur investissement en plus déviter un choc frontal avec
l taEt français !
Cette idée dun prélèvement obligatoire qui serait investi dans les entreprises innovantes et dont
les plus-values reviendraient in fine dans les poches du capitaliste « taxé », pourrait aussi
sappliquer aux riches individus « évadés fiscaux », mais aussi à la fameuse (ou fumeuse) idée de
« taxe Tobin » concernant les transactions sur les marchés réglementés boursiers.
Donc forcer le grand capital à financer la micro-économie, l économ ireéelle, en investissant
dans l économie de demain cad les TP -EPME innovantes, est ma conception de ce que doit être
un axe du national-libéralisme. Dans le même état desprit, le Brésil a obligé Apple à fabriquer
ses produits au Brésil pour que cette firme ait le droit de vendre au peuple brésilien.
Ari MASSOUDI / http://www.strategy-of-innovation.com/ / http://www.linkedin.com/in/arimassoudi 14/10/2013FINANCEMENT DE L INNOVATION: QUELQUES PISTES ET PROPOSITIONS 7
A ce lien, j indique une idée complémentaire à ce qui a été proposé ci-haut pour amorcer le
développement dun véritable capital -risque privé en France : http://0z.fr/768Yk
Bien sure, tout ceci nest possible que si la France retrouve sa souveraineté.
En me lisant, vous pourriez penser que je ne suis pas au fait des activités de la Bpifrance, banque
publique de garanties, de crédits et dinvestissements , destinée aux PME, et dont l idée de
création a été lancée par l ancien Président Sarkozy et recyclée par le Président olHlande (en
incluant l idée dy fusionner OSEO, CDC et FSI.) Dans la situation actuelle de refus doctroi de
crédit aux PME par les banques commerciales, la Bpifrance assure certainement un rôle salutaire.
Mais encore une fois, je maintiens quil ny a rie n de pire quun capital -risque étatisé. De plus,
l activité capital-investissement de Bpifrance est surtout de type capital-développement. Donc le
défaut chronique d unvéritable capital-risque (incluant les business angels) en France demeure
toujours !
Conclusion
Comment durant des décennies, a-t-on pu administrer à la France une politique économique en
faveur de la demande faisant des français des oies que l on a gav, épour quils consomment
toujours plus de produits importés ? Comment a-t-on pu autant mépriser la créativité et
l inventivité du peuple françai?s
C'est bien beau de parler de croissance, de réindustrialisation et de redressement productif,
encore faut-il qu'on s'accorde sur la manière. Le logiciel de l'énarchie (de gauche comme de
droite) est fait d'économie administrée avec comme levier de croissance, une politique
économique axée sur la demande (en subventionnant à tout va en espérant stimuler la
consommation ... mais au final cela entraîne une distorsion du marché, puisque les acteurs
"vendeurs" intègrent très vite les subventions dans leurs prix, à la hausse bien sure !). Leur
second levier croissance est de lancer des plans de relance par des investissements
d'infrastructure (des ponts et des ronds-points en somme) financés par l'emprunt sur les marchés
et les impôts, et qui au final ne profitent qu'au secteur du BTP (enfin les gros du BTP).
Par contre, ce que font les allemands que l'on admire tant, une politique économique basée sur
l'offre à haute valeur ajoutée, avec comme moteur la sacralisation du statut social de
l'entrepreneur et la sanctuarisation (notamment fiscale) de l'écosystème de l'entrepreneuriat, de la
création à l'internationalisation des entreprises, notre énarchie ne connait pas .... ils n'ont pas eu
de cours sur le sujet à l'ENA .... c'est du chinois pour eux ! Et quand bien même, ils réalisent
l importance de l innovation, ils édictent encore et toujours des plans de relance par des
investissements (financés par de la dette et les impôts), mais cette fois, disent-ils ça sera pour
« l innovation» (« Investissements dAvenir » renommé en « 34 plans de reconquête »). Ces
plans finiront aussi par être une gabegie comme tant dautres.
Personne à droite ou gauche de ceux qui nous ont gouverné, ne se soucie de l entprreeneuriat, de
la créativité, de l inventivité et de nnoval i tion française, et hormis les enfumages et les grands
brassages de vent, personne ne sengage réellement pour une vraie politique économique de
l offre, unofe fre à haute valeur ajoutée « Made In France » et surtout « Sold by France ».
Si on veut du « Made in & Sold by France », il faudra faire des business angels et du capital-
risque, l'alpha et l'oméga de toute politique économie tournée vers les TPE-PME car le pognon
est le nerf de la guerre ; tout ce que l on vous dira dautre, c est du bul «lshit » !
Ari MASSOUDI / http://www.strategy-of-innovation.com/ / http://www.linkedin.com/in/arimassoudi 14/10/2013FINANCEMENT DE L INNOVATION: QUELQUES PISTES ET PROPOSITIONS 8
La seule issue pour la France d'échapper à l'effondrement de son économie, à la tiers-
mondisation, et donc de rejoindre le destin de la Grèce, est de devenir un Paradis (fiscal) de
l'entrepreneuriat et de l'innovation par la sacralisation du statut et du rôle sociétal de
l'entrepreneur et la sanctuarisation (notamment fiscale) de l'écosystème de l'entrepreneuriat,
de la création à l'internationalisation des entreprises !
Seule l'innovation par l'entrepreneuriat permettra la croissance et un espoir d'avenir!
[ L'investissement dans les entreprises non cotées peut sembler à priori très risqué (par rapport
aux entreprises cotées et notamment celles du CAC40, aux obligations dEtat, à l immobi iler &),
mais les rendements des sociétés de gestion de fonds de type Private Equity/Venture Capital
démontrent clairement le contraire. Le Private Equity (incluant les activités de Venture Capital),
bien que risqué comme tout placement (depuis 2008, nous avons appris qu'il n'existera plus
jamais aucun placement "sans risque" !), rémunère très bien ses investisseurs, bien mieux que les
actions cotées et les titres obligataires du marché boursier. Mais pour bénéficier de son retour sur
investissement, l'investisseur doit accepter d'une part d'être patient (5-10 ans avant retour, et oui
le temps de l'économie réelle !), et d'autre part accepter d'enregistrer des pertes à court terme
dues aux frais de gestion sauf si bien sure, on encourage les gens à devenir des Business
Angels et donc dinvestir directement sans intermédiaire gestionnaire & sauf si bien sure, on
encourage les gens à devenir des Business Angels et donc à investir directement sans
intermédiaire gestionnaire ]
Ari MASSOUDI / http://www.strategy-of-innovation.com/ / http://www.linkedin.com/in/arimassoudi 14/10/2013