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Après le nucléaire, La Hague en pince pour l'éolien

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Après le nucléaire, La Hague en pince pour l'éolien Àpartir de la fin des années 60, l'industrie nucléaire émerge à travers les chantiers de l'usine de retraitement de la Hague et de la centrale nucléaire de Flamanville et constitue aujourd'hui l'industrie phare du territoire. Située sur un socle géologique stable, mais aussi peu peuplée et isolée géographiquement, la Hague constituait en effet un endroit privilégié pour l'implantation d'un site de stockage de déchets nucléaires par le CEA, devenu aujourd'hui une usine de retraitement et de recyclage. Cette véritable forteresse de 300 hectares protégée par des barbelés assure le retraitement de l'ensemble du combustible usé d'EDF, soit 850 tonnes de matière radioactive par an, et 400 autres tonnes en provenance de centrales étrangères. Premier employeur du département, la COGEMA réalise un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros, fait travailler 3.500 personnes, génère quelque 6.000 emplois indirects, représente 140 millions d'euros de taxes locales et réinjecte près de 400 millions d'euros dans l'économie, par l'intermédiaire des soustraitants. Lancée en 1979, la centrale nucléaire de Flamanville, située à 25 km à l'ouest de Cherbourg, dispose de 2 réacteurs nucléaires, mis en service en 1986 et 1987, produisant 4% de l'électricité française, et permettant l'alimentation de la Basse-Normandie, de la Bretagne et des îles anglo-normandes. Neuf cents personnes sont employées à la centrale.

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Après le nucléaire, La Hague en pince pour l'éolien
Àpartir de la fin des années 60, l'industrie nucléaire émerge à travers les chantiers de l'usine de retraitement de la Hague et de la centrale nucléaire de Flamanville et constitue aujourd'hui l'industrie phare du territoire. Située sur un socle géologique stable, mais aussi peu peuplée et isolée géographiquement, la Hague constituait en effet un endroit privilégié pour l'implantation d'un site de stockage de déchets nucléaires par le CEA, devenu aujourd'hui une usine de retraitement et de recyclage. Cette véritable forteresse de 300 hectares protégée par des barbelés assure le retraitement de l'ensemble du combustible usé d'EDF, soit 850 tonnes de matière radioactive par an, et 400 autres tonnes en provenance de centrales étrangères. Premier employeur du département, la COGEMA réalise un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros, fait travailler 3.500 personnes, génère quelque 6.000 emplois indirects, représente 140 millions d'euros de taxes locales et réinjecte près de 400 millions d'euros dans l'économie, par l'intermédiaire des soustraitants.
Lancée en 1979, la centrale nucléaire de Flamanville, située à 25 km à l'ouest de Cherbourg, dispose de 2 réacteurs nucléaires, mis en service en 1986 et 1987, produisant 4% de l'électricité française, et permettant l'alimentation de la Basse-Normandie, de la Bretagne et des îles anglo-normandes. Neuf cents personnes sont employées à la centrale. Anticipant un éventuel renouvellement des centrales à l'horizon 2020, EDF a prévu de construire sur le site de Flamanville un 1er réacteur nucléaire de type EPR, d'un budget de l'ordre de 5 milliards d'euros, pour une mise en service initialement prévue en 2012, mais aujourd'hui repoussée à 2016. Selon EDF, le futur chantier de l'EPR comptera jusqu'à 2.000 personnes en phase de construction. L'effectif permanent sera d'environ 300 personnes. Ce projet est l'objet d'enjeux politiques majeurs, localement mais aussi lors des dernières élections nationales.
L'éolien a le vent en poupe Si le nucléaire est un pilier de l'économie locale, les élus sont conscients que d'autres débouchés doivent être trouvés, sous la pression de l'opinion publique. Plusieurs projets d'envergure se préparent autour des énergies renouvelables et notamment de l'éolien maritime (EMR ou énergies maritimes renouvelables). Les EMR doivent fournir 4% de la consommation électrique en Europe d'ici 2020, soit un marché global de 300 à 400 milliards d'euros. Et les premières retombées économiques de cet ambitieux programme se font ressentir dès à présent. Ainsi, Cherbourg a été retenue par le groupe Alstom pour la fabrication de mâts, de turbines, de pâles et d'assemblage d'éoliennes dans le cadre d'un marché de 3 parcs éoliens maritimes à Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), remporté par un consortium alliant EDF, Alstom et le danois Dong Energy regroupées au sein de la société éolien Maritime France (EMF). Cela se traduira dans un premier temps par la construction de 2 usines sur le port de Cherbourg, destinées à la fabrication des mâts et des pâles d'éolienne. Cent cinquante entreprises régionales pourraient en outre bénéficier de l'implantation de cette nouvelle activité industrielle. À la clé, 500 emplois directs seront créés à Cherbourg à l'horizon 2015-2016 ainsi que 1.000 emplois indirects. Cette annonce concerne une 1ère tranche de parcs éoliens marins. L'objectif à horizon 2020 inscrit dans le Grenelle de l'environnement étant 12 fois plus important, c'est la naissance d'une filière industrielle et d'un savoirfaire français bénéfique pour la région, visant à faire du Cotentin «le territoire de toutes les énergies». À l'heure du 1er programme français d'éolien offshore, la région Basse-Normandie se positionne comme tête de pont d'une nouvelle filière industrielle nationale riche d'emplois et d'innovation.
>> Cherbourg a été retenue par le groupe Alstom pour la fabrication de mâts, de turbines, de pâles et d'assemblage d'éoliennes.