Le coworking, bureau du troisième type - Soleilles Cowork, 2011
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Le coworking, bureau du troisième type - Soleilles Cowork, 2011

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Entre travail à domicile et travail en entreprises, les lieux de "coworking" proposent une sorte d'entre-deux aux travailleurs indépendants en mal d'espace.

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Langue Français
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17/10/11A NOUS
DANS L’AIR TENDANCE
Le coworking, bureau du troisième type
TEXTE :SOPHIE PEYRARD
Entre travail à domicile et travail en entreprise, les lieux de “coworking” proposent une sorte d’entre-deux aux travailleurs indépendants en mal d’espace. Bien plus que de simples bureaux à partager, ces openspaces conviviaux permettent aussi d’échanger des compétences et de se créer un réseau, favorisant ainsi le travail collaboratif. StêJvnoisio,lesqjudenabtrtécnneàoceul-nateordisonsurvèl,elbatropruput«E:tegilbedéhslibaiis,citreaovnaiolsteacraapvleidelu!erl,»saeorjrlterpaeproaugrnvtedneiertdédictnsneaddnpédiep-luutsenplus e n’arrive pas à bosser de chez moi. Le canapé et la télé me font« Quand on vient travailler dans un espace comme celui-ci, cela nous force constamment de l’œil… », avoue Eric, jeune entrepreneur de 32 ans.à avoir des horaires et à faire une coupure entre le pro et le perso. C’est e labeaucoup plus structurant et on gagne en efficacité », précise Eric. Si de t-il en riant. Olivier, web designer, s’explique : « Quand on travaille de chezpar souci d’économie, ils le font aussi par besoin de socialisation et de moti-soi, on peut s’apercevoir à 17 h qu’on n’a toujours pas pris sa douche, qu’onvation. Ici, pas question de ne pas saluer le matin, encore moins de se faire est en caleçon et qu’on a oublié de déjeuner. » Autour d’eux, une dizainetout petit pendant la pause café. Et si tout le monde partage un même d’autres personnes, essentiellement des hommes, travaillent en silence, lesespace, chacun travaille pour des clients distincts et cela change tout. Sans yeux rivés à l’écran, un casque vissé sur les oreilles. Nous sommes dans lehiérarchie, sans compétition, sans politique, on est loin de l’atmosphère du temple du coworking parisien, la Cantine, un vaste espace réparti sur plu-bureau telle qu’on la connaît. e sieurs étages, situé au cœur du 2arrondissement. C’esten 2005, aux Etats-Unis, que le concept de coworking a été créé suite On y trouve un open space de quatorze postes de travail avec connexionau boom des nouvelles technologies et du e-commerce. Le premier site a à la fibre optique, mais aussi des bureaux indépendants et salles de réu-vu le jour à San Francisco dans un loft de travail appelé “Hat Factory”. nion, une cafétéria et des espaces de détente. Pour y accéder, chacunD’abord siège de trois travailleurs indépendants, il a été rapidement ouvert paie une cotisation, ou réserve sa place au mois, à la journée (10 €), voire àà d’autres pendant la journée. L’idée, rapidement reprise par de nom-la demi-journée (7 €). Alternative idéale aux cafés où le wifi est souventbreux travailleurs nomades, va essaimer un peu partout.On compte capricieux et le serveur peu aimable, pour peu que l’on y reste plus d’uneaujourd’hui 700 lieux de coworking répartis dans plus de heure, ce lieu de coworking a vite été adopté par les développeurs, desi-trente pays, dont plus d’une dizaine en France, à Paris, Mar-gners, blogueurs, consultants en marketing ou auto-entrepreneurs.seille, Lille, Rennes, La Rochelle, Toulouse...« Il faut bien Pour résumer, tous ceux que l’on appelle les travailleurs nomades, c’est-comprendre que le coworking offre plus qu’un lieu de travail à partager. Il à-dire des indépendants qui peuvent se livrer à leurs activités de n’im-permet aussi de se créer un réseau et d’échanger des compétences », porte où avec un ordinateur et une simple connexion internet.explique Marie-Vorgan Le Barzic, directrice de la Cantine. « On voit régu-
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adresses_ La Cantine Le premier espace de travail collaboratif en réseau (“coworking space”) à Paris, relié à d’autres structures en France ou à l’étranger (San Francisco, Barcelone, São Paulo, etc.). 151, rue Montmartre, Passage des e Panoramas, 2 . www.lacantine.org. Soleilles Coworking Coworking space multisectoriel, créé par des femmes entrepreneurs ciblant aussi les besoins des expats, au centre de Paris. e 13, rue Vivienne, 2 . www.soleillescowork.com. La Ruche Espace consacré à l’innovation A La Cantine (photos de gauche) et chez Soleilles Coworking (photos de droite), l’espace est vaste et ouvert, propice aussi bien à la concentration qu’aux échanges d’idées entre “coworkers”. et à l’entrepreuneuriat social. e 84, quai de Jemmapes, 10 . www.la-ruche.net. lièrement des coworkers qui finissent par faire du business ensemble, unCoworking vient d’ouvrir ses portes. Si l’espace sent encore un peu le neuf, il graphiste qui se retrouve à bosser sur le site créé par son voisin, un dévelop-est déjà prêt à accueillir les coworkers mais aussi les coworkeuses désireux Community Space peur qui donne un coup de main à une entreprise du net, etc. »de se trouver un bureau. Car ici, comme le souligne un panneau à l’accueil, Espace dédié aux community on est “women friendly”.A l’origine de Soleilles, cinq femmes, toutes managers. avec un profil différent, de l’ingénieur à la graphiste en passant e 70, rue Amelot, 11 . Vive les mélanges !par l’entrepreneuse sociale, qui ont décidé de monter un lieuwww.communityspace.fr. En discutant avec les autres “coworkers” au café ou à la pause cigarette,qui leur ressemble. Dans ce nouvel espace de coworking, on l’espace se transforme en véritable pôle de création, d’expérimentation etmise sur la mixité, le mélange des générations et le multisecto-Lawomatic d’innovation. L’environnement est propice au fourmillement d’idées dansriel.Pour Sandrine Benattar, cofondatrice du lieu, l’idée du projet était deespace ouvert à des professions diverses une atmosphère de liberté et de créativité, où chacun fait partie du mêmefédérer des travailleurs indépendants dont elle apprécie l’état d’esprit :(journalistes, architectes, urbanistes, monde. Spécialisée dans les technologies numériques, la Cantine organise« Généralement, les gens choisissent d’être travailleurs indépendants, ils ontweb, commerce équitable, conseil régulièrement des soirées thématiques autour de communautés de pra-déjà une autre vision de ce qu’est le travail, et c’est cet esprit d’ouvertureaux collectivités, design textile…) tiques, des nuits dédiées à la production et au test de certains projets, desque l’on veut encourager et continuer à partager. »20, rue Jean Moinon, 10 . e week-ends ouverts pour accueillir des événements.Loin d’envisager un lieu purement féminin, elle explique qu’elle aimeraitwww.lawomatic.fr. « C’est l’échange et le “frottement” entre les codeurs, développeurs,qu’à Soleilles Coworking, toutes les femmes polyactives, nomades et en technophiles, innovateurs, entrepreneurs, utilisateurs, etc. qui favorisentquête de sens qu’elle a pu croiser dans son parcours professionnel coha-Next & Coworking e l’innovation, la conception et l’émergence de nouveaux produits et ser-bitent avec des hommes à l’aise dans cette ambiance, où tous vont échan-55, avenue Hoche, 8 . vices. » Et cela marche tellement bien que certaines entreprises favo-ger des idées, s’entraider, chercher des contacts professionnels. « Je voudraiswww.next-coworking.com/ risent cette forme de travail pour des raisons évidentes d’économie, deque cet espace de coworking devienne une sorte de place de marché où flexibilité, mais aussi pour dynamiser la créativité de leurs employés àtrouver de l’énergie et se stimuler, développer des projets dans lesquels s’in-Plus d’infos sur le blog Coworking travers les contacts et rencontres facilités dans un tel espace.vestir pour gagner de l’argent, mais pas seulement », précise-t-elle. Et si leInitiatives : Au fond d’une cour calme et ensoleillée, à côté de la Bourse, Soleillescoworking était la meilleure façon de lutter contre la déprime ambiante ?www.coworkinginitiatives.com.