le droit des affaires : une histoire de spécialistes
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le droit des affaires : une histoire de spécialistes Comme indiqué précédemment, quand on définit le droit des affaires, on se confronte tout de suite à une difficulté majeure : la notion même de droit ne connaît pas une définition reconnue et acceptée de tous.

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le droit des affaires : une histoire de spécialistes
Comme indiqué précédemment, quand on définit le droit des affaires, on se confronte tout de suite à une difficulté majeure : la notion même de droit ne connaît pas une définition reconnue et acceptée de tous. L'appréhension du droit des affaires pose de grandes interrogations. En effet, comme indiqué dans notre introduction, aujourd'hui, on parle souvent de droit commercial et non de droit des affaires. Il faut donc faire une distinction entre ces deux appellations. À savoir : la doctrine souhaite plutôt rendre compte des réalités économiques en ayant une vision juridique plus globale.
L'appellation de droit des affaires peut être traitée d'une matière assez étendue. En effet, en marge du droit commercial, se sont développées des disciplines nouvelles qui ont progressivement atteint une autonomie plus ou moins réelle (droit de la concurrence, des entreprises en difficulté, droit communautaire, bancaire, financier, etc.).Le droit commercial est donc défini comme un sousensemble du droit des affaires et se résume aux seules règles applicables aux commerçants et aux actes de commerce. L'appellation de droit des affaires est trop générale pour s'appliquer au droit du commerce, car elle désigne presque tous les droits privés, à l'exception du droit de la famille. Cette notion de droit des affaires ne pourrait donc pas être utilisée pour désigner des opérations s'appliquant aux commerçants.
Le droit commercial est la branche droit privé relative aux commerçants et aux actes de commerce : il concerne à la fois le droit des actes de commerce et celui des commerçants. Les juristes commerciaux se divisent sur le point de savoir si ce droit doit être considéré comme le droit des activités commerciales ou comme celui des commerçants. En effet ce droit, constitué de dispositionsvisant soit les personnes,soit les actes de commerce, on se demande si les commerçants doivent être déterminés par référence aux actes de commerce ou inversement. On parlera alors de conception objective et de conception subjective du droit du commerce. La question est de savoir si la définition première est celle des actes de commerce ou celle des commerçants.
La conception objective du droit commercial est basée sur la notion d'acte de commerce. On détermine donc en premier lieu si un acte est bien un acte de commerce, sans prendre en considération la personne qui les a accomplis (commerçants ou non-commerçants). La conception subjective du droit commercial peut être définie comme le droit des commerçants. Elle a été créée pour répondre aux besoins des commerçants :il est alors question de la détermination des commerçants. Ici, la définition des actes de commerce est secondaire : par conséquent tous les actes accomplis par un commerçant dans l'exercice de sa profession sont considérés comme des actes de commerce et, a contrario, les actes passés par les non-commerçants ne sont pas considérés comme des actes de commerce.