Trois grands projets pour Caen
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Trois grands projets pour Caen Caen à la reconquête de sa presqu'île La capitale de Basse-Normandie compte bien profiter des 300 hectares de sa presqu'île pour s'offrir un nouvel élan et asseoir sa notoriété au niveau national. Piloté par la Société publique locale d'aménagement (SPLA), le projet de rénovation urbaine de la presqu'île, un territoire de 300 hectares entre fleuve et canal, s'affine. L'exposition «Caen Presqu'île : 3 visions pour 1 projet» présente ainsi jusqu'au 31 juillet les trois propositions retenues des équipes d'architectes-urbanistes en compétition (l'AUC associé à SLETH modernism, François Leclercq associé à JDS architects, MVRDV associé à Diagram architecture). En priorité, le projet doit contribuer à asseoir l'agglomération sur la scène nationale et internationale, «en renforçant ses connexions avec le Grand Paris, l'axe Paris-Seine-Normandie, la Manche et l'Angleterre et en proposant un modèle de ville innovante et attractive», détaille Ophélie Deyrolle, chef de projet au sein de la SPLA. Il s'appuiera sur les spécificités de Caen, territoire leader mobile sans contact, pour imaginer un nouveau mode de vie urbain. L'eau est un élément central, le projet devant affirmer «l'identité et l'ouverture maritime du site». Les projets sont conçus comme «modulables et évolutifs, afin de s'adapter aux usages urbains de demain».

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Trois grands projets pour Caen
Caen à la reconquête de sa presqu'île
La capitale de Basse-Normandie compte bien profiter des 300 hectares de sa presqu'île pour s'offrir un nouvel élan et asseoir sa notoriété au niveau national. Piloté par la Société publique locale d'aménagement (SPLA), le projet de rénovation urbaine de la presqu'île, un territoire de 300 hectares entre fleuve et canal, s'affine. L'exposition «Caen Presqu'île : 3 visions pour 1 projet» présente ainsi jusqu'au 31 juillet les trois propositions retenues des équipes d'architectes-urbanistes en compétition (l'AUC associé à SLETH modernism, François Leclercq associé à JDS architects, MVRDV associé à Diagram architecture).
En priorité, le projet doit contribuer à asseoir l'agglomération sur la scène nationale et internationale, «en renforçant ses connexions avec le Grand Paris, l'axe Paris-Seine-Normandie, la Manche et l'Angleterre et en proposant un modèle de ville innovante et attractive», détaille Ophélie Deyrolle, chef de projet au sein de la SPLA. Il s'appuiera sur les spécificités de Caen, territoire leader mobile sans contact, pour imaginer un nouveau mode de vie urbain. L'eau est un élément central, le projet devant affirmer «l'identité et l'ouverture maritime du site». Les projets sont conçus comme «modulables et évolutifs, afin de s'adapter aux usages urbains de demain». La SPLA choisira au cours de l'été «le projet, l'équipe et la démarche» pour le 2nd marché qui lancera les procédures d'urbanisme nécessaires à la mise en oeuvre opérationnelle. Grâce à ce projet d'envergure, l'agglomération caennaise pourrait atteindre ses objectifs en matière d'habitat, de développement économique, de culture, et d'équipements structurants.
2.000 m² pour s'immerger dans la science Le site de la presqu'île accueillera en 2014 un Centre de sciences nouvelle génération. Dédié à la diffusion des sciences, il expérimentera de nouveaux outils de médiation faisant appel aux technologies numériques dans le cadre de «laboratoires d'usage» : dispositifs immersifs, réalité augmentée, mondes virtuels, applications mobiles... Cette initiative, portée par Relais d'Sciences, le centre de diffusion de culture scientifique de Basse-Normandie, est inscrite dans le projet «Inmediats» (Innovation pour la médiation dans les territoires), qui réunit 5 autres centres français (Paris, Grenoble, Bordeaux, Rennes et Toulouse). «Inmediats» bénéficie d'une dotation gouvernementale de 15 millions d'euros (dont 3 millions pour Relais d'Sciences) dans le cadre des investissements d'avenir.
L'agence néerlandaise MVRDV propose de densifier les flancs de la presqu'île, en laissant celle-ci relativement peu construite pour en conserver ses qualités paysagères.
Caen bientôt à 1h15 de Paris grâce à la LNPN
En avril, le conseil d'administration de Réseau Ferré de France (RFF) a délibéré en faveur de la poursuite du projet de Ligne Nouvelle Paris-Normandie. Pour la Basse-Normandie, la perspective d'une ligne à grande vitesse est une opportunité de développement régional. Les objectifs : le raccordement de Caen à Paris en 1h15 pour favoriser des synergies entre la Basse-Normandie et l'Île-de-France en augmentant son potentiel économique, notamment touristique ; une liaison Rouen-Caen en 45 minutes (contre 1h30 aujourd'hui) ; des arrivées à Paris-La Défense et Saint-Lazare pour un accès optimal au centre de la capitale ; une interconnexion à la plate-forme aéroportuaire de
Roissy... Le projet LNPN doit également jouer un rôle dans la coordination des ports de la Manche et démultiplier la croissance économique des pôles de compétitivité Mov'eo et TES.
Caen : ville leader du sans contact
L'implication de Caen (Berceau du NFC - Near Field Communication) et de son agglomération dans de nombreux projets liés aux Transactions Électroniques Sécurisées (TES) repose sur l'existence du pôle de compétitivité dédié à ce domaine (120 adhérents, 103 projets représentant 300 millions d'euros d'investissement). Ce n'est donc pas un hasard si l'agglomération a été retenue l'an dernier «Territoire leader du mobile sans contact» par le ministère de l'Économie numérique. Dernier projet en date, une plate-forme technologique pour de nouveaux usages sans contact, «Easy Move», qui intéresse déjà d'autres grandes villes telles que Strasbourg, Marseille, Toulouse, Rennes, Metz, Bordeaux...
Le campus technologique Effiscience se positionne comme centre d'expertise mondiale de la mobilité en interaction, dans tous les domaines du quotidien (télécommunications, domotique, transports, information, divertissement, santé, administration...). Il s'affirme comme la vitrine technologique des pôles de compétitivité normands. 52 millions d'euros ont d'ores et déjà été investis sur ce projet par les collectivités régionales, locales et le FEDER. Ce sont à terme près de 10.000 emplois directs et indirects.
Le campus Effiscience intègre une pépinière et un hôtel d'entreprises technologiques sur 1.700 m².
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