Droit d'auteur et copyright : faux amis et vrais mots-valises

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Alain Strowel (professeur universitaire et avocat) explique la différence entre le terme français "droit d'auteur" et le terme anglais "copyright". La question ne relève pas seulement de la linguistique mais aussi du droit.
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22 juin 2011

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Français

D
ROIT
D
AUTEUR
ET
COPYRIGHT
:
FAUX AMIS ET VRAIS
MOTS
-
VALISES
Alain Strowel*
On sait que l’expression « droit d’auteur » utilisée dans les pays francophones pour
désigner le régime de protection des oeuvres littéraires et artistiques
1
n’a pas d’équivalent
dans les pays anglo-saxons, où l’on n’utilise pas l’expression
« author’s right »
, mais le mot
« copyright ». Pour cette raison, il s’imposerait selon certains, sous peine d’ambiguïté, voire
d’erreur, de ne pas traduire le terme anglais de « copyright » par celui de « droit d’auteur »,
et vice versa
2
. M. Ficsor, soulignant l’existence de « catastrophes étymologiques » dans le
domaine du droit d’auteur, notait que la plus importante d’entre elles avait consisté à utiliser
le mot « copyright » dans la version anglaise de la Convention de Berne, alors que ce mot
revêt un sens très différent dans le cadre des lois des pays anglo-saxons
3
.
Si l’on veut éviter les pièges de la traduction, il faut avancer dans la compréhension
des mots que chacune des grandes traditions, voire chaque régime national, a généré.
L’immense mérite du présent dictionnaire est de faire apparaître ces changements de
sens lorsque l’on voyage d’un continent à l’autre de la propriété littéraire et artistique et
*
Professeur aux Facultés universitaires Saint-Louis et à l’Université de Liège. Avocat, Bruxelles.
1.
Dans d’autres pays, notamment européens, on a recours à des expressions tout à fait similaires. Ainsi
emploie-t-on, par exemple, les termes
« auteursrecht »
aux Pays-Bas (ainsi qu’en Belgique néerlan-
dophone),
« urheberrecht »
en Allemagne,
« ophavsret »
au Danemark,
« upphovsrätt »
en Suède,
« diritto di autore »
en Italie,
« derechos de autor »
en Espagne, ou encore
« direito de autor »
au Por-
tugal.
2.
Selon J.A.L. S
TERLING
: « Translating the French terme “droit d’auteur” into English by using the
word “copyright” may create an ambiguity, or may even be erroneous » (
Harmonisation of Usage
of the Terms « Copyright », « Author’s Right » and « Neighbouring Rights »
in
EIPR
, 1989,
p. 18). Et Sterling d’ajouter : « The standardisation of usage and translation in this areas is […] of
fundamental importance to the achievement of harmonisation of legal principles, and for the
removal of misunderstanding between lawyers of different traditions. »
3.
M. F
ICSOR
, « Intervention au colloque des 16 et 17 juin 1989, Droits d’auteur et droits de
l’homme », Paris,
INPI
, p. 93.
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