Emploi en Europe

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Emploi en Europe *1996 * • + • Commission européenne COM(96) 485 Commission européenne L'emploi en EUROPE 1996 Direction générale Emploi, relations industrielles et affaires sociales Une fiche bibliographique figure à la fin de l'ouvrage. Luxembourg: Office des publications officielles des Communautés européennes, 1996 ISBN 92-827-8766-4 © CECA-CE-CEEA, Bruxelles · Luxembourg, 1996 Reproduction autorisée, sauf à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Printed in Belgium Avant-propos Avant-propos L'objet du présent rapport est positifs pour l'emploi et, comme cela réduire durablement le chômage d'asseoir sur des bases solides les doit être, pour les citoyens. élevé qui sévit en Europe. liens qui unissent nos objectifs de politique économique et les données Le présent rapport est publié à un Cela signifie qu'il faut utiliser les brutes traduisant la réalité des moment critique dans nos efforts bons résultats économiques de évolutions, des progrès et des pour résoudre les problèmes de l'Europe pour procéder aux change­problèmes. l'emploi dans l'Union. Des progrès ments structurels nécessaires, par réels ont été accomplis, depuis la l'intermédiaire de nos systèmes stabilité macro-économique que d'emploi.

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Emploi
en Europe
*1996 *
• + •
Commission européenne COM(96) 485
Commission européenne
L'emploi en
EUROPE
1996
Direction générale
Emploi, relations industrielles et affaires sociales Une fiche bibliographique figure à la fin de l'ouvrage.
Luxembourg: Office des publications officielles des Communautés européennes, 1996
ISBN 92-827-8766-4
© CECA-CE-CEEA, Bruxelles · Luxembourg, 1996
Reproduction autorisée, sauf à des fins commerciales, moyennant mention de la source.
Printed in Belgium Avant-propos
Avant-propos
L'objet du présent rapport est positifs pour l'emploi et, comme cela réduire durablement le chômage
d'asseoir sur des bases solides les doit être, pour les citoyens. élevé qui sévit en Europe.
liens qui unissent nos objectifs de
politique économique et les données Le présent rapport est publié à un Cela signifie qu'il faut utiliser les
brutes traduisant la réalité des moment critique dans nos efforts bons résultats économiques de
évolutions, des progrès et des pour résoudre les problèmes de l'Europe pour procéder aux change­
problèmes. l'emploi dans l'Union. Des progrès ments structurels nécessaires, par
réels ont été accomplis, depuis la l'intermédiaire de nos systèmes
stabilité macro-économique que d'emploi. Cela signifie aussi de Notre tâche la plus importante est
l'Union a engendrée jusqu'au réviser les politiques et cadres insti­la modernisation de l'Europe
développement d'une Stratégie tutionnels qui ne reflètent plus économique et sociale. Le rapport
européenne de l'emploi, construite aujourd'hui la nature de la vie de cette année exprime les efforts
sur les idées avancées dans le Livre professionnelle à laquelle nous som­que nous avons déployés en ce sens.
blanc sur la croissance, la compéti­ mes confrontés désormais. Trop Il insiste sur le fait que la moderni­
tivité et l'emploi et sur le Pacte de souvent, ils s'appuient sur une sation n'est pas une simple affaire
confiance du Président Santer. conception dépassée de la vie pro­de technologie. Il s'agit aussi de
Dans cette entreprise, la coopéra­ fessionnelle, fondée sur des proces­doter les individus et les institu­
tion avec et entre les Etats mem­ sus de production de masse, sur une tions du bagage et des moyens suf­
bres et ministères s'est renforcée et main-d'oeuvre essentiellement fisants pour garantir que le
a pris un caractère plus systéma­ masculine, sur le fait de n'avoir processus d'intégration procure des
tique. qu'un seul emploi et une seule quali­avantages réels à tous nos conci­
fication pendant toute sa vie. toyens.
Mais si de nombreux éléments
Le rythme du changement en constitutifs sont en place pour La persistance de niveaux de
Europe suscite un sentiment d'in­ soutenir une croissance durable chômage élevés et inacceptables
sécurité chez les individus. Il peut créatrice d'emplois, l'édifice est loin dans l'Union européenne, et les
parfois transformer nos institutions d'être achevé. L'engagement n'est dommages qu'ils entraînent pour la
en spectateurs embarrassés, alors pas encore total, et n'est pas encore cohésion sociale, ainsi que les ten­
qu'elles devraient impulser et assez coordonné pour que l'accès au sions auxquelles ils soumettent les
guider le changement. Pour plein emploi puisse être sérieuse­ finances publiques, ne servent qu'à
remédier à cela, nous devons faire ment envisagé dans un avenir pro­ souligner l'urgence qu'il y a à mettre
en sorte que les individus et les che. pleinement en oeuvre la Stratégie
institutions se comprennent et européenne de l'emploi.
soient des partenaires les uns pour On ne reconnaît pas encore pleine­
les autres. Par dessus tout, nous ment toute l'importance de la Cette stratégie à long terme,
avons besoin de faits qui nous per- dimension sociale en tant que fac­ fondée sur une situation macro­
mettent de comprendre la teur productif qui permet au économique saine, et son applica­
dynamique du changement, de changement de s'effectuer et tion rigoureuse à la modernisation
sorte que celui-ci puisse être modelé modèle une société civilisée. Il faut de nos systèmes d'emploi et de nos
dans un sens propice à la réalisation l'introduire plus énergiquement systèmes sociaux sont la seule voie
de nos objectifs en matière d'emploi. dans l'équation, si l'Union doit pro­ permettant d'accroître de façon
gresser dans sa marche en avant, de importante les niveaux de l'emploi
la Conférence intergouvernemen­ et de réduire radicalement les L'enjeu est considérable. Il s'agit de
tale à l'Union économique et niveaux de chômage en Europe. donner une forte impulsion à la
monétaire. La dimension sociale création d'emplois et d'accroître le
doit être reconnue comme faisant soutien accordé aux chômeurs. Dans l'atteinte de l'objectif consis­
partie intégrante du processus de Mais il s'agit aussi, à partir du tant à établir une économie produc­
façonnage de la stabilité macro­Conseil de Dublin, de veiller à ce tive et concurrentielle pour le
économique et de la réforme struc­que la Conférence intergouverne­ XXIe' siècle, l'élément peut-être le
turelle qui sont nécessaires pour mentale débouche sur des résultats plus important est l'édification
3-Avant-propos
d'une main-d'oeuvre hautement tivité élevée et des salaires élevés,
qualifiée et flexible. Il s'agit et ne descende pas vers la voie basse
d'équiper et déployer correctement de la faible productivité, des bas
le potentiel productif de toute la salaires et des conditions de travail
main-d'oeuvre et, dans ce cadre, misérables.
d'engager pleinement le potentiel
productif et créatif des femmes.
Dans dix ans d'ici, 80% des
technologies que les travailleurs
utilisent aujourd'hui seront
obsolètes et remplacées par des
technologies plus avancées. A cette
date, 80% des travailleurs opére­
ront sur la base d'une éducation ou
d'une formation formelle acquise
plus de dix ans plus tôt.
L'investissement dans les ressour­
ces humaines, guidé par le dévelop-
pement d'une culture de
l'anticipation, doit devenir la poutre
maîtresse de nos stratégies concer­
nant les entreprises et l'emploi. Les
évolutions importantes du profil
démographique ne font qu'éclairer
l'ampleur du défi. La main-d'oeuvre
vieillit et la technologie rajeunit.
L'Europe a besoin de bousculer ses
systèmes d'éducation et de forma­
tion de façon à correspondre
durablement à la vitesse et à
l'extension de la révolution qui se
produit dans la technologie de
l'information et les communica­
tions. Les entreprises doivent offrir
plus de possibilités d'apprentis­
sage. Les syndicats doivent
considérer que le développement
des qualifications fait partie
intégrante des conventions collec­
tives. Et ensemble, avec les gou­
vernements, ils doivent permettre
aux chômeurs de s'engager dans un
apprentissage incorporant la
technologie.
Cette amélioration du niveau de la
main-d'oeuvre européenne est tout
simplement le projet d'investisse­
ment le plus important pour les dix
années à venir, que ce soit pour les
gouvernements, les entreprises ou
les partenaires sociaux. C'est le seul
moyen de garantir que l'Europe
reste sur la voie haute des
compétences élevées, de la produc­
Pádraig Flynn Table des matières
L'emploi en Europe 1996
Table des matières
Avant-propros — Pádraig Flynn
Résumé
Relever le défi du chômage — enjeux et politiques
(Editorial adopté par la Commission européenne le 9 octobre 1996)
Rapport de la Direction Générale V
Emploi, Relations Industrielles et Affaires Sociales
Première partie Tendances et perspectives
Section 1 Emploi et évolution du chômage
Section 2 Perspectives à court terme
Section 3 La population active de l'Union
Section 4 Evolution de la structure de l'emploi
Section 5 Niveau d'instruction de la population active
Section 6 Evolution de la durée du travail et aménagement du temps de travail
Section 7 Caractéristiques du problème du chômage
Deuxième partie Analyse de l'emploi — thèmes spécifiques
Section 1 Créations et pertes d'emploi: évolution structurelle de l'emploi
Section 2 D'une politique passive à une politique active du marché du travail?
Tableaux sur les indicateurs clé de l'emploi
Sources Table des matières
Remerciements
Ce rapport a été élaboré en collaboration avec:
Direction genérale II — Affaires économiques et financières
Direction générale XXII — Education, formation et jeunesse
Eurostat — Office statistique des Communautés européennes
-6-Résumé — Relever le défi de l'emploi
Résumé — Relever le défi de l'emploi
Le présent rapport présente les toutes dernières évolutions - La reprise de la croissance qui a commencé en 1994
s'est plus ou moins arrêtée à la fin de 1995, surtout à de l'emploi et du marché du travail dans l'Union euro­
péenne. Il analyse la situation actuelle et expose toute une cause des effets de mouvements défavorables sur les
série de questions de politique économique auxquelles il marchés financiers. Néanmoins, une reprise de la
croissance est escomptée dans le cours de 1996, et une faut s'attaquer si l'on veut résoudre le problème de
l'emploi. accélération devrait se produire en 1997.
Tendances Domaines d'action
Les Etats membres paraissent avoir une, marge de Les effectifs employés se montaient à 148 millions de per­
sonnes en 1995, soit 1,1 millions de plus qu'en 1994, mais manoeuvre étroite dans la lutte contre le chômage et la
encore 4 millions de moins que quatre ans plus tôt. marginalisation. La gestion traditionnelle de la demande
par l'intermédiaire des déficits publics ne s'est pas révélée
Le taux d'emploi, qui s'établissait à 60%, restait efficace pour établir une croissance durable et résoudre les
problèmes structurels des économies européennes. inférieur à ce qu'il était il y a vingt ans et reculait
nettement par rapport au sommet récent de 63% atteint
Il faut donc poursuivre des politiques macroéconomiques en 1991.
orientées vers la stabilité, qui renforceront la confiance sur
- Le taux de chômage demeure obstinément élevé, avec les marchés financiers et chez les consommateurs. Il ne
faut pas céder à un pessimisme technologique, craindre une moyenne de 10,7% au milieu de 1996, à peine infé­
rieure au pic de 11,3% atteint en avril 1994. une libéralisation mondiale des échanges ou adopter des
attitudes de lutte à outrance en menant des actions
- Le chômage des jeunes reste proportionnellement solitaires et non coordonnées.
deux fois plus élevé que celui des adultes, avec un taux
Une croissance favorable à l'emploi ne peut reposer que sur moyen supérieur à 20%.
une stratégie offensive promouvant l'augmentation de la
demande, et non sur une stratégie défensive fondée sur le - Le chômage de longue durée, qui concernait 48% des
chômeurs en 1995, en touche désormais plus de 50%. partage des emplois existants. Le moteur de cette crois­
sance réside dans un effort d'innovation accru qui élargira La proportion des personnes sans travail depuis deux
ans ou plus est passée de 27% à plus de 30%. les sources de création d'emplois et consolidera les emplois
existants. Cela exige une politique orientée vers l'investis­
- L'augmentation de la population active observée pen­ sement, comportant quatre volets:
dant les vingt dernières années est entièrement
imputable aux femmes, dont le taux d'activité s'élève - un investissement en capacités physiques productives;
aujourd'hui à 70% dans l'ensemble de l'Union.
- unt dans les ressources humaines;
- Le taux de chômage des femmes, qui était de 12,5% en
juillet 1996, n'a pas été modifié par la reprise et reste - un investissement dans la création d'un environne­
plus élevé que celui des hommes dans tous les Etats ment favorable à l'esprit d'entreprise;
membres sauf deux.
- unt dans les connaissances et les quali­
- La nature des emplois se modifie. Le nombre de per­ fications.
sonnes qui travaillent la nuit ou le samedi et le
dimanche a augmenté presque partout. La plupart des En outre, les réformes des systèmes de production et d'em­
emplois créés pendant les années quatre-vingt-dix ploi doivent contribuer à éliminer les rigidités
structurelles sur les marchés des produits, des services et sont à temps partiel. Les contrats à durée déterminée
ont représenté la totalité de l'augmentation de l'emploi du travail et à rendre leur fonctionnement efficace.
pour les hommes et un peu moins de la moitié pour les
femmes. Dans le même temps, il doit être clair que les réformes
doivent respecter les principes de solidarité et de justice
- Durant la période 1988-1995, sur la base d'une sociale. Le mode européen d'organisation de la production
moyenne annuelle, les pertes d'emplois dans les gran­ et d'égalité des chances trouve sa force dans le fait qu'il
combine efficience, adaptabilité et sécurité. L'expérience des entreprises ont été largement compensées par la
création d'emplois dans les PME. Les entreprises de de plusieurs pays européens a montré qu'il est possible de
combattre la pauvreté et la marginalisation en procurant moins de 100 salariés ont contribué à l'augmentation
des emplois à raison de 250.000 par an, alors que les un filet de sécurité à ceux qui ne peuvent réagir aux forces
entreprises de plus de 100 salariés ont enregistré une du marché, tout en encourageant une quête active de
perte supérieure à 200.000 emplois par an. travail et une demande active de travailleurs, toutes deux
favorables à la flexibilité et à la sécurité.
- Le secteur des services a fourni le plus gros de l'aug­
mentation nette des emplois, tandis que l'emploi La différence dans les taux de création d'emplois aux
continuait à diminuer dans l'agriculture et l'industrie. Etats-Unis et en Europe tient à un ensemble complexe de
7-Résumé — Relever le défi de l'emploi
­ Les services publics de l'emploi joueront un rôle primor­facteurs, parmi lesquels on peut citer l'écart dans les taux
dial dans la mise en oeuvre de cette action précoce. Les de croissance de la production, des différences dans les
programmes pluriannuels des Etats membres, tels évolutions sectorielles de l'emploi, une plus grande disper­
sion des salaires aux Etats­Unis, et des différences dans le qu'ils sont approuvés par les Conseils européens,
devraient en tenir compte. Cette action précoce devrait degré de réglementation des marchés des produits et ser­
vices. Des coûts de main­d'oeuvre autres que salariaux comprendre un suivi adéquat des personnes les plus
exposées, des services de conseil appropriés et un accès excessifs ont créé en Europe des distorsions à l'encontre
à un éventail adapté de mesures actives. des groupes peu qualifiés et faiblement rémunérés. Ce type
de distorsion doit être corrigé sans pour autant contraindre
­ Les femmes représentent une proportion de plus en plus à arbitrer entre une plus forte dispersion des salaires et
une plus grande pauvreté. forte de la population active dans l'Union, et occupent
une fraction considérable des nouveaux emplois créés.
Si de réels progrès ont été accomplis sur le chemin de ­ De très nombreux indices montrent que les marchés
l'égalité, celle­ci reste incomplète. La politique doit européens du travail deviennent plus flexibles, en termes
continuer à viser la mise en place de conditions assu­d'organisation du travail, de cadre réglementaire et de
rant l'égalité des chances entre les femmes et les temps de travail. Néanmoins, le potentiel en termes d'em­
hommes tout en reconnaissant les besoins spécifiques ploi de ce surcroît de flexibilité n'est pas exploité. La
de conciliation des responsabilités professionnelles et fa­politique doit continuer à viser une plus grande flexibilité,
miliales des femmes. Les mesures doivent se concentrer mais avec un nouvel accent sur la sécurité de l'emploi dans
sur l'élimination de toute ségrégation à l'encontre des le cadre du marché global du travail afin d'assurer l'équili­
femmes sur le marché du travail et des obstacles qui les bre entre flexibilité et sécurité.
empêchent d'améliorer leurs perspectives de carrière.
Les femmes et les hommes doivent être encouragés à ­ Le niveau des qualifications des travailleurs européens est
chercher des profils de carrière non conventionnels, et un élément crucial pour les perspectives futures de déve­
rompre ainsi avec la ségrégation des métiers. loppement des emplois. Le défi imposé par l'avancée des
nouvelles technologies nécessite une amélioration urgente
des qualifications de la main­d'oeuvre. Il faut faire effec­ ­ La stratégie de l'emploi invite les Etats membres à
tuer un saut quantique à l'investissement en éducation et rééquilibrer leurs politiques du marché du travail dans
un sens favorable aux mesures actives. Cette exigence en formation professionnelle afin d'élever le niveau géné­
ral des connaissances et des qualifications. Π faut établir est double: il s'agit de transformer des dépenses liées à
des mesures passives sur le marché du travail en mesu­des programmes de formation continue assis sur un parte­
nariat entre autorités publiques et entreprises pour res actives, et de renforcer les mesures préventives à
répondre aux exigences d'un changement structurel per­ l'intérieur des mesures actives. Ce type de stratégie est
manent. pleinement compatible avec les objectifs de consolida­
tion budgétaire et de stabilité des taux de change.
­ Il faut aussi mettre davantage l'accent sur la formation
­ Les données empiriques suggèrent que des progrès sont des chômeurs pour lutter contre le processus de déquali­
fication et leur donner un meilleur accès à l'emploi. Une en cours pour s'orienter vers des mesures plus actives
sur le marché du travail. De nouveaux pas en avant fraction disproportionnée des chômeurs n'a pas de quali­
fications ou possède des qualifications dépassées, et de exigeront plus d'efforts pour concentrer les politiques du
marché du travail, un réexamen des effets incitatifs du nombreux travailleurs relativement âgés quittent la
système d'allocations et une reconnaissance du rôle pri­population active pour la même raison.
mordial que jouent les services publics de l'emploi.
­ Les jeunes ont une plus forte probabilité d'être chô­
meurs que les adultes, bien que les effectifs concernés Un défi pour l'action:
soient plus faibles qu'il y a dix ans parce qu'un nombre
passer de l'incertitude à la confiance beaucoup plus important de jeunes reste dans le sys­
tème éducatif ou suit une formation. Une politique
équilibrée en faveur des jeunes implique que des mesu­ Pour que la stratégie de l'emploi réussisse, il faut donc que
tous les Etats membres et l'Union aient une action concer­res soient prises du côté de l'offre pour les préparer au
monde du travail, ainsi que des mesures du côté de la tée visant:
demande afin d'améliorer pour eux le fonctionnement
du marché du travail. Des politiques actives du marché ­ un rééquilibrage des politiques macroéconomiques et
du travail devraient se concentrer sur des mesures pré­ structurelles;
coces et ciblées liant expérience professionnelle et
formation. ­ une démarche équilibrée entre efficience et équité;
­ une démarche équilibrée fondée sur la participation de ­ Le chômage de longue durée est la composante du pro­
blème du chômage en Europe la plus difficile à résoudre. toutes les parties concernées.
Il concernait à nouveau en 1995 presque 50% des
On a déjà beaucoup fait. Il reste encore beaucoup à faire. chômeurs. Les mesures ne doivent pas se concentrer
seulement sur la réintégration de ces chômeurs mais La poursuite de la stratégie européenne de l'emploi pré­
sente les plus grandes perspectives de progrès réels sur la plus encore sur la prévention du chômage de longue
durée, en offrant à chaque demandeur d'emploi une voie consistant à offrir plus d'emplois et des emplois de
expérience de travail ou une formation avant qu'il ne meilleure qualité et à élever le niveau de vie de tous les
franchisse le seuil du chômage de longue durée. citoyens européens.