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Emploi : un net ralentissement de la croissance de l'emploi en 2002 (Octant n° 93)

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Selon des estimations encore provisoires et portant sur le seul emploi salarié privé non agricole (intérim compris), la progression de l'emploi se situe autour de 1,2 % entre décembre 2001 et décembre 2002 : cela correspondrait à près de 8 000 postes de travail supplémentaires. A l'exclusion du secteur industriel, tous les autres secteurs affichent encore une progression de l'emploi.

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Exrait

Emploi
Un net ralentissement de la croissance
de l’emploi en 2002
’année 2002 devrait enre- Parmi les secteurs les plus tou-Lgistrer une progression mo- chés, il faut citer l’industrie au-
dérée de l’emploi salarié privé tomobile (- 2 %), l’industrie des
non agricole (intérim compris). biens d’équipements (- 2,5 %)
Selon les premières estimations, avec en particulier les industries
les créations d’emploi seraient des équipements électriques et
proches de 7 900 contre 11 000 électroniques (- 6,7 %) et la
l’année précédente et 25 000 construction navale (- 2,6 %).
en 2000.
Dans les industries des biens de
A l’exception de l’industrie, consommation, la baisse
tous les autres secteurs d’activi- moyenne est d’environ 2 %,
té affichent encore quelques si- avec un recul traditionnel sur
gnes de vitalité notamment l’habillement-cuir (- 4,4 %),
dans le secteur tertiaire. l’édition-imprimerie (- 2,8 %) et
sur l’équipement du foyerSelon des estimations
(- 2 %).
encore provisoires et Dans ce contexte déprimé, laIndustrie :
pharmacie et la parfumerie fontportant sur le seul recul dans la presque
exception à la tendance géné-emploi salarié privé non totalité des secteurs rale avec une légère progres-
agricole (intérim sion de leurs effectifs (+ 2,1 %).
compris), la progression Après l’embellie de 2000 et la
stagnation en 2001, le fléchisse- Concernant l’industrie desde l’emploi se situe
biens intermédiaires, l’évolu-ment est bien présent dans l’in-
autour de 1,2 % entre dustrie. Sur l’ensemble de tion est également défavorable.
L’emploi régresse en moyennedécembre 2001 et l’année 2002, les pertes d’em-
ploi se chiffrent autour de 3 500 de plus de 3,7 % avec un nou-décembre 2002 : cela
veau recul massif dans l’in-postes.
correspondrait à près de dustrie textile (- 10 %) et dans
l’industrie des composants8 000 postes de travail Dans l’agroalimentaire, princi-
pal employeur du secteur in- électriques et électroniquessupplémentaires.
(- 11 %).dustriel en Bretagne (60 300 sa-
A l’exclusion du secteur lariés en fin d’année), l’emploi Parallèlement, dans l’industrie
de la chimie, du caoutchouc etindustriel, tous les marque le pas avec une perte
proche de 300 salariés (- 0,5 %). des plastiques ainsi que dansautres secteurs affichent
celle de la métallurgie, la baisseEn 2001, environ 1 000 postes
encore une progression avaient encore été créés dans est de l’ordre de 2 %.
de l’emploi. ce secteur.
26 Octant n° 93 - Avril 2003 Bilan économique 2002Emploi
Emploi intérimaire : recul des missions en fin de mois
Selon les chiffres publiés par la DARES (Direction de l’animation
Intérim : nombre de missions par mois missionsde la recherche et des statistiques) du Ministère de l’emploi et de
40 000la solidarité, le recours des entreprises aux travailleurs intérimai-
res a été plus faible en 2002 qu’en 2001. 35 000
30 000En effet, sur l’ensemble de l’année 2002, le cumul du nombre de
missions comptabilisées en fin de mois a diminué de prèsde4% 25 000
par rapport à l’année 2001. Les évolutions sont hétérogènes sui-
20 000vant le trimestre. La baisse est forte au premier trimestre (- 15 %),
plus modérée au deuxième et quatrième trimestre (- 5 %) ; par 15 000
contre, le troisième trimestre est marqué par une augmentation
10 000de plus de 10 % des intérimaires.
5 000
Une modification du calcul du nombre d’intérimaires en fin de
0mois est intervenue en début d’année 2002 : les calculs intègrent 2000 2001 20021995 1996 1997 1998 1999
maintenant les missions des 5 derniers jours du mois, alors Source : DARES
estimation du mois de décembre 2002 effectuée par l’Inseequ’antérieurement seule la dernière journéedumois était prise
en compte. Ce nouveau mode de calcul permet une meilleure
précision de cet indicateur.
Variation de l’emploi salarié privé non agricolesoit 7 500 emplois supplémen-Construction : progression
en Bretagne, intérim compris, au cours des deuxtaires.modérée des emplois dernières années (de décembre à décembre)
(1) (2)S’agissant plus spécifiquement 2001/2000 2002/2001
Al’image de ce qui a été obser- des services aux entreprises, ils Industrie 0,2 - 2,0
vé dans un passé proche, mais à comptabilisent hors interim dont IAA 1,5 - 0,5
un rythme moins soutenu, le 2 400 emplois de plus que Construction 2,3 1,7
secteur de la construction enre- l’annéeprécédente. Le recours Tertiaire 2,3 2,6
gistre une nouvelle hausse du à la sous-traitance continue de dont commerce 3,2 2,2
nombre des emplois (+ 1,7%) à se développer notamment dans Ensemble 1,8 1,2
la fin de 2002. Cette progres- les activités comptables, le net-
Source INSEE - URSSAF - DARES
sion équivaut à la création de toyage industriel ou le gardien- (1) Données rectifiées suite à la modification sur l’intérim
(2) Données provisoires1 000 postes de travail environ. nage.
Les créations avoisinaient 3 000
postes en 2000 et 1 400 en Les intérimaires alimentent ha-
Variation de l'emploi salarié privé non agricole2001. bituellement les flux de créa-
par département, intérim compris (décembre 2001
tions d’emplois dans ce qu’il est
à décembre 2002)
convenu d’appeler les « servi-
Côtes- Ille-et-Un secteur tertiaire ces opérationnels ».Maisenfin Finistère Morbihan
d'Armor Vilained’année 2002, les chiffres pro-dynamique, les services
visoires font apparaître un recul Industrie - 3,3 - 1,7 - 1,6 - 2,1aux particuliers
de plus de 4 % par rapport à fin dont IAA - 0,2 - 1,4 1,1 - 1,1creusent l’écart
2001. Ainsi, dans l’ensemble du Construction 0,3 2,2 2,2 1,8
secteur « services aux entrepri- Tertiaire 1,7 2,9 2,3 3,5
Avec un solde de prèsde ses », la situation est moins fa- dont commerce 2,3 3,3 1,5 1,7
10 300 emplois, le secteur ter- vorable que prévu : si l’on in-
Ensemble 0,2 1,6 1,2 1,7
tiaire contribue de manière sen- tégre l’intérim, les créations
Source : INSEE - URSSAF - DARES - Données provisoiressible à la hausse globale de nettes seraient plutôtdel’ordre
l’emploi salarié en 2002. de 1 200 à 1 400 emplois.
Les effectifs du commerce aug- Pour comprendre ces résultats
mentent de 2,2 % (+ 2 800 em-
plois), le commerce de détail Les estimations présentées sont provisoires pour l'année 2002. Elles ont été obtenues à partir de l'exploita-
progresse plus rapidement que tion des bordereaux de cotisation (BRC) que tous les employeurs relevant du régime général de la sécurité
sociale fournissent aux URSSAF. Les effectifs pris en compte pour mesurer les évolutions sont ceux présentsle commerce de gros : + 3,1 %
à la fin de chaque trimestre, qu'il s'agisse d'emplois à temps plein, à temps partiel ou à duréedéterminée.contre + 0,8 %. Le commerce et
la réparation automobile affi-
Les intérimaires sont comptabilisés dans le secteur tertiaire et plus précisément dans " les services rendus
chent une position médiane
aux entreprises " et non pas dans le secteur d'activité dont dépend l'établissement utilisateur.
avec une hausse de 1,5 %.
Les évolutions seront revues une première fois au cours du mois de mai, puis à l'automne prochain lors de
l'élaboration des estimations d'emploi salarié total qui intègreront les établissements cotisants à la MSA etParallèlement, dans l’ensemble
ceux relevant du secteur public.des activités de services l’aug-
mentation est voisine de 2,8 %,
Bilan économique 2002 Octant n° 93 - Avril 2003 27Emploi
Emploi salarié privé Évolution de l’emploi salarié - secteur privé non agricole
non agricole : (intérim compris) données CVS en %
tassement de la progression 1,0
esurtout au 4 trimestre 2002
0,8
Au cours de l'année 2002, la baisse du
rythme de croissance a été sensible
d'un trimestre à l'autre. 0,6
D’une annéesur l’autre, le fléchisse-
er 0,4ment est particulièrement net au 1 tri-
mestre où l'emploi n'a augmenté que
de 0,4 %, contre 0,8 % pour le même 0,2
e
trimestre en 2001 ; au 4 trimestre
2002, la progression n'atteint pas
e
0,1 % alors qu'elle était de 0,3 % au 4 0
T 1 T 2 T 3 T 4 T 1 T 2 T 3 T 4
trimestre 2001. 2001 2002Source : Insee - URSSAF
Dans les services aux particu- alors que ceux du secteur édu- dustrie des équipements électri-
liers la hausse se poursuit à un catif (enseignement délivré par ques et électroniques, notam-
rythme très soutenu, avec une des organismes privés hors édu- ment sur la zone d’emploi de
relative homogénéité des évo- cation nationale sous contrat) Lannion.
lutions sectorielles ( + 5,9 % soit affichent un recul de prèsde
+ 2 900 emplois). Les effectifs 1,6 %. S’agissant du secteur de la cons-
augmentent de 6,3 % dans l’ho- truction, la progression de l’em-
tellerie et la restauration, de ploi est relativement proche
5,5 % dans les services person- dans le Finistère, l’Ille-et-Vi-Moindre progression
nels (coiffure, blanchisserie, laine et le Morbihan (environde l’emploi
services domestiques) et de 2 %). Les Côtes-d’Armor sont làdans les Côtes-d’Armor
4,9 % dans les activitésrécréati- aussi en retrait avec une
ves et culturelles. évolution de + 0,3 %.
La croissance de l’emploi varie
Dans les transports, la progres- entre 0,2 et 1,7 % selon les dé- Dans l’ensemble des activités
sion de l’emploi est là aussi re- partements : elle est sensible- tertiaires, les évolutions, toutes
lativement vigoureuse (+ 3,3 %, ment identique dans le positives comme en 2001, n’ont
soit + 1 100 postes de travail Morbihan et le Finistère (res- pas le même rythme de progres-
supplémentaires), mais le ryth- pectivement 1,7 et 1,6 %), l’Ille- sion selon les départements. Le
me de croissance marque un lé- et-Vilaine occupe une place in- Morbihan affiche l’augmenta-
ger tassement par rapport aux termédiaire avec une tion la plus importante
deux dernières années:+3,7% progression de 1,2 %, les Cô- (+ 3,5 %), le Finistère et
entre 2000 et 2001 et + 4,0 % tes-d’Armor n’enregistrent l’Ille-et-Vilaine suivent avec des
entre 1999 et 2000. qu’une trèslègère augmenta- taux assez proches (+ 2,9 % et
tion (0,2 %). 2,3 %), les Côtes-d’Armor fer-
Concernant les autres activités ment la marche avec une
marchandes, les évolutions sont Dans l’industrie, tous les dépar- hausse moyenne de 1,7 %, les
diamétralement opposées : les tements affichent un recul im- services progressant dans ce dé-
effectifs de la santé et de l’ac- portant de l’emploi. La baisse partement plus lentement qu’en
tion sociale (personnels des la- est plus forte dans les Cô- moyenne au niveau régional
boratoires, des cliniques privés, tes-d’Armor (- 3,3 %) que dans (1,4 % contre 2,8 %).
des cabinets dentaires ou des les autres départements (- 2 %
centres d’accueil des personnes en moyenne), en raison d’une
Jean-Luc NATIVELagées) augmentent de 4 %, situation plus difficile dans l’in-
28 Octant n° 93 - Avril 2003 Bilan économique 2002
n