Global Music Report 2016 — Synthèse Française

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introduction extraits du global music report 2016 :le monde en pleine expansion GLOBAL MUSIC REPORT l a c o n s om m ati o n de m u si qu e d a ns le m o n de e n p lei ne e xp an si o n 1 extrFa iTtsH dEu I gNlobal TmRusYic OreVpEorRt V2I0E16W STATE ODUS chiffre d’affaires mondial extraits du global music reporte 2x0tr1a6i:t lse dmu ognldoeb aeln mpluesinc er exppoarnt s2io01n6 chiffre d’affaires numérique du revenu global de la musique enregistrée audience des services de partage de contenus financés par la publicité du chiffre '·$))$,5(6 727$/ introduction 2 revenus du téléchargement le numérique dépasse le physique avec consommation en pleine expansion d’écoutes en streaming chiffre d’affaires des services financés par la publicité estimé à représente 43%des ventes numérique chiffre d’affaires physique revenus du streaming auxusa (plus grande audience mondiale de musique à la demande) chiffres clés 2015 du marché mondial de la musique enregistrée extraits du global music report 2016 introduction introduction LA CONSOMMATION DE MUSIQUE CONNAÎT UN ESSOR FULGURANT MAIS IL EN FAUT DAVANTAGE POUR UNE CROISSANCE DURABLE DES REVENUS Elles ont adopté toutes les formes de distribution numérique, proposant aux consommateurs de musique des offres de plus en plus larges et variées.

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Publié le 12 avril 2016
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introduction
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introduction
introduction
LA CONSOMMATION DE MUSIQUE CONNAÎT UN ESSOR FULGURANT -MAIS IL EN FAUT DAVANTAGE POUR UNE CROISSANCE DURABLE DES REVENUS
Elles ont adoptÉ toutes les formes de distribution numÉrique, proposant aux consommateurs de musique des offres de plus en plus larges et variÉes. Les labels sont Également restÉs concen-trÉs sur leur cœur de mÉtier - investir dans les artistes, crÉer de la valeur pour le talent musical, et mettre la musique à ladisposition du plus large public possible.Ils travaillent plus intelligemment et de manière plus crÉative, en utilisant lepotentiel incroyable du streaming pour tenir compte de l’Évolution du compor-tement des consommateurs et sÉduire le pàR GRàhàm Flàck grand public.
Le monde numÉrique a accru – et non pas rÉduit – le rôle des labels dans la FRâNCES MOORE crÉation de la valeur pour les artistes.
frances moore, directeur général, l’ifPi ous sommes aujourd’hui à un moment crucial de l’Évolution de N la musique enregistrÉe. Après deux dÉcennies de baisse quasi ininterrompue, des Étapes capitales ont ÉtÉ franchies en 2015 : la croissancesîgnîicatîve des revenus à ’échee mon-diale, la consommation de musique qui explose partout dans le monde et lesrevenus numÉriques qui dÉpassent, pour la première fois, les revenus des formats physiques.
Ce sont des indices positifs de rÉussite. Is sont e relet une îndustrîe quî a su s’adapter à l’ère numÉrique et en estsortie plus forte et plus intelligente. Le Rapport IFPI de cette annÉe sur lamusîque dans e monde ne relètecependant pas une histoire de « travail accompli ». La reprise est encoura-geante, mais elle repose sur des bases fragiles. Elle vient après vingt ans dedÉclin au cours desquels les revenus de lamusique enregistrÉe ont chutÉ de plus d’un tiers.
Pour comprendre les besoins de notreindustrie à long terme, il faut comprendre ce quî nous a amenés au poînt d’înlexîon où nous nous trouvons aujourd’hui.
Tout d’abord, le retour à la croissance de l’industrie de la musique n’a pas eu lieu par hasard. Il est le rÉsultat d’un travail acharnÉ et d’une capacitÉ adaptation. Les maisons de disques ont dû setransformer pour survivre et prospÉrer.
Si la concession proactive de licences, ’învestîssement et e travaî pus eficace auprès des artistes Étaient les seules clÉs pour bâtir un avenir sûr et prospère, le redressement de notre industrie pourrait aujourd’hui être achevÉ. Mais il n’en est rien. Nous sommes confrontÉs à un pro-bème spécîique à notre envîronnement, le « transfert de valeur », dÉcrit dans ce rapport. C’est un sujet autour duqueltoute la communautÉ de la musique se mobilise, mais aussi de nombreuses autres industries crÉatives : ce phÉnomène du « Value Gap » est le premier frein à la croissance du revenu des artistes, de tous ceux qui investissent dans la musique, et des ayants-droits en gÉnÉral.
Le transfert de valeur, c’est la disparitÉ lagrante entre a musîque consomméepar le public et les revenus perçus par la communautÉ musicale en retour.Aujourd’hui, la consommation de lamusique est en pleine explosion à l’Échelle mondiale, tirÉe par les services de streaming et en particulier parl’utilisation en croissance rapide des plateformes de partage des contenus, telles que YouTube.
Ce faisceau d’indicateurs devrait être une bonne nouvelle pour les crÉateurs de la musique, les investisseurs et les consommateurs. Mais l’heure n’est pas encore aux rÉjouissances : les revenus correspondant à cette consommation, vîtaux pour e inancement des învestîs-sements futurs, ne sont tout simplement pas reversÉs de manière Équitable auxdÉtenteurs de droits.
Prenez l’exemple frappant citÉ dans ce rapport : les services de partage de
contenus inancés par a pubîcîté sont ceux qui touchent le plus vaste public de la musique à la demande dans le monde, avec plus de 900 millions d’utilisateurs. Pourtant, ils font partie du secteur dont es revenus sont inancés par a pubîcîté et celui-ci ne gÉnère que 4% des revenus de l’industrie mondiale de la musique. Clairement, il ne s’agit pas d’une corrÉ-lation Équitable entre la consommation de la musique et la valeur qu’elle gÉnère pour les artistes, les crÉateurs et lesinvestisseurs.
Des changements s’imposent - et c’est vers les dÉcideurs politiques que lesecteur de la musique se tourne pour faire bouger les choses. Le rÉgime « safeharbour » conçu lors des premiers jours de l’internet devrait cesser d’être dÉtournÉ. Ces « safe harbour » ne devraient plus être utilisÉs par les services de partage de contenus qui distribuent de la musique en ligne, dans le but d’Échapper aux conditions normales d’octroi de licences. Les labels doivent être en mesure detravailler dans un marchÉ dont le fonc-tionnement est Équitable, et non pas avec une main attachÉe dans le dos quand ils sont en train de nÉgocier les licences de leurs catalogues.
DÉbut 2015 notre secteur a, pour lapremière fois, demandÉ à la classepolitique de s’attaquer à la question du transfert de valeur. Aujourd’hui, il est encourageant de voir les respon-sables politiques rÉagir. La Commissioneuropéenne a îdentîié e probème et a reconnu qu’une solution lÉgislative étaît nécessaîre. Le « Copyrîght Ofice »amÉricain a lancÉ une Étude sur les« safe harbour » pour dÉterminer s’ils sontutilisÉs à bon escient. Ces initiativesseront la prioritÉ par notre industrie au cours de l’annÉe à venir.
Comme le dÉmontre ce rapport, lesefforts de notre industrie ont amenÉ la musique enregistrÉe plus proche d’une croissance durable que nous ne l’avons ÉtÉ depuis 20 ans. Ce sont de bonnes nouvelles, mais il en faut beaucoup plus pour transformer un an en une dÉcennie de croissance. La consommation demusique explose est c’est formidable, maîs ee ne sufit pas – e reversement de sa valeur à la communautÉ musicale est aussi fondamental. Voilà pourquoi notre secteur fait front uni dans la recherche de mesures concrètes concernant lacorrection du transfert de valeur.
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introduction
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extraitsduglobalmusicreporte2x0tr1a6i:tsledumognlodbeaelnmpulseicnerepxopartns2i0o1n6
les artistes les Plus PoPulaires et les Plus grands succès 2015
top 10 global artistes 2015
top 10 global albuMs 2015
albuM et artiste
unité (M)
top 10 global singles nuMériques 2015
titre et artiste
unité (M)
extraitsduglobalmusicreport2016
le Marché Mondial
lemarchémondialdelamusiqueenregistréeen2015
de la Musique enregistrée
en 2015
Une industrie en mouvement, qui investit sur l’avenir
le numérique devance le Physique, un chiffre d’affaires global qui renoue avec la croissance
2015 a marquÉ le franchissement d’un cap majeur pour le marchÉ de la musique enregistrÉe avec un chiffre d’affaires issu du numÉrique qui est devenu la première source de revenu des producteurs, devant les ventes physiques.
Le numÉrique reprÉsente dÉsormais45%du marchÉ total, le physique39%. Les droits voisins (producteurs et artistes) reprÉsentent quant à eux l’essentiel des 14%restants.
 - Cette nouvelle Étape dans la mutation de notre industrie vers l’univers numÉ-rique a ÉtÉ marquÉe par une progression de10,2%revenus numÉriques, qui des atteignent dÉsormais6,7 mILLIâRDS us $, compensant ainsi la baisse des ventes de CDs et offrant au marchÉ sa première crois-sance annuee sîgnîicatîve en 20 ans.
 -eN HâUSSE DE 3,2%, LE MâRCHÉS’ÉTâBLIT À 15 mILLIâRDS us $ EN 2015.
 - A l’origine de cette progression, la forte croissance des revenus du streaming (payant et inancé par a pubîcîté)+ 45,2%, qui ont à eux seuls plus que compensÉ la baisse des tÉlÉchargements et des ventes physiques.
 - RÉalisant43%CA numÉrique, le du streaming est sur le point de devancer le tÉlÉchargement(45%), et de devenir ainsi la première source de revenusnumÉriques mondiale.
 - Cette tendance positive qui intervient après plus de 10 ans de baisse est lerÉsultat conjuguÉ de l’adaptation des maisons de disques à la nouvelle donne du marchÉ, aux nouvelles pratiques des consommateurs et de la pÉrennitÉ de leurs investissements artistiques et marketing.
 - La rÉvolution du streaming a su attirer les consommateurs, y compris ceux qui jusqu’alors Étaient restÉs en dehors des offres de musique numÉrique lÉgales, crÉant ainsi un vÉritable levier de croissance.
le « value gaP » ou transfert de valeur
cETTE ÉVOLUTION pOSITIVE EST NÉâNMOINS FRâGILISÉE pâR UNE âNOMâLIE SOUS-jâCENTE MâIS FONDâMENTâLE QUI âFFâIBLIT LEMâRCHÉ, LE « VâLUE gâp » OU TRâNSFERT DE VâLEUR.
La musique n’a jamais ÉtÉ aussi mas-sivement consommÉe dans le mondequ’aujourd’hui. Aux USA par exemple, le volume des Écoutes en streaming a augmentÉ de93%atteindre pour 317 mILLIâRDS d’unitÉs, et pourtant ce chiffre record n’a pas gÉnÉrÉ une rÉmunÉration correspondante pour les artistes et lesproducteurs. Le constat est similaire en France et en Grande-Bretagne. Le transfert de valeur, c’est cet Écartînjustîié entre es revenus des servîces quîvÉhiculent massivement les contenusnumÉriques et ceux, très faibles, perçus par les ayants-droit de ces contenus. A l’origine de cette situation inÉquitable, le fait que certains services de mise à disposition de contenus, dont YouTube, contournent les conditions nomales d’octroi de licences en s’abritant defaçon illÉgitime sous le statut de« safe harbour ». Ces services comme YouTube utilisent ainsi la musique protÉgÉe par le droit d’auteur pour dÉvelopper leur business sans enrÉmunÉrer loyalement ses ayants-droit.
pàR PETER YàNg
JUSTIN bIEBER
Les plateformes qui proposent les offres de streaming par abonnement, comme Deezer ou Spotify sont elles aussi sÉvè-rement pÉnalisÉes par cette concurrencedÉloyale qui limite l’attractivitÉ de leurs offres payantes auprès des consommateurs. La traduction la plus criante de cettedistorsion est la diffÉrence spectaculaire constatÉe entre le volume global demusique streamÉe et les revenus gÉnÉrÉs par cet usage pour les ayants-droit.
Les services de mise à disposition en strea-ming de contenus numÉriques rÉunissent une très large audience autour de lamusique, estimÉe à plus de900 mILLIONSd’utilisateurs. Pourtant ces considÉrables lux de consommatîon, quî appartîennent au secteur des servîces inancés par apubîcîté, ne génèrent qu’une înime part des revenus de la musique enregistrÉe, soit4%, avec un chiffre d’affaires de634 mILLIONS us $. Ce transfert de valeur doit être impÉra-tivement corrigÉ pour que l’industrie de la musique puisse se dÉvelopper dans la la durÉe.
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« Je crois que l’industrie musicale sort avec succès de latransition numérique, et que le futur sera éclatant. Notreactivité est désormais majoritairement numérique, nous avons retrouvé le chemin de la croissance et sommes prêts à atteindre de nouveaux sommets ».
et des producteurs ont augmentÉ de 4,4%pour atteindre2,09 mILLIâRDS us $ en 2015. Si cette progression a lÉgèrement ralenti par rapport à l’an dernier(+ 10,9%) et à 2013(+11%), les droits voisins restent nÉanmoins la source de revenus avec la croissance la plus rÉgulière au sein du chiffre d’affaires global de la musiqueenregistrÉe.
physique
lE CHIFFRE D’âFFâIRES RÉâLISÉ À pâRTIR DES SYNCHRONISâTIONSà l’image, (musique publicitÉ, films, programmes TV, jeuxvidÉo) ont augmentÉ de6,6 %en 2015, vs+ 7,6%en 2014.
45%
Edgar Berger, chairman and CEO international of Sony
lES VENTES pHYSIQUESont poursuivi leur dÉclin– 4,5%, mais dans une proportion moindre qu’au cours des annÉes prÉcÉ-dentes (- 8,5% en 2014 et– 10,6% en 2013).
lâ HâUSSE DE 10,2% DES REVENUS NUMÉ-RIQUESqui atteignent6,7 mILLIâRDS us $ est imputable à une progression soutenue (+45,2%)du chiffre d’affaires des abonne-ments payants aux services de streaming. Les revenus numÉriques reprÉsentent+ de 50% du marchÉ dans 19 pays. En 2015, 4 pays ont vu le numÉrique devenir leur première source de chiffre d’affaires dont : la Colombie, la NouvelleZÉlande, les Philippines et Taiwan.
aVEC UN REVENU DE 15 mILLIâRDS us $ EN 2015 ET UNE pROGRESSION DE 3,2%,LE MâRCHÉ MONDIâL de la musiqueenregistrÉe a connu sa première hausse sîgnîicatîve depuîs 1995. La tendance s’est donc inversÉe par rapport à 2014 où l’on relevait une baisse de0,3%.
lâ pâRT DES DROITS VOISINSest dÉsormais de14 %revenu global de l’industrie, du contre10 %en 2011. Cette croîssance relète a contrîbutîon de la musique enregistrÉe à l’activitÉ desecteurs voisins, comme la tÉlÉvision, la radio et le tourisme. Les perceptions des artistes et produc-teurs issues de cette source de revenu ont plus que doublÉ au cours de la dernière dÉcennie.
lES DROITS VOISINS (radiodiffusion etsonorisation des lieux publis) des artistes
nuMérique
physique
2015 chiffres Par format et Par région
droits voisins
estiMation du revenu global par segMent 2015 (en Milliard us $)
*droits voisins
39%
tâYLOR sWIfT
2%
extraitsduglobalmusicreport2016
synchronisation
synchronisation
lemarchémondialdelamusiqueenregistréeen2015
6
14%
nuMérique
rEVENU GLOBâL pàR ChRIs POlk
evolution du revenu global de la Musique enregistrée dans le Monde 2010-2015 (en Milliards us $)
extraitsduglobalmusicreport2016
derrière ces chiffres globaux de croissance, d’imPortantes disParités selon les régions :
lemarchémondialdelamusiqueenregistréeen2015
l’aSIE l’aMÉRIQUE lâTINE Après une baisse de1,6%La rÉgion qui, pour la cinquième annÉeen 2014, cette zone retrouve un chiffre d’affaires en consÉcutive, a connu la plus forteprogression en 2016(+5,7%)augmentation de chiffre d’affaires, avec, grâce au score du streaming(+29,5%)une hausse de, mais aussi 11,8%. Les revenus issus aux rÉsultats du tÉlÉchargement(+2,1%)numÉrique y ont augmentÉ de du 44,5%, et des ventes physiques(+1%). soit quatre fois plus que la moyenne mondiale. Le Japon, premier marchÉ de la rÉgion Les revenus du streaming y ont progressÉ en CA avec76%derevenus de l’Asie,  des 80,4%. renoue avec la croissance (+3%Les deux plus grands marchÉs de laen 2015) après deux annÉes de baisse. rÉgion restent le BrÉsil(-1,8%) etLes marchÉs australien(+6,1%) et l’Argentine(+34,8%). sud-corÉen(+12,4%)sont Également en progression.l’aMÉRIQUE DU nORDA u g m e n t a t i o n d e1 , 4 %h i ff reu c  d l’eUROpEd’affaires pour cette zone en 2015, avec Le marchÉ europÉen, en hausse de une progression de4,3% des revenus 2,3% (+0,3%numÉriques, qui ont plus que com-2014) reste une zone  en très contrastÉe, avec des territoires qui pensÉ la baisse des ventes des formatsadoptent les nouveaux formats et canaux physiques(-8,8%). de musique numÉrique à des rythmes et degrÉs diffÉrents. Au sein du numÉrique, hausse du chiffre d’affaires du streaming de+46,6% et Si en Suède le streaming reprÉsente67%de celui du tÉlÉchargement baisse du marchÉ, le CD est le format qui prÉ-(-12%). domine en Allemagne avec des ventes de formats physiques à hauteur de60% du Les USA, premier marchÉ mondial, ont chiffre d’affaires des maisons de disques. progressÉ de1%. Pour la première fois, Dans toute la rÉgion, la nette augmenta- le streaming y est devenu la première tion du streaming (+43,1%) a de revenus. La part du numÉriquecompensÉ source « Je crois que l’industrie musicale sort avec succès de la la baisse des ventes en tÉlÉchargement dans le CA global est dÉsormais de66%. transition numérique, et que le futur sera éclatant. Notre (-11,8%), et des formats physiques(-6%). activité est désormais majoritairement numérique, nous avons retrouvé le chemin de la croissance et sommes prêts à atteindre de nouveaux sommets ». Edgar Berger, chairman and CEO international of Sony
oNE dIRECTIONpàR SvEN JàcObsEN
CROIssàNcE pàR RégION EN 2015
eUROpE
aMÉRIQUE lâTINE
aMÉRIQUE DU nORD
aSIE
pàR COURTEsy - GROUpE WàRNER MUsIc
pâBLO aLBORÀN
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ilnetmroardcuhcétiomnondialdelamusiqueenregistréeen2015
les Producteurs de musique au cœur du numérique
Les maisons de disques ont ÉtÉ parmi les premiers acteurs Économiques à s’adapter à l ’ e n v i r o n n e m e n t n u m É r i q u e e nlicenciant leurs catalogues à des plate-formes du monde entier. DÉbut 2016,on compte environ 400 services demusiqueaccessibles aux consommateurs, rÉpertoriÉssur www.pro-music.org . La musique, plus que toute autre industrie crÉative, a acquis un fort taux depÉnÉtration au sein de la population, et le numÉrique reprÉsente une partnettement plus ÉlevÉe de ses revenus que dans ceux des secteurs du im, du livre ou de la presse.
offrir au consommateur la musique sous toutes ses formes
La musique enregistrÉe est une activitÉ multi-formats, qui offre aux amateurs de musique toute une palette d’offres : de multiples services en streaming, des tÉlÉchargements, des CDs et desvinyles.
Si les utilisateurs de smartphones se tournent majoritairement vers le strea-ming, les disques physiques restentessentiels sur des marchÉs majeurs comme le Japon et l’Allemagne.
Quant au vinyle, qui ne reprÉsente qu’une petite part de marchÉ, il a nÉan-moins dÉmontrÉ son succès auprès des consommateurs amateurs dans des pays où le streaming est l’usage dominant, mais qui restent amateurs d’un son de qualitÉ, des pochettes, d’objets decollection que l’on aime encore possÉder.teof
cOLDPLâYpàR JUlIà KENNEdy
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extraitsduglobalmusicreporte2x0tr1a6i:tsledmuognldoebaelnmpluesincerexppoarnts2io01n6
part du nuMérique dans la Musique et les autres secteurs 2015
Jeux video
Musique
FilMs
PAID SUBSCRIBERS TO SUBSCRIPTION abonnés aux services payants de streaMing (en Millions) SERVICES (MILLIONS)
livres
2012 20
Magazines
2013 28
2014 41
presse
2015 68
Source: IPI
« Les fans veulent pouvoir disposer de la musique sous de multiples formes, du vinyle au streaming. Prenez l’exemple de la Norvège, marché du streaming, mais où, phénomène intéressant, la moitié "Fans today want to access music in formats dreansginvgefrnomtevinsyl tpo shtryeasimiqngu. Leooskastont réalisées par le vinyle…. Notre mission est de markets such as Norway, which is driven proposer au public de la bonne musique, sous la forme qui lui convient.» by streaming, but where almost half our Stu Bergen, CEO international and global commercial services, Warner Music Group physicalsalescomefromvinylavery
extraitsduglobalmusicreport2016
Le StreaMinG,
uSaGe PoPuLaire
…La rÉvolution de l’expÉrience consommateur
de la Possession à l’accès a musique est disponible sous de multiples formes pour le consom-L mateur, qu’il veuille l’acquÉrir ou simplement y avoir accès. lE TÉLÉCHâRGEMENTle chiffre, dont d’affaires a baissÉ de-10,5%EN 2015représente encore une part sîgnîi-cative du marchÉ (20%) mais c’estL’âBONNEMENT pâYâNT âU STREâMINGqui est devenu le levier de croissance de l’industrie musicale.
lE STREâMING, portÉ par l’expansion des smartphones, le dÉveloppement des services d’abonnement et l’adhÉ-sion des consommateurs à la musique lÉgale, a rÉalisÉ l’an dernier19% des revenus de la musique enregistrÉe (14% EN 2014).
Le streaming est devenu la source de revenus la plus dynamique de notrei n d u s t r i e , s o n c h i ff re d ’ a ff a i re s aprogressÉ de 45,2%atteindre pour 2,89 mILLIâRDS us $, soit une multipli-cation par 4 en cinq ans.
Les services d’abonnement (payants et inancés par a pubîcîté) comme Deezer et Spotify sont en progression de+58,9%que alors lES SERVICESpurement înancés par la publicité(dont les revenus des plateformes de streaming vidÉo à la demande) ont connu une croissance de+11,3%.
Dans sa mÉthode de calcul, l’IFPIn’isole pas la contribution au chiffre d’affaires des services d’abonnement, a partîe inancée par a pubîcîté, maîs celle-ci est estimÉe à moins de 10% des revenus de ces acteurs, malgrÉ le grandnombre d’utilisateurs.
lestreaming,usagepopulaire
pàR emIlIE HOpE
JâmES bâY
eN 5 àNs, lEs REvENUs IssUs dU sTREàmINg pàR àbONNEmENT ET du streaming Inancé pàR là pUblIcITé ONT éTé mUlTIplIés pàR 4 pOUR àTTEINdRE 2,89 mILLIâRDS us $
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lestreaming,usagepopulaire
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pàR BEN WàTTs
eD sHEERâN « Le streaming peut potentiellement recréer un âge d’or de la musique, avec plusieurs acteurs composant un paysage numérique véritablement concurrentiel qui proitera aux artIstes, aux consommateurs et à l’industrie.» John Rees, vice-prÉsident et respon-sable de la stratÉgie numÉrique et du dÉveloppement commercial deWarner Music International
extraitsduglobalmusicreport2016
evolution de la croissance du streaMing 2011-2015
eN MILLIONS us $
 -Mais la pÉnÉtration du streaming estLes services d’abonnement payants ont connu un dÉveloppement intense au inÉgale selon les pays : la consomma-cours des dernières annÉes. tion physique est encore très ancrÉe enEnviron68 MILLIONS de consommateurs Allemagne et au Japon, où le streaming sont dÉsormais abonnÉs à un serviceest monté en lèche maîs sur une base payant, contre41 MILLIONS2014 et en 8encore faible. La part du streaming est de MILLIONSen 2010.11%sur le marchÉ allemand et moins de 5%Japon, des chiffres qui illustrent au  -l’immense potentiel de dÉveloppementLes revenus du streaming ont dÉpassÉ ceux du tÉlÉchargement dans plus dede ce mode de consommation. 43 pâYS, et reprÉsentent43%du chiffrenumÉrique mondial. un environnement très Le streaming a rÉvolutionnÉ l’expÉrience concurrentiel de la musique pour le public et transfor-mÉ l’industrie de la musique enregistrÉe. Plusieurs facteurs ont tirÉ la croissance ConnectÉs en perpÉtuelle Évolution dans du streaming. L’arrivÉe d’Apple Music leurs pratiques, ce sont les consomma- au second semestre 2015 en est unteurs qui inspirent les changements et les essentiel. Avec plus de 10 millions Évolutions. d’abonnÉs au dÉbut 2016, Apple Music a vu croître rapidement le nombre de ses « Nous sommes là pour donner au publicabonnÉs et des adeptes du streaming en la meilleure musique qui soit, de toutesgÉnÉral. les façons possibles. Nous n’essayons pasPour John Rees, vice-prÉsident etde privilégier le streaming au détrimentresponsable de la stratÉgie numÉrique des autres modes de consommation,et du dÉveloppement commercial dec’est le consommateur qui décide »Warner Music International, l’arrivÉe déclare Denis Kooker, Sony Musicd’Apple sur le marchÉ est une ÉtapeEntertainment.majeure pour le streaming. « Le streaming  peut potentiellement recrÉer un âge Le streaming a contribuÉ à la reprise de d’or de la musique, avec plusieursnombreux marchÉs comme la Suède ou acteurs composant un paysage numÉ-les Pays-Bas, et à la relance des inves- rique vÉritablement concurrentiel qui tissements des maisons de disques enproitera aux artîstes, aux consomma-gÉnÉral. Il a aussi permis d’ouvrir certains teurs et à l’industrie ». pays à la consommation de musiqueSi cette nouvelle donne a nÉcessairement lÉgale, là où elle existait à peine, comme bouleversÉ les marchÉs du tÉlÉcharge-en Chine ou au Mexique. ment et des ventes physiques, l’arrivÉe d’un acteur aussi populaire et puissant en Globalement, le streaming a eu unmarketing n’a pas pour autant dÉtournÉ impact majeur sur les principaux marchÉs. les abonnÉs des autres services deIl reprÉsente 20% ou plus du chiffrestreaming. d’affaires de trois des cinq premiersterritoires de la musique enregistrÉe : usa (20%), uK (19%), fRâNCE (16%). pàR ChRIsTIàN SàN JOsE
KENDRICk lâmâR
extraitsduglobalmusicreport2016
 -spOTIFY, qui poursuit sa croissancerapide et ses innovations (Discover weekly), a annoncÉ 30 millions d’abonnÉs payants en mars 2016. Les performances sont particulièrement sîgnîicatîves aux Pays Bas avec ’offre Bunde via l’opÉrateur KPN, au Mexique et en Nouvelle ZÉlande. Spotify s’apprête à lancer son service sur de nouveauxmarchÉs en 2016, dont le Japon.
 - rHâpSODY / nâpSTER a atteint les3,5 Millions d’abonnÉs en 2015. Le service, pionnier de la musiquenumÉrique est prÉsent dans 34 pays. Uniquement accessible par abonnement payant, il mise sur son intÉgration aux rÉseaux sociaux, notamment Twitter en 2015. « L’arrivÉe d’Apple sur le marchÉ du streaming a largement contribuÉ à lanotoriÉtÉ de l’usage et à rendre lapratique populaire » a dÉclarÉ EthanRudin, CFO Rhapsody/Napster.
 -Au-delà des nouveaux entrants, les acteurs dÉjà prÉsents sur le marchÉ du streaming ont multipliÉ leurs offres et services :yOUtUBEa lancÉ l’abonnement
à YouTube Red pour 9,99 $, qui permet aussi l’accès à Google Play Music.Ce dernier a vu son nombre d’utilisa-teurs douber en 2014, a dîversîié sesfonctionnalitÉs et s’est Étendu à 62 pays dont le Japon en 2015. Il a dÉvelop-pÉ une offre familiale, son système derecommandation, et a acquis Songza en 2014.
 - l’âCCÈS À DE NOUVEâUX MâRCHÉS Le streaming donne Également aux producteurs les moyens de proposer la musique lÉgale sur des territoiresjusque-là inaccessibles. La maison de d i s q u e s i n d É p e n d a n t e b r i t a n n i q u eBeggars Group octroie dÉsormais deslicences au Nigeria, en Ouganda et en Angola. Martin Mills, fondateur etprÉsident de Beggars, explique que les marchÉs Émergents reprÉsententdÉsormais environ 20 % des revenus destreaming du groupe (en dehors des pays du Top 12), contre seulement 9% pour les tÉlÉchargements et 2% pour lesformats physiques. « Nous constatons dÉjà que certaines parties du monde,rarement perçues comme des marchÉs de musique enregistrÉe, sont beaucoup
STrEAMING AND ThE ChArTS le streaming et les classements des meilleures ventes Streaming is bringing significant changes bodies are adopting similar methodologies to Le dÉveloppement du streaming aLes unitÉs de mesure du streaming et stoustchiteÉwadyescocuhntarniegsermunentthseirmmajuesiucrschadratsn.s dtruyttoÉlsÉtcahnadragrdeismeennattioÉtnas’nctaldciufflaÉtrieonnts.es, unla manière dont les pays Établissent taux de conversion est utilisÉ pourMany countries are now incorporating Streaming is changing the very nature of the leurs classements des meilleures ventes.agrÉger les rÉsultats des deux modesstreaming into their charts to try to better charts where it is incorporated. The turno-Bon nombre d’entre eux ont d’ores et de consommation. reLect how music is consumed today. ver of titles has slowed as streaming reLects dÉjà inclus les Écoutes en streaming dToandsaltee,ur1s9Tcoopusn,tprioeusrteAnuirstcroalima,ptAeusdterila,arepeated listens to a track or tracks rather consommation rÉelle de musique. Canada, Czech Republic, Denmark, Finland, France, Germany, Ireland, Italy, the Nether--a CE jOUR, UNE VINGTâINE DE pâYS lands, New Zealand, Norway, Slovakia, Spain, ONT âGRÉGÉ LE STREâMING DâNS LEURS CSLwâSeSdEenM,ESNwTiStz«erlsaInNdG,LEUSK»an:dUAlSlAemahganvee, Australie, Autriche, Canada, RÉpublique integrated audio streaming into their sin-Tchèque, Danemark, Finlande, Irlande, gles charts. Ten of those countries – Cana-Italie, Pays-Bas, Nouvelle-ZÉlande,da, Denmark, Finland, Germany, Ireland, the Norvège, Slovaquie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni, Etats-Unis, France Netherlands, Norway, Sweden, UK and the (mai 2016). US – also use streaming data in their albums charts.  -Une dizaine d’entre eux comptabi-lSiisnecnetsÉtrgeaalemmsepnrtesleentstareadimffienrgentdamnsetlriecsclassements « Albums » : from downloads, based on multiple listens Canada, Danemark, Finlande, Irlande, rather than a single purchase, a conversion Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Suède, ratio to harmonize the two metrics is used. Royaume-Uni, Etats-Unis, France (mai 2T0hi1s6r).ate diers from country to country to reflect local dynamics, but national chart
lestreaming,usagepopulaire
plus importantes pour nous dans lesecteur du streaming que dans ceux dutÉlÉchargement ou des formats physique » indique-t-il.
L’engagement et la îdélisation des CONSOMMâTEURS DE MUSIQUE SONT DES ENjEUX STRâTÉGIQUES pOUR LES SERVICES DE STREâMING pâR âBONNEMENT.
Francis Keeling, responsable du nu-mÉrique chez Universal Music Groupexplique : « le fait que des servicespopulaires comme Apple Musique et Spotify aient atteint des dizaines demillions d’abonnÉs actifs, montre que nous avons dÉpassÉ le stade du cercle des consommateurs initiÉs et sommes entrÉs dans l’ère d’une pratiquegÉnÉralisÉe.
Des partenariats se nouent sans cesse pour trouver les meilleurs arguments de recrutement et idéîsatîon des nouveaux utilisateurs, que ce soit via des pÉriodes d’essaîs gratuîtes, des servîces inancés par la publicitÉ, des bundles avec des opÉrateurs tÉlÉphoniques, des offresfamilles ou des promotions marketing ».
than their one-o purchase. The success of Ce taux varie d’un pays à l’autre pourtaenpirrojeccotmispmteoredliekselydtyonabemiaqssueessseldoocnaltehse,mais la mÉthodologie de calcul estbasis of whether listeners are still engaged similaire. with the music after 18 months, rather than on the initial chart positions achieved by an album or track.
pàR MIchàël WàlfER photo by Michael Malfer
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