Tous les dermatologues, peu ou prou, utilisent la photographie au ...
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LA PHOTOGRAPHIE NUMERIQUE
  HISTORIQUE  Lorsque j’ai commencé à réaliser des images médicales, il s’agissait de diapositives prises dans le but avoué de commencer une collection de « cas » dermatologiques, les cas retenus l’étant soit pour leur rareté soit pour leur typicité. Bien entendu, dans ce système, il était assez difficile d’imaginer que les diapositives ainsi réalisées puissent être d’une quelconque utilité en consultation, sauf exception. D’ailleurs, qui d’entre nous rangeait ses diapositives dans le dossier du patient ?…Il s’agissait, bien plus souvent, de les enfermer dans des armoires et de les classer par thèmes ou par ordre chronologique, moyennant un bon système de recherche au sein de notre archivage.  L’arrivée de l’informatique dans nos cabinets, pendant les années 1980, a commencé à doucement modifier nos pratiques, sans cependant toucher à l’époque à notre système photographique. Au mieux, la possibilité d’archiver les dispositives dans une base de données informatique, moyennant des mots clés, représentait un plus.  Il a fallu l’arrivée des scanners de films pour que la révolution puisse se mettre en marche. Ces scanners permettent, en effet, de transformer une diapositive (ou un négatif couleur) en un fichier informatique, pouvant être archivé sur un disque dur et pouvant être projeté sur l’écran de l’ordinateur. Une étape essentielle était franchie : utiliser l’ordinateur comme archiveur et projecteur des images. Le problème des scanners, c’est… qu’il faut scanner et que bien le faire prend beaucoup de temps et même énormément s’il l’on réalise beaucoup d’images. Après quelques dizaines de samedi après-midi passés à cette activité minutieuse, on a souvent envie d’autre chose…  L’arrivée des appareils photos numériques il y a quelques années a sonné le début d’une nouvelle révolution en matière de prise de vues : le changement d’appareil. Il ne s’agit plus de manipuler votre bon vieil appareil argentique traditionnel avec lequel vous aviez fait vos premières armes mais d’un nouvel appareil photo, au maniement un peu plus inhabituel, court-circuitant le film et produisant des fichiers directement affichables à l’écran ou projetables en réunion via un projecteur vidéo.  Enfin, la possibilité, pour ceux ayant informatisé leur fichier de consultations, d’insérer les images réalisées directement dans le dossier du patient, à la bonne date qui plus est, va ouvrir un tout nouveau champ d’application à la photographie médicale, c’est à dire la comparaison des images de nos patients au fil du temps, permettant une meilleure surveillance de l’évolution de leurs lésions à risque ou permettant tout simplement de figer une image particulièrement caractéristique ou au contraire inhabituelle.  INTRODUCTION  Cet article n’a nullement la prétention de vous apprendre la photographie numérique. Il n’a pas plus vocation à devenir un guide d’achat. Il a uniquement pour but de vous mettre en contact avec un monde que vous ne connaissez peut-être pas encore très bien, en insistant bien sur les points qui paraissent particulièrement importants à l’auteur lors de l’acquisition d’un matériel de ce type.