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L'évolution des mouvements de capitaux à court terme entre la France et l'extérieur de 1967 à 1978 - article ; n°2 ; vol.47, pg 27-58

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Description

Économie & prévision - Année 1981 - Volume 47 - Numéro 2 - Pages 27-58
The evolution of short-term capital movements between France and foreign countries (1967-1978),
by Jean Mathis.
The purpose of the article is to clarify the contents of short-term financial flows between France and foreign countries and to describe their evolution between 1967 and 1978 as well as the reasons therefor.
The first part, of a methodological nature, emphasizes the key role of importers and exporters and explanes those behaviours which lead to such movements. A classification of the latter in three categories is needed for the analysis commercial credits are primarily a function of exports and imports whereas the capital movements of the banking sector as well as leads and lags fundamentally depend on foreign exchange expectations, but they are used under different circumstances.
The former are used when foreign exchange control allows. Leads and lags seem to be preferred when cash available to entreprises is sufficient to anticipate a payment or to delay the collection of a debt.
The second part of the article studies the evolution of the banking sector capital for which stock data are available.
The article aims at assessing the role of the various factors and concludes in particular that foreign exchange control is efficient when it is sufficiently strict.
An appendix sums up the major steps taken to regulate foreign exchange between 1967 and 1978.
L'évolution des mouvements de capitaux à court terme entre la France et l'extérieur de 1967 à 1978,
par Jean Mathis.
L'article cherche à préciser le contenu des flux financiers à court terme entre la France et l'extérieur et à décrire leurs évolutions de 1967 à 1 978 et leurs raisons.
Une première partie, de caractère méthodologique, met en relief le rôle central des importateurs et des exportateurs et explique ceux de leurs comportements qui conduisent à ces mouvements. Le classement de ces derniers en trois catégories s'impose dans l'analyse : les crédits commerciaux sont essentiellement fonction des exportations et des importations tandis que les mouvements de capitaux du secteur bancaire et le termaillage dépendent fondamentalement des anticipations de change, mais sont employés dans des circonstances différentes.
Les premiers le sont lorsque le contrôle des changes le permet. Le termaillage semble préféré lorsque les entreprises disposent d'une trésorerie suffisamment aisée pour pouvoir avancer un paiement ou retarder un encaissement.
Une deuxième partie étudie l'évolution des capitaux du secteur bancaire pour lesquels les données sont disponibles en encours.
L'article s'efforce d'évaluer la part des différents facteurs et conclut notamment que le contrôle des changes est efficace lorsqu'il est suffisamment strict.
Les principales mesures de réglementation des changes qui se sont succédé de 1967 à 1978 sont résumées dans une annexe.
32 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1981
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Langue Français
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Jean Mathis
L'évolution des mouvements de capitaux à court terme entre la
France et l'extérieur de 1967 à 1978
In: Économie & prévision. Numéro 47, 1981-2. pp. 27-58.
Citer ce document / Cite this document :
Mathis Jean. L'évolution des mouvements de capitaux à court terme entre la France et l'extérieur de 1967 à 1978. In: Économie
& prévision. Numéro 47, 1981-2. pp. 27-58.
doi : 10.3406/ecop.1981.3131
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ecop_0249-4744_1981_num_47_2_3131Abstract
The evolution of short-term capital movements between France and foreign countries (1967-1978),
by Jean Mathis.
The purpose of the article is to clarify the contents of short-term financial flows between France and
foreign countries and to describe their evolution between 1967 and 1978 as well as the reasons
therefor.
The first part, of a methodological nature, emphasizes the key role of importers and exporters and
explanes those behaviours which lead to such movements. A classification of the latter in three
categories is needed for the analysis commercial credits are primarily a function of exports and imports
whereas the capital movements of the banking sector as well as leads and lags fundamentally depend
on foreign exchange expectations, but they are used under different circumstances.
The former are used when foreign exchange control allows. Leads and lags seem to be preferred when
cash available to entreprises is sufficient to anticipate a payment or to delay the collection of a debt.
The second part of the article studies the evolution of the banking sector capital for which stock data are
available.
The article aims at assessing the role of the various factors and concludes in particular that foreign
exchange control is efficient when it is sufficiently strict.
An appendix sums up the major steps taken to regulate foreign exchange between 1967 and 1978.
Résumé
L'évolution des mouvements de capitaux à court terme entre la France et l'extérieur de 1967 à 1978,
par Jean Mathis.
L'article cherche à préciser le contenu des flux financiers à court terme entre la France et l'extérieur et à
décrire leurs évolutions de 1967 à 1 978 et leurs raisons.
Une première partie, de caractère méthodologique, met en relief le rôle central des importateurs et des
exportateurs et explique ceux de leurs comportements qui conduisent à ces mouvements. Le
classement de ces derniers en trois catégories s'impose dans l'analyse : les crédits commerciaux sont
essentiellement fonction des exportations et des importations tandis que les mouvements de capitaux
du secteur bancaire et le termaillage dépendent fondamentalement des anticipations de change, mais
sont employés dans des circonstances différentes.
Les premiers le sont lorsque le contrôle des changes le permet. Le termaillage semble préféré lorsque
les entreprises disposent d'une trésorerie suffisamment aisée pour pouvoir avancer un paiement ou
retarder un encaissement.
Une deuxième partie étudie l'évolution des capitaux du secteur bancaire pour lesquels les données sont
disponibles en encours.
L'article s'efforce d'évaluer la part des différents facteurs et conclut notamment que le contrôle des
changes est efficace lorsqu'il est suffisamment strict.
Les principales mesures de réglementation des changes qui se sont succédé de 1967 à 1978 sont
résumées dans une annexe.L'évolution des mouvements
de capitaux à court terme
entre la France et l'extérieur
de 1967 à 1978.
au Jean administrateur Bureau Mathis, de l'extérieur de l'Inséé de la Direction de la prévision
L'auteur tient à remercier pour leur aide ses collègues de la Direction de
la prévision Jean Chapelon, Yves de Gaulle et Jacques Régniez ainsi que
Françoise Larger et Dominique Plihon de la Banque de France.
Les analyses du fonctionnement de l'économie mondiale at
tribuent souvent un rôle déterminant aux relations financièr
es internationales. Défait, celles-ci sont d'une nature diffé
rente des liens financiers entre les agents économie fer
mée en ce sens que, du créancier et du débiteur, au moins un
des deux opère dans une autre monnaie que la sienne. La
grande substituabilité qui existe entre les différents actifs
financiers de l'économie interne disparaît ainsi complète
ment. L'examen du fonctionnement du système monétaire et
financier international reste cependant souvent à un niveau
très général et abstrait; aussi le présent article vise à pré
ciser dans le cas des échanges de capitaux à court terme en
tre la France et l'étranger, la nature des opérations effec
tuées et des agents concernés.
Les flux financiers avec l'extérieur sont initiés essentiell
ement à l'occasion des importations et des exportations. La
nature et la rapidité de leur règlement dépendent fondament
alement des anticipations faites sur l'évolution de la valeur
des monnaies et des réglementations du contrôle des chang
es. D'autres facteur s explicatifs, telle que la situation finan
cière des entreprises, peuvent intervenir et cet article tente de
faire la part de chacune des différentes causes.
C'est d'une façon délibérée que l'économétrie n'est pas em
ployée ici: il a paru préférable de bien repérer d'abord les
faits et les mécanismes principaux, sur lesquels la discussion
peut porter, avant de rechercher des équations économétri
ques ou d'élaborer un modèle qui, n'importe comment, se
rait, pour l'essentiel, fondé sur les analyses préalables effec
tuées dans ce travail.
27 Toutefois, quoiqu'elle présente un regroupement En économie ouverte, le recensement des tran
intitulé «capitaux à court terme», sa présentation sactions courantes entre la France et l'extérieur
n'est pas directement adaptée à l'objet de cet ne suffit pas à appréhender la totalité des relations
qu'entretient l'économie nationale avec le reste article.
du monde : les mouvements de capitaux jouent
En premier lieu, on n'étudie pas, ici, les mouveun rôle aussi important que les transactions.
ments de capitaux à court terme du secteur pub
Parmi ceux-ci, les mouvements de capitaux à lic. Leurs soldes représentent essentiellement
court terme entre la France et l'extérieur sont la variation des réserves de changes, or celle-ci
d'une nature précise fréquemment mal comprise
et sont effectués par des agents souvent mal di
Encadré 1 : les règles de comptabilisation des flux scernés. Pourtant, l'examen du graphique 1, qui
de balance des paiements retrace les évolutions trimestre par trimestre, de
1972 à 1978, des grands agrégats de la balance Les échanges entre la France et l'extérieur recensés dans la balance des paiements (en solde: crédit- débit) montre des paiements peuvent être classés en quatre catégories: les
que les capitaux à court terme non publics ont, marchandises, les services, les transferts unilatéraux et les mou
vements de capitaux (respectivement les postes IA, IB, IC et les tant par leurs niveaux que par leur variabilité, titres II et III du tableau 1). une importance voisine de celle des transactions
courantes et nettement plus grande que celle des Outre des services proprement dits, le poste service contient en fait des flux qui sont des opérations de répartition. Si on exclut les transcapitaux à long terme. Ils jouent donc un rôle ferts unilatéraux, le principe de comptabilisation est simple: on insprimordial sur l'équilibre extérieur de par leur crit en crédit toutes les exportations de marchandises, services ou titres de créance; inversement on inscrit en débit toutes les importinfluence sur les niveaux de change et leur dé ations. Pour obtenir une règle aussi générale, il est nécessaire de pendance par rapport à ce dernier. Leur étude comprendre le vocable titre de créance dans un sens extensif. C'est
ainsi que les devises doivent être considérées comme des titres de détaillée s'impose donc. créances; c'est ainsi également que l'encaissement d'intérêts ou de
dividendes sont des exportations de titres de créances comme le Bien plus, l'approche traditionnelle des mouve sont les coupons ou tout autre droit à toucher des revenus. ments de capitaux se réfère particulièrement à
Il apparaît alors que ce qu'on appelle généralement exportation de l'étude de ce qu'on nomme «position monétaire capital correspond à l'importation d'un titre et figure donc au débit, extérieure» c'est-à-dire aux variations des avoirs et inversement, pour les importations de capitaux. Au moment du
et engagements à court terme sur l'étranger du remboursement (en appelant ainsi, de façon générale, le dénoue
ment d'un mouvement de capital antérieur: retrait de dépôt bancsecteur public et bancaire. De fait, elle exclut im aire, remboursement de prêt arrivé à échéance, revente d'actions, plicitement l'examen de la position du secteur d'obligations ou de participations au capital d'une entreprise) le
titre qui avait été exporté est importé ou inversement. En fait, ceci privé car elle considère à juste titre que lorsque ne vaut que pour les capitaux à long terme. les variations de cette dernière ne résultent pas
d'un transfert effectué par l'intermédiaire d'une Pour le court terme, seule apparaît la différence entre les nouveaux
crédits et les remboursements, en crédit si les importations de capibanque française, elles sont beaucoup plus diffi taux sont supérieures aux remboursements des capitaux antérieureciles à appréhender. C'est pourquoi, le dessein de ment importés ou si les exportations sont inférieures aux rembourcet article n'est pas d'expliciter cette position sements, en débit dans les cas contraires.
monétaire extérieure au sens classique du terme Jusqu'au 1er janvier 1978 le court terme s'étendait jusqu'à 2 ans mais plutôt de rendre compte des opérations, des restant à courir pour le secteur bancaire, 1 8 mois d'échéance initiale
pour les crédits commerciaux et 1 an pour le reste du secteur privé. motivations et des événements historiques qui Depuis le 1er janvier 1978 la limite supérieure d'un an restant à peuvent déterminer les mouvements des positions courir est appliquée dans tous les cas. Les termes de paiements des secteurs privés et bancaires, parce que la po sont calculés comme écart entre les paiements d'exportations et
d'importations qui résulteraient de la prise en compte des crédits sition du secteur public apparaît davantage com commerciaux et les paiements effectivement observés. Il n'y a donc me une résultante des générés en pas de durée maximale pour les termes de paiements; on peut, amont par l'ensemble des autres relations entre cependant, affirmer sans grand risque d'erreur qu'ils sont d'échéance
courte, certainement inférieure à 1 an. la France et l'étranger.
La balance des paiements respecte le principe de la comptabilité Le contenu des différents agrégats qui seront étu en partie double. En effet, tout flux a sa contrepartie. Les marchand
ises et les services sont échangés contre de la monnaie ou des diés sera précisé en temps voulu ; pour l'instant il créances (crédits commerciaux), les créances peuvent être échanconvient d'en donner une première idée. Pour ce gées contre d'autres créances (une obligation peut, par exemple, faire, la balance des paiements fournit une réfé être vendue contre des devises). Les opérations qui ne donnent pas lieu à un échange, tels que, par exemple, les dons de marchandises rence commode dans la mesure où elle recense exportées sans paiement, sont équilibrées par une inscription au l'ensemble des mouvements de capitaux entre la poste «transferts unilatéraux».
France et l'étranger (tableau 1 et encadré) (1).
28 .
.
I
.
.
.
:
.
,
I. Transactions courantes II. Capitaux a long terme 1 : Tableau
Crédits commerciaux : balance des paiements A. Marchandises : 1. Crédits à l'exportation 1. Exportations et importations. Crédits acheteurs 2. Négoce international fournisseurs
2. Crédits à l'importation Total des marchandises.
Total des crédits commerciaux B. Services : Investissements directs 1. Frais accessoires sur marchandises 1 Français i l'étranger 2. Transports maritimes 2. Étrangers en France î. autres 3. Autres investissements (Secteur public) 4. Assurances 5. Grands travaux et coopération technique Total des investissements directs 6. Intérêts, dividendes et autres revenus du capital 7. Salaires et autres revenus du travail C Prêts : 8. Brevets et redevances 1. Prêts à l'étranger 9. Voyages a Secteur privé non bancaire 10. Autres services b.bancaire -^ 11. Recettes et dépenses du gouvernement français — en francs (net). »» .... 12. Dépenses et recettes des gouvernements étrangers — en devises (net) [6J c. Secteur public Total des services. 2. Prêts de l'étranger a. Secteur privé non bancaire [5] C. Transferts unilatéraux : b.bancaire » ■— en francs (net) TTT 1. Secteur privé — en devises (net)...... a. Transferts d'économies de travailleurs c. Secteur public b. Autres opérations Total des prêts 2. Secteur public
Investissements de portefeuille : Total des transferts unilatéraux 1. Opérations de résidents sur valeurs mobilières étrangères 2.de non-résidents sur valeurs mobilières françaises
Total des investissements de portefeuille .... Ill, Capitaux à court ternie
Total des capitaux à long terme A. Secteur privé non bancaire :
t. Crédits commerciaux s. A l'exportation. « b. A l'importation 2. Prêts , , a. Prêts, avoirs et avances a l'étranger b.et de
Tout du secteur privé non bancaire
B. Secteur bancaire :
1. Créances et engagements en francs..... o. b. Engagements 2. Créances et engagements en devises .... o. b. Engagements (7).,. Domaine Total du secteur bancaire . couvert
C. Secteur public : par l'étude
1. Avoirs à court terme et i vue a. Réserves officielles b.Créances sur le FECOM c. Créances sur le FMI d. Droits de tirage spéciaux e. Autres créances 2. Engagements a court terme et i vue o. Envers le FECOM b.le FMI c. Allocation de droits de tirage spéciaux d. Autres
Total du secteur public.
Total des capitaux à court terme
IV, Opérations non ventilées et termaillage |_
V. Erreurs et omissions. Source notes bleues du service
de l'information - août 1980 - 2. Total général.
Graphiques 1 : les grands agrégats de la balance des paiements
milliards de francs 10 milliards de francs capitaux à court terme hors secteur public 8 capitaux à court terme du secteur public 6
4
2
0
-2
-4
. I ■ i , . . . ! . • . I • . . I . . . I i . ■ I . . i ! i . ■ I i . . 1 i . . I . . . I
1972 73 74 75 76 77 78
29 des décisions des autorités monétaires et résulte tiellement, étant donné la réglementation des
doit être considérée comme une catégorie très changes, par le comportement de court terme des
particulière de mouvements de capitaux. importateurs et des exportateurs résidents ou non-
résidents que ce soit directement ou par l'inte
Les autres motifs qui conduisent à ne pas définir rmédiaire de leurs banques (2). On aura, en effet,
les capitaux à court terme exactement tel que le l'occasion de préciser que, en règle générale, les
fait la balance des paiements sont plus complexes. banques n'exportent ni n'importent de capitaux
Ils seront exposés en détail plus loin mais il est pour leur propre compte (3), mais agissent à titre
possible, sur un exemple, d'en donner une idée d'intermédiaire entre résidents et non-résidents.
assez juste. On considère pour ce faire un impor
tateur résident et on cherche à répondre à la ques Les entreprises (4) qui exportent ou importent des
tion : quels sont les flux financiers avec l'extérieur capitaux ont donc le choix entre deux solutions :
qui sont engendrés par celui-ci à l'occasion de soit passer par l'intermédiaire du secteur banc
son activité importatrice par des comportements aire, soit agir directement, c'est-à-dire, pour les
de court terme ? L'importateur peut tout d'abord entreprises résidentes par exemple, avoir des re
ne pas payer comptant mais obtenir de son four lations financières directes avec les non-résidents.
nisseur étranger un crédit ; celui-ci apparaît dans
la rubrique «capitaux à court terme -secteur pr Aussi, envisagera-t-on successivement dans la
ivé- crédits commerciaux». Supposons alors que première partie les comportements à l'origine des
l'importation soit libellée en devises dans une mouvements imputés au secteur bancaire et au
monnaie dont l'importateur anticipe la hausse, secteur privé. Cette partie est presque unique
par exemple le Deutsche-mark (Dm). Il pourra ment méthodologique, seul le termaillage fait
alors, plutôt que d'attendre l'échéance du crédit l'objet d'un rapide commentaire descriptif. La
qui lui a été consenti et de voir la monnaie dans deuxième partie est consacrée à l'évolution his
laquelle il devra le rembourser s'apprécier de jour torique des mouvements de capitaux et est res
en jour, proposer à son fournisseur de raccourcir treinte aux seuls bancaires qui sont
le crédit : ce décalage entre le délai de paiement plus importants aussi bien par leur fluctuabilité
initialement consenti et le délai réel conduit à des que par le niveau moyen des flux en cause. L'ap
flux financiers (termaillage) qui apparaissent dans proche adoptée ici est purement descriptive, par
le titre IV «opérations non ventilées et termail opposition à certains travaux économétriques
lage» et ont, en fait, la nature de mouvements de réalisés en particulier à la Banque de France (5).
capitaux à court terme. Il faut donc les introduire
dans le champ de l'étude. La période couverte par la présente étude débute
en 1967, c'est-à-dire lors de la crise qui précède
D'autres adaptations s'avèrent nécessaires com la dévaluation de la livre sterling le 18 novembre.
me le montre la poursuite de cet exemple. A partir de cette date les mouvements de capi
taux ont pris une importance grandissante.
Ainsi, supposons que, plutôt que de raccourcir
son crédit, l'importateur puisse, pour se prémun Enfin, les données examinées sont trimestrielles
ir contre la hausse du Dm en acheter tout de car les phénomènes spéculatifs sont difficilement
suite, par exemple au comptant, et les déposer décelables en données annuelles et l'utilisation
à sa banque. Celle-ci dispose alors de Dm en de données mensuelles, périodicité dans laquelle
compte dans une banque étrangère mais, n'ayant un grand nombre de séries sont disponibles, au
aucun intérêt à les laisser dans un compte à vue, rait alourdi l'analyse. En fait, comme on aura
elle les prête à un non-résident soit à court, soit l'occasion de le préciser, seules certaines séries
à long terme. C'est la raison pour laquelle l'ana (secteur bancaire) sont disponibles depuis 1967,
lyse du comportement à court terme de l'impor tandis que les autres (secteur privé) ne le sont que
tateur qui nous occupe ici nécessite d'adjoindre depuis 1972.
aux capitaux à court terme du secteur bancaire
les à long qui figurent dans le
poste «prêts» de ce même secteur. Pour plus de
simplicité, le vocable «capitaux à court terme» Encadré 2 : origine des données continuera à être utilisé dans la suite bien qu'il
comprenne ce poste «prêts». Graphiques 1 à 4, 7 à 18, graphiques des annexes: Banque de
France et balance des paiements.
En outre, les banques françaises peuvent consent Tableau 7 : Direction des douanes.
Graphiques 5 et 6: Direction des douanes. ir des prêts en devises aux non-résidents, non à
partir des ressources en devises que leurs four Les graphiques relatifs aux capitaux du secteur bancaire présentent,
au premier trimestre de 1978, une rupture due principalement à nissent les résidents, mais à partir d'emprunts en la nouvelle définition du court terme adoptée à partir du 1er janvier devises, généralement à court terme, auprès des 1978, mais aussi à l'introduction dans le secteur bancaire, de trois
non-résidents. Il y a alors une double inscription, établissements financiers (Crédit national, Crédit foncier de France,
Caisse des dépôts et consignations) antérieurement repris dans le en crédit et en débit, que l'on élimine en raison secteur public, et à un certain nombre de modifications de règles nant en solde des mouvements de capitaux du comptables liées à la mise en place du nouveau plan comptable
auquel les banques doivent conformer les situations qu'elles foursecteur bancaire court et long termes réunis. nissent à la Banque de France (6).
L'ensemble des flux de balance ainsi considéré, Enfin, le premier trimestre de 1974, non disponible par suite de la
grève des banques a été remplacé par la demi-somme des deux et qui apparaît en grisé dans le tableau 1, page 5, trimestres qui l'encadrent. présente alors une grande unité : il constitue l'e
nsemble des mouvements de capitaux initiés
30 de capitaux et comportements de court terme Mouvements
Les mouvements de capitaux à court terme nais de l'étranger) du secteur bancaire, la Banque de
sent à l'initiative du secteur privé et transitent France en étant exclue et apparaissant, dans la
pour la majeure partie par le secteur bancaire. balance des paiements, au titre du secteur public.
A l'issue de leur analyse, le «termaillage» dont Ces mouvements de capitaux sont les variations
on a déjà donné un exemple et que l'on définira de créances et d'engagements du secteur bancai
d'une façon plus précise, apparaît au reste com re vis-à-vis des non-résidents. En fait, les analy
me la source principale des mouvements privés. ses qui vont suivre seront menées en terme de
Tous ces phénomènes subissent la contrainte plus stocks et non de flux, c'est-à-dire du total des
ou moins puissante du contrôle des changes. créances et des engagements et non de leurs va
riations. L'encadré 3 indique le passage du bilan
des banques à la balance des paiements qui n'en
registre que les variations de bilan vis-à-vis de
l'extérieur. Plus précisément il sera souvent fait
appel aux créances nettes, c'est-à-dire à la posiLes mouvements de capitaux
tion définie comme différence entre les créances transitant par les banques et les engagements. Le solde, en balance des paie
ments, des mouvements de capitaux du secteur
bancaire (en francs ou en devises) est égal, au
Par capitaux du secteur bancaire, on entend capi signe près, à la variation de la position des ban
taux à court terme plus prêt à long terme (à, ou ques vis-à-vis des non-résidents (en francs ou en
Encadré 3 : bilan des banques et balance des paiements.
BILAN DES BANQUES BILAN DES BANQUES FIN 1978* (en milliards de francs)
Actif Passif Actif Passif
Bilan interne
Vis-à-vis des résidents (vis-à-vis des résidents)
Devises 26,0 24,0 I Francs 1 142,5 1 137,1 Devises = Position Créances en devises — vis-à-vis Engagements des résidents Vis-à-vis des non-résidents
Devises 336,4 327,9
Francs 9,5 25,3 Francs Créances —
= Crédits = masse monétaire détenue
à l'économie par les résidents
Bilan externe BALANCE DES PAIEMENTS
(vis-à-vis des non-résidents) Crédit Débit
Créances — Engagements Devises -»- ^Engagements — ^ Créances
= Position en devises vis-à-vis des non-résidents = Solde des mouvements de capitaux en devises
entre les banques et l'extérieur
Créances — Engagements Francs A Engagements ~
= Position en francs vis-à-vis des non-résidents = Solde des mouvements de capitaux en francs
entre les banques et l'extérieur
Solde des mouvements de capitaux
= _ A Position
• Les chiffres sont ceux qui seront commentés dans la suite, sauf 1 142,5 = crédit en francs aux résidents + autres concours (rapport du Conseil
national du crédit) et 1 137, 1 obtenu par solde du bilan.
On peut distinguer dans le bilan des banques deux sous-bilans retraçant les créances et engagements des banques vis-à-vis des résidents (bilan
interne) ou des non-résidents (bilan externe). La distinction entre francs et devises fait apparaître à la ligne francs du bilan interne ce à quoi se réduir
ait le bilan des banques en économie fermée: les crédits en francs aux résidents et la masse monétaire détenue par les résidents. Les chiffres de
l'année 1978 montrent que ces opérations constituent l'essentiel de l'activité bancaire.
La position des banques vis-à-vis des résidents ou des non-résidents, en francs ou en devises, est définie par la différence entre les créances et e
ngagements correspondants. Elle apparaît donc comme le solde d'un bilan partiel.
La balance des paiements ne reprend que les opérations avec les non-résidents, en francs ou en devises, et en flux, c'est-à-dire en variation. Il est, là encore, possible de calculer des soldes (crédit-débit) qui apparaissent alors comme des variations des positions correspondantes (au signe près,
puisque la balance des paiements enregistre les variations de créances en débit et d'engagements en crédit).
31 puisque la balance enregistre les variadevises)
tions de créances en débit et d'engagements en
crédit (en fait une variation de position due à une
variation du taux de change et non à des flux de
nouvelles créances ou dettes ne donne lieu à au
cune inscription en balance des paiements, voir
annexe 5).
Ce sont essentiellement des capitaux en devises
dont il sera question ; les en francs se
ront traités succintement par analogie avec les
premiers.
On cherchera tout d'abord à appréhender la re
lation entre la position en devises des banques
(hors Banque de France comme il a été précisé)
vis-à-vis des non-résidents et leur position vis-à-
vis des résidents. Il apparaîtra que les mouve
ments de capitaux du secteur bancaire obéissent
aux comportements des résidents du secteur pri
vé. On cherchera alors à définir les opérations qui
affectent la position en devise des résidents, à
préciser la nature des agents résidents qui inter
viennent, leurs comportements et les contraintes
du contrôle de change à l'intérieur duquel ils
s'exercent.
L'origine des mouvements de capitaux
en devises du secteur bancaire
Ils reflètent la variation de la position en devises
des banques vis-à-vis des résidents ; pour s'en
assurer, il peut être utile de schématiser très sim
plement le bilan ^n devises du secteur bancaire
(tableau 2) où S, B et S* sont calculés à partir des
créances et engagements à court terme et à long
terme, à condition, dans ce dernier cas, qu'ils
revêtent la forme de prêt. On exclut donc, notam
ment, les titres étrangers en devises (actions ou
obligations) ainsi que les dotations aux succursal
es à l'étranger.
Tableau 2 : bilan en devises simplifié des banques
Position vis-à-vis de : Clients Banque de Non-résidents troisièmement des achats et ventes de de Bnp Michel me),
vises contre marchandises, services ou tout autre Passif Actif Actif Passif
bien autre que des francs. De ces trois opérations, Dépôt de Martin Dépôt à Bnp seules les deux dernières, achats et ventes de de + 4Mf -4Mf
vises contre francs ou contre marchandises, mod Dépôt de Michel Dépôt à Bnp
ifient la position en devises de l'opérateur. Les -4Mf + 1M$
prêts ou emprunts la laissent inchangée. Pour le Dépôt à Fn Dépôt de Michel
+ 1M$ + 1M$ comprendre il faut préciser que l'on appelle de
vise un dépôt à vue en devises dans une banque.
Ainsi les devises sont détenues par une entreprise La position en devises de Michel s'est améliorée à la suite de son
achat de dollars. Celle de la Bnp est restée inchangée puisqu'elle résidente sous forme de dépôt dans une banque a simultanément acheté et vendu des devises. généralement résidente, et par une banque rés
idente chez son correspondant étranger. Celui qui
Les positions en devises des résidents vis-à-vis prête des devises, par exemple, met à la disposi de leurs banques n'ont été jusqu'ici considérées tion de l'emprunteur celles dont il dispose préa
que d'un point de vue global. En fait, il est néceslablement dans un compte à vue ; il transforme
saire de distinguer, d'une part, le comptant et le donc une créance à vue en une créance à terme
terme et, d'autre part, au sein du comptant, le sans modifier par conséquent sa position en de
court et le long terme (les opérations qui ne sont vises. De même, celui qui emprunte des devises
pas à terme sont dites au comptant; les opérase crée un engagement en même temps qu'il re
tions à toujours à court terme). Pour çoit des devises sous forme d'une inscription en
éclairer ces distinctions, on réécrit le tableau 2 compte à vue dans une banque.
en distinguant le, court terme et le long terme
dans S, position des banques en devises vis-à-vis
Un exemple qui sera généralisé plus loin peut illustrer ce qui pré de leurs clients résidents et le terme et le comptcède. Supposons qu'un exportateur français Martin vende contre ant dans toutes les positions (tableau 3). des dollars des marchandises à un client américain. Martin d
emande à être payé par virement du prix de la vente, supposons 1 million de dollars au compte que la Bnp entretient chez un cor
respondant par exemple la First national (Fn). Les bilans de Martin, Tableau 3 : bilan des banques Bnp et First national font apparaître les inscriptions suivantes
(on suppose que Fn laisse les devises reçues en dépôt dans le sys Clients résidents Banque de France Extérieur tème de réserve fédéral (Fr)) :
S* Sctc B
First national Bnp Devises Sctt
Actif Passif Actif Passif Slt
Dépôt à Fn Dépôt de Martin Dépôt à Fr Dépôt de Bnp Francs + 1 M$. + 1 M$ + 1 M$ + 1M$
Notations: et: court terme. It: long terme, c: comptant, t: terme. Martin
Nb : (i) Une barre au-dessus d'une variable indique, là encore, qu'il s'agit Actif Passif de devises, un astérisque qu'il s'agit de position vis-à-vis de l'extérieur,
Dépôt à Bnp Marchandises (ii) Dans le tableau ne figure, concernant les francs, que la position vis-
+ 1 M$ vendues : + 1 M $ à-vis des non-résidents qu'il est nécessaire d'introduire ici, le marché
à terme donnant toujours lieu à variations de position en devises et en
francs simultanément.
(iii) Depuis 1974, les entreprises françaises ont pris l'habitude d'emLa position en devises de Martin qui a vendu des marchandises prunter à long terme des devises auprès de leurs banques, d'où l'appacontre devises s'est accrue de 1 million de dollars. On peut mainte rition d'une position à long terme de ces dernières vis-à-vis de leurs nant envisager deux hypothèses. Tout d'abord, Martin ne vend clients: Slt. Ces emprunts sont soumis à l'autorisation de la Direction pas ses devises mais les laisse en dépôt à la Bnp. Celle-ci peut alors du Trésor, sauf lorsque le total cumulé sur le passé des emprunts de les prêter, par exemple à un importateur, Bernard, qui les utilise l'entreprise est inférieur à 10 millions, auquel cas ils sont dits «automatpour régler un achat de marchandise étrangère. Les bilans de iques» et sont un des éléments de la politique d'endettement extérieur Bnp et de Bernard deviennent: de la France.
Bnp Bernard
Actif Passif Actif Passif Un achat de devises à terme consiste dans l'e
ngagement pour l'acheteur de livrer des francs et Prêt à Bernard Dépôt de Martin Marchandises Prêt de Bnp + 1 M$ + 1 M$ pour le vendeur de livrer des devises dans un déachetées + 1 M$ + 1M$ lai convenu et à un taux fixé à l'avance. Toute
opération à terme donne donc naissance à une
créance en devises et un engagement en francs Dans le bilan de la First national, le dépôt de la Bnp est remplacé
par le dépôt du fournisseur de Bernard (en supposant pour simplif pour l'acheteur de devises, une créance en
ier que celui-ci ait demandé à être payé par virement à un compte et un engagement en devises pour le vendeur. Il qu'il détient à la First national). La position en devises de la Bnp faut considérer que ces créances et ces engagequi a prêté des devises est inchangée ; celle de Bernard qui les a
empruntées pour vendre contre marchandises a diminué. Suppo ments sont de même nature que celles qui naissons maintenant que Martin désire vendre ses dollars contre des sent d'opérations dites au «comptant» de prêts francs plutôt que les laisser en dépôt à la Bnp. On pourrait alors et d'emprunt de devises ou de francs. Du reste, concevoir que la Bnp se contente de remplacer l'inscription au compte
de Martin 1 million de dollars par 4 millions de francs (on suppose l'achat de devises à terme de A à B est équivalent qu'un dollar vaut quatre francs). Mais la Bnp serait de ce fait en aux opérations au comptant suivantes : position de change. Pour l'éviter, elle va vendre à son tour les devises, par exemple à un importateur, Michel, qui désire approvi A emprunte des francs à B, sionner un compte en devises dans l'intention de payer, ultérieure
ment, une marchandise étrangère. Les bilans s'écrivent alors : A vend les francs ainsi obtenus à B contre des de
vises,
A laisse en dépôt les devises ainsi obtenues à B.
33 A l'issue de ces opérations, A est créancier en de En ce qui concerne cette dernière, il est facile de
vises et endetté en francs vis-à-vis de B (les créan préciser quels sont les résidents qui pratiquent
ces et les engagements qui naissent des opérations ces opérations. En effet, dès qu'un contrôle des
de change à terme s'appellent devises ou francs changes est instauré, aussi léger soit-il, les dépôts
à recevoir ou à livrer). L'équivalence ci-dessus de devises achetées ou reçues en paiement, de
est tellement vraie que lorsque A achète des devi même que les emprunts à court terme de devises
ses à terme à une banque B, cette dernière procè (donc transformation exclue) des résidents auprès
de précisément, pour se couvrir contre le risque de leurs banques doivent, pour l'essentiel, être change, aux trois opérations décrites ci-dessus liés à des transactions commerciales avec l'ex
avec une banque C dont les besoins sont l'inverse térieur (pour l'essentiel, car de nombreuses ex
des siens et en facture le coût à son client. Ce coût, ceptions, mineures quant à leur montant, subsis
le taux de change à terme, est égal à la quantité tent ainsi, par exemple, un résident qui reçoit
de francs que la banque B devra rembourser à des devises représentant le produit d'un désin-
l'échéance pour disposer alors d'une devise. Il vestissement peut les conserver en dépôt pendant
est égal à ë = e ( 1 + i - i *) ou ë est le taux de chan 8 jours). Or, à partir de son rétablissement, le 29
ge à terme, e au comptant, i le taux d'intérêt sur mai 1968, le contrôle des changes n'a été total
le franc, i* sur la devise (9). L'écart (ë-e)/e=i-i* ement supprimé que pendant un très court inter
s'appelle report s'il est positif, déport s'il est né valle de temps, du 4 septembre au 28 novembre
gatif. 1968. Par conséquent, les résidents dont il sera
question ici sont soit des importateurs, soit des
La position en devises des banques vis-à-vis des exportateurs, dont les transactions sont facturées
non-résidents est le reflet de leur position vis-à- en devises.
vis des résidents. Les seules opérations suscepti
bles de modifier cette position sont les achats ou Si les premiers se contentaient d'acheter des de
ventes, au comptant ou à terme, de devises contre vises au moment de payer leurs fournisseurs et
des francs ou tout autre bien. Il reste maintenant les seconds de vendre les devises aussitôt qu'ils
à déterminer les agents qui pratiquent ces opéra les reçoivent de leurs clients étrangers, il n'exis
tions et à préciser aussi bien les motivations aux terait ni créances ni engagements entre eux et
quelles ils obéissent que les contraintes issues du leurs banques. En fait, il n'en est pas ainsi et les
contrôle des changes qui limitent leur action. importateurs et exportateurs peuvent opérer de
plusieurs manières (tableau 4).
Tableau 4: résumé des comportements en devises des Les acteurs et leurs comportements importateurs et exportateurs vis-à-vis de leurs banques
Nature de l'opération Effet sur la position Agent On ne dira que peu de chose de la composante à des banques concerné vis-à-vis des résidents long terme de la position des banques en devises
vis-à-vis des résidents (transformation au profit Importateur 1. Achat de devises à l'avance _ des résidents). Celle-ci est apparue en 1974 sous . au comptant Engagement AS_<0
• à terme Devises à livrer A S < 0 forme d'emprunts à long terme de devises auprès
des banques par des entreprises françaises ou Exportateur 2. Vente de devises à l'avance _
• au comptant Créances A S > O parfois des collectivités locales. Ces emprunts,
• à terme Devises à _ destinés à financer de très gros programmes d'i recevoir A S > O nvestissement, ont été encouragés par la direction
du Trésor dans la double intention d'aider au Importateur 3. Emprunt de devises pour
régler une importation Créances AS> O soutien du franc et d'éviter un assèchement du
marché financier interne. Ils ont connu un très Exportateur 4. Dépôt de devises obtenues en règlement d'une exportation Engagement AS <O rapide développement comme l'indique le graphi
que 2. Ils sont, cependant, très éloignés des com
portements de court terme que cette étude cher La variabilité de ces comportements est précische à analyser ; aussi ne traitera-t-on ici que de ément la source des mouvements de capitaux. la position en devises à court terme des banques Ainsi apparaissent les rôles cruciaux des anticivis-à-vis des résidents. pations et du contrôle des changes dans les délais
de détention des devises. Graphique 2: 13 liards de francs
transformation au profit 12
des résidents Supposons, par exemple, que la baisse du franc
soit anticipée. Les importateurs ont alors tendanc
e à acheter des devises à l'avance (soit au compt
ant, soit plus fréquemment à terme) avant que
leur prix en francs ne s'élève. Les exportateurs,
au contraire, ont intérêt à conserver en dépôt le
plus longtemps possible les devises reçues en
paiement de leurs marchandises pour les vendre
ensuite contre francs à un meilleur prix. Dans les
deux cas, la position des banques vis-à-vis des
résidents se détériore, la position des
non-résidents s'améliore ce qui correspond à des , , , I
sorties de capitaux.
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