La lettre / 4eme trimestre 2008 - La Lettre Trimestrielle
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La lettre / 4eme trimestre 2008 - La Lettre Trimestrielle

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Langue Français

Extrait

La Lettre Trimestrielle
4
ème
trimestre 2008
Monopoly…
Fin de partie !
Depuis près de trois décennies, le « Financier » n’a
cessé de phagocyter « l’Economique » jusqu’à
gangréner totalement un grand corps aujourd’hui bien
malade…
Entre les sinistres « Junks Bonds », la multiplication
des dossiers sulfureux ou empoisonnés, l’explosion de
la bulle Internet, la frénésie des LBO, les effets
d’annonces médiatiques, les syndicalisations ou
titrisations outrancières de créances douteuses, les
notations complaisantes, la prolifération de produits
dérivés et les mouvements spéculatifs hasardeux, le
jeu n’a cessé de s’amplifier jusqu’à devenir aussi
anarchique qu’incontrôlable et les pièces du Monopoly
planétaire régi par l’unique préoccupation du profit
immédiat et maximal semblent aujourd’hui s’effondrer
comme autant de châteaux de sable …
Malgré les propos rassurants tenus en début d’année,
les annonces apaisantes ou les innombrables mesures
prises la plupart du temps en catastrophe au cours des
dernières semaines par les institutions politiques et
économiques dépassées, la crise s’installe et
s’amplifie, apportant chaque jour son lot d’informations
plus alarmantes les unes que les autres.
Lehman Brothers, Merrill Lynch, Bear Stearns,
Northern Rock, Freddie Mac, Fannie Mae, AIG,
Wachovia, AHM, Bradford & Bringley,
Dexia, Fortis,
Hypo Real Estate… L’avalanche des défaillances est
impressionnante et
la
disparition
brutale
et
douloureuse
d’établissements
parfois
plus
que
centenaires, fleurons de la Finance Internationale,
laisse pantois !
Comment en sommes-nous arrivés là ?
Pourquoi des entreprises prestigieuses, rentables,
solvables, bénéficiant de fondamentaux solides et
affichant des résultats honorables ont-elles, par le seul
jeu des marchés financiers, perdu plus de 50 % de leur
valeur en moins d’un an quand ce n’est pas 80 % ?
La défiance des opinions publiques, la psychose
entretenue par les médias et
les craintes quotidiennes
des citoyens, qu’il s’agisse de leur avenir ou de leur
pouvoir d’achat, ont favorisé un climat d’affolement
général.
La panique émotionnelle provoque des réactions
de
masse irrationnelles, incohérentes et désordonnées
qui achèvent de saper les dernières fondations d’un
ordre moribond et alimentent ce désastreux jeu de
massacre.
Page 1
De toute évidence, il s’agit de l’échec d’un système
bâti sur des principes, des valeurs et des objectifs qui
ont montré leurs limites et dont les effets pervers ont
englouti leurs propres géniteurs.
Loin des analyses outrageusement sophistiquées des
brillants stratèges financiers, ne serait-il pas
opportun
de revenir aux fondamentaux simples, basiques,
pragmatiques qui ont de tous temps constitué le socle
immuable des véritables réussites industrielles ou
commerciales : qui, quoi où, quand, comment,
combien, pourquoi ?
La situation est en effet dramatiquement claire.
D’une part, les valeurs financières
désertées par les
investisseurs s’effondrent avec, pour corollaire, une
pénurie de liquidités dans le secteur bancaire qui
engendre une raréfaction du crédit
d’autant plus
pénalisante pour l'activité économique que la
confiance entre établissements n’est plus de mise.
Les incidences sur l’emploi, la consommation et les
prix
de
l’immobilier
sont
bien
évidemment
considérables mas déterminer le prix de rachats
d’actifs dépréciés qui ne circulent plus ne facilitera pas
non plus l’intervention des institutions dans leur volonté
d’assainir les comptes du secteur.
En outre, la crise des « subprimes » n’est pas finie et la
seconde vague d’échéances non honorées attendue
en 2009 pourrait bien achever d’anéantir l’édifice déjà
chancelant bâti par ces apprentis sorciers.
La complexité de la situation et l'ampleur du
phénomène
comme
l’interconnexion
entre
les
économies et la mondialisation des échanges
supposent donc une action internationale concertée et
harmonisée qui dépasse la simple mise en oeuvre de
plans nationaux de sauvetage qui, aussi ambitieux
soient-ils, risquent de s’avérer insuffisants.
Sur ce premier point, c’est donc aux Etats qu’il
appartient de faire émerger d’urgence un nouvel ordre
économique mondial qui emportera une refonte
profonde du système actuel et de ses règles.
La prise de conscience semble s’accélérer et les
initiatives comme les déclarations récentes des
différents Chefs d’Etats ou de Gouvernements
laissent
à penser qu’ils ont enfin pris la mesure de l’enjeu et
interviendront rapidement pour rétablir un équilibre
minimal, quelque soit le coût de la facture finale pour le
contribuable.
Entre orthodoxie et nécessité d’éviter la faillite totale du
système financier pour prévenir une récession
profonde,
la décision semble acquise, même si elle
devait supposer un endettement massif des Etats.
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