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Un passage à l'an 2000 exceptionnel

De
4 pages

En 1999, Rhône-Alpes a connu comme l'ensemble du pays, une phase d'expansion soutenue. La consommation des ménages et les investissements des entreprises sont à la base des bons résultats. Avec la reprise des exportations, la croissance atteint un rythme exceptionnel en fin d'année.

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Ajouté le : 30 décembre 2012
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L A L E T T R E






















n 1999, le Produit Intérieur Brut a pro- mestre 1998. La croissance régionale s’inscrit


E gressé en France de 2,8 %. C’est le très largement dans les mouvements de la
deuxième meilleur taux des dix dernières conjoncture nationale. L’économie
! !
années, juste derrière 1998. Ce bon résultat rhônalpine, toujours très réactive, a connu
"
est d’autant plus remarquable que le début un ralentissement plus marqué qu’à l’éche-
de l’année avait été marqué par un fort ralen- lon national au premier trimestre, notam-
!
tissement entamé au cours du deuxième se- ment dans l’industrie. Mais ce décalage s’est
! !

! L'activité industrielle s'est redressée
!

Solde d'opinion* des chefs d'entreprises industrielles! sur l'activité récente de leurs entreprises
40


#

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10
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rapidement résorbé et l’économie régionale industrielle stagne. Au-delà du ralentisse-
connaît aujourd’hui, dans toutes les bran- ment industriel induit par la faiblesse des
! ches, une croissance particulièrement vigou- exportations, c’est la poursuite du cercle
reuse. vertueux de la croissance, avec le maintien ! #
de la demande intérieure, qui se joue à la
! $! L’année 1999 s’est terminée en apothéose. fin du premier trimestre de l’année 1999.
Au second semestre, la France a connu une
! !
phase de forte expansion avec une crois- Durant le premier trimestre, sous l’effet
sance progressant sur un rythme supérieur de la crise internationale, la demande in-
à 4 %. Par sa taille et la diversité de ses acti- térieure vacille mais ne rompt pas. Les
vités, Rhône-Alpes contribue fortement à ce exportations de produits industriels ne sont
dynamisme et en bénéficie largement. En plus, comme cela avait été le cas lors des
témoigne une création nette de plus de 40 000 reprises de 1994 et 1997, le facteur détermi-
emplois dans le secteur privé depuis le dé- nant de la croissance. Le moteur le plus
L A L E T T R E but de l’année et une diminution du chô- dynamique est la demande intérieure avec
mage de plus de 11 % en un an. ses deux composantes principales, la de-
Cet excellent résultat n’était pourtant pas mande des ménages et l’investissement des
gagné d’avance. Au début de l’année 1999, entreprises. La crise internationale a peu
l’économie française et plus encore l’écono- d’effets directs sur ces deux composants.

mie régionale tournaient au ralenti (cf enca- Par contre ses effets indirects peuvent être

dré). Les conséquences de la crise interna- catastrophiques dans la mesure où la crise
tionale, commencée en Asie en 1997, culmi- peut entamer le climat de confiance des
nent en France au premier trimestre 1999. ménages et des entreprises. Or la confiance
Les exportations diminuent, la production des ménages conditionne fortement le
choix entre la consommation et l’épargne
et la confiance des entreprises conditionneUn marché du travail dynamique mais très réactif le niveau de leurs investissements.
Fin 1998 et début 1999, la confiance est
effectivement ébranlée. Le baromètre me-Croissance soutenue de l'emploi
surant le moral des ménages, en très forte%
()