Etude Frites McCain

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s a c t é u b ç aitmérit ien une ude rotillante ! dossier de presse - 2013 f c e c v s a f a l a u c o 94% de onteommaurs urs des 6 derniers mois, la frite ait partie intégrante de ’tionaliment des ra ais . 2 nç Sommaire Édito p.4 partie 1 : La frite au-delà des frontières p.5 partie 2 : À chacun sa frite ! p.10 partie 3 : Le plaisir avant tout p.15 partie 4 : de 7 à 77 ans, on vit tous des moments frites p.20 Conclusion p.25 Acteurs et méthodologie p.26 3 o n f t a a c o s n n i o Edito Notre époque a ceci de paradoxal La famille McCain n’échappe Avec 94% de consommateurs pour le commun des mortels pas à la règle, et s’emploie au cours des 6 derniers mois, mais pas pour l’anthropologue : depuis plus de 50 ans à partager la frite fait partie intégrante jamais nous n’avons été aussi cette passion pour la frite avec de l’alimentation des Français. bien nourris et, en même temps, tous, en permettant de les En plus de cela, elle bénéfcie nous faisons de plus en plus préparer au sein de nos cuisines. d’un fort imaginaire, puisque attention à ce qui se trouve De là se pose la question du 86% des Français ont au moins dans nos assiettes. positionnement actuel des un souvenir agréable en rapport mangeurs français face aux avec les frites. Les frites n’échappent pas à frites dans ce contexte culturel C’est dans ce contexte que cette position.

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Publié le 11 juin 2013
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Langue Français

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ça méritait bien une étude croustillante !
dossier de presse - 2013
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avec 94 % de consommateurs au cours des 6 derniers mois, la frite fait partie intégrante de l’alimentation des fra ais .
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Somme
É pa  : La f aulà  fè pa  : À chacu a f ! pa  : L la ava u pa  : d  à  a,  v u  mm f Cclu Acu  méhlg
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Edo
Notre époque a ceci de paradoxal L fmille McCi ’che Avec 94% de consommateurs pour le commun des mortels s à l règle, e s’emlie au cours des 6 derniers mois, mais pas pour l’anthropologue : deis ls de 50 s à rger la frite fait partie intégrante jamais nous n’avons été aussi cee ssi r l frie vec de l’alimentation des Français. bien nourris et, en même temps, s , en permettant de les En plus de cela, elle bénéficie nous faisons de plus en plus préparer au sein de nos cuisines. d’un fort imaginaire, puisque attention à ce qui se trouve De là se pose la question du 86% des Français ont au moins dans nos assiettes. positionnement actuel des un souvenir agréable en rapport mangeurs français face aux avec les frites. Les frites n’éch nt pas à frites dans ce contexte culturel C’est dans ce contexte que appe cette position. C’est l’occasion particulier ; nous pourrons ainsi McCain a récolté, autour de remettre en perspective comprendre les ressorts de cette du projet « On a tous un truc ce plat dans son histoire culturelle. fascination pour les frites. avec la frite » des anecdotes Les pratiques auxquelles elles de mangeurs qui illustrent ont donné lieu en Europe ont été le rassemblement et l’échange soumises à des changements que favorisent les frites. qui ne sont pas anodins et qui Le « vol » dans l’assiette csrise  regrd vlif du voisin, la relation de sr ce l « myhiqe » deis complicité qui s’instaure entre le exe de Rld Brhes. 86% llee ss oguévneénriart idoen sv adcea lnac feas mil l e, Les linguistes, philosophes et anthropologues ont permis des fra ais témoignent tous des mmes de comprendre ce que manger ont au moins un qi se cre à lsiers e veut dire, et manger des frites en particulier. Le cinéma et seon urvaepnpior ratg arvéeacb le d rsô llee siqmelrs les .fries je  la littérature n ont pas non plus négligé les frites. la frite
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PARTIE 1 la f f r r i i t t E e  par-delà les frontières
,
Les frites ont un gros défaut : on ne sait pas quand ni où elles sont nées. C’est embêtant et c’est merveilleux à la fois.
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Embê , car il a été admis qu’il y a eu des préparations s’apparentant à des frites à la fois à Paris et en Belgique, quasiment à la même période. Un phénomène classique en histoire des sciences et des technologies : il existe des environnements porteurs qui font éclore des innovations en plusieurs points d’un espace assez homogène sur le plan culturel et technique. Les Belges et les Français du Nord ont donc fait de la frite un symbole fort de leur identité locale.
Merveillex , car ce défaut d’origine ouvre grand la porte à toutes sortes de récits qui confinent aux légendes. Quel plat ou quelle boisson ne rêveraient pas de faire partie d’une histoire ? Les frites, parce qu’elles sont mystérieusement nées sur la frontière franco-belge, appartiennent moins à un lieu qu’à une aire géographique et culturelle où l’imagination s’est emparée d’artistes qui ont travesti la bonne vieille pomme de terre.
De plus, nous sommes en droit de nous demander, vu l’image et le potentiel des frites chez les mangeurs des autres cultures (Chine, et plus généralement Asie de l’Est, Amérique du Nord et du Sud, voire Afrique urbaine), s’il n’est pas souhaitable de valoriser cet imaginaire en désignant la frite comme LE pLat EuRopéEn.
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60 % pensent Que la frite est d’origine fra nça ise
% pensent Que la frite est d’origine be l ge
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Cette initiative est d’autant plus possible que la Belgique et le Nord de la France sont au coeur de la mégalopolis éenne, et qu’ lles peuvent europ e en diffuser l’imaginaire et la culture locale sans avoir à se justifier d’une quelconque origine qui serait usurpée, ’est le as comme c c en Amérique du Nord.
Les habitants des États-Unis sont, dans leur grande majorité, persuadés d’être les inventeurs du hamburger et de la pizza par exemple, dont les désignations renvoient elles aussi à l’Europe. Il n’y a pas de risque à faire valoir une ancienneté que n’ont pas les États-Unis dans la production et la consommation des frites. Il y a, au contraire, tout à gagner à développer la Belgique et le Nord de la France comme le berceau commun et européen des frites.
48% des 16-24 ans pensent que La frite est  américaine.
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De plus, en remontant les siècles, on découvre que c’est l’Europe du Nord, traditionnellement pauvre en légumes, qui adopta la pomme de terre à la fin du XVIII ème siècle aux périodes de famines. Comme dans toute adoption de plantes et légumes, la « clrlisi » se fait par les arts et les traditions populaires : la musique, le théâtre, la littérature, l’art pictural, etc. Et aussi par l’imagination sans fin des recettes et astuces que se transmettent les cuisiniers, maîtres du palais comme cuisinières à domicile, les restaurateurs et, à l’amont de la chaîne, les industriels.
L’imagination des populations
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Graphiquement parlant,
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PARTIE 2
àchacunsa
f f r r i i t t E e  
!
Autant d’hypothèses sur l’invention des frites qui laissent encore planer le mystère sur ce petit plaisir croustillant…
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C’est sans doute là un des secrets des frites : parce qu’elles n appartiennent à personne, elles appartiennent à tout le monde. LES FRItES, C’ESt VouS !
Pas les Belges, les Français ou les Américains, mais vous ! Elles se fondent par votre imaginaire dans toutes les formules possibles et imaginables de scénarios pour les cuisiner, les manger et les penser. On pourra bien, pour la forme, donner des recettes, écrire des histoires qui soient « authentiques », personnelles, mais on n’enfermera pas les frites dans un seul récit. C’est bien là leur force. Les frites sont un rdi cml qui peut donner lieu à une pléiade d’innovations et d’expériences ; ainsi Anne de la Forest, dans son  «Livre des fries» , nous inspire  par ses recettes originales et farfelues.