La médecine âyurvédique
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La médecine âyurvédique

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Description

La médecine physico-chimique moderne permet aujourd’hui des guérisons naguère encore inimaginables.
Mais il faut reconnaître qu’elle laisse au bord de la route d’innombrables patients déçus de son côté mécanique, parfois déshumanisé, quand ils ne sont pas effrayés par les dangers que font courir certaines thérapeutiques mal pensées.
Ils se tournent alors, à titre alternatif parfois et complémentaire souvent, vers des approches plus globalisantes, telles que l’homéopathie, l’anthroposophie, la naturopathie, et les diverses médecines traditionnelles exotiques, qui réunissent dans un même projet la santé du corps et l’équilibre de l’esprit, voire, plus haut encore, une élévation spirituelle.
C’est pour donner au lecteur la curiosité d’aller plus loin que ce livre présente, très schématiquement, la médecine âyurvédique, inventée en Inde il y a 5 000 ans, toujours pratiquée, et trop méconnue dans notre pays.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 07 juillet 2016
Nombre de lectures 44
EAN13 9782908502558
Langue Français

Exrait

Docteur Jean-Pierre RUASSE
Nutritionniste-endocrinologue
Qu’est-ce que c’est, au juste ?...
La médecine âyurvédique
IPRÉDIS
DU MÊME AUTEUR
Aux éditions de L’Alimentation normale
• Vrai pain, vraie santé. 1956.
Aux éditions Iprédis
Nutrition, diététique
• Bon poids, bonne forme au quotidien. Explications et conseils pour celles et ceux qui veulent vivre plus minces... et heureux ! 1990, 1994, 2001, 2004.
• Les Nouveaux Choix alimentaires. Pour plus de vitamines et minéraux dans moins de calories. 2002.
• L’alimentation de la femme enceinte et allaitante. Une assiette pour deux. 2002.
• L’Assiette Santé au quotidien. Guide pratique du bien manger. 2004.
• Que manger pour bien vieillir ? Cinquante ans ?... Cent ans ?..., Davantage ?... La diététique au fil de l’âge. 2008
Homéopathie
• L’Indispensable en Homéopathie. La Matière médicale simple et le Répertoire de base. 1981, 1984, 1987, 1995.
• Initiation à l’Homéopathie. Introduction aux bases et à la pratique. 1991.
• L’approche homéopathique des obésités. 1991.
• Le traitement homéopathique des troubles fonctionnels digestifs. 1991.
• Le traitement homéopathique des spasmophiles. 1992.
• Indications et application pratique de l’Homéopathie. Du malade au médicament. 1998.
• Homéo Secours. L’Homéopathie familiale d’urgence. 2005.
ISBN 2-908502-55-8 EAN 9782908502558 © Louis Jean-Pierre Ruasse (IPRÉDIS) Paris 2014. Contact : “Le Pavillon” • 64, rue des Rondeaux, 75020 Paris • Tél. + Fax : 01 43 66 47 55 Courriel : ipredis@wanadoo.fr • Site internet : www.ipredis.com Toute représentation, traduction, adaptation, même partielle, par tous procédés, en tous pays, faite sans autorisation préalable, est illicite et exposerait le contrevenant à des poursuites judiciaires. Référence : loi du 11 mars 1957. DÉPÔT LÉGAL : 4ème trimestre 2014.
SOMMAIRE
Introduction LES PRINCIPES La conception âyurvédique de l'Univers Les 3 «Gounas» et les 5 «Grands éléments» L'énergie vitale et ses trois aspects: les «Doshas» La notion de «corps subtil» et de circulation énergétique : “chakras”, “nadis”, et “marmas” La conception âyurvédique de la nutrition La conception âyurvédique des maladies LES APPLICATIONS Le mode de vie général Les massages La cosmétique
L'activité physique. Le yoga
La respiration consciente
La méditation La musicothérapie La diététique Les arômes Les plantes
INTRODUCTION
Bien avant le développement de la médecine physico-chimique moderne, toutes les sociétés humaines ont élaboré des systèmes tentant de rendre compte du fonctionnement de l'organisme, et des causes déterminantes de la santé et de la maladie.
Leurs très anciens inventeurs étaient de remarquables observateurs. Vivant alors en permanence au plus près de la nature, cosmique aussi bien que terrestre, ils n’ont pas pu ne pas voir les relations étroites existant entre les phénomènes naturels et le fonctionnement de tout être vivant.
Si bien que tous ces systèmes ont considéré l'Homme non seulement dans sa globalité physique et psychologique, mais encore comme étant en relation constante avec le Cosmos. “Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut [...], pour accomplir le miracle de l’unité”, disait Hermès Trismégiste.
D'une façon ou d'une autre, tous font appel à une conception “énergétique” de la vie, la régulation des “énergies” étant la clé de toute prévention comme de toute thérapeutique.
Et tous réunissent en une symbiose originale, constituant une véritable “sagesse”, le physique, le mental et le spirituel.
Les succès de la médecine moderne, qui décortique les bases moléculaires de la vie, ont, surtout dans nos pays, repoussé ces sagesses en arrière-plan. Mais ces succès- mêmes, incontestablement heureux, se sont accompagnés d'une certaine déshumanisation, sans parler des effets parfois délétères des techniques mises en œuvre.
C'est pourquoi l'on assiste aujourd'hui à un renouveau d'intérêt pour ces médecines millénaires, au moins à titre de complément à la médecine classique.
Certes, nous ne sommes pas obligés d’adhérer à la lettre aux théories qu’elles proposent – les textes fondateurs, tout comme les écritures des diverses religions, doivent être interprétés, sous peine de fondamentalisme sectaire –, mais tout nous conduit à reconnaître les bénéfices des pratiques qu’elles ont mises au point au long de temps immémoriaux.
La médecine âyurvédique n'échappe pas à la règle.
Développée depuis 5 000 ans en Inde, où elle est encore très populaire et largement pratiquée, elle se répand aujourd’hui en Occident, et fait l’objet d’innombrables travaux scientifiques.
Et puisqu'elle peut s'enorgueillir de succès brillants dans des troubles nombreux et fréquents, il nous a paru utile de présenter schématiquement l'essentiel de ses principes et de ses applications.
*
* *
LES PRINCIPES
ÂYURVÉDA vient des mots sanscrits ÂYU, qui signifie “Vie” et VED qui signifie “Connaissance”.
Médecine du corps et de l’esprit, c’est l’une des quatre disciplines védiques, dont les trois autres sont les arts martiaux(“Dhamur veda”), l’ensemble musique-danse-littérature (“Gandharva veda”), et l’architecture-influence des orientations(“Sthapatya veda-vastu”).
La médecine âyurvédique diffère de notre science physico-chimique occidentale en ce qu’elle considère l’organisme comme une entité fonctionnelle globale, où le physique, le psychique et le spirituel sont fondamentalement intriqués.
Elle est basée sur quelques grands principes :
• la conception énergétique du monde, de l’Univers à l’individu,
• la notion de constitutions physiques et mentales,
• la notion de “corps subtil”, doublant le corps physique, et composé de centres et de circuits énergétiques,
• la notion d’ensembles fonctionnels régis par les énergies,
• l'importance de la bonne marche des processus digestifs et du bon fonctionnement des émonctoires, ainsi que des qualités spécifiques des aliments,
• une conception particulière de l’évolution des processus pathologiques.
Elle utilise tout un arsenal de techniques thérapeutiques :
• tant physiques (massages, exercices divers, diététique, acupressure, phytothérapie, etc.)
• que psychologiques (méditation, relaxation),
sachant que cette distinction est assez artificielle, tant l’usage de ces différentes techniques est toujours à triple cible physique, mentale et spirituelle, l’amélioration des fonctions corporelles devant s’accompagner d’une montée en spiritualité.
Au total, le but est d’obtenir :
 • un corps sain,
 • un mental heureux
 • une spiritualité élevée.
LES TROIS «GOUNAS», LES CINQ «GRANDS ÉLÉMENTS» ET LEURS QUALITÉS FONDAMENTALES
L’âyurvéda considère que l’Univers est né de l’union de deux principes fondamentaux :
• l’esprit, ou principe de conscience (“Purusha”). C’est la pure conscience, le “Moi” supérieur ; en termes courants on pourrait parler d’ “âme universelle”
la matière, ou principe de la forme(“Prakriti”). C’est laNature, manifestée de façon tangible dans le temps et dans l’espace, sous-tendant le corps et l’esprit des êtres vivants.
Cette Nature, matière et psyché, du plus subtil au plus grossier, est elle-même caractérisée par trois attributs fondamentaux, ou“Gounas”:
– équilibre et intelligence(“Sattva”),
– activité et énergie(“Rajas”),
– inertie et matérialité(“Tamas”).
La combinaison de ces trois gounas produit les Cinq Grands éléments qui constituent l’Univers
Ce sont L'ÉTHER (espace), l'AIR, le FEU, l'EAU et la TERRE (ces mots n’ayant pas ici leur sens habituel).
À des degrés divers, ils sont porteurs de20 qualités fondamentales, formées de 10 couples de qualités opposées :
Les 20 qualités fondamentales des gounas
Lourdeur, pesanteur Froideur Suavité, onctuosité Planéité Stabilité Tendreté Non minceur Douceur Extrême petitesse Solidité
Ainsi sont caractérisés :
L'ÉTHER(“Aksh”), ou espace, par l'extrême petitesse,
L'AIR(“Vayu”), par la légèreté, la mobilité, la rugosité,
Légèreté Chaleur Rugosité Tranchant Mobilité Dureté
Minceur Rudesse Énormité Liquidité
LE FEU(“Agni”), par la chaleur, la légèreté, le tranchant, la liquidité,
L'EAU(“Jal”), par la froideur, la liquidité, la tendreté, la douceur,
LA TERRE(“Prithvi”), par la lourdeur, la solidité, la stabilité.
Ces “Cinq Grands Éléments” sont toujours ensemble dans toute chose, dans des proportions plus ou moins importantes. Ils sont constamment changeants et interactifs, le changement de l'un d'eux entraînant la modification de tous les autres. Cette variété de qualités et de proportions permet une extraordinaire diversité de vie.
L'ÉNERGIE VITALE ET SES TROIS ASPECTS, OU «DOSHAS»
Selon la médecine indienne, notre corps est animé d’une force vitale fondamentale (le “prana”), qui peut être assimilé à la notion chinoise du“Chi”, et qui est une manifestation de l’énergie universelle(“Prana”).
Cette énergie de base se manifeste sous forme de trois énergies spécifiques, ou “doshas”, qui ont pour nomVÂTA,PITTA etKÂPHA. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres, mais au contraire en perpétuel équilibre, lui-même dynamique, constamment changeant pour répondre aux nécessités et contraintes de la Vie.
Chaque dosha est subdivisé en cinq sous-doshas, sur la base de ses actions sur les différentes parties du corps.
Chaque dosha est composé de deux des “5 Grands Éléments”, dont l'un est prédominant :
Vâta est formé d'air (prédominant) et d'éther. Il gouverne tout ce qui est mouvement : motricité digestive et respiratoire, rythme cardiaque, circulation des nutriments et des déchets.
Il assure les communications internes de l’organisme ; on pourrrait l’assimiler au système
neuro-hormonal.
Il est aussi le chef de file des deux suivants, puisque les éléments subtils de l’air et de l’éther dominent les éléments plus grossiers (feu, eau et terre) constitutifs de Pitta et de Kâpha.
Pittacompose de feu (prédominant) et d'eau. Il gouverne tout ce qui est transformation se (métabolisme) :
– digestion (sécrétions digestives),
– maintien de la température corporelle (thermogénèse),
– vision (transformation rétinienne de l’énergie lumineuse en énergie électrique),
– et, sur le plan intellectuel, la compréhension claire et la maturité psychologique.
Kâphacompose d'eau (prédominant) et de terre. Il est caractérisé par la solidité, la se résistance :
– maintien des structures renouvellements tissulaires,
l’échelle
– entretien du système immunitaire,
– équilibre des fluides (sang, lymphe),
– stabilité mentale.
Il en résulte particulières…
Vâta
du
corps
comme
de
chaque
que ces énergies se manifestent par certaines
AIR + Éther Léger Froid Sec
Rugueux Subtil Mobile, erratique
Clair Astringent
Caractéristiques des trois doshas
Pitta
FEU + Eau Léger Chaud Humide. Huileux (peu) Tranchant Liquide, fluide
Collant Aigre, piquant
cellule),
et
caractéristiques
Kâpha
EAU + Terre Lourd Froid Huileux (très)
Solide Lent, statique, stable
Visqueux, mou, collant Doux, sucré
… ce qui entraîne certaines dispositions physiologiques chez les sujets qui le portent...
Vâtainstable dans son appétit, son sommeil, sa “forme”. Il est frileux, aux extrémités est froides. Il évolue vers les troubles spasmodiques et articulaires.
Pitta mange et digère bien. Sa physiologie est stable, rapide, efficace. Intolérant à la chaleur, il transpire beaucoup. Il peut évoluer vers la surcharge (prise de poids, athérosclérose) et les troubles gastriques (acidités, ulcères, etc.).
Kâpha est très stable avec tendance à la lenteur (dans sa mise en route, sa parole, sa marche, sa digestion, etc.). Il a besoin de beaucoup de sommeil, est sensible au froid humide. Il peut évoluer vers le ralentissement fonctionnel généralisé.
… et certaines dispositions psychologiques
• Vâtaest imaginatif, créatif, généreux, sensible, enthousiaste, enjoué ; mais peut déprimer, être anxieux, développer des affections psychosomatiques
• Pitta est un intellectuel curieux, entreprenant, courageux, heureux de vivre ; mais aussi agressif, intolérant, impatient, irritable.
• Kâphaest tendre, aimant, compatissant, patient, tolérant, attentif à autrui ; mais peut être aussi apathique, somnolent, intellectuellement paresseux.
Chaque dosha occupe un siège de prédilection...
C'est un organe dans lequel sa force va se manifester le plus intensément.
• Vâta dans le côlon. Il gouverne aussi la cavité pelvienne, les lombes, les cuisses, les os, les oreilles, la peau, le système nerveux, l’appareil auditif.
• Pittal'estomac et l'intestin grêle. Il gouverne aussi le foie et la vésicule biliaire, la dans rate, le sang, la sueur, les yeux et le système hormonal.
• Kâpha dans la poitrine, le poumon et la gorge. Il gouverne aussi les articulations, les muqueuses et leurs sécrétions, le tissu adipeux, la bouche, le nez.
... et est en relations privilégiées avec trois zones sensibles du corps :
• Vâta: la tête,
• Pitta: le coeur,
• Kâpha: le bas-ventre.
Chaque dosha correspond et réagit particulièrement à un ou deux sens...
• Vâta: l’ouïe et le toucher ; il rend hypersensible aux bruits et à tout contact épidermique,
• Pitta: la vue : il rend hypersensible à la lumière,
• Kâpha: le goût et l’odorat ; cela en fait un bon gourmet.
... répond à certaines couleurs...
Le rouge, stimulant, réchauffe Vâta, stimule Kâpha, mais est trop chaud pour Pitta,
Le jaune et l’orange, stimulants, sont les couleurs de l’élévation spirituelle (cf. les robes des moines) ; ils rendent Vâta plus joyeux, stimulent Pitta et réveillent Kâpha,
Le vert, frais et calme, apaise Vâta et Kâpha ; bleuté, il convient à Pitta (que le jaune-vert aggrave)
Le bleu, l’indigo et le violet refroidissent et tranquillisent. Le bleu est idéal pour Pitta ; mêlé de rouge, il va bien à Vâta et Kâpha.
... et à certains cristaux :
• Vâta: topaze, améthyste, béryl, diamant, opale,
• Pitta: perle blanche, pierre de lune,
• Kâpha: rubis, lapis lazuli.
Ces pierres sont considérées comme des réservoirs de l’énergie universelle (“Prana”)
Chaque dosha opère de façon prépondérante selon l’âge, les saisons et les heures :
• Selon les âges de la vie :
• Kâpharègne pendant l’enfance,
• Pittaprédomine de la puberté vers la cinquantaine,
• Vâtaaccompagne l’avancée en âge.
• Au cours de l’année, l'âyurvéda reconnaît 3 saisons :
Kâphadomine de mi-mars à mi-juin (3 mois),
Pittadomine de mi-juin à mi-octobre (4 mois),
Vâtadomine de mi-octobre à mi-mars (5 mois).
• Selon les heures, par plages horaires de 4 heures :
• Kâpha règne de 6 à 10 heures, et de 18 à 22 heures. Ce sont plutôt des moments de détente.
• Pittarègne de 10 à 14 heures, et de 22 à 2 heures. La mi-journée est plutôt orientée vers l'activité physique et la digestion (moments de réchauffement), et la nuit vers la régénération.
• Vâta règne de 14 à 18 heures, et de 2 à 6 heures. Ce sont des moments d'activité mentale, le jour sous forme de travail intellectuel, la nuit sous forme de rêves.
C'est la qualité de l'équilibre entre ces trois doshas qui conditionne l'état de santé
Au moment de la conception, nous sommes dotés d'une certaine constitution doshique, tout à fait individuelle. Le plus souvent un dosha prédomine. à cet équilibre énergé-tique originel est donné le nom de“Prakriti”.
Il existe sept grands types de constitution, selon les doshas dominants :
• Vâta – Pitta • Vâta - Kâpha
• Pitta – Vâta • Pitta - Kâpha
• Kâpha – Vâta • Kâpha - Pitta
e tSama, qui réalise le parfait équilibre, c’est-à-dire la parfaite santé (il est évidemment rare...).
Au cours de la vie, sous l'influence des nombreux facteurs environnementaux auxquels nous sommes confrontés, notre équilibre énergétique de base peut être perturbé(“Vrikriti”). Que l'un des doshas se renforce ou s'affaiblisse exagérément, et les troubles fonctionnels s'installent, parfois préludes à l'installation d'une maladie organique fixée (cf. plus loin).
Pour aborder personnellement l'âyurvéda, il est donc nécessaire de connaître sa constitution âyurvédique.
Pour cela, le mieux est de répondre au petit questionnaire des pages suivantes (mettez une croix dans chaque case vous correspondant, et faites la somme des croix à la fin pour déterminer votre dosha prédominant).
Répondez sans contrainte : il n’y a pas de réponse valorisante ou péjorative.
S’il vous paraît difficile de répondre à quelques questions, faites-vous aider par un membre de votre entourage qui vous connaisse bien.