Céramique de la petite nécropole de Vari ( II ) - article ; n°1 ; vol.109, pg 31-47

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Bulletin de correspondance hellénique - Année 1985 - Volume 109 - Numéro 1 - Pages 31-47
Étude du matériel d'une tombe de la fin du protoattique ancien (contenant une oinochoé, une coupe, une tasse, une loutrophore, un dé et une table à jeu miniature) et de tombes de la fin du VIIe siècle avec un cratère ovoïde, des amphores, et un petit dinos à têtes d'influence corinthienne.
Μελέτη του ύλικοΰ ενός τάφου τοϋ τέλους τής πρώτης πρωτοαττικής φάσης (περιέχει οινοχόη, κύλικα, κύπελλο, λουτροφόρο, ζάρι, καί μικρογραφία ζατρικίου) καί τάφων του τέλους του 7ου αιώνα μέ ώειδή κρατήρα, αμφορείς καί μικρό δΐνο μέ κεφαλές, κορινθιακής επίδρασης.
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1985
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Denise Kallipolitis-Feytmans
Céramique de la petite nécropole de Vari ( II )
In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 109, livraison 1, 1985. pp. 31-47.
Résumé
Étude du matériel d'une tombe de la fin du protoattique ancien (contenant une oinochoé, une coupe, une tasse, une loutrophore,
un dé et une table à jeu miniature) et de tombes de la fin du VIIe siècle avec un cratère ovoïde, des amphores, et un petit dinos à
têtes d'influence corinthienne.
περίληψη
Μελέτη το λικο νός τάφου το τέλους τς πρώτης πρωτοαττικς φάσης (περιέχει ονοχόη, κύλικα, κύπελλο, λουτροφόρο, ζάρι, καί
μικρογραφία ζατρικίου) καί τάφων το τέλους το 7ου αώνα μέ ειδή κρατήρα, μφορες καί μικρό δνο μέ κεφαλές, κορινθιακς
πίδρασης.
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Kallipolitis-Feytmans Denise. Céramique de la petite nécropole de Vari ( II ). In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume
109, livraison 1, 1985. pp. 31-47.
doi : 10.3406/bch.1985.1817
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1985_num_109_1_1817DE LA PETITE NÉCROPOLE DE VAR1* CÉRAMIQUE
II. FIN DU PROTOATTIQUE ANCIEN
TOMBE 2 - FOSSE À INCINÉRATION
Située à l'extrémité Nord-Ouest de la fouille (fîg. 1) et en dehors des périboles
plus tardifs, avec les fosses à incinération 1 et 3.
Le mobilier est daté par le n° 1, la petite oinochoé qui a des éléments géo
métriques. Les objets ont éclaté au feu et sont incomplets.
1) Petite oinochoé du type du Phalère {ArchDelt 18 [1963], pi. 49; BCH 87 [1963],
p. 715, fîg. 27).
Hauteur, 210 mm. Argile orange pâle, tournée au brun, vernis d'un brun noirâtre (fîg. 2).
Sur le col, deux hoplites tournés vers la droite, (casque, bouclier rond, deux lances),
séparés par un oiseau échassier, par une rosette et par un motif floral qui est suspendu ; svasti
kas de remplissage. Au-dessus, zigzag entre des lignes doubles. Sur les côtés, une torsade
interrompue et une zone de hachures en triangles entre des lignes triples. Le revers du col
est passé au vernis. Sur l'embouchure trilobée, deux yeux avec pupilles hachurées. Double
rangée de pois sur l'anse.
Sur l'épaule, motif floral, posé sur des entrelacs, entre six triangles, décorés d'écaillés ;
svastikas de remplissage.
Sur la panse, zone figurée avec six chevaux ailés, vers la droite (l'un d'eux manque),
séparés par des torsades interrompues et des motifs floraux suspendus ; svastikas de remplis
sage. La zone figurée est limitée par des zones de zigzags entre des lignes triples.
Dans la zone du pied, rayons noirs et courts, limités par une ligne et séparés par une
svastika, entre des lignes triples.
(*) Pour les fouilles et pour les conditions de trouvailles, nous renvoyons à notre article du BCH 108
(1984), p. 27, « La petite nécropole de Vari, I, Période géométrique ». Les plus anciennes trouvailles de la période
protoattique sont des fragments dispersés de tombes détruites que nous ne pouvons publier ici.
Nous adressons nos vifs remerciements à Mmes Tsahou-Alexandri, directrice du Musée National et
E. Zervoudakis, éphore de la section des vases, pour nous avoir permis de revoir les objets et pour nous avoir
donné de nouvelles photographies. Nous remercions aussi le Dr. D. J. R. Williams du British Muséum pour
nous avoir autorisée à reproduire ici le fragment 138376. Γ'
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Fiff. 1. — Partie Nord-Est des fouilles.
Fig. 2. — Tombe 2, 1, petite oinochoé. CÉRAMIQUE DE LA PETITE NÉCROPOLE DE VARI, II 33 1985]
Le col est conique et long, la panse à faible courbure, le pied en anneau ; l'anse
est bifide, avec un tenon. Les proportions sont celles de deux petites oinochoés,
rapprochées déjà par J. M. Gook1 : celle de Munich 13522 et celle du British
Muséum A 471 3. Celui-ci les date du protoattique ancien. K. Kiibler4 les place à la
tête d'une évolution vers des formes plus élancées pendant le protoattique moyen.
Pour la décoration, le type des hoplites est celui de l'atelier d'Athènes 894 du
géométrique récent II b, notamment pour le dessin des jambes et pour la forme des
boucliers5. Le style est proche de celui de l'amphore de Trahones6 qui appartient
au courant nouveau du protoattique ancien. Les chevaux ailés sont assez semblables à
ceux de l'amphore 79 de Wurtzbourg, du groupe de Wurtzbourg7, qui appartient au
même courant. Les éléments les plus récents du décor sont les motifs floraux suspendus
qui placent le vase à la fin du protoattique ancien.
2) Loutrophore [ArchDelt 18 [1963], pi. 49 à 51).
Argile d'un orange clair, enduit jaunâtre, en partie disparu avec le décor. Vernis tourné
au rouge. Le serpent plastique de la lèvre et celui de l'anse verticale ont disparu, ne laissant
qu'une faible trace sur l'argile. Fragments joignant, excepté celui du pied qui est flottant.
Hauteur, 465 mm (fig. 3 et 4).
Sur le col, métope avec trois pleureuses vers la droite. Visage réservé avec ligne de contour,
cheveux épars, péplos à long colpos, la main gauche sur la tête, la main droite tenant une
couronne. Fleuron, svastikas et diamant comme motifs de remplissage. Sur les côtés, zigzag
et lignes triples ; au-dessus, bande noire entre des lignes quadruples ; au revers, deux bandes
de vernis près de la lèvre.
Sur la panse, métope avec un sphinx, debout vers la droite, l'aile en faucille. Les pattes
de derrière et la queue manquent. Visage réservé avec ligne de contour. Le sphinx se trouve
devant un arbre (tige sommée de deux volutes). Groupes de zigzags horizontaux comme
motifs de remplissage. La métope est encadrée sur les côtés par des lignes doubles, au-dessus
par une zone de métopes réservées alternant avec des triglyphes décorés de trois lignes,
au-dessous par une zone de spirales continue entre des lignes quadruples. Deux rinceaux
terminés en spirale partent de la base de l'anse verticale.
Rayons partant de la zone réservée qui se trouve au-dessus du pied.
Godrons séparés par des lignes sur le pied.
Petites lignes entre les méandres du serpent sur l'anse verticale ; petites lignes sur les anses
horizontales.
La forme n'est plus celle des hydries ni des amphores funéraires du début du
protoattique ancien, comme l'hydrie d'Analatos8, car le col est allongé et épanoui,
la panse étroite est faiblement articulée au col, les anses latérales sont verticales et
(1) BSA 35 (1934-1935), p. 181.
(2) CVA 3, pi. 134.
(3) R. Hampe, Ein frûhaltischer Grabfund, p. 40, fig. 24.
(4) Kerameikos VI 2, p. 173.
(5) J. Goldstream, Greek Géométrie Pollery, p. 58 et suivantes.
(6) AM 88 (1973), pi. 35 et 43, Tr. 390.
(7) J. M. Cook, BSA 35, p. 179.
(8) Musée National 313, BSA 35, pi. 38 b. CÉRAMIQUE DE LA PETITE NÉCROPOLE DE VARI, II 35 1985]
placées sur l'épaule, le pied est haut et évasé. Elle se distingue de celle des loutrophores
de la fin du vne siècle par la lèvre qui est étroite, mais qui a déjà le serpent plastique
des vases destinés aux funérailles9.
Pour la décoration, les pleureuses du col sont dans la tradition du géométrique
récent. Il est cependant exceptionnel que les femmes tiennent une couronne dans
la main droite. Le dessin en ligne de contour pour le visage des femmes et du sphinx,
comme l'attitude tordue et onduleuse des femmes sont bien du protoattique ancien,
dans le style relâché et vivant de l'oinochoé de l'Agora Ρ 75410. Le motif de la panse,
le sphinx debout vers la droite, l'aile en faucille, est emprunté au répertoire du peintre
de la Mesogée, du protoattique ancien11, mais traité dans un style plus maladroit
qui fait penser au bol à couvercle, Céramique 1151, de l'offrande A12. Les motifs
de remplissage datent aussi du protoattique ancien13.
3) Table de jeu en réduction {ArchDelt 18 [1963], pi. 53, 54 et 55, BCH 87 [1963],
p. 716, fïg. 28, K. Kubler, Kerameikos VI 2, p. 394).
Argile orange clair, avec un lavis crème en partie conservé ; vernis tourné au rouge. L'objet
est modelé, la forme est irrégulière et asymétrique. En moyenne, longueur, 248 mm ; largeur,
185 rnm ; hauteur, 178 mm ; hauteur avec les statuettes, entre 275 et 282 mm (fîg. 5, 6, 7 et 8).
Les trapézophores sont épais à la jonction et légèrement cambrés. Au-dessus de la table,
cinq rainures profondes, disposées irrégulièrement et terminées par des cupules ovales. Ligne
limitant les rainures et les cupules, pois au centre des cupules. Dents de scie sur les côtés longs
et rectangles noirs sur les côtés courts.
Le décor symétrique des trapézophores est presque entièrement conservé sur l'un d'eux
(fig. 7) : bouton floral inscrit dans un losange, avec trois lignes sous le calice ; double pédoncule
flanqué de deux fleurs rondes à pétales courts et ponctués. Au-dessous du motif, angle ponctué,
posé sur une ligne triple. Sur les côtés, torsade interrompue, bande de zigzags entre des lignes
doubles. Sur les tranches, spirales interrompues.
C'est l'objet le plus précieux de la trouvaille, car il est rare en Attique comme
ailleurs14. Nous ne connaissons15 que l'exemplaire du Céramique n° 12916 datant
(9) Sur le hiatus qui existe entre les hydries et amphores funéraires du protoattique ancien et les loutro
phores de la fin du vne siècle, E. Karydi, AM 78 (1963), p. 91.
(10) Eva Brann, The Athenian Agora VIII, n° 414, pi. 24.
(11) BSA 35, pi. 44 à 46.
(12) K. Kubler, Kerameikos VI 2, pi. 5.
(13) Pour les losanges disposés en losange (diamant), cf. le cratère de Munich 6077 du peintre d'Analatos
à la fin de son activité (CVA 3, pi. 130). Pour le méandre avec spirales, cf. la zone de doubles spirales du peintre
d'Analatos sur le cratère d'Athènes 238, BSA 35, pi. 42 et p. 174. Pour les rinceaux partant de l'anse verticale
voir les « incunables » du motif, P. Jacobsthal, Ornamente griechischer Vasen, p. 20 à 22.
(14) Pour Gorinthe, les exemplaires en terre cuite appartiennent à un autre type de jeu, avec des rangées
de cupules rondes. Cf. Perachora II, n08 1325, 1326, pi. 132, 133. Le n° 132 est contemporain de notre table,
datant du début du vne siècle [ibid., p. 131).
(15) Nous ne comptons pas la table de jeu de Copenhague qui n'est peut-être pas attique, N. Breiten-
stein, Catalogue of Terracottas in the Danish Muséum, n° 171, pi. 19. La forme est différente et la table a neuf
rainures, comme les tables de jeu d'Épidaure, Chr. Blinkenberg, « Epidaurische Weihgeschenke », .AM23 (1898),
p. 1.
(16) AA (1933), col. 279. Kerameikos VI 2, p. 103, 512 et 513, pi. 102. Trouvée, comme notre table, dans
une fosse à incinération et rapprochée de celle-ci par K. Kubler, Kerameikos VI 2, p. 394, 395. DENISE CALLIPOLITIS-FEYTMANS [BCH 109 36
Fig. 5. Fig. 6.
Fisr. 7.
Fig. 5-8. — Tombe 2, 3, table de jeu en réduction.
ig. 8. CÉRAMIQUE DE LA PETITE NÉCROPOLE DE VARI, II 37 1985]
Fig. 9. — British Muséum 138376.
du premier quart du vie siècle. Sur la table elle-même, l'une et l'autre ont cinq
rainures17 terminées par des cupules18 comme les tables de jeu, creusées dans des
éléments architecturaux de Délos19. Mais notre exemplaire et celui du Céramique
n'ont ni la même forme, ni les mêmes proportions, ni les mêmes dimensions.
La « tabula lusoria » de Vari est beaucoup plus grande que le n° 129 du Céramique.
La table elle-même est un rectangle allongé, tandis que l'autre est plus trapue et les
côtés longs sont limités par une moulure. Nos trapézophores sont carrés, à surface
cambrée, s'élargissant à la base. Ceux du n° 129 sont rectangulaires et les deux faces
sont parallèles.
Je ne connais que deux fragments inédits de trapézophores qui ont appartenu
à des tables de jeu. Ils datent de la fin du vne siècle. L'un est le n° 138.376 du British
Muséum (fîg. 9) qui faisait partie d'un trapézophore. Comme ceux du Céramique,
il est décoré d'un lion assis, tête tournée. Les parois s'évasent vers la base qui est
limitée par une moulure plate, comme les longs côtés du n° 129 du Céramique.
L'autre est un fragment trouvé sur l'Acropole d'Athènes en 1940 (fragment
« néa »)20. Sur la partie conservée de la table, les rainures et les cupules sont disposées
(17) II n'en subsiste que quatre sur l'exemplaire du Céramique.
(18) Sur la table du Céramique, les cupules des angles sont masquées en partie par les statuettes.
(19) EADélos XVIII, p. 333. Pour le type de jeu, RE XIII, col. 1996.
(20) Je ne puis malheureusement le reproduire ici. La moulure est ornée de dents de scie sur les deux faces.
Le haut du trapézophore est décoré d'une tête féminine qui appartient à un sphinx, puisqu'il y a une queue
de lion. Comme motifs de remplissage, anneaux ponctués et croix cantonnées de pois. 38 DENISE CALLIPOLITIS-FEYTMANS [BCH 109
dans le sens de la largeur qui est limitée par une moulure plate, comme celle du côté
long du n° 129 du Céramique.
En conclusion, les tables de jeu ont eu des formes variées entre le début du
viie siècle et celui du vie. La plus ancienne, celle de Vari, est beaucoup plus grande
que les autres. Ces objets étaient offerts aux sanctuaires aussi bien qu'aux nécropoles.
Les statuettes de notre table de jeu sont entièrement modelées et ne sont donc pas
identiques. Le visage, qui a un profil en bec d'oiseau, est couvert de vernis comme le
reste du corps, excepté l'œil qui a une surface réservée, avec un cercle ponctué pour
la pupille. Les bras levés et arrondis sont posés sur la tête, sans que les mains soient
indiquées.
Il est certain que les statuettes étaient orientées vers le centre de la table, car
l'une d'entre elles a le bas du corps qui adhère à la surface de la table et la cassure
s'adapte parfaitement à celle du reste de la statuette.
Celles du n° 129 du Céramique ont un type plus évolué. Elles sont aussi modelées,
mais le visage, le cou et les mèches de cheveux qui les encadrent sont exécutés à l'aide
d'un moule21. Des trois statuettes conservées, l'une a les mains posées sur la tête
et les deux autres un avant-bras ramené sur la poitrine22.
Il existe des exemplaires qui sont intermédiaires, au point de vue chronologique,
entre les statuettes de Vari et celles du Céramique. La statuette de la collection Hélène
Stathatos, maintenant au Musée National d'Athènes, et deux autres d'une collection
privée, d'un type identique, faisaient partie d'une même trouvaille et d'un même
objet, comme l'a constaté Claude Rolley23. Celui-ci a reconnu qu'elles sont attiques,
elles datent de la seconde moitié du vne siècle. Vu leur ressemblance de forme et
d'attitude avec celles de Vari, il est permis de supposer qu'elles avaient décoré une
table de jeu. Cependant le bas du corps est tourné et le haut seulement est grossièr
ement modelé. Ces pleureuses sont remarquables par leur cou étiré, par les coudes
formant un angle vif et par les mains, modelées séparément et collées à la tête. La
surface est noire, sauf celle du visage, du cou et des mains qui est réservée, avec des
traces de rehaut blanc. Ces statuettes sont plus hautes que celles de Vari, ce qui
permet de supposer que la table elle-même devait être sensiblement plus grande.
Les tables de jeu en réduction n'auraient donc pas cessé d'être fabriquées depuis
le début du vne siècle jusqu'au début du vie. Il me semble possible qu'elles sortaient
des ateliers qui produisaient différents types de vases avec des statuettes ou des
protomes de femmes, souvent des pleureuses, qui décoraient les anses ou bien qui
servaient de support à l'embouchure.
4) Dé en terre cuite [ArchDelt 18 [1963], pi. 55).
Brisé, argile orange clair, modelé et coupé au couteau, forme asymétrique. La hauteur,
aux angles, varie entre 22 et 24 mm. Les trous sont profonds et entourés d'un cercle. Sur
chaque face, tableau sans incisions (fig. 10 et 11) :
(21) Collection Hélène Stathatos III, p. 118, fig. 52.
(22) Les statuettes du Céramique ont été trouvées près des fragments de la table, mais décollées de la
surface. Leur restauration, en position frontale, a été corrigée depuis la publication de la table de Vari. Actuelle
ment, elles sont orientées vers le centre de la table.
(23) Collection Hélène Stathatos III, Cl. Rolley, «Autres figurines de terre cuite », n° 67, p. 116 à 119,
pi. XX. CÉRAMIQUE DE LA PETITE NÉCROPOLE DE VARI, II 39 1985]
Fig. 10-11. — Tombe 2, 4, dé en terre cuite.
I — cheval tourné vers la droite, encadré de lignes et de petits traits ;
II — zone centrale, divisée en quatre segments décorés de motifs linéaires. Sur les côtés,
zigzag entre deux lignes ;
III — trois motifs en spatule ;
IV — croix cantonnée de motifs en spatule ; sur les côtés, petits traits entre deux lignes ;
V — femme, corps en diabolo, les bras levés. Sur les côtés, petits traits limités par une ligne ;
VI — femme casquée, corps en diabolo, bras levé, avec un oiseau sur le poing. Sur les côtés,
petits traits limités par une ligne.
Les dés en terre cuite étaient fabriqués pour être offerts dans des tombes, mais
aussi dans des sanctuaires24, comme les tables de jeu. Dans les nécropoles, leur
(24) Dés sur l'Acropole d'Athènes, Graef-Langlotz I, n° 2695, p. 259, et à Brauron, au sanctuaire
d'Artémis, PraktArchEl 1959 (1965), pi. 15, 3, BCH 84 (1960), p. 669, fig. 12. Sur les dés de terre cuite EADélos
XVIII, p. 331.