Grammaire de l

Grammaire de l'ancien français; traduction française d'aprés la 4. éd. allemande par Oscar Bloch. Avec une préf. de F. Brunot

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. ! . / [ l'ANDBOLND AT THE L'M\[;irt7A;o (vfr. banc), hapja (fr. hache), barda (vfr. barde), hauwa (fr. ^omc), (vfr. faldestoel, fm. fauteuil), bancfaldastj 6), vieil anglais, du néerlandais etc. dans le vieux français.du (Cf. 30.)§ pénétré3) Un nombre considérable de mots grecs a directe-dans le latin populaire, à des époques très variées, soit soit par l'intermédiaire de la langue littéraire. Jusqu'àment, encore fait aucune enquête approfondie sur laprésent, on n'a Voir exemples 29.chronologie de leur introduction. des § domaine de la6. L'étendue primitive du§ prin-langue française, autant que des hypothèses , faites cipalement sur un examen des noms de lieux, permettent prononcer, n'est pas très différente de sonactuellement de se qui se sont pro-étendue actuelle, en dépit des changements duits dans le cours des siècles. l'ouest, la Gironde jusqu'à la Vilaine au nord,A de la limite de la langue. La presqu'île,c'est l'Océan qui forme Vilaine, a été dequi se trouve au nord de l'embouchure de la le sixièmenouveau enlevée au roman durant le cinquième et Cornouaille,siècles : des Celtes insulaires, qui venaient de la maintenule breton, qu'ils onttransplantèrent leur idiome,y opiniâtreté. Dans l'ouestjusqu'à nos jours avec une grande actuelle, la languede la Bretagne, c'est, encore à l'heure qu'on peutmaternelle de la population sur un territoire, ligne.séparer français, d'une façon approximative, par unedu de l'embouchure de la Vilaine à la baie de St.

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[l'ANDBOLND
AT THE
L'M\[;i<.siT^- OF
TORONTO
PR,:ssSCHWAN-BEHRENS.
GRAMMAIRE DE L'ANCIEN
FRANÇAIS.
TRADUCTION FEANÇAISE
QUATRIÈMED'APRÈS LA ÉDITION ALLEMANDE
PAR
OSCAR BLOCH.
AVEC UNE PRÉFACE
DE
F. BRUXOT
MAÎTRE DE CONFÉRENCES A LA FACULTÉ DES LETTRES
DE PARIS.
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IILEIPZIG,
0. R. REI8LAND.
1900.
PARIS: LIBRAIRIE FISCHBACHER. RUE DE SEINE 33^
'PdAvant-propos.
Une celle-ci ne devraitpublication comme pas avoir de
raison d'être. Les travaux que l'Allemagne savante consacre,
depuis Diez, à la philologie romane et à la philologie française
en particulier, sont en nombre tel et de telle valeur que les
étudiants français comme leurs maîtres ne sauraient se passer
connaître condamner à ignorer des chosesde les sans se essen-
Toutefois,tielles et à refaire du travail fait. ma.gré les aver-
tissements qui tombent tous les ans de nos chaires, les progrès
dans cette voie ne sont que très lents, et ne répondent, il faut
bien l'avouer, ni à nos désirs ni aux besoins.
marquer les causes. MaisCe n'est pas ici le lieu d'en
la présente traduction, loin de favoriser la paresse trop
générale à apprendre les langues étrangères montrera, j'espère,
à quelques uns, aux meilleurs, par le profit que leur apportera
simple de tant d'autres recherches,ce manuel, exposé sommaire
puiser directement aux sourcesce qu'ils auraient à gagner à
même.
Ce n'est point que celui-là soit aujourd'hui dénué de
ressources qui ne sait que son badaudois. Les temps héroïques,
il fallait extraire de Cange les renseignements lexicolo-où du
morphologiques dont ongiques et du seul Diez les données
pouvait avoir besoin sont passés pour jamais. Les débutants
plus favorisés que nous ont, pour ne parler que des grammaires,
les précis de M. M. Clédat et Etienne qui conservent le
,
premier l'honneur d'avoir ouvert la voie, le second d'avoir
personne la syntaxe de l'ancienavant tenté un exposé de
français.
exa-Mais les besoins ne cessent de s'accroître. Dans les
mens même, la place de l'ancien français sans être devenue
bien grande, est occupée par une épreuve plusdu moins
barbare des débutssérieuse, et plus scientifique. Au thème
qui doit avoir poura succédé un commentaire philologique—— VI
objet de rendre raison de toutes les particularités phonétiques,
morphologiques et syntaxiques du texte, qui suppose par con-
séquent une connaissance exacte des règles et des faits. D'une
façon plus générale, dans les études, la connaissance de l'ancien
français apparaît comme une nécessité à qui veut posséder à
fond le XVIe siècle, devenu lui, tout-à-fait classique. Par un
progrès continu on remontera toujours plus loin vers les
origines. Longtemps s'étaiton arrêté à Marot ou à Villon.
Le Moyen-Age en est à peu près au point de considération
où en était le XVI^ il a cinquante ans. Nul doute qu'ily
ne devienne à son tour objet régulier d'études.
—La grammaire du regretté Schwan surtout tenue au
courant comme elle l'est dans les éditions successives qu'en
— suffit àdonne périodiquement M. Behrens conduire trèsy
loin. Elle n'a guère qu'un défaut essentiel, celui de s'arrêter
en deçà du but, sans fournir de syntaxe. Mais les parties
traitées le sont avec une telle sûreté qu'elles condensent sous
courte résultats acquis nonune forme très tous les seulement
au sujet des transformations normales, mais des particularités,
soit dialectales, soit savantes, soit analogiques, soit accidentelles.
C'est, au sens propre de ce mot, un vrai manuel, assez riche
qu'on le consulte, assez serré pour qu'on l'apprenne.pour
n'ignore pas par la forme de l'expositionJe que comme
par la terminologie même il déroutera, ou surprendra tout au
moins certains lecteurs français. Je conviens même qu'une
adaptation où on eût observé nos habitudes, nos formes de
langage et jusqu'aux dispositions matérielles auxquelles nous
sommes accoutumés eût été préférable à cette traduction. Mais
on ne pouvait ici compter sur la collaboration de l'auteur,
trop tôt ravi à la science, et on comprend que ses héritiers
scientifiques aient tenu à respecter absolument sa pensée,
jusque dans la forme qu'il lui avait donnée. C'est là un
Bloch n'avait lui aussi, obéir.scrupule auquel M. qu'à La tâche
n'en était que plus ingrate et devra par suite lui mériter
une gratitude plus grande encore de la part de ceux qui lui
devront la connaissance d'un bon livre.
Ferdinand Brunot.