La vraie communion Chrétienne

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La vraie communion Chrétienne, c'est l'amour de ses frères de race.

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Publié le 06 août 2015
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LA
VRAIE
COMMUNIONCHRÉTIENNE
WILLIAMR. FINCK
Il y a quelques temps, cet été, lors de notre récent voyage de cinq semaines, nous fûmes invités à donner notre opinion sur la Communion Chrétienne lors d’une Étude de la Bible du mercredi. Certains membres d’une certaine église qui nous est chère étaient depuis longtemps divisés sur le sujet de la pratique de la communion telle qu’elle est conduite traditionnellement dans les églises, sur sa continuation et sur la manière dont elle devrait être réalisée dans une vraie église Chrétienne. Pen dant environ une heure, je donnai mon opinion sur ce sujet, et cette présentation sera basée sur les notes que je fis en cette occasion.
Tous (et quand je dis « tous », je veux dire par là tous les Chrétiens Identitaires), nous avons des expériences d’une dénomination ou d’une autre, d’un système de croyance traditionnel ou d’un autre dont, quand nous découvrons notre identité Chrétienne, nous pouvons percevoir la fausseté des paradigmes comparés aux Écri tures et à l’Histoire. Mais nous possédons aussi, en un certain degré, ce que l’on pourrait appeler unbagage. Bien qu’après avoir trouvé la vérité nous réalisons habituellement que nous devons rejeter la plupart des choses auxquelles nous te nions dans notre précédente vision du monde, il y a toujours certaines choses que nous gardons, avec lesquelles nous avons des liens émotionnels, des choses qui nous font nous sentir bien et que nous désirons garder. Parfois, nous considérons comme acquis que nous sommes supposés faire ces choses qui sont cautionnées par une vague compréhension de certains passages des Écritures, et nous insis tons donc pour continuer ces choses. Mais il s’agit en réalité souvent de traditions d’hommes ou même de rituels de l’Ancien Testament, qui nous semblent obscurs à cause des traductions réalisées par des prêtres professionnels, du langage et des barrières culturelles entre nous et les textes originaux. La vérité est que si nous avons ce bagage nous ne sommes pas arrivés à la vérité dans un état vierge. Souvent, nous sommes incapables de faire table rase du passé à cause de notre ignorance et souvent aussi nous ne le faisons pas par désir de maintenir nos tra ditions, simplement parce qu’il y a des choses que nous aimons et que nous avons toujours faites, et ainsi nous insistons pour les continuer. Aujourd’hui, nous irons à l’encontre de certaines « traditions d’hommes » modernes en les comparant avec les Écritures.
LA VRAIE COMMUNIONCHRÉTIENNE
W. R. Finck
1 Voici la définition de Wikipédia de ce qui est appelé « communion » dans les églises traditionnelles :
« L’Eucharistie (aussi appelée “Sainte Communion, “Le Souper du Sei gneur” et autres désignations) est un rite considéré par la plupart des églises Chrétiennes comme un sacrement. Selon certains livres du Nou veau Testament, ce rite fut institué par JésusChrist durant la Cène. En donnant à ses disciples du pain et du vin durant le repas de la Pâque, Jésus commanda à ses disciples de “faire ceci en mémoire de moi”, se référant au pain comme à “mon corps” et au vin comme à “mon sang”. À travers la célébration de l’Eucharistie, les Chrétiens se souviennent du sacrifice du Christ fait une fois pour toutes sur la croix ».
Le mot « rite » n’est rien d’autre qu’un synonyme du mot « rituel », et Wikipédia définit les deux mots comme décrivant « un acte cérémoniel établi, usuellement religieux ». Wikipédia définit le sacrement ainsi :
« Un rite Chrétien reconnu comme d’importance et signification parti culières. Il existe plusieurs opinions sur l’existence et la signification de tels rites. LeCatéchisme de l’Église Catholiquedéfinit les sacrements comme des “signes efficaces de la grâce, institués par le Christ et confiés à l’Église, par lesquels la grâce divine nous est dispensée. Les rites vi sibles par lesquels les sacrements sont célébrés signifient et actualisent les grâces propres à chaque sacrement. Ils donnent du fruit en ceux qui les reçoivent dans les dispositions requises”. Le catéchisme inclus dans l’Anglican Book of Common Prayerdéfinit un sacrement comme “un signe extérieur et visible d’une grâce intérieure et invisible qui nous est donnée, ordonnée par le Christ Luimême comme un moyen par lequel nous recevons cette grâce et comme une promesse qui nous as sure de celleci”. [. . .] La plupart des dénominations Protestantes iden tifient deux sacrements institués par le Christ : l’Eucharistie (Sainte Communion) et le Baptême. Cependant, certaines traditions évitent le terme “sacrement”. Une réaction à l’encontre du Mouvement d’Ox ford conduisit les Baptistes à préférer à ce terme le mot “ordonnance”, c’estàdire des pratiques ordonnées par le Christ et destinées à être observées par l’église de façon permanente ».
Si nous examinons attentivement le langage des catéchismes de l’Église Catholique et des églises Anglicanes, nous constatons qu’ils affirment que la grâce de Dieu et le don de la vie sont transmis aux Chrétiens à travers les sacrements. Ces sacrements, à leur tour, exigent la dispense d’un prêtre professionnel. Mais Paul dit en Romains 11:5–6, comme exemple de sa position sur les sacrements :
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1. Le texte est ici la traduction de la version anglaise de Wikipédia (NDT).
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« Maintenant de cette manière, même au temps présent il y a un res tant qui est en accord avec l’élection de la faveur. Mais si c’est selon la faveur, ce n’est plus selon des rituels : car alors la faveur ne serait plus la faveur ».
Comme autre exemple, Paul déclare en Éphésiens 2:8–10 :
« Car vous êtes préservés dans la faveur par la foi et ceci, le don de Yah weh, n’est pas de vousmêmes, pas des œuvres, de peur que quiconque ne se glorifie, car nous sommes son œuvre, ayant été établis parmi le nombre de Yahshua Christ pour les bonnes œuvres que Yahweh prépara à l’avance afin que nous marchions en elles ».
Nous avons démontré en longueur dans notre récente présentation deGalates cha pitre 2qu’à chaque fois que Paul fait référence aux œuvres de la loi, il parle des rituels et des ordonnances cérémonielles associés à la prêtrise Lévitique. Paul pen sait que toutes ces choses sont désormais obsolètes et remplacées par la foi dans le Christ sous la Nouvelle Alliance, et n’ont pas à être remplacées par un nouvel ensemble d’œuvres, c’estàdire de rituels. Il n’existe pas de conflit dans les écrits de Paul. S’il existe un conflit, c’est dans les paroles des prêtres professionnels qui insistent pour enfermer les hommes dans les œuvres et les traditions des hommes.
Nous sommes évidemment d’accord avec l’explication de Wikipédia sur la Cène, quand il est dit que le Christ donna à Ses disciples le pain et le vin durant le repas de la Pâque et que le Christ commanda à Ses disciples de « faire ceci en mémoire de moi », se référant au pain comme à « mon corps » et au vin comme à « mon sang ». Cependant, nous ne partageons pas cette idée selon laquelle le Christ aurait institué ces choses en tant que rituel obligatoire, et nous expliquerons au fur et à mesure notre position sur ce sujet ainsi que sur ce qu’une vraie communion Chrétienne devrait être.
Mais d’abord une addition Chrétiens.
nous parlerons du baptême, car ce sujet au rituel de la communion, comme autre
a été mentionné comme sacrement nécessaire aux
Certaines personnes se réfèrent au récit de la première Pentecôte Chrétienne en Actes 2 et à la rencontre de Philippe avec l’eunuque qui est décrite en Actes 10 et ils insistent, pour ces raisons, sur la nécessité pour les Chrétiens d’être baptisés dans de l’eau, allant même parfois jusqu’à une position extrême consistant à affirmer qu’un Chrétien ne peut être sauvé s’il n’a pas été baptisé dans de l’eau.
Cependant, ces gens ignorent deux choses : premièrement, ils ignorent le fait que le Livre des Actes des Apôtres est l’enregistrement d’un processus d’apprentissage pour les apôtres, qui leur a permis de transformer leur propre vision du monde, partant des œuvres de la loi en Moïse pour en arriver à la promesse de la foi dans le Christ. La preuve que le Livre des Actes est un livre de transition se trouve
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en Actes 10 où, plusieurs années après la première Pentecôte, Pierre avait encore besoin d’une vision par laquelle il fut instruit par l’Esprit de Yahweh. Une preuve supplémentaire se trouve en Actes 15, où les apôtres se décident en faveur de Paul et de Barnabé après leur dispute avec les Pharisiens.
En Actes 11, Pierre professait sa réalisation que la maisonnée de Cornélius avait reçu le don de l’Esprit Saint sans avoir été baptisée dans de l’eau. Ce récit singulier prouve que les catéchismes des églises Romaine et Anglicane sont faux en cette matière. Ces documents devraient peutêtre être renomméskataschismes, ce qui signifie « selon des divisions », car c’est bien ce que ces églises ont créé !
Pierre, réalisant sa préalable fausse conception sur l’efficacité du baptême par l’eau, s’exclama, comme c’est enregistré en Actes 11:16 :
« Et je me souvins de la parole du Maître, comment il a dit : Jean a baptisé avec de l’eau, mais vous, vous serez baptisés de l’Esprit Saint ».
Et nous voyons que le Christ avait vraiment instruit les apôtres au début, après Sa résurrection, comme il est enregistré en Actes 1, à savoir que « Jean baptisa réellement avec de l’eau, mais vous serez baptisés par l’Esprit Saint dans peu de jours ». Il fallut à Pierre presque 11 chapitres des Actes, ce qui pourrait représenter environ douze ans (puisque 12 ans séparent la Résurrection de la mort de Hérode Agrippa I à la fin d’Actes 12), pour réaliser la signification des paroles du Christ enregistrées par Luc en Actes 1, et à partir de ce jour l’eau n’est plus mentionnée en connexion avec le baptême. Nous voyons cette même réalisation mentionnée encore plus tôt, dans le premier chapitre de l’évangile de Marc, où Jean le Baptiste luimême déclare :
« Oui, je vous ai baptisé avec de l’eau, mais lui [se référant au Christ] vous baptisera avec l’Esprit Saint ».
En fait, dans les derniers versets d’Actes 18, Aquilas et Priscilla rencontrent pour la première fois Apollos, qui est décrit comme étant « instruit dans la voie du Maître ; et étant fervent dans l’Esprit, il parlait et enseignait diligemment les choses du Maître, ne connaissant que le baptême de Jean ». Et lorsqu’ils l’entendirent prêcher, à cause de ceci, « quand Aquilas et Priscilla l’eurent entendu, ils le prirent à part et lui expliquèrent plus exactement la voie du Maître ». Le baptême selon Jean n’est pas la voie parfaite du Maître. Au contraire, Paul déclare en Romains 6 : « Ignorez vous que tellement d’entre nous, qui avons été baptisés dans Yahshua Christ, avons été baptisés dans sa mort ? ».
Quelle que soit la manière dont les apôtres l’interprétaient au début, le mot grec βαπτίζω(baptizo» mais bien) en luimême ne signifie pas « immerger dans l’eau simplement « immerger » ; et on peut être immergé dans bien des choses. Selon le Liddell & Scott GreekEnglish Lexicon, par exemple, Platon utilisait ce terme pour
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parler d’une chose immergée dans du vin, tandis que Plutarque l’utilisait pour parler de quelqu’un immergé dans des dettes. Le Christ n’a jamais dit à Ses apôtres d’aller et de baptiser des gens dans de l’eau. Il leur dit plutôt : « enseignez toutes les nations [d’Israël], baptisezles au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint », comme c’est écrit en Matthieu 28. Être baptisé en Son nom n’a pas nécessairement un rapport quelconque avec de l’eau.
J’ai entendu des gens proclamer que l’on ne peut être baptisé de l’Esprit Saint si l’on n’est pas tout d’abord baptisé par de l’eau. Cette affirmation fait de Pierre un menteur, car Pierre témoigne explicitement, en Actes 11, que ceux des nations ont réellement reçu l’Esprit sans avoir été baptisés dans de l’eau. Cette affirmation fait également de Paul un menteur, car Paul déclare, en Éphésiens 4, qu’il y a « un Maître, une foi, un baptême ». S’il n’y a qu’un baptême, il ne peut s’agir du baptême par de l’eau quand quelqu’un doit être baptisé avec l’Esprit de Dieu, au nom du Christ.
Nous avons déjà traité du baptême en longueur dans un article intituléBaptême, dans quoi?, et nous pensons que nous avons ici suffisamment discuté de ce sujet, une fois de plus. Nous allons donc maintenant parler du second prétendu « sacre ment », à savoir ce que les « judéoChrétiens » appellent la communion ou, plus officiellement,EucharistieouSainte Communion.
Il existe un mot grec,κοινωνία(koïnonia, Strong n° 2842), que Liddell & Scott dé finissent comme « communion, association, partenariat, camaraderie ». LaVersion du Roi Jacques(KJV) traduit ce mot parcommunionen trois occasions, mais en douze occasions elle le traduit parcamaraderie, et par d’autres termes en d’autres occurrences. Un autre nom,κοινωνός(koïnonos), est traduit de diverses façons : partenaire,participant,compagnonoucamaradedans la KJV, et ces traductions sont pour la plupart appropriées.
La forme verbale du nom,κοινωνέω(koïnonéo, Strong’s n° 2841) est définie par Liddell & Scott par « avoir ou faire en commun avec, partager ou prendre part dans quelque chose avec quelqu’un . . . ». En discutant de ces mots, nous disions, dans notre essai intituléCiternes crevassées, que :
« Limiter cette définition à une quelconque hostie dans un rituel le di manche est un pur blasphème, car les Chrétiens doivent vivre toute leur vie en communion ; mais en communion avec leurs frères ! ».
Cet article fut écrit il y a dix ans, et nous persistons aujourd’hui dans ce que nous affirmions alors.
Dans les Écritures, il est clair que la communion est la camaraderie et que la camaraderie est la communion. En Actes 2:42, on nous parle de ceux qui furent nouvellement convertis par les apôtres lors de la première Pentecôte :
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« Et ils persévéraient fermement dans la doctrine et la camaraderie [κοινωνία] des apôtres, dans la fraction du pain et dans les prières ».
Dans les Écritures, il est clair que la communion est également volontaire. Nous offrirons plusieurs exemples. D’abord Romains
une contribution 15:26 :
« Car la Macédoine et l’Achaïe ont trouvé bon de subvenir, par une contribution [κοινωνία], aux besoins des pauvres d’entre les saints qui sont à Jérusalem ».
Ensuite en II Corinthiens 8:4 :
« . . . nous demandant avec de grandes instances la grâce et la camara derie [κοινωνία. . ».] de ce service envers les saints .
Et notre exemple final, II Corinthiens 9:13 :
« . . . par l’expérience qu’ils font de ce service, ils glorifient Dieu pour la soumission dont vous faites profession à l’égard de l’évangile du Christ, et pour la libérale distribution [κοινωνία] envers eux et envers tous les hommes . . . ».
Dans les Écritures, il est clair que la communion est également un travail commun, tendant vers un but commun. Ceci est évident en Galates 2:9 :
« Et ayant reconnu la grâce qui m’a été donnée, Jacques, et Céphas, et Jean, qui étaient considérés comme étant des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association [κοινωνία], afin que nous allassions vers les nations, et eux vers la circoncision ».
Dans les Écritures, il est clair que l’acceptation des Évangiles est également une forme de communion, et nous allons offrir trois passages qui confirment cette affirmation. Premièrement, Philippiens 1:3–5, où Paul écrit :
« Je rends grâce à mon Dieu pour tout le souvenir que j’ai de vous, dans chacune de mes supplications, faisant toujours des supplications pour vous tous, avec joie, à cause de la part [κοινωνία] que vous prenez à l’évangile depuis le premier jour jusqu’à maintenant ».
Puis Philippiens 3:10, où il déclare :
« . . . pour le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la camaraderie [κοινωνία] de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort . . . ».
Notre exemple final se trouve en Philémon 6 :
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« . . . en sorte que la communication [κοινωνία] dans ta foi opère en reconnaissant tout le bien qui est en nous à l’égard du Christ Jésus ».
Le motκοινωνία(Strong n° 2842) est traduit trois fois parcommuniondans la KJV. Premièrement en II Corinthiens 6:14 :
« Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules ; car quelle participation [μετοχή,metokhé, n° 3352] y atil entre la justice et l’iniquité ? et quelle communion [κοινωνία] entre la lumière et les ténèbres ? ».
Puis en II Corinthiens 13:13 :
« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, et l’amour de Dieu, et la com munion [κοινωνία] du Saint Esprit, soient avec vous tous ».
Dans ces deux premiers exemples oùκοινωνίαest traduit parcommuniondans la KJV, le mot ne peut vouloir dire quecamaraderie, comme nous avons vu la KJV le traduire ainsi en tant d’autres endroits (en fait, le mot traduit parcamaraderie dans la KJV en II Corinthiens 6:14 estμετοχή, un synonyme). Dès lors, nous de vons reconnaître que la signification deκοινωνίαestcamaraderie, et ce mot n’est jamais utilisé dans les Écritures pour décrire ou définir un rituel formel. C’est la prêtrise païenne de l’ancienne Rome qui avait adopté l’idée de sacramentalisme pour l’introduire dans le Christianisme, avec ou à partir des premiers Judaïseurs ; elle a transformé le sens originel de la communion : des choses partagées en com mun par les communautés Chrétiennes on est arrivé à un rituel formel dispensé dans des églises par des prêtres professionnels.
Le troisième endroit dans les Écritures oùκοινωνίαest traduit parcommunionest I Corinthiens 10:16–17. C’est le seul passage des Écritures où le motκοινωνίαest associé à du pain et à du vin :
« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’estelle pas la commu nion [κοινωνία? Le pain que nous rompons, n’estil] du sang du Christ pas la communion [κοινωνία] du corps du Christ ? Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain ».
Le mot « participons » dans ce passage vient d’un autre mot grec,μετέχω(metékho, Strong n° 3348), qui signifie simplementavoir ensemble.
L’ensemble de l’Israël Chrétienne a communion avec le Christ, parce que le corps et le sang réels du Christ ne sont pas le pain et le vin mais les enfants d’Israël eux mêmes, et la communion est la camaraderie qu’ils devraient avoir les uns avec les autres. Le pain et le vin sont le but de la communion, qui est la camaraderie, que les membres du Corps du Christ doivent avoir les uns avec les autres. Paul explique cette camaraderie en I Corinthiens 11. Mais d’abord, voici le contexte
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historique qui permet de comprendre les paroles de Paul en I Corinthiens 11. Dans les temples païens, il était habituel, pour les participants, de faire la fête avec gloutonnerie et ivresse, et toutes sortes de lascivités et d’actes immoraux accom pagnaient typiquement cette gloutonnerie. De nombreux Chrétiens de Corinthe avaient été païens précédemment, et ils amenèrent les pratiques païennes festives dans les assemblées Chrétiennes.
Paul écrivait dans I Corinthiens 11:17–21 :
« Or en prescrivant ceci, je ne je ne vous loue pas, – c’est que vous vous réunissez, non pas pour votre profit, mais à votre détriment. Car d’abord, quand vous vous réunissez en assemblée, j’entends dire qu’il y a des divisions parmi vous, et je le crois en partie ; car il faut aussi qu’il y ait des sectes parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient ma nifestes parmi vous.Quand donc vous vous réunissez ensemble, ce n’est pas pour manger le souper du Seigneur: car lorsqu’on mange, chacun prend par avance son propre souper, et l’un a faim, et l’autre s’enivre ».
Cette festivité que décrit ici Paul est un reste de pratique païenne provenant des temples.
Paul déclare ensuite, en réponse à ces festivités :
«N’avezvous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisezvous l’assemblée de Dieu, et faitesvous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous diraije ? Vous loueraije ? En cela, je ne vous loue pas ».
L’église n’était pas rassemblée pour le Souper du Seigneur. La communion de vait donc être conduite en dehors de l’assemblée. Alors pourquoi les Chrétiens commencèrentils à aller à l’église pour la communion ? Paul se prépare à décrire la camaraderie du Corps du Christ, mais cela ne signifie pas qu’elle doit se tenir dans l’assemblée, puisqu’il vient juste de leur dire qu’ils devraient manger et boire dans leurs propres maisons.
Il continue :
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« Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : “Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi”. De même il prit la coupe aussi, après le souper, en disant : “Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi”. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ».
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Le Christ fit ces choses lors d’un souper de Pâque, préparé dans une maison privée, lors d’un diner avec ses amis et sa famille, qui étaient Ses associés. Le mot pour « souper » au verset 25 est le verbe grecδειπνέω(deipnéo, Strong n° 1172), qui signifieprendre le repas principal de la journée. Paul, faisant référence au repas de la Pâque que le Christ célébra avec Ses disciples, utilisa sans aucun doute un verbe approprié. Mais Paul dit à ces Chrétiens de faire ces choses dans leurs maisons et pas dans l’assemblée. Le contexte n’a pas changé depuis les versets 20 et 22, où Paul s’attend à ce que ces actions soient faites à domicile et pas dans une assemblée Chrétienne.
Notez que Paul dit au verset 26 : « Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ». Paul dit cela après qu’il leur a demandé de manger dans leurs maisons. Ceci ne se réfère pas seulement à un quelconque diner du dimanche ou même à un repas de la Pâque. Au contraire, « toutes les fois que vous mangez » signifie que tout repas qu’un Chrétien partage avec sa famille ou avec ses amis devrait être dédié à la mémoire du Christ. En ce qui concerne l’assemblée Chrétienne, Paul explique pourquoi les Chrétiens devraient se rassembler dans une assemblée, en I Corinthiens 14:26, où il dit :
« Qu’estce donc, frères ? Quand vous vous réunissez, chacun de vous a un psaume, un enseignement, a une langue, a une révélation, a une interprétation : que tout se fasse pour l’édification ».
La seule conclusion à l’explication de Paul est la suivante : les Chrétiens ne se rassemblent pas dans des assemblées pour une communion : au contraire, ils ont leur communion dans leurs maisons.
Dans la dernière partie du chapitre 11 de I Corinthiens, dans les versets 27 à 33, Paul continue en déclarant aux Corinthiens qu’ils doivent rester séparés et ne pas manger avec quelqu’un ne méritant pas la camaraderie. Il conclut alors en disant :
« Ainsi, mes frères, quand vous vous réunissez pour manger, attendez vous l’un l’autre ».
Mais cette déclaration ne remet pas en cause ce que Paul a déjà dit auparavant, à savoir que « Quand donc vous vous réunissez ensemble, ce n’est pas pour manger le souper du Seigneur », et « N’avezvous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? ». Nous voyons donc que la camaraderie Chrétienne est une chose qui doit se passer en dehors des rassemblements réguliers de l’assemblée, qui sont destinés à une édification spirituelle.
Tout ceci devrait prouver sans le moindre doute qu’il n’existe pas de rituel de com munion valide. L’exemple que donne le Christ consistait à partager un repas de la Pâque dans une maison privée en compagnie de sa famille et de ses amis, et c’est
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également ce qu’affirme Paul : nous devrions manger et boire en Sa mémoire, à la maison et pas dans des églises. Le rituel est une invention de la prêtrise profes sionnelle, et rien de plus.
Nous noterons en passant quelque chose sur le fait de manger avec des étrangers, car Paul fait également une remarque à ce sujet en I Corinthiens 11. En réalité, il y a trois endroits dans le Nouveau Testament qui nous permettent de démontrer que nous ne devons pas manger en compagnie d’étrangers à notre foi ou à notre race.
Le premier de ces passages se trouve dans l’épître de Jude, où celuici mentionne des « taches dans vos fêtes de charité, faisant avec vous des festins sans crainte, se repaissant euxmêmes ». Dans ce contexte, Jude ne parle pas des enfants de Dieu mais de « certains hommes qui se sont glissés ». Nous avons ensuite le chapitre 2 de l’épître de Pierre, où celuici discute de certaines « bêtes sans raison, animales, nées pour être prises et détruites », qui « parlent injurieusement dans les choses qu’ils ignorent et qui périront totalement dans leur propre corruption, [. . .] des taches et des souillures, s’abandonnant aux délices de leurs propres tromperies tout en faisant des festins avec vous ; ayant les yeux pleins d’adultère et incapables de cesser de pécher ». Il les appelle ensuite des « enfants de malédiction ». Comme Jude, Pierre parle également de ceux qui s’infiltrent dans du Corps du Christ, ceux à propos desquels le Christ Luimême disait qu’ils « ne sont pas de mon troupeau ».
Le troisième exemple se trouve en I Corinthiens 11, à partir du verset 27. Mais du fait que la traduction de la KJV est tellement mauvaise en ce qui concerne ces versets particuliers, je les lirai d’après la traduction du Nouveau Testament de Christogenea :
« Par conséquent, quiconque mangeant le pain ou buvant la coupe du Prince indignement sera redevable du corps et du sang du Prince. Mais un homme doit se distinguer luimême, et qu’ainsi on le laisse manger le pain et boire à la coupe. Car celui qui mange et qui boit, ne distin guant pas le corps, mange et boit sa propre condamnation. Pour cette raison, il y a parmi vous beaucoup de faibles et de malades, et beau coup se sont endormis. Si donc nous nous sommes distingués nous mêmes, peutêtre ne seronsnous pas jugés. Mais, étant jugés par le Prince, nous sommes disciplinés, afin que nous ne soyons pas condam nés avec la société. Par conséquent, mes frères, en vous rassemblant pour manger, vous vous attendez l’un l’autre ».
Il existe deux verbes importés du grec dans ce passage :κρίνω(krino) etδιακρίνω (diakrino). Le premier signifie communément « juger », tandis que le second si gnifie « distinguer, faire une distinction ». La KJV traduit correctement le verbe, « distinguant », au verset 29, mais ensuite les traducteurs ont fait une sérieuse
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2 erreur, au verset 31, où le verbe aurait dû être traduit pareillement . Ne pas dis cerner le Corps du Christ dans ces contextes, c’est confondre les taches dans nos fêtes de charité avec les membres légitimes du Corps, et les Chrétiens sont encore plus coupables de cette erreur aujourd’hui qu’ils ne l’ont jamais été.
La vraie communion Chrétienne, ce sont les choses que les hommes Chrétiens ont en commun. Nous avons cité Actes chapitre 2 brièvement un peu plus haut dans cette présentation. Voici une citation plus complète, où Luc décrit l’assemblée qui réunissait les apôtres lors de la première Pentecôte Chrétienne :
« Et ils persévéraient dans la doctrine et la communion [κοινωνία] des apôtres, dans la fraction du pain et les prières. Et toute âme avait de la crainte ; et beaucoup de prodiges et de miracles se faisaient par les apôtres. Et tous les croyants étaient en un même lieu, et ils avaient toutes choses communes [κοινός, Strong n° 2839] ; et ils vendaient leurs possessions et leurs biens, et les distribuaient à tous, selon que quelqu’un pouvait en avoir besoin. Et tous les jours ils persévéraient d’un commun accord dans le temple ; et, rompant le pain dans leurs maisons, ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Yahweh, et ayant la faveur avec tout le peuple. Et le Maître ajoutait tous les jours à l’assemblée ceux qui devaient être sauvés ».
Le mot grecκοινόςsignifie principalement « commun, partagé en commun . . . com mun à tout le peuple », et dès lors nous voyons que, réellement, la communion Chrétienne [κοινωνία] est ce qui est partagé en commun [κοινός] par les hommes Chrétiens. Ce même concept est une fois encore pleinement évident en Actes 4:32, où il est dit :
« Et la nul ne toutes
multitude de ceux qui avaient cru était un cœur et une âme ; et disait d’aucune des choses qu’il possédait, qu’elle fût à lui ; mais choses étaient communes [κοινός] entre eux ».
Un autre exemple d’acte de communion Chrétienne, plus immédiat encore, est trouvé lorsque Paul était à bord de ce bateau qui s’échoua et qui était condamné à couler. Cet évènement est décrit en Actes 27. Paul exhorte ses compagnons à bord et les encourage à prendre de la nourriture. C’est un petit exemple de simple communion, le partage de nourriture en commun. Il est écrit (versets 33–37) :
« Et en attendant que le jour vînt, Paul les exhortait tous à prendre de la nourriture, disant : C’est aujourd’hui le quatorzième jour que vous passez à jeun, dans l’attente, sans avoir rien pris ; c’est pourquoi je vous exhorte à prendre de la nourriture, car cela est nécessaire pour votre conservation ; car pas un cheveu de la tête d’aucun de vous ne périra. Et
2. La KJV et de nombreuses versions jugions. . » au lieu de lanousmêmes . distingués(NDT).. . » nousmêmes .
françaises traduisent le verset 31 par traduction plus correcte : « Si donc
« Mais si nous nous nous nous sommes
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