LES APPUIS DE LA FRANCE ET DE LA COMMISSION EUROPÉENNE AUX ...
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DIRECTION GÉNÉRALE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE ET DU DÉVELOPPEMENT
LES APPUIS DE LA FRANCE ET
DE LA COMMISSION EUROPÉENNE
AUX ÉCOLES AFRICAINES
DE STATISTIQUE
Évaluation rétrospective (1994-2002)
RÉALISÉE PAR :
Planistat
Gérard GIÉ
Renaud DECOSTER
avec la collaboration de
Cécilia BERNE
Neil DOURMASHKIN
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Ce rapport est un document interne établi à la demande du ministère des Affaires étrangères.
Les analyses et commentaires développés n’engagent que leurs auteurs et ne constituent pas
une position officielle.
Tous droits d’adaptation, de traduction et de reproduction par tous procédés, y compris la photocopie et
le microfilm, réservés pour tous les pays.
Photo de couverture :
Vue générale de l’amphithéâtre
de l’ENSEA d’Abidjan
© Ministère des Affaires étrangères, 2003
ISNN : 1249-4844
ISBN : 2-11-094154-5
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
ACP Afrique, Caraïbes et Pacifique
ADETEF Assistance au développement des échanges en technologies économiques et financières
AFRISTAT Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (Bamako, Mali)
ASAD Analyse statistique appliquée au développement
AT Assistant technique
BAD Banque africaine de développement
BCEAO Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest
CDG Carl Duisberg Gesellschaft e.V. (Munich)
CE Commission européenne
CEPED Centre Français sur la Population et le Développement
CEMAC Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale
CERMEA Cellule ...

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DIRECTION GÉNÉRALE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE ET DU DÉVELOPPEMENT LES APPUIS DE LA FRANCE ET DE LA COMMISSION EUROPÉENNE AUX ÉCOLES AFRICAINES DE STATISTIQUE Évaluation rétrospective (1994-2002) RÉALISÉE PAR : Planistat Gérard GIÉ Renaud DECOSTER avec la collaboration de Cécilia BERNE Neil DOURMASHKIN MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES Ce rapport est un document interne établi à la demande du ministère des Affaires étrangères. Les analyses et commentaires développés n’engagent que leurs auteurs et ne constituent pas une position officielle. Tous droits d’adaptation, de traduction et de reproduction par tous procédés, y compris la photocopie et le microfilm, réservés pour tous les pays. Photo de couverture : Vue générale de l’amphithéâtre de l’ENSEA d’Abidjan © Ministère des Affaires étrangères, 2003 ISNN : 1249-4844 ISBN : 2-11-094154-5 SIGLES ET ABRÉVIATIONS ACP Afrique, Caraïbes et Pacifique ADETEF Assistance au développement des échanges en technologies économiques et financières AFRISTAT Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (Bamako, Mali) ASAD Analyse statistique appliquée au développement AT Assistant technique BAD Banque africaine de développement BCEAO Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest CDG Carl Duisberg Gesellschaft e.V. (Munich) CE Commission européenne CEPED Centre Français sur la Population et le Développement CEMAC Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale CERMEA Cellule d’Étude et de Recherche en Micro et Macro-Économie Appliquées CESD Centre Européen de Formation des Statisticiens Économistes des pays en voie de Développement CODESA Conférence des directeurs des écoles de statistique africaines COMSTAT Programme d’appui de la COMmission européenne à la formation des STATisticiens africains DCT Direction du Développement et de la Coopération Technique DE Directeur des Études DEA Diplôme d’Études Approfondies DERA Département des Études et de la Recherche Appliquée (Cameroun) DESS Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées Diaper DIAgnostic PERmanent - Programme Régional « Amélioration des Instruments du Diagnostic Permanent pour la Sécurité Alimentaire Régionale » DG EAC Direction générale de l’éducation et de la culture (Directorate-General for Education And Culture) DG DEV Direction Générale du DEVeloppement DIAL Développement et Insertion Internationale (Paris) DPS Direction de la Prévision et de la Statistique (Sénégal) DSD Département de la Statistique et de la Démographie (ENEA, Dakar) EASTC Eastern African Statistical Training Centre (Dar es Salaam, Tanzanie) ECOLOC Programme de relance des ECOnomies LOCales en Afrique de l’Ouest Egide Centre français pour l’accueil et les échanges internationaux Évaluation rétrospective des écoles africaines de statistique 3 2003 ENEA École Nationale d’Economie Appliquée (Dakar) ENSAE École Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique (France) ENSEA École Nationale Supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée (Abidjan) EPS Éducation Physique et Sportive FCFA Franc CFA FED Fonds Européen de Développement FMI Fonds monétaire international FNUAP Fonds des Nations Unies pour la Population FSP Fonds de Solidarité Prioritaire GENES Groupe des Écoles Nationales d’Économie et Statistique (ENSAE, ENSAI, CREST & CEPE) IAMSEA Institut Africain et Mauricien de Statistique et d’Économie Appliquée (Kigali) INS Institut Statistique National INSEE Institut National de la Statistique et des Études Economiques (France) IRD Institut de Recherche pour le Développement (ex-ORSTOM) ISAE Institute for Statistics and Applied Economics (Makerere University, Kampala, Ouganda) ISE Ingénieur Statisticien Économiste ISPEA Institut de Statistique de Planification et d’économie appliquée (aujourd’hui ISSEA) ISSEA Institut Sous-régional de Statistique et d’Économie Appliquée (Yaoundé) ISSER Institute of Statistical, Social and Economic Research (Legon, Ghana) ITS Ingénieur des Travaux Statistiques IUT Institut universitaire de technologie MAE Ministère des affaires étrangères (France) ONG Organisation Non Gouvernementale PALOP Pays Africains de Langue Officielle Portugaise PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement PROSMIC Programme Statistique Minimum Commun RSS Royal Statistical Society (Royaume-Uni) SADCC Southern Afican Development Coordination ,Conference SSN Service Statistique National UE Union Européenne UEAC Union Économique de l’Afrique Centrale UVSQ Université de Versailles Saint Quentin Évaluation rétrospective aux écoles africaines de statistiques 4 2003 SOMMAIRE RÉSUMÉ/SUMMARY....................................................................................................................7 SYNTHÈSE ......................................................................................................................................11 PREMIÈRE PARTIE ............................................................................................................................15 1. LES ÉCOLES .............................................................................................................................16 1.1. ENSEA (Abidjan) ............................................................................................................... 16 1.2. ISSEA (Yaoundé)................................................................................................................. 28 1.3. Le DSD (Dakar) ..................................................................................................................46 DEUXIÈME PARTIE ...........................................................................................................................67 2. LE PROGRAMME COMSTAT ..........................................................................................68 2.1. Présentation générale .........................................................................................................68 2.2. L’action du CESD Paris dans le cadre du programme COMSTAT ............................. 71 2.3. L’action du CESD Communautaire dans le cadre du programme COMSTAT ..........72 2.4. Les bourses ..........................................................................................................................74 TROISIÈME PARTIE77 3. L’AIDE FRANÇAISE ...........................................................................................................78 3.1. L’assistance technique......................................................................................................... 78 3.2. Les bourses78 3.3. Les autres éléments de l’aide française ............................................................................. 79 QUATRIÈME PARTIE ........................................................................................................................81 4. LES RÉSULTATS ...................................................................................................................82 4.1. Les débouchés .....................................................................................................................82 4.2. Les coûts de formation .......................................................................................................87 4.3. Le corps enseignant ............................................................................................................97 CINQUIÈME PARTIE ....................................................................................................................105 5. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS .......................................................106 5.1. Conclusions ........................................................................................................................ 106 5.2. Recommandations114 ANNEXES .......................................................................................................................................119 Annexe 1. La formation en afrique anglophone....................................................................... 120 1. Cadre institutionnel ........................................................................................................ 120 2. Organisation de l’éducation et de la formation professionnelle en statistique ............... 121 Annexe 2. Présentation des experts et méthode suivie ........................................................... 124 Annexe 3. Liste des documents consultés ................................................................................. 126 Annexe 4. Liste des personnes rencontrées ............................................................................. 128 Évaluation rétrospective des écoles africaines de statistique 5 2003 Annexe 5. Comité de pilotage ................................................................................................... 131 Annexe 6. Termes de référence ................................................................................................ 132 Annexe 7. Bibliographie sur le financement de l’enseignement supérieur .......................... 137 Évaluation rétrospective aux écoles africaines de statistiques 6 2003 RÉSUMÉ Objet de l’évaluation Depuis 1964, un concours commun, ouvert à tous les candidats des pays africains, est organisé sous la responsabilité du Centre Européen des Statisticiens Economistes des pays en voie de développement (CESD) de Paris. Ce système, mis en place pour l’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Éco- nomie Appliquée (ENSEA) d’Abidjan, s’applique depuis 1994 à deux autres écoles africaines, l’Institut Sous-régional de Statistique et d’Économie Appliquée (ISSEA) de Yaoundé et le Département Statisti- que de l’École Nationale d’Économie Appliquée (ENEA) de Dakar. L’appui de la France, estimé à 4,5 M€ sur la période 1994-2002, a principalement pris la forme de l’organisation du « concours commun », d’assistance technique et de bourses aux étudiants, assorties du paiement aux écoles de frais de scolarité. L’aide de la Commission Européenne, de l’ordre de 5 M€, s’est concrétisée par un projet d’appui à la formation des statisticiens africains (projet COMSTAT). Le projet initial couvrait la totalité des pays ACP. Les concours communs concernent le recrutement d’élèves à deux niveaux : les Ingénieurs Statisti- ciens-Économistes (ISE) et, depuis 1995, les Ingénieurs des Travaux Statistiques (ITS). Le rapport d’évaluation recense, sur les huit années de la période considérée, 213 diplômés ISE (+ 97 en formation en 2002/03) et 435 diplômés ITS (+ 224 en formation). Description de l’évaluation La mission, confiée au Cabinet Planistat Europe, a été effectuée par deux experts, MM. Gérard Gié et Renaud Decoster, avec l’appui de Mme Cécilia Berne et Neil Dourmashkin. Il s’agit d’une évaluation réalisée conjointement avec Eurostat. L’évaluation a été menée en quatre phases : une étude préliminaire, suivie de missions à Abidjan, Dakar et Yaoundé, fin avril 2003. Des questionnaires ont été remis, complétés par une courte étude documen- taire sur la situation en Afrique anglophone. La phase de synthèse s’est conclue par une version défini- tive après avoir recueilli les avis des membres du comité de pilotage. Le rapport, publié dans la collection « évaluations » (en français uniquement), est disponible sur simple demande. Il sera consultable également sur le site www.france.diplomatie.fr Constatations La situation des trois écoles est différente sous de nombreux aspects. — L’ENSEA (Abidjan) est pour tout le monde le prototype d’école d’excellence. Le rapport attire cependant l’attention sur l’instabilité du corps professoral et sur les problèmes financiers que l’école Évaluation rétrospective des écoles africaines de statistique 7 2003 risque d’affronter au cours des prochaines années à cause de projets de développement ambitieux de ses activités. — La situation de l’ISSEA (Yaoundé) est paradoxale : d’une part son budget de fonctionnement est en très forte augmentation (avec l’ouverture d’une section ISE), d’autre part ses locaux et équipements sont vétustes et insuffisants. On y relève une forte concentration des étudiants : 3 sur 4 étant Came- rounais. L’ouverture d’une formation ISE à Yaoundé n’a fait l’objet que d’études préliminaires som- maires ; elle ne semble pas devoir être remise en cause car les besoins existent. — La situation du DSD (Dakar) est problématique. Son budget est de très loin le plus faible, et le plus dépendant de l’aide par l’intermédiaire des frais de scolarité. Il ne semble pas possible d’assurer la pérennité de cette formation dans le cadre institutionnel actuel. La solution envisagée – création d’une Ecole de statistique de démographie et d’économie appliquée associée à l’Institut National de la Statis- tique reste conditionnée par la transformation de la Direction de la Prévision et de la Statistique en INS autonome. Elle est étudiée dans le cadre de l’aide française. Se poseront dès lors le problème des res- sources financières que le Sénégal devra affecter à cette école, ainsi que celui des locaux. Principales conclusions L’évaluation globale de l’aide apportée par la France et la Commission européenne est positive : — Le système du concours commun a permis le maintien d’un recrutement sélectif, qui est reconnu comme une des raisons principales de la réussite des écoles. La grande majorité des diplômés a rejoint les systèmes statistiques nationaux et travaille comme statisticien. Les situations sont toute- fois diverses selon les Etats, en fonction du marché du travail. — Le système des bourses, bien que contraint par le nécessaire respect des résultats du concours, a per- mis de compenser partiellement le déséquilibre dans le recrutement national des étudiants. Ce désé- quilibre reste néanmoins très fort. Des mesures ont été prises pour remédier à cet état de chose, comme par exemple des actions de préparation au concours engagées dans six Etats. — L’appui matériel, institutionnel et financier (par le biais des frais de scolarité et d’encadrement péda- gogique) aux écoles a été important et suffisamment flexible pour faire face aux changements de situation ; il a permis de pallier les insuffisances de financement, en particulier à Dakar. — L’assistance technique a eu un rôle positif sur la qualité de l’enseignement, même si on peut regret- ter qu’elle ait la plupart du temps joué un rôle de substitution, plus que de formation. La situation du corps enseignant est très variable d’une école à l’autre. Principales recommandations — Poursuivre l’appui de la France et de la Commission européenne pour une nouvelle période de 5 ans, en se donnant les moyens de suivre les progrès des écoles vers une autonomie financière accrue. Le mécanisme des frais de scolarité devrait être réorienté vers la constitution d’un fonds patrimonial. — Vérifier que les activités annexes développées procurent aux écoles des ressources « nettes » en les séparant budgétairement et institution-nellement des activités de formation de base. — Instaurer des droits de scolarité pour les ressortissants des Etats qui ne contribuent pas au finance- ment des écoles. — Mettre en place au sein des écoles une comptabilité analytique simple adaptée à l’objectif du suivi des coûts budgétaire de formation. Cette comptabilité devrait permettre d’élaborer des indicateurs sur les coûts des différentes filières et activités. — Créer un système de suivi des étudiants qui couvre leur scolarité et leur devenir. — Renforcer les actions en cours dans certains pays (Tchad, RCA, Mali, Sénégal Gabon et Maurita- nie), destinées à mieux préparer les candidats au concours, pour lutter contre le fort déséquilibre constaté entre les pays dans la formation des cadres statisticiens, il faudrait élargir la coopération avec d’autres zones linguistiques, en particulier en Afrique de l’Ouest. Évaluation rétrospective aux écoles africaines de statistiques 8 2003 SUMMARY Purpose of the evaluation Since 1964, a common entrance exam open to candidates from all African countries, has been organised by the European Training Centre for Economic Statisticians from Developing Countries (CESD) in Paris. This system, which was established for the National School of Statistics and Applied Economics (ENSEA) of Abidjan, has also applied to two other African schools since 1994: the Sub-regional Insti- tute of Statistics and Applied Economics (ISSEA) of Yaounde and the National School of Applied Eco- nomics (ENEA) of Dakar. French support, estimated at €4.5 million during the period from 1994-2002, was mainly through the organisation of “common entrance exam”, technical assistance and student grants along with the pay- ment of school fees. EU support, which came to €5 million, materialised through a support project for training African statisticians (COMSTAT project). The initial project covered all ACP countries. The common entrance exams concern the recruitment of students at two levels: “Ingénieurs Statisti- ciens Economistes” (ISE) on Master’s level and since 1995, “Ingénieurs des Travaux Statistiques” (ITS) on Bachelor’s level. The evaluation report counts, over the eight years in question, 213 ISE gra- duates (+ 97 in training in 2002/03) and 435 ITS graduates (+224 in training). Evaluation Description The task given to Planistat Europe was carried out by two experts, Mr Gérard Gié and Mr Renaud Decoster, with support from Ms Cécilia Berne and Mr Neil Dourmashkin. This evaluation was carried out in conjunction with Eurostat. The evaluation was carried out in four different stages: a preliminary study, followed by missions in Abidjan, Dakar and Yaounde, at the end of April 2003. Questionnaires were handed out and comple- mented by a short documentary study on the situation in English-speaking Africa. The summarising phase ended with a definitive version after receiving opinions from steering committee members. The report, published in the evaluation collection (in French only) is available on request. It will also be available on the Internet site: www.france.diplomatie.fr Findings The situation of the three schools is different from several points of view. — The ENSEA in Abidjan is, for everyone, the prototype of a school of excellence. The report however highlights the instability of the teaching body and the financial problems that the school may have to face over the next few years because of ambitious development projects for its activities. Évaluation rétrospective des écoles africaines de statistique 9 2003 — The situation of the ISSEA in Yaounde is paradoxical: on the one hand its working budget is greatly increasing (with the opening of an ISE section), on the other hand its premises and equipment are decrepit and inadequate. There is a large number of students, three-quarters of whom are from Cameroon. Only very brief preliminary studies were carried out before starting an ISE training course in Yaounde. This course should not however be questioned as the need for it does exist. — The situation of the DSD (department of statistics and demographics) in Dakar is a problem. It bud- get is by far the smallest, and the most dependent on support though school fees. It does not seem possible to ensure the continuity of this course within the current institutional framework. The plan- ned solution – that of creating a school of statistics, demographics and applied economics associa- ted with the INS (national statistics institute) is on condition that the DPS (forecasting and statistics directorate) be transformed into an autonomous INS. This solution is being studied in the fra- mework of French assistance. Then the issue of Senegal’s providing financial resources and premi- ses for this school will be raised. Main conclusions The overall evaluation of French and EU support is positive: — The system of the common entrance exam has allowed to maintain selective recruitment which is recognised as one of the main reasons for the schools’ success. The greater majority of graduates have joined national statistical systems and work as statisticians. The situations vary however, according to States and job markets. — The grants system, although bound by the necessary respect of entrance exam results, has allowed the imbalance in the national recruitment of students to be corrected somewhat. This imbalance remains strong however. Certain measures have been taken to remedy this, such as entrance exam preparation in six States. — Material, institutional and financial support (through school fees and teaching supervision) for scho- ols has been great and flexible enough for situational changes to be taken into account; it has allowed to overcome the lack of finance, in Dakar in particular. — Technical assistance has played a positive role in teaching quality, even if it has mostly played a role of substitution rather than one of training. The situation of teaching bodies varies greatly from one school to another. Main Recommendations — Continuing French and EU support for another five-year period, while offering the means to moni- tor schools’ progress towards increased financial autonomy. The system of school fees should be re- directed towards the establishment of a grant. — Ensuring that the related activities developed allow schools to obtain “net” resources by separating them from the basic training activities on a budget and institutional basis. — Introducing school fees for nationals from States that do not contribute to financing these schools. — Establishing simple analytical accountancy within schools that is adapted to the objective of moni- toring budgetary training costs. This accountancy should allow for indicators to be drawn up on the cost of different courses and activities. — Creating a system of monitoring students that covers their schooling and development. — Strengthening actions underway in certain countries (Chad, CAR, Mali, Senegal, Gabon and Mauri- tania), intended to better prepare candidates for the entrance exams in order to combat the strong imbalance noted between countries regarding training for executive statisticians. — Increasing co-operation with other language zones, in particular in West Africa. Évaluation rétrospective aux écoles africaines de statistiques 10 2003