Les derniers résultats des fouilles de Salone - article ; n°1 ; vol.24, pg 125-137
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Mélanges d'archéologie et d'histoire - Année 1904 - Volume 24 - Numéro 1 - Pages 125-137
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1904
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Langue Français

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Jacques Zeiller
Les derniers résultats des fouilles de Salone
In: Mélanges d'archéologie et d'histoire T. 24, 1904. pp. 125-137.
Citer ce document / Cite this document :
Zeiller Jacques. Les derniers résultats des fouilles de Salone. In: Mélanges d'archéologie et d'histoire T. 24, 1904. pp. 125-137.
doi : 10.3406/mefr.1904.6317
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1904_num_24_1_6317LES DERNIERS RESULTATS DES FOUILLES
DE SALONE
(Cf. planche II)
L'exploration méthodique des ruines de la basilique urbaine
ou basilique episcopale de Salone, entreprise en 1902, s'est con
tinuée et a été menée presque jusqu'à son ternie en 1903. Les
résultats obtenus dès la première année avaient été assez remar
quables pour qu'on ait cru utile d'en donner dans les Mélanges (1)
un premier résumé ; on y exposait les conclusions archéologi
ques et historiques qu'il était déjà possible d'en tirer et qui
présentent pour l'étude de l'antiquité chrétienne en Dalmatie
un réel intérêt.
La seconde campagne de fouilles a complété ces résultats
et confirmé ces conclusions. Le dégagement presque intégral de
la basilique episcopale a fait reconnaître en elle un monument
plus important et plus intéressant encore en lui-même qu'on
n'avait d'abord pu l'imaginer et achevé sans doute en même
temps de convaincre ceux qui espéraient y découvrir quelques
souvenirs des origines apostoliques de l'Eglise salonitaine que
ce n'était pas encore là qu'on les pourrait trouver.
I.
La basilica urbana de Salone, dont on connaît aujourd'hui
les dimensions exactes, le narfchex (X sur le plan) (2) ayant été
(1) Mélanges d'archéologie et d'histoire, t. XXII Ί902),. pp. 429 seq.
(2) Je dois ce plan à l'amicale obligeance de M. Prost, pension
naire de l'Académie de France à Borne, qui l'a exécuté d'après celui
qu'avait publié le Uu/leitiuo di Storia e Archeologia Dalmata, l'JOii,
tav. VI.
Mélanges d'Ardi, et d'Hint. l!)»4. 10 LES DERNIERS RÉSULTATS DES FOUILLES DE SALONE 126
partiellement dégagé, s'étendait sur une longueur de 58"', 20 et
une largeur de 28m (1). Le narthex figure dans le total de la
longueur pour 5m,90. θα ne sait encore s'il était précédé d'un
atrium (2).
L'intérieur de l'église était divisé en trois nefs, une nef cen
trale de 17m de large et deux nefs latérales de 5m,50v la nef
centrale se terminant par une abside. Ces trois nefs étaient s
éparées par deux rangées de colonnes ; on sait maintenant que
celles-ci étaient au nombre de douze dans chaque rangée. On
pénétrait évidemment de l'extérieur dans le narthex par une
porte centrale, dont la position précise n'a pas été relevée
jusqu'ici. Mais on sait qu'on y accédait aussi par le côté nord
au moyen d'un escalier (E) qui dqfccendait du consignatorium (3)
établi à un niveau plus élevé. Une large porte (P) conduisait
du narthex dans la nef centrale et deux autres plus petites (Pt P2)
dans les nefs latérales (4). Trois portes de côté ouvraient dans
la nef latérale de gauche: l'une (11 x) la mettait en communic
ation avec le baptistère, une seconde (Γ1 2) avec une dépendance
encore mal identifiée de celui-ci, peut-être une salle destinée aux
(1) Bulic, Bull. Daim., 1903, p. 80.
(2) La basilique episcopale de Salone était ainsi plus grande qu'au
cune des cathédrales actuelles de Dalmatie : je ne parle pas de celle
de Spalato, qui n'est autre chose que l'ancien mausolée de Dioclétien,
hexagonal à l'extérieur et rond au-dedans; la petite cathédrale de
Cattaro, Saint-Trj'phon, a, hors-d'oeuvre, 35m,50 de long et 19m de large;
celle de Raguse, Santa-Maria- Assunta, 40rn,30 de et 25 de
Saint-Prosper de Lesina, 42™ de long et 23 de large; Saint-Michel de
Sebenico, 39m, 30 de long et 15m,75 de large, et Sainte-Anastasie de
Zara, oOm,50 de long et 21m,30 de large.
(3) Endroit, voisin du Baptistère, où les nouveaux baptisés rece
vaient la Confirmation.
(4) On n'avait encore reconnu, lorsque j'ai visité les fouilles, que
celle de la nef gauche ; il est peu douteux que les deux nefs latérales
eussent chacune leur entrée symétriquement disposée. DERNIERS RÉSULTATS DES FOUILLES DE SALONE 127 LES
catéchumènes (1), une troisième (II,,) enfin avec une sorte de cou
loir relié lui-même à cette salle. Nouvelle porte à l'extrémité
de la nef Q?), par laquelle on entrait à la prothesis (A), l'en
droit où les fidèles apportaient les offrandes destinées au culte.
Le dégagement de la nef droite n'était pas en dernière heure
assez complètement avancé pour qu'il fût possible de se rendre
compte de la position des portes qui pouvaient y donner accès.
On y a toutefois constaté, à peu près en face de la troisième
porte latérale de la nef gauche, l'existence d'un passage reliant
la basilique à d'autres constructions encore inexplorées, qui fai
saient certainement partie de V c/jiscopkiin ou habitation de
l'évêque.
Le pavage de la basilique semble bien avoir été d'abord
entièrement de mosaïque, que remplaça ensuite un dallage ; dans
le narthex, il ne fut peut-être jamais formé que de grandes
dalles de pierre.
Mais les deux découvertes les plus intéressante» accomplies
dans le courant de l'an dernier sont celles qui regardent l'abside
et les deux locaux séparés qui terminaient chacune des nefs la
térales, la prothesis d'un côté et le d/inkonikon de l'autre.
Le diakonikon (ri), qui correspond à peu près à ce que nous
appellerions aujourd'hui la sacristie puisqu'on y conservait les
vêtements sacerdotaux et les objets nécessaires au culte, occu
pait l'extrémité de la nef droite ; il faisait ainsi cette dernière
plus courte que la nef gauche, qui s'allongeait librement jusqu'à
la hauteur de la corde de l'abside. Séparé de la nef qu'il ter
minait par un mur (de) dans lequel n'était pratiqué aucune
porte, le diakonikon communiquait directement avec le dehors
par une porte (px) percée dans le mur opposé et qui permet-
(V) Hypothèse de Mgr Bu lie, Bull. Daim., 1902, p. K(-\; « Forse...
scuola elei neofiti, dei cateHmmeni, catechumeneum ». LES DERNIERS RÉSULTATS DES FOUILLES DE SALONE 128
tait apparemment de passer dans V episcoptum ; il s'ouvrait d'autre
part largement sur le presbyte rium (XXj YYt Z), l'espace qui
entourait l'autel (vers C) et où se tenait une partie au moins
du clergé pendant l'Office divin.
Au contraire la prothesis, selon l'usage le plus ordinaire,
était isolée du presbyterium et l'on n'y accédait qu'en franchis
sant la porte (p) disposée dans le mur terminal de la nef gauche;
cette porte correspondait à celle du diakonïkon, de sorte qu'exté
rieurement la basilique proprement dite était caractérisée par
une symétrie à peu près parfaite. La prothesis était donc à vrai
dire en dehors de la basilique, et pour y parvenir on traversait
encore, une fois sorti de la nef septentrionale, une sorte de ves
tibule (Y), d'où l'on tournait à droite par un large passage (V,)
plutôt que par une véritable porte. Au milieu de la prothesis
on a retrouvé la petite colonne (c) qui soutenait la table des
tinée à recevoir les offrandes liturgiques des fidèles.
L'abside présente une particularité qui n'est pas absolument
rare, mais qui vaut d'être signalée : c'est que le presbyterium,
placé vers l'extrémité de la nef centrale, se terminait lui-même
dans le fond de l'église par une petite abside (ab) concentrique
à la grande. Cette abside interne n'était pas constituée par un
mur plein: la partie inférieure du mur, qu'on a découverte,
témoigne qu'il était de trop faible épaisseur pour avoir une
telle importance : c'était un simple soubassement supportant év
idemment des colonnes, de sorte que cette petite abside était à
jour. L'espace compris entre les colonnes et le mur de la grande
abside formait ainsi une galerie demi-circulaire ou ambulacre,
selon une disposition qui se retrouve dans quelques autres églises
de Ja même époque, notamment à la Basilica Severiana de Na
ples (1). Grâce à l'ouverture des arcades, une partie des fidèles ou
(L) Cf. Holtzinger, Die altchris tlic 'he, Architektur, p. 79, fig. 38;
Die altchristl. und, JJyzanMuisc.lw llaukunst, p. Hfj, fig. 103 ; Die ΈαπΙ- DERNIERS RESULTATS DES FOUILLES DE SALONE 129 LES
même du clergé, le clergé inférieur, assis sur un banc circulaire dont
on a retrouvé la trace (a fi) le long da mur de l'abside, pouvait suivre
ce qui se passait sur le presbyterium. Quant au trône de l'évèque,
il devait être placé à l'intérieur de la petite abside devant l'a
rcade centrale, et de chaque côté du trône d'autres sièges, sub-
sellia, servaient au clergé supérieur. La présence de ces sièges
fournit un premier argument contre l'hypothèse que le trône
episcopal eût été au fond de l'abside, par conséquent dans l'am-
bulacre, d'où il aurait également eu vue sur le presbyterium;
mais ce n'est pas le seul : car le mur soutenant les' colonnes
de l'abside intérieure, bien que très peu élevé, l'était encore
trop pour permettre le passage et l'évèque eût été contraint à
un détour inadmissible pour aller du trône à l'autel; enfin le
trône, situé ainsi, eût masqué l'inscription en mosaïque (M) que
l'on a trouvée en cet endroit et qui n'était pas faite pour être
cachée.
(Jette inscription, découverte il y a deux ans et déjà pu
bliée à plusieurs reprises (1), est fort importante par la con
firmation qu'elle apporte aux conclusions d'ordre historique aux
quelles conduit l'étude des restes de la basilique episcopale et
dont il faut maintenant reparler.
lika des Ρ an Linus zu Xola, dans la Zeitschrift für bildende Kunst von
Liitzov, XX Jahrgang, Heft fî, pp. 135 seq.; de Hossi, Bull, di Ar-
cheul. crisi., ifciHO, Uv. X-XI.
(1) Matant/es d'archéologie et d'histoire, L902, p. ■¥,>:'>', \raor,o Bui-
tettino di archeologia cristiana, 1902, p. 282; Bull. Daim., 1908, p. 71;
Anal. Boll., 1904, p. s. loO LES DEJiNlEK« RESULTATS DES FOUILLES DE SALONE
II.
L'inscription est ainsi conçue :
NOVA POST VETERA
COEPIT SYNFERIVS
ESYCHIVS EIVS NEPOS
CVM CLERO ET POPVLO FECIT
HAEC MVNERA
DOMVS XPE GRATA
TENE
Si ce texte se réfère bien à la construction de la basilique,
il en résulte que celle-ci fut édifiée par les soins de l'évoque
Sympherius et de son successeur et neveu Hesyehius.
A quelque époque qu'on attribue ces deux personnages, il
est donc certain que le monument ne date pas de leur prédé
cesseur, saint Domnius ou Domnio. C'est cela qui est intéres
sant et sur quoi il importe de revenir en quelques mots.
On a déjà eu l'occasion, en rendant compte des premiers
résultats de l'exploration de la basilique, de résumer les discus
sions qu'a soulevées l'identité de ce Domnius. Les uns voient
en lui an martyr de la persécution dioclétienne; les autres, sans
nier la réalité historique de ce martyr de Dioclétien, qui n'est
en effet pas contestable, le considèrent seulement comme le
second des évèques de Salone qui ait porté ce nom et le font
précéder deux siècles auparavant d'un Domnius Γ', qui aurait
été envoyé en Dalmatie par saint Pierre et martyrisé sous le
règne de Trajan ; ils donnent de préférence le nom de Domnius
à celui-ci et réservent pour l'autre celui de Domnio fi). Ils s'ap-
<\) ('ette distinction a, été imaginée par l'historien salonitain du
XIIIe siècle. Thomas l'Archidiacre, dans son Historia Salonitaiia. DEKNJEKS RESULTATS DES FOUILLES DE SALONE 131 LES
puient pour justifier ce système sur la " Passion „ qui relate
la vie et la mort de ce Doranius apostolique. Seulement aucune
des recensions de cette Passion n'est antérieure au XIe siècle
et toutes contiennent un certain nombre d'invraisemblances qui
interdisent de leur accorder crédit.
Or une de leurs assertions était précisément que Domnius,
prédicateur de l'Evangile à Salone dans les dernières années
du Ier siècle, y aurait édifié l'église qui serait restée par la
suite la basilique episcopale ou cathédrale de la ville. Cette
donnée, très peu vraisemblable en soi, cadre mal avec »ielle de
l'inscription précitée. Mais les tenants de l'apostolicité de l'Eglise
salonitaine, qui, battus sur presque tous les autres points, espé
raient que les découvertes à faire dans la basilique urbaine
rétabliraient la fortune de leur thèse, n'étaient pas encore après
ces premiers résultats tout h fait à court d'objections. Exposons
donc les arguments qu'ils pouvaient tenter de faire valoir et
montrons ensuite quelle réponse une exploration plus complète
et un examen plus approfondi des restes de la basilique a permis
de leur apporter.
Si la basilique, telle qu'on vient de la remettre au jour,
n'était pas l'oeuvre de Dornnius, n'était-il pas possible d'admettre
en effet qu'elle eut été précédé·; par une église plus ancienne V
I /inscription même ne tavoriserait-elle pas cette manière de voir
en parlant des " choses nouvelles faites après les choses ancien
nes „, nova post /-etera? Que la basilique episcopale de Salone,
oîuvre de Sympherius et d'Hesychius, ne soit venue qu'après
un édifice chrétien antérieur, l'hypothèse n'a rien d'invraisemb
lable, et qu'elle lui ait succédé sur son emplacement même,
cela pouvait aussi se conjecturer, sinon se démontrer. Mais cette
conjecture n'est plus permise depuis que l'on a retrouvé, sous
le presbyter inni (entre 0, /., λ, υ., ν, ι, ι), a un niveau naturel
lement inférieur à celui du pavé de la basilique, une mosaïque LES DERNIERS RÉSULTATS DES FOUILLES DE SALONE 132
représentant Sapho et les Muses: sujet païen; en cherchant les
traces d'une construction chrétienne antérieure au monument
de Sympherius, on ne rencontre donc pas celles d'une église
plus ancienne, on découvre des restes d'une maison païenne, et
ces restes paraissent dater du 11e ou du IIIe siècle. Le passage
de la vie de Donmius faisant du saint le créateur de la basi
lique episcopale se trouve donc définitivement en défaut.
D'après un autre passage, le corps du martyr, resté, après la
destruction de Salone, enfoui sous les ruines de cette même
basilique, aurait été retrouvé par le premier archevêque de Spal
ato, Jean de Ravenne, dans la chambre funéraire où il avait
été enseveli. Il parut bien vite, lorsque les fouilles furent en
train, qu'il n'y avait jamais eu sous l'église ces subterraneae
fornices et ces loculi dont parlait la " Passion „ ; ce résultat a
déjà été annoncé (1). On put pourtant croire un instant qu'il
était à contester: en arrière de l'emplacement de la mosaïque
des Muses, également sous le presbyterium, on découvrit une
fosse qui se creusait entre des restes de mur (de λ à [j. et se
prolongeant un peu en avant de ces deux points): n'était-ce pas
là une confession, la crypte décrite dans les récits de la trans
lation de saint Domnius? On se le demanda peut-être tout d'abord.
Mais un examen rapide suffit à se rendre compte qu'il n'en
était rien : l'étroitesse du fossé, le fait qu'il coupe suivant une
section irrégulière, indice d'un travail hâtif et violent, un mur
antérieur à la construction de la basilique et même à la mo
saïque des Muses, qu'il n'y a aucune trace d'un revêtement de
l'époque chrétienne et qu'on y a trouvé par contre des débris
d'âge postérieur, mêlés à ceux provenant de l'église elle-même,
notamment le bloc de pierre η , la difficulté d' y disposer un
sarcophage selon le mode ordinaire, l'absence d'escalier d'accès,
(1) Mélanges d' archéologie -t d'histoire, art. cit., p. 1H5, LES DERNIERS RESULTATS DES FOUILLES DE SALONE Voli
tout prouve qu'il n'y a jamais eu là de crypte destinée à abriter
un corps saint, mais un simple trou creusé depuis la destruction
de Salone par des paysans qui espéraient sans doute mettre la
main sur quelque trésor et comblé ensuite tant bien que mal
avec de la terre et des pierres jetées pêle-mêle au fond.
Une autre conjecture sur la présence, au moins momentanée,
du corps d'un martyr dans la basilique urbaine a d'ailleurs été
faite et également reconnue inexacte. La voici: on a vu ci-dessus
que la prothesis était précédée par une sorte de vestibule; or
on a constaté d'abord que le mur situé entre elle et ce vesti
bule n'était pas contemporain de la construction de l'ensemble
de l'édifice, ensuite qu'une petite ouverture, fenastella, avait été
ménagée dans ce mur, et il parut alors naturel d'admettre que
celui-ci avait été élevé pour placer derrière un sarcophage de
saint, sans doute lorsque, dans le courant du V" siècle, plusieurs
des sarcophages des cimetières suburbains (Virent transportes
dans la ville a lin de soustraire les corps qu'il renfermaient aux
profanations des barbares qui dévastaient le pays. .Mais même
un seul sarcophage eût été fort gênant dans la prot/œ.sis, dont
les dimensions étaient restreintes, et pourquoi y en avoir mis
un alors que les autres ne pouvaient être placés qu'ailleurs?
De plus les gens (pii pour vénérer le corps se seraient agenouillés
de l'autre côté du mur, devant la fern* stella, eussent encombré
le passage par où l'on venait de l'église. Il faut renoncer a
l'hypothèse.
Ainsi l'on n'a aucun indice qu'un corps saint ait jamais re
posé dans une partie quelconque de la basilique episcopale, et,
on l'a dit déjà, ce fait est conforme a ce que L'on sait d'un
grand nombre des églises urbaines élevées du iVr siècle au V\a
environ Cl).
^1) Mélanges d'arch. et d'hist., art. cit., p. 186 ; fiull. Daim., l'.)()H,
p. 82; Duchesne, Origines <hi culte cii/n-tien,, V éd., p. 8«7: « II ν avn.it;