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37
pages
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Français
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Documents
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1980
Description
Ce travail veut avant tout décrire les réactions des sociétés paysannes devant la dureté des temps et la pression fiscale accrue à la suite de la pénétration européenne et de ses effets indirects puis directs. Il présente une certaine typologie de ces mouvements, depuis l'acte individuel de mauvaise volonté ou de « banditisme » jusqu'à la révolte quasi-générale des tribus (celle de 1881 a servi d'exemple plutôt que l'insurrection de 1 864, déjà largement traitée par ailleurs), en passant par toute une gamme d'actions, de plus en plus élargies à mesure qu'on avance dans le XIXe siècle. A l'occasion de chacun de ces mouvements, les mobiles d'action ont été l'objet d'une attention particulière : peu ou prou de révolte de type « archaïque » (révolte mahdiste d'inspiration religieuse ou soutien à un prétendant au trône), mais essentiellement des insurrections antifiscales ou, dans le cas de celle de 1881, refus de l'Etat beylical soumis à la protection française. Autre caractéristique de ces mouvements, ils révèlent peu de clivages de type horizontal (tels que la lutte entre les propriétaires des moyens de production et les paysans prolétaires), mais plutôt des oppositions entre groupes tribaux, entre tribus et sédentaires, et, par-dessus tout, entre le monde des tribus (ou de l'hinterland) et l'Etat et ses alliés - dont les notables citadins. A une exception près (celle de Sfax, et, à la rigueur, celle de Gabès), cette situation se confirme à l'occasion de la grande et dernière révolte paysanne du XIXe siècle : celle de 1881 .
35 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Publié par
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Publié le
01 janvier 1980
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
2 Mo