2007 : année de la maladie d Alzheimer
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2007 : annØe de la maladie d Alzheimer




Le 21 septembre 2006, notre Premier Ministre, Dominique De Villepin, dØclarait que
l annØe 200 7 serait l an nØe de la maladie d Alzheimer (MA), « grande cause nationale pour notre
pays ». Cent ans aprŁs sa mise en Øvidence par Alo s Alzh eimer, cette maladie est devenue un
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Langue Français

Exrait

2007 : année de la maladie dAlzheimer Le 21 septembre 2006, notre Premier Ministre, Dominique De Villepin, déclarait que lannée 2007 serait lannée de la maladie dAlzheimer (MA), « grande cause nationale pour notre pays ». Cent ans après sa mise en évidence par Aloïs Alzheimer, cette maladie est devenue un enjeu majeur de santé publique. Il y aurait aujourdhui environ 600 000 citoyens victimes de cette maladie soit environ 1% de la population française et 6% des plus de 65 ans. Cest la cause de loin la plus fréquente des démences qui concernent plus de 900 000 français. Depuis sa découverte en 1906, et tout particulièrement depuis une trentaine dannées, les progrès dans sa connaissance sont vraiment considérables mais sa cause nest toujours pas connue et il nexiste aucun traitement des lésions qui en sont responsables. La MA est une maladie liée à une dégénérescence progressive, et pour le moment irréversible, du cerveau et particulièrement du cortex cérébral. Cest une protéinopathie liée à laccumulation sous forme de « plaques séniles » et de « dégénérescences neuro-fibrillaires », de protéines bêta amyloïde et de protéine tau anormales. Ces anomalies protéiques sont responsables de latteinte progressive du fonctionnement des neurones, puis de leur mort. La MA se manifeste par des symptômes dinstallation insidieuse et daggravation progressive qui vont être responsables dun état démentiel et de la mort. On estime à 10 ans la durée moyenne de vie du patient, mais il existe des différences interindividuelles notables et de nombreux patients âgés victimes de cette maladie décèdent dune autre affection. La maladie dAlzheimer est une maladie dont la ou les causes ne sont pas connues, sauf dans de très rares cas liés à une anomalie dun gène à elle seule responsable de la maladie. Cette forme héréditaire qui touche des sujets jeunes de moins de 50 ans, voire très jeunes, de 25 à 30 ans, est très rare. Le facteur de risque prioritaire, comme pour la plupart des maladies dégénératives du cortex cérébral, est lâge. Elle débute la plupart du temps après 65 ans et sa fréquence augmente régulièrement avec lâge. Plus on vieillit, plus on a de risques dêtre victime dune maladie dAlzheimer. Il existe également des facteurs de susceptibilité génétique qui ne sont pas encore parfaitement connus, mais il semble démontré quun sujet dont un membre de la famille a été ou est atteint de la maladie a un peu plus de risque quun sujet indemne de tels antécédents familiaux. Le sexe est aussi un facteur de susceptibilité : les femmes sont ainsi entre une fois et demie à deux fois plus touchées que les hommes. Il nexiste pas de facteur de protection parfaitement identifié etaucun médicament na fait la preuve dune réelle efficacité quant à son action sur les lésions. Il nexiste toujours pas de traitement curatif de la maladie dAlzheimer. Toutefois, des médicaments dont les effets symptomatiques sont loin dêtre négligeables, ont obtenu une autorisation de mise sur le marché. Des recherches sur laction de molécules agissant sur les mécanismes de production des protéines pathologiques et sur leur élimination sont en cours. Des essais effectués sur des souris dites transgéniques qui produisent en abondance les protéines pathologiques, ont donné de bons résultats. Leur innocuité et leur efficacité sur lhomme reste à démontrer. Limmunothérapie semble être actuellement la voie la plus prometteuse. Il sagit de donner au patient desanticorps qui attaquent la protéine bêta-amyloïde et débarrassent son cerveau des plaques séniles, une des lésions causales de la maladie. On décrit quatre stades dans lévolution de la MA : le stade pré-symptomatique ; le stade pré-démentiel ; le stade de démence légère et le stade de démence sévère.
Les lésions sinstallent au cours dustade pré- symptomatiquequaucun symptôme sans ne se manifeste. La durée de ce stade nest pas connue mais il est vraisemblable quil dure plusieurs années. Plusieurs équipes de recherche tentent de mettre au point des techniques qui permettraient de détecter linstallation des lésions dans le cerveau avant quelles ne se manifestent cliniquement. La plus prometteuse à ce jour consiste à visualiser les dépôts de protéine amyloïdeanormale dans le cerveau à laide de la neuro-imagerie. Il sagit encore de recherche et ces techniques ne sont pas encore utilisables dans le cadre de la clinique. Il ne fait aucun doute que cette recherche de marqueurs de la maladie au stade présymptomatique est très importante car elle devrait permettre  quand nous disposerons de traitement efficace sur les lésions - de combattre le processus pathologique avant quil naffecte le fonctionnement mental du patient. Austade pré-démentielplainte de, le malade se plaint de pertes de mémoire (la « mémoire »est le grand symptôme inaugural de la maladie) et de trouble du langage (il cherche ses mots), mais il reste totalement autonome et parfaitement conscient de ses troubles quil sefforce de compenser. Porter le diagnostic de MA à ce stade nest pas facile car de nombreuses autres affections neurologiques ou psychiatriques comme la dépression ou lanxiété altèrent la mémoire. Un sujet qui se plaint de sa mémoire se doit de consulter son médecin généraliste qui décidera si la plainte est inquiétante et si une consultation chez un neurologue ou un «Centre Mémoire » estnécessaire . Austade de démence légèrede la maladie, le patient présente, en plus des troubles de la mémoire et du langage qui se sont progressivement aggravés, des difficultés dorientation dans le temps et lespace, des troubles du raisonnement et du jugement et souvent déjà des modifications de ses comportements. Il prend moins dinitiative, a tendance à se désintéresser de son entourage et, fait très important, il perd progressivement la conscience de ses troubles et surtout des conséquences de ses troubles. Par exemple, un patient qui a des troubles de lorientation dans lespace dont il nest plus très conscient ne demandera pas laide dun tiers pour sortir et se perdra. A ce stade de la maladie, le patient se doit dêtre aidé pour vivre à peu près normalement. Il est nécessaire dinformer lentourage sur la maladie, son évolution,les aides à mettre en place et sur les traitements médicamenteux disponibles pour réduire la sévérité des troubles. Austade de démence sévèreles fonctions dites cognitives (mémoire, langage, toutes reconnaissance visuelle des personnes et des objets, savoir faire les gestes, raisonnement) sont altérées. Le patient na plus conscience de ses troubles, sa personnalité est souvent profondément modifiée, il reconnaît mal ses familiers et il présente souvent des troubles dits « psychiatriques »(hallucinations, convictions délirantes, conduites obsessionnelles et compulsives, désinhibition ou, au contraire, apathie). A ce stade, limplication de la famille et des aidants professionnels est essentielle. Le patient a besoin de la présence constante dune tierce personne et se doit dêtre aidé dans les taches les plus élémentaires de la vie quotidienne. La prise en charge dun patient à ce stade de la maladie est terriblement lourde tant physiquement que psychologiquement pour laidant qui a le devoir de se faire aider pour être en mesure daider le malade sans sépuiser et sans être maltraitant. Le gouvernement, qui a pris la mesure de lenjeu, est à lorigine de programmes daction sur la maladie dAlzheimer et sur lensemble des démences. Le rapport de lOPEPS de Juillet 2005 présente parfaitement létat des lieux, les problèmes, les actions en cours et à venir dans le domaine de la maladie dAlzheimer et des démences (www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2454.asp).
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