5 pages
Français

Améliorer la prescription des psychotropes chez la personne âgée - Questions / Réponses : Améliorer la prescription des psychotropes chez la personne âgée

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Documents Améliorer la prescription des psychotropes chez la personne âgée - Rapport court (213,11 Ko) Améliorer la prescription des psychotropes chez la personne âgée - Rapport version longue (2,61 Mo) Questions / Réponses : Améliorer la prescription des psychotropes chez la personne âgée (71,49 Ko) Mis en ligne le 07 nov. 2007 La prescription des psychotropes (anxiolytiques, hypnotiques, neuroleptiques, antidépresseurs pour l’essentiel) constitue un problème de santé majeur et complexe, particulièrement chez les personnes âgées. Afin d’améliorer les pratiques de prescription et l’usage des psychotropes, la HAS a réuni des professionnels de santé et des institutionnels, en étroite collaboration avec le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Les travaux conduits depuis 2006 ont permis d’établir un état des lieux des situations cliniques de prescription des psychotropes chez la personne âgée et de proposer un ensemble d’actions concertées pour les deux années à venir. La prescription des psychotropes, un problème de santé majeur et complexe En France, la consommation des médicaments psychotropes est excessive et tend à se banaliser, particulièrement chez les personnes âgées. On estime qu’au-delà de 70 ans, une personne sur deux consomme de façon prolongée des médicaments anxiolytiques ou hypnotiques (benzodiazépines). Les femmes consommeraient deux fois plus de psychotropes que les hommes. De nombreux travaux soulignent qu’actuellement, en France, il n’est pas fait bon usage des psychotropes tant en ce qui concerne la prescription que la consommation. Chez la personne âgée, les problèmes portent essentiellement sur : - une surprescription et une consommation prolongée des benzodiazépines (médicaments anxiolytiques et hypnotiques) dans les troubles du sommeil et de l’anxiété, alors que les risques liés à ces médicaments sont supérieurs aux bénéfices ; - une surprescripton de neuroleptiques dans les troubles du comportement avec manifestations extérieures (fréquents chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer par exemple) ; - à l’inverse, une prescription insuffisante d’antidépresseurs chez la personne âgée réellement dépressive. Une concertation nationale pour améliorer la prescription des psychotropes chez la personne âgée A l’invitation de la HAS, de nombreux partenaires professionnels (ordre des médecins, ordre des pharmaciens, médecins généralistes, gériatres, psychiatres, pharmacologues, neurologues, sociétés savantes, organismes agréés pour l’évaluation des pratiques, …), et institutionnels (DGS, DGAS, DHOS, Afssaps, InVS, INPES, CNAM TS, RSI, MSA, FNMF, OPEPS), ont décidé de coopérer et de mutualiser expériences, compétences et actions, pour améliorer la prescription des psychotropes chez la personne âgée. Ainsi a été appliquée de façon pilote une méthode participative d’aide à la décision basée sur un état des lieux des connaissances, des initiatives déjà menées (retours d’expérience) et des pratiques réelles, dans le but de proposer des actions concertées prenant en compte les nombreuses actions en cours ou programmées. Ces propositions d’actions sont envisagées sur deux ans avec un suivi commun d’indicateurs à disposition des partenaires, et ciblé sur des actions significatives. Améliorer les quatre situations à l’origine de la majorité des prescriptions, avec un suivi ciblé sur six actions phares Les propositions sont articulées autour : 1. des actions à mener en regard des principales situations de prescription (troubles du sommeil, dépression, signes anxieux, troubles du comportement) ; 2. de mesures générales ciblant les personnes âgées, les professionnels ou les psychotropes ; 3. des projets de recherche à conduire pour combler les besoins en terme de connaissance. La mise à disposition de données de suivi par les différents partenaires dont l’assurance maladie permettra d’établir un tableau de bord général pour évaluer l’impact du programme d’action. Au titre des actions phares sont proposées : - trois programmes auprès des professionnels de santé : « optimisation de la prescription médicamenteuse chez le sujet âgé (notamment des psychotropes) » en médecine générale en lien avec les pharmaciens ; « dépression du sujet âgé » en établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes et en ambulatoire ; « bientraitance » en établissement, intégrant les troubles du comportement de la maladie d’Alzheimer ; - une campagne grand public à propos de l’insomnie et des somnifères, de l’anxiété et des anxiolytiques ; - un travail d’homologation des classes pharmacothérapeutiques pour améliorer les logiciels d’aide à la prescription ; - le suivi d’un programme de recherche sur les psychotropes et le sujet âgé. Un certain nombre de ces actions, conçues de façon concertée avec leurs opérateurs, au regard de l’existant et du prévisionnel de chacun, sont déjà en cours en 2007 ou sont programmées. Ainsi, des recommandations sur les modalités d’arrêt des benzodiazépines chez le sujet âgé sont apparues nécessaires dès le début de la réflexion, et la HAS a engagé immédiatement leur production afin de les mettre à disposition dès les conclusions des travaux. Ce dispositif est complété par des propositions d’actions nouvelles. Mis en ligne le 07 nov. 2007

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 38
Langue Français
QUESTIONS-REPO NSESAméliorer la prescription des psychotropes chez les personnes âgées
CONTEXTE ET OBJECTIFSQuelle est la finalité de ce travail ? Il s’agit d’améliorer les pratiques de prescription des professionnels et l’usage des médicaments psychotropes par les personnes âgées, en particulier dans lestroubles du sommeil, l’anxiété, la dépressionet lestroubles du comportement. Pour ce faire, un ensemble d’actions d’amélioration vont être réalisées sur une période de deux ans. Elles s’adressent aux médecins prescripteurs, aux autres professionnels de santé (les pharmaciens en particulier) ainsi qu’aux personnes âgées et à leur entourage. Pourquoi travailler sur la prescription des psychot ropes, en particulier chez la personne âgée ? En France, la consommation des médicaments psychotropes est excessive et tend à se banaliser, particulièrement chez les personnes âgées. On estim e qu’au-delà de 70 ans, une personne sur deux consomme de façon prolongée des médicaments an xiolytiques ou hypnotiques (benzodiazépines). Les femmes consommeraient deux fois plus de psychotropes que les hommes. De nombreux travaux soulignent qu’actuellement, en France, il n’est pas fait bon usage des psychotropes tant au niveau de la prescription que de la consommation. Chez la personne âgée, les problèmes portent essentiellement sur : -une surprescription et une consommation prolongée des benzodiazépines (médicaments anxiolytiques et hypnotiques) dans les troubles du sommeil et de l’anxiété, alors que les risques liés à ces médicaments sont supérieurs aux bénéfices ; -une surprescripton de neuroleptiquesdans les troubles du comportement avec manifestations extérieures (fréquents chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer par exemple) ; - à l’inverse,une prescription insuffisante d’antidépresseursle sujet âgé réellement chez dépressif. La HAS travaille sur le problème général de la « po lyconsommation » de médicaments, en particulier chez les personnes présentant plusieurs pathologies. L’objectif est de prescrire à ces patients les traitements les plus appropriés en min imisant les risques et en réduisant les prescriptions inutiles. La prescription des psychotropes chez les personnes âgées, très exposées aux risques de ces traitements, constitue donc un axe stratégique d’amélioration des pratiques.
Haute Autorité de santé – 2, avenue du Stade de France – 93218 SAINT-DENIS LA PLAINE CEDEX Tél. : 01 55 93 70 00 – Fax : 01 55 93 74 00 –www.has-sante.fr- 1 -