Atelier 2 comment faire pour que mes salariés ne  soient pas usés à 50 ans
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Atelier 2 comment faire pour que mes salariés ne soient pas usés à 50 ans

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ATE LIE R 2 Comm ent fair e en s or t e que mes s al a r iés ne s oient pas us és à 50 ans ? Intervenants : Corinne GRANDOU, chargée de mission, gestion des âges, santé au travail, au sein de l’ARACT (Association régionale pour l’amélioration des conditions de travail en Haute-Normandie). Laurent BOUVIER, Directeur des Ressources Humaines à GLOBAL PLASTICS INTERNATIONAL, à Fécamp. Introduction : La pénibilité et le vieillissement au travail sont aujourd’hui au cœur des débats. Qu’est-ce que le vieillissement au travail ? Et comment améliorer à la fois la situation de travail des salariés, ainsi que l’efficacité des entreprises ? Débat : Laurent BOUVIER. M. Bouvier gère une entreprise de fabrication de film plastique, avec un effectif de 120 à 140 personnes. La pyramide des âges est composée d’environ 33% de salariés de plus de 50 ans ainsi que 25% de salariés âgés de 55 ans ou plus. - Maintenir un salarié au-delà de 50 ans, sur un travail posté, est problématique. La pénibilité au travail est d’abord liée aux horaires de travail. - Certains salariés portent plus de 8 tonnes de charge quotidienne et doivent exécuter des gestes répétitifs. Comment est-il possible d’organiser le travail de telle sorte que le salarié ne soit pas épuisé à la fin de sa journée ? L’entreprise a essayé à travers le tutorat, d’aménager les postes, de prévenir l’inaptitude, d’anticiper ces problèmes. Dans les années 80, la pénibilité était compensée par un salaire ...

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Langue Français

Exrait

A T E L I E R2 C o m m e n tf a i r ee ns o r t eq u em e ss a l a r i é sn es o i e n tp a s u s é sà 50 an s?
Intervenants :
Corinne GRANDOU, chargée de mission, gestion des âges, santé au travail, au sein de l’ARACT (Association régionale pour l’amélioration des conditions de travail en HauteNormandie).
Laurent BOUVIER, Directeur des Ressources Humaines à GLOBAL PLASTICS INTERNATIONAL, à Fécamp.
Introduction :
La pénibilité et le vieillissement au travail sont aujourd’hui au cœur des débats. Qu’estce que le vieillissement au travail ? Et comment améliorer à la fois la situation de travail des salariés, ainsi que l’efficacité des entreprises ?
Débat :
Laurent BOUVIER.
M. Bouvier gère une entreprise de fabrication de film plastique, avec un effectif de 120 à 140 personnes. La pyramide des âges est composée d’environ 33% de salariés de plus de 50 ans ainsi que 25% de salariés âgés de 55 ans ou plus.
 Maintenir un salarié audelà de 50 ans, sur un travail posté, est problématique. La pénibilité au travail est d’abord liée aux horaires de travail.
 Certains salariés portent plus de 8 tonnes de charge quotidienne et doivent exécuter des gestes répétitifs. Comment estil possible d’organiser le travail de telle sorte que le salarié ne soit pas épuisé à la fin de sa journée ?
L’entreprise a essayé à travers le tutorat, d’aménager les postes, de prévenir l’inaptitude, d’anticiper ces problèmes. Dans les années 80, la pénibilité était compensée par un salaire plus conséquent, il y a probablement des compromis à faire de ce côté.
Corinne GRANDOU.
Le vieillissement naturel
Corine GRANDOU, spécialiste du vieillissement au travail au sein de l’ARACT, rappelle que le vieillissement est d’abord naturel. Cependant, si le processus de vieillissement naturel se manifeste souvent par une diminution des capacités fonctionnelles (régulation du sommeil, souplesse articulaire, diminution de l’attention, de la mémoire immédiate etc.), la construction de l’expérience, elle, dure toute la vie. Il est donc indispensable de tempérer le « critère âge ».
Les évolutions dues au vieillissement sont très variables selon les individus. Là, où il faut agir, c’est sur l’organisation au travail, et ainsi permettre l’émergence de techniques managériales qui prennent en compte la diversité des salariés : jeunes, novices, expérimentés, anciens…
Pour cela, il faut recourir au maquettage de postes, et ainsi construire un compromis entre la rentabilité et laréalitédutravail ; une attention particulière doit être apportée pour ne pas exposer les salariés à des problèmes de santé au travail.
FORUM « LA SANTE AU TRAVAIL : Clé de la performance ? » 22 juin 2010 CCI du Havre
L’usure professionnelle
Le travail peut contribuer à révéler des problèmes de santé. Les facteurs d’usure professionnelle les plus traditionnellement cités sont: les contraintes physiques, les postures contraignantes, la répétitivité des gestes, le manque d’aisance dans les mouvements, la conception des outils et des moyens.
On peut également identifier des contraintes d’ordre organisationnel : la cadence, le rythme, les horaires atypiques et plus généralement l’organisation du travail qui sont générateurs de problèmes de santé.
C’est la corrélation, l’additionnement de toutes ces contraintes qui font que le salarié est plus ou moins exposé à ces risques. L’encadrement managérial doit par conséquent se demander comment son action redescend, et si sonmode de management est aidant ou non.
Les TMS (troubles musculosquelettiques) sont symptomatiques de l’usure professionnelle : plus l’organisation est tendue, plus les exigences de qualités sont élevées et plus on y est exposé.
Il faut développer des «savoirfaire de prudence» en prévenant l’usure, en identifiant les causes pour mieux se protéger, protéger l’équipe et atteindre les objectifs.
«Des normes sécurité sont mises en place, mais certains salariés ne les respectent pas, que faire ? »
Les salariés ne vont pas vers le changement s’ils n’y trouvent pas un sens. Ils ont d’abord besoin que l’on reconnaisse leurs savoirfaire.
 Le problème des TMS doit favoriser le dialogue social, pour aboutir à un projet d’établissement qui ne soit pas déconnecté de la réalité du terrain. Plus les règles de métiers sont partagées plus on favorise le climat social.
 Pour prévenir l’usure professionnelle 3 niveaux d’action :
;A court terme, il faut alléger les charges physiques et éviter les contraintes posturales éviter de travailler de façon prolongée les bras en l’air, les postures contraintes, les postures courbées et les gestes répétitifs. A moyen terme, il faut revoir l’organisation du travail, le temps alloué pour réaliser les tâches, et favoriser l’entraide et le tutorat. A long terme, il faut transformer leprocess: l'activitérevoir les procédés en intégrant et réelle, la diversité des salariés et en impliquant davantage les opérateurs l’encadrement, la maintenance, le chsct et la direction (pour les acteursinternes) et impliquer également les acteurs externes tels que les préventeurs de la CRAM et le médecin du travail…
FORUM « LA SANTE AU TRAVAIL : Clé de la performance ? » 22 juin 2010 CCI du Havre
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