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Module : « Virologie Médicale »PAROT Aline Module : Virologie médicalePIGNOL Mathieu CM 14 & 15SANROMAN Elodie du 07 et 14-11-2008La famille des CaliciviridaeI. Définition et rappelsA. DéfinitionLes Caliciviridae sont des virus nus en forme de coupe (« calix »), à ARN monobrin àpolarité positive, ils sont infectieux et donnent des maladies qui se caractérisent par laprésence d’aphtes. Ils sont rencontrés chez de nombreux mammifères terrestres ou marins etsont apparemment sans spécificité zoologique, et sans pouvoir pathogène systématique endehors des virus de :▪ L’hépatite E humaine▪ La maladie hémorragique du lapin*▪ La calicivirose féline** Ces deux maladies sont dues à des virus d’intérêt vétérinaire, ici on va s’intéresser plusparticulièrement au virus de la calicivirose féline.B. RappelsLe virus de la calicivirose féline est impliqué dans le syndrome de « Coryza félin », iln’intervient jamais seul mais en association avec un Herpesvirus, ou avec un Reovirus oumême parfois avec une bactérie Chlamydophila, capable de cultiver sur œuf embryonné.¤ Taxonomie des Caliciviridae ¤Page 1 sur 6C. TaxonomieLes Lagovirus infectent les lapins.Les Norovirus infectent les mollusques. Ils sont ...

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Module : « Virologie Médicale » PAROT AlineModule : Virologie médicale PIGNOL MathieuCM 14 & 15 SANROMAN Elodiedu 07 et 14112008
La famille des Caliciviridae
I.Définition et rappels A.Définition Les Caliciviridae sont desvirus nus enforme de coupe (« calix»), àARN monobrin à polarité positive, ils sont infectieux et donnent des maladies qui se caractérisent par la présence d’aphtes. Ils sont rencontrés chez de nombreux mammifères terrestres ou marins et sont apparemment sans spécificité zoologique, et sans pouvoir pathogène systématique en dehors des virus de : L’hépatite E humaine La maladie hémorragique du lapin* La calicivirose féline* * Ces deux maladies sont dues à des virus d’intérêt vétérinaire, ici on va s’intéresser plus particulièrement au virus de la calicivirose féline. B.Rappels Le virus de la calicivirose féline est impliqué dans le syndrome de « Coryza félin », il n’intervient jamais seul mais en association avec un Herpesvirus, ou avec un Reovirus ou même parfois avec une bactérieChlamydophila,capable de cultiver sur œuf embryonné.
¤ Taxonomie des Caliciviridae ¤
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C.Taxonomie
Les Lagovirus infectent les lapins. Les Norovirus infectent les mollusques. Ils sont associés à un syndrome entérique chez l’homme qui se contamine en mangeant des mollusques infectés. Les Vesivirus se rapprochent du virus de la fièvre aphteuse. Ils sont responsables de l’Exanthème vésiculeux du porc. Les Calicivirus infectent les chats et sont responsables de la Calicivirose féline. Il existe aussi des Calicivirus canins (et chez les cétacés tels que les dauphins).
D.Particularités des virus félins
Les Calicivirus félins sont très cosmopolites: il y a un seul sérotype présent dans le monde entier. Mais il existe de nombreux variants antigéniques. Ce sont des virus nus à ARN monobrin positif, de 30 à 40 nm. Etant des virus nus, ils sont résistants dans le milieu extérieur. Ils sont également stables aux pH compris entre 5 et 8. Ils sont donc sensibles à la javel, aux bases comme la soude, aux acides et aussi au formol. Leur culture est facile et rapide (cycle en 6 à 8 heures) et ils sont très cytolytiques : à la fin du cycle, le tapis cellulaire où on les a cultivé a disparu.
¤ Morphologie des Caliciviridae ¤
II.Epidémiologie A.Contamination La contamination du chat peut se faire selon deux modalités : Contage aérien par la salive, le jetage nasal et par le jetage oculaire : on a un cathare nasal ou oculaire (écoulement nasal ou larme associé à l’excrétion virale). Contage par des matériels contaminés.
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B.Physiopathologie
L’incubation dure 3 à 4 jours, elle est associée à une hyperthermie d’environ 24 heures, ellemême en relation avec une virémie transitoire. A la fin de la période d’incubation, on a de nouveau une hyperthermie. Elle est associée à une apathie et à une anorexie. Puis la phase symptomatique commence :
 Sila localisation est haute (sphère ORL), le virus est présent au niveau des nœuds lymphatiques respiratoires, de la conjonctive, de l’épithélium nasal, de la langue et du palais. Les premiers symptômes sont une rhinite et une conjonctivite. Puis, 4 jours après le début de la phase symptomatique, des lésions vésiculeuses apparaissent sur la partie antérodorsale de la langue. Ces vésicules vont par la suite s’ulcérer. L’infection évolue en général spontanément vers la guérison, environ 14 jours après le début de la phase symptomatique. Mais quelques fois, il peut y avoir des complications (cf. infra).
¤ Lésions vésiculeuses sur la langue d’un chat ¤
Dans le cas de coinfections ( infection par un Calicivirus associé à un autre virus,cf. supra), le virus va diffuser dans tout l’organisme (l’individu sera immunodéprimé). On va donc avoir des complicationset on va retrouver le virus ailleurs que dans la sphère ORL. Ces « localisations autres » varient selon les souches. La phase d’incubation est la même, c’est au niveau de la phase symptomatique qu’il va y avoir des différences: on va avoir la même localisation à la sphère ORL mais en plus, on va avoir des pneumonies sévères et/ou des boiteries et/ou une kératite sévère. La kératite peut entraîner la cécité de l’animal. Les boiteries sont une complication due à un désordre immunologique. Il en va de même pour les pneumonies.
¤ Lésions de kératite sévère chez un chat ¤
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C.Evolution de l’infection
On distingue 3 évolutions possibles de la calicivirose félineà partir de la phase symptomatique : soit la maladie évolue vers la guérison, avec élimination du virusCela représente 30% des cas, soit la maladie évolue vers un portage chronique avec excrétion virale ( environ 40% des cas). Dans ce cas, deux évolutions sont possibles :  soitaprès une durée de portage chronique, l’animal va évoluer vers l’élimination du virus, cela représente 25 à 30% des cas,  soitil sera porteur et excréteur du virus toute sa vie… c’est ce qui arrive dans 15 à 20% des cas.
¤ Evolution de l’infection ¤
D.Situation épidémiologique
Le Calicivirus a une distribution mondiale: il y a un seul sérotype. Mais, il existe plusieurs variants antigéniques et pathogéniques. De plus, ce virus est associé à l’Herpesvirus félin et à des Reovirus dans la genèse du « syndrome coryza ». De ce fait, le vaccin contre le coryza félin est souvent composé de deux valences : c’est le vaccin RCC = Calicivirus et R = Rhinoclamidia (Herpesvirus félin).
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On constate une certaine incidence saisonnière de ces virus : en 2003 on constate deux périodes où on a un pic viral : juillet et décembre. Pourquoi ces deux périodes ? Au départ, on peut poser l’hypothèse qu’en juillet le virus est résistant à la chaleur et qu’en décembre il est résistant au froid… (tiré par les cheveux mais hypothèse émise par le prof) En réalité, il y a une explication bien plus logique: ces sont des périodes de vacances! Sur ces périodes, le regroupement de chats en chatterie augmente, ce qui augmente également les risques de contamination car un chat sain à plus de chance d’être en contact avec un chat malade. Mais cette incidence saisonnière n’est pas systématique : en effet, l’année suivante, il n’y a qu’un seul pic viral, en décembre. Il faut donc faire attention aux données statistiques.
Au final, retenir qu’on rencontre cette maladie tout au long de l’année, il n’y a pas un seul « mois creux ».
E.Complications
Le coryza est en général une maladie bénigne, de diagnostic facile: on constateun cathare oculonasal. On a la possibilité de vacciner, mais il y a des variations de souches :  la variabilité de l’effet virulence de souche,  une pathogénie variable,  la réponse de l’hôte. Ces variations font que la protection vaccinale n’est pas toujours efficace à 100% et qu’il peut y avoir des complications : pneumonie, boiterie, syndrome « stomatite – gingivite ».
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III.Prévention
Retenir que :
Les Calicivirus sont des virus très proches des Picornaviridae mais avec la particularité d’avoir une forme de calice. Du fait de leur proximité avec les Picornaviridae, ils en partagent un certain nombre de propriétés notamment leur résistance très importante dans l’environnementcar ce sont des virus nus. L’évolution est favorable en général, mais chez certains animaux l’infection peut se compliquer de boiterie (peu grave), de pneumonie (plus grave), de kératite sèche pouvant entraîner la cécité et la perte de l’œil. Le corte chez le chat.za est àrendre en com
A.Prophylaxie sanitaire
Le but de la prophylaxie sanitaire est de rompre le cycle de contamination. Le Calicivirus est nu et de ce fait résistant. Il est de plus parfois associé au virus de la Rhinotrachéite féline (un Herpesvirus), or une propriété essentielle des Herpesvirus d’être caractérisé par une latence importante. Les Herpesvirus ne disparaissant jamais, les animaux excrètent le virus sur de longues périodes. Il peut être associé en plus àChlamydophiladans le syndrome coryza.
B.Prophylaxie médicale
Le but de la prophylaxie médicale est de protéger les animaux. Tous les vaccins commercialisés comprennent les deux principales valences virales intervenant dans la genèse du coryza : Herpesvirus félin : FHV Calicivirus félin : FCV
Caractéristiques des vaccins proposés :
Cas le plus fréquent : les deux valences sont atténuées. Les deux valences sont inactivées ( + Adjuvants) L’une des deux valences est atténuée, l’autre est inactivée : FHV atténué et FCV inactivé  (SANS Adjuvant dans la gamme Purevax).
Les vaccins à base de virus tués (inactivés) se présentent sous forme de solution et ceux à base de virus vivants (atténués) se présentent sous la forme d’une pastille au fond du tube (car ils sont plus fragiles) qu’il faut remettre en solution juste avant de vacciner l’animal. Les vaccins vivants protègent mieux que les vaccins inactivés pour lesquels il faut ajouter des adjuvants qui permettent d’en améliorer l’efficacité. Mais les adjuvants posent des problèmes: parfois, à l’occasion de certains actes vaccinaux chez le chat, la vaccination a provoqué des fibrosarcomes… Cela a conduit à proposer des vaccins inactivés sans adjuvant (gamme Purevax). Ces vaccins ont l’intérêt majeur de permettre tout de même une très bonne protection et de réduire notablement la réaction inflammatoire et donc le taux de fibrosarcomes. On note également une diminution de l’excrétion virale, l’animal présente une maladie passagère et moins grave.
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