démographie médicale du 93

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de La Seine Saint Denis N°24 SOMMAIRE p.3 Éditorial l Des lendemains difficiles… p.4 Composition du Bureau, du Conseil et des Commissions p. 5-11 Informations départementales l Démographie médicale en Seine- Saint-Denis l Accident dans un cabinet de medecin : des lecons pour l’avenir ? l Démographie des psychiatres libéraux de Seine-Saint-Denis de 1970 à 2010… 2020 l Bilan 2010 de la gestion des maladies à déclaration obligatoire en Seine-Saint-Denis l Que sont devenus nos étudiants en médecine 10 ans après ? p.16-19 Informations diverses l Antibiotiques : relâcher la pression… l Réquisition des médecins spécialistes au SAU : une mauvaise idée… l Le monde du travail la grossesse et son environement en 2011 p.20-24 Tableau départemental Démographie médicale : encore et toujours ! e40 année JUILLET 2011 © Fotolia.com ÉDITORIAL DES LENDEMAINS DIFFICILES… Mes chers confrères, lors que le CNOM a sorti il y a quelques semaines son nouvel « Atlas de la démographie Le PresidentA médicale », votre CDOM 93 en complément de ce travail national poursuit la déclinaison Dr Edgard Fellousdépartementale de cette problématique de l’offre de soins. Vous verrez dans ce numéro l’actualisation du travail que nous poursuivons régulièrement faisant le point à un temps « t » des mouvements des médecins qui arrivent et qui quittent le département.

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Publié le 21 mai 2014
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de La Seine Saint Denis
N°24
SOMMAIRE
p.3
Éditorial
l Des lendemains difficiles…
p.4
Composition du Bureau,
du Conseil et des
Commissions
p. 5-11
Informations
départementales
l Démographie médicale en Seine-
Saint-Denis
l Accident dans un cabinet de
medecin : des lecons pour l’avenir ?
l Démographie des psychiatres
libéraux de Seine-Saint-Denis
de 1970 à 2010… 2020
l Bilan 2010 de la gestion des
maladies à déclaration obligatoire
en Seine-Saint-Denis
l Que sont devenus nos étudiants
en médecine 10 ans après ?
p.16-19
Informations
diverses
l Antibiotiques :
relâcher la pression…
l Réquisition des médecins
spécialistes au SAU :
une mauvaise idée…
l Le monde du travail la grossesse
et son environement en 2011
p.20-24
Tableau
départemental Démographie médicale :
encore et toujours !
e40 année
JUILLET 2011
© Fotolia.comÉDITORIAL
DES LENDEMAINS DIFFICILES…
Mes chers confrères,
lors que le CNOM a sorti il y a quelques semaines son nouvel « Atlas de la démographie
Le PresidentA médicale », votre CDOM 93 en complément de ce travail national poursuit la déclinaison
Dr Edgard Fellousdépartementale de cette problématique de l’offre de soins.
Vous verrez dans ce numéro l’actualisation du travail que nous poursuivons régulièrement
faisant le point à un temps « t » des mouvements des médecins qui arrivent et qui quittent
le département.
Vous verrez également l’original travail, le 1er de ce type à notre connaissance, qui a été
effectué en partenariat avec la Faculté de Médecine de Bobigny (SMBH) sur le « Devenir
de nos étudiants ».
Vous vous étonnerez (ou pas ?) d’apprendre les difficultés de nous avons à retenir dans le
département, nos étudiants, devenus médecins, même ceux domiciliés en Seine Saint Denis.
Ces éléments chiffrés (et d’autres) confirment la sensation que nous avions au CDOM 93
quant à la difficulté qu’ont nos confrères installés de trouver un remplaçant ou un succes-
seur.
D’autres informations pourront être retrouvées dans cette étude.
Nous avons tenu à vous faire connaître, dés à présent, ce point d’étape d’un travail plus
complet et qui va se poursuivre.
Même si la démographie est une des préoccupations de notre Institution Ordinale dépar-
tementale, elle n’est pas la seule.
En effet comment ne pas évoquer le travail préparatoire sur le Plan Stratégique Régional
Sanitaire ?
Des territoires de santé ont été mis en place, calqués sur les territoires départementaux,
afin de faire un état des lieux sanitaire avec pour objectif d’améliorer les indicateurs de santé
de ces territoires.
S’il faut s’interroger sur les méthodes de communication et la course de vitesse qui semble
s’être engagée pour tenir dans des délais très courts, une réflexion par définition chronophage,
on doit se féliciter de l’implication de tous les acteurs (professionnels de santé libéraux,
salariés, représentants de l’Hospitalisation publique et privée, monde associatif, sanitaire et
des usagers).
Le CDOM 93 y a pris sa place avec la volonté de faire avancer les solutions aux difficultés
sanitaires de notre département
L’implication de tous les participants est forte, réelle et sincère, elle ne doit pas être ni
découragé ni déçue
Nos décideurs publics, bien qu’ayant la décision finale, ne peuvent ignorer le fruit du travail
des différentes instances sanitaires mis en place et concertées.
Personne ne le comprendra ni ne l’admettra.
La démocratie sanitaire est le maître mot actuel, faisons en sorte qu’il reflète la réalité.
Je vous souhaite d’excellentes vacances.
Bien confraternellement.
Le Président,
Dr Edgard Fellous
3BUREAU
ET COMMISSIONS
RESPONSABLE DELEGATIONMembres SuppléantsCOMPOSITION DU BUREAU ETABLISSEMENTS PUBLICS ET PRIVES
ALLIOT Jacques Docteur Marc-Alain ROZANPrésidents d’honneur AZOULAY Jean Claude
RESPONSABLE DELEGATION ETABLISSEMENTSBAUX FrédéricDocteur Émile QUINQUENEL 
AUX AUTRES PROFESSIONS DE SANTEBENAMOUZIG Robert7, Allée de Longchamp - 92150 SURESNES
Docteur Jacques ALLIOTBERTONNIER Michel
Docteur Patrick BOUET BISMUTH Fernand
25, Av. du Raincy - 93250 VILLEMOMBLE BLONDEL Dominique
CHAHED HediVice-Président d’honneur CONSEILLERS
FEUGERE-ENGEL Annick
CONSEILLER NATIONALDocteur Daniel FAUCHER FONTENOY Jean Luc
19, rue de Gretz Docteur Patrick BOUETLACAILLE Antoine
77690 MONTIGNY SUR LOING 25, Av. du Raincy - 93250 VILLEMOMBLEMOUSSET Michèle
PALOMBO JacquesPrésident CONSEILLERS RÉGIONAUX
RAHME Tony
Docteur Edgard FELLOUS Conseillers Régionaux TitulairesROZAN Marc-Alain
22, Avenue Edouard Vaillant SAMSON Jacques Docteur Edgard FELLOUS
93000 BOBIGNY
SIAVELLIS Georges 22, av. Edouard Vaillant - 93000 BOBIGNY
TRÂN Thi MaiVice-Présidents Docteur Xavier MARLAND
201, allée de MontfermeilDocteur Gérard AOUSTIN
CMS, 2 rue de la République 93390 CLICHY-SOUS-BOIS
93700 DRANCY
Conseillers Régionaux Suppléants
Docteur Guislain RUELLAND Docteur Gilbert LECLERCQ
90, boulevard Jean-Jaurès Hôpital AvicenneCOMMISSIONS93190 LIVRY GARGAN
125 route de Stalingrad - 93000 BOBIGNY1 - COMMISSION CONTRATS - QUALIFICATIONS
Docteur Jean-Pierre SALA Docteur Marc-Alain ROZAN- REMPLACEMENTS
135-137, Avenue Vauban 75, av. Jean Jaurès - 93300 AUBERVILLIERSPrésident93190 LIVRY GARGAN
Docteur Alfred SEBTON
Secrétaire Général
2 - COMMISSION LITIGES ET PLAINTES
Docteur Xavier MARLAND
Président201, Allée de Montfermeil
Docteur Gérard AOUSTIN93390 CLICHY-SOUS-BOIS
3 - COMMISSION EXERCICE PROFESSIONNEL
Secrétaire Général Adjoint ADMINISTRATION
Président
Docteur Jean-Luc GAILLARD-REGNAULT SECRÉTAIRE DE DIRECTIONDocteur Patrice FOURNIER
Hôpital Jean Verdier Mme MEYRAN Patricia
4 - COMMISSION BULLETIN, COMMUNICATIONAvenue du 14 Juillet
ET NOUVELLES TECHNOLOGIES ACCUEIL, RÉCEPTION, BULLETIN93140 BONDY
Mme COLLINET MartinePrésidentTrésorier
Docteur Jacques PIQUET CONTRATS, LITIGES ET PLAINTES
Docteur Gilbert LECLERCQ
5 - COMMISSION TRÉSORERIE Melle LAURENT MoniqueHôpital Avicenne - 125, rue de Stalingrad
Trésorier93000 BOBIGNY TRÉSORERIE, FICHIER
Docteur Gilbert LECLERCQ Mme LAVERGNE MichèleTrésorier Adjoint
- DÉLÉGATION A L’ENTRAIDE
CONVENTIONS, RAPPORTS AVEC L'INDUSTRIEDocteur Georges HUA Docteur QUATTROCIOCCHI Barbara
PHARMACEUTIQUE, REMPLACEMENTSSUR - 17, rue Henri Varagnat - 93140 BONDY
- DÉLÉGATION RAPPORT AVEC
Mme GOYAL Valérie
L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE
ACCUEIL - RÉCEPTIONET CARTES C.P.S.
Docteur Georges HUA Mme REIS IsabelleCOMPOSITION DU CONSEIL
Membres Titulaires
AOUSTIN Gérard
BOUET Patrick
DAVID Jacques Les bureaux sont ouverts
DOUKHAN Serge
du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 hFARCILLI Bernard
FELLOUS Edgard, 2, rue Adèle 93250 Villemomble
FOURNIER Patrice
Tél. : 01 45 28 08 64 - Fax : 01 48 94 35 50GAILLARD-REGNAULT Jean-Luc
GRINBERG Daniel E-mail : seine-st-denis@93.medecin.fr - www.cdom93.fr
HUA Georges
LECLERCQ Gilbert
MARLAND Xavier
PIQUET Jacques Le Conseil départemental de l’Ordre des médecins souhaite faireQUATTROCIOCCHI Barbara
du bulletin départemental l'organe privilégié de communicationREY Jean-Paul
entre les confrères inscrits dans notre département. ROUEFF Michel
RUELLAND Guislain
SALA Jean-Pierre Toute proposition, toute forme d'échange seront étudiées avec la
SEBTON Alfred plus grande attention par la Commission du bulletin.
SOHET Marie-Catherine
VIALLE Christian
4INFORMATIONS
DÉPARTEMENTALES
DÉMOGRAPHIE MÉDICALE EN SEINE-SAINT-DENIS
généralistes libéraux, on oppose 16 partants : 13 médecins libérauxEN PRÉAMBULE
qui ont pris leur retraite et 3 qui sont décédés en cours d’activité.Pour bien appréhender la problématique de la baisse de la démo-
La relève de la médecine générlae libérale du département ne reposegraphie médicale dans le domaine crucial de la médecine générale,
donc que sur un seul médecin pour l’année 2010.il faut avoir connaissance de certains paramètres :
Sachant que la moyenne d’âge des généralistes sur le départementNous avons inscrits sur notre tableau départemental en 2010 : 222
est autour de 53 ans et qu’il faut une dizaine d’années pour mettremédecins (contre 283 en 2009).
un médecin généraliste en activité, je vous laisse envisager le sombreSur ces 222, nous avons 52 % de femmes contre 48 % d’hommes,
avenir de la médecine générale en Seine Saint Denis, mais égalementmême proportion qu’en 2010.Sur ces 222, 37 % sont généralistes
sur l’ensemble du pays.soit 83 médecins.
Parallèlement à ces chiffres il faut aussi remarquer que notre dépar-Sur ces 83 médecins seuls 53 exerceront la médecine générale. 7
tement inscrit en grand nombre des Diplômes étrangers, à savoirseront dans des structures n’offrant pas des soins, les 23 derniers
sur les 222 inscriptions 27 % sont des diplômes étrangers (1/3 sontsont en grande majorité remplaçants, et quelques retraités.
d’Algérie, puis viennent la Tunisie, la Roumanie et autres pays de tousAu total, nous avons inscrit en 2010, 53 généralistes pour les 40
les continents).communes de notre département, soit 1.3 médecins généralistes
Ces chiffres exposés ce jour n’ont que pour seul but d’attirer l’at-par communes en moyenne.
tention une fois de plus des pouvoirs publics sur le devenir de laDans le même temps, 41 médecins généralistes ont pris leur retraite
médecine qui ne sera que ce que le Politique décidera.et 3 sont décédés en cours d’activité. Donc nous avons, un chiffre
Le Conseil de l’Ordre n’a pas de pouvoirs décisionnels mais restepositif de 14 médecins généralistes pour l’année 2010 salariés, libéraux
un organe incontournable pour être une force de proposition enconfondus.
matière d’exercice professionnel.Si on affine les chiffres des salariés et libéraux en médecine générale
Docteur Xavier MARLAND,qui exercent, sur les 83 généralistes exerçant nous aurons que 17
Secrétaire Général du CDOMlibéraux pour tout le département. A ces 17 installations de médecins
Inscriptions sur le Tableau du Conseil de l’Ordre des médecins
de la Seine Saint Denis de 2003 à 2010
étaient généralistes. Dans le même temps 17 spécialistes ont prisDIFFÉRENTIEL DES FLUX
leur retraite dont 15 étaient praticiens libéraux, soit plus de 88 %.
PROFIL DES INSCRIPTIONS
Le nombre total des entrants s’est nettement tassé en 2010 avec
le chiffre le plus bas enregistré depuis ces 8 dernières années. Le TYPE D’INSCRIPTIONS
nombre des partants, par contre, reste stable.
LES DÉPARTS EN RETRAITE
Comme les années précédentes, la très grande majorité des inscrits
sont des médecins salariés.
Il est inquiétant de constater que sur les 41 départs en retraite
de médecins, près de 69 % étaient d’activité libérale dont 50 %
5INFORMATIONS
DÉPARTEMENTALES
SEX-RATIO DES INSCRITS SEX-RATIO DES REMPLAÇANTS
La parité homme-femme reste une réalité de terrain en Seine
Saint Denis. La large prédominance des femmes parmi les étudiants La très nette prédominance féminine des inscrits comme rempla-
en médecine ne se retrouve pas encore concrètement sur le çant constatée en 2009 se confirme en 2010. On assiste, peut-
terrain. être, à l’éclosion d’un mode d’exercice « intermittent » de la
médecine de la part des jeunes femmes médecins.
TYPE D’EXERCICE DIPLÔMES ÉTRANGERS
Les médecins qui s’inscrivent dans le département vont y exercer
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
la médecine de soins. A noter néanmoins, un nombre non négli-
Algérie 23 33 12 35 20 14 34 20
geable de confrères généralistes qui s’inscrivent comme « non
Argentine 1 1 2 2 2
soignants ».
Bengladesh 1
Bénin 1
Brésil 1 1 1ÂGE DES INSCRITS
Cambodge
Cameroun 1 1 2
Colombie 1
Côte d’Ivoire 1
Egypte 2 1
Equateur 1
Guinée 1
Inde 1
Irak 1 1
Iran 1 1
Liban 2 1 2 2 3 2
Madagascar 4 1 1 2
Maroc 5 5 2 5 4 5 2
La tendance des années passées se confirme en 2010.
Mexique 1
Paraguay 2 1
Pérou 1
RP de Chine 1
RP du Congo 2 1 2 1 2 1
RP Dominicaine 1
Roumanie 2 7 2 2 15 5 9 6
RSS 1 1 1 1 1
Sénégal 1 1
Sri Lanka 1
Syrie 1 1 2 1 2 5 4
Tunisie 2 1 4 1 10 7
Turquie 1 1
URSS 1 5
Venezuela 1
Vietnam 1 1
6Gros plan sur la médecine générale
LIEU D’EXERCICE DES MÉDECINS GÉNÉRALISTESMÉDECINS GÉNÉRALISTES EN ACTIVITÉ
Très légère remontée depuis 3 ans de l’installation en cabinet privé.
Le nombre des médecins généralistes en activité ne cesse de décroitre
depuis 2003. La typologie de l’exercice de la médecine générale s’est
également considérablement modifiée puisque la très grande majorité
des confrères qui s’inscrivent dans cette spécialité choisisse un
exercice salarié.
AFEM
L'A.F.E.M. (Association d'Entraide aux Femmes et Enfants de Médecins) qui a soutenu
300 familles dans la détresse, recueille des dons
“MERCI D'AGIR AVEC NOUS PAR VOS DONS”
Adressez vos dons exclusivement à :
l'A.F.E.M.
168, rue de Grenelle 75007 PARIS
C.C.P. 8162-82 U Paris
7INFORMATIONS
DÉPARTEMENTALES
ACCIDENT DANS UN CABINET DE MEDECIN :
DES LEÇONS POUR L’AVENIR ?
Dans ce numéro du Bulletin, nous rapportons de consultation avec un médecin dermatolo- crant le temps nécessaire, en s’aidant dans toute
les conclusions d’une affaire récemment jugée gue qui utilise ce produit régulièrement. Il la mesure du possible des méthodes scientifiques
par la Chambre Disciplinaire de première précise que le flacon incriminé est toujours les mieux adaptées et, s’il y a lieu, de concours
instance de l’Ordre des Médecins d’Ile-de- fermé et placé sur un chariot en arrière de appropriés. »
France. Il nous semble en effet que les attendus tout matériel médical. • R 4127-49 « Le médecin appelé à donner ses
de ce jugement doivent être portés à la Les juges n’ont pas retenu ces arguments. soins dans une famille ou une collectivité doit
connaissance du plus grand nombre afin que Ils ont considéré que si un enfant de 20 mois tout mettre en œuvre pour obtenir le respect
chacun puisse en tirer des éléments de a pu ingérer le produit durant un temps très des règles d’hygiène et de prophylaxie. Il doit
prévention nécessaires. court (le temps que la mère et le médecin se informer le patient de ses responsabilités et
précipitent vers l’enfant), cela signifie que le devoirs vis-à-vis de lui-même et des tiers ainsi
flacon n’était pas correctement fermé et large- que des précautions qu’il doit prendre. »RAPPEL DES FAITS :
ment accessible. Ils ont également rejeté 2 Notre confrère a reçu la sanction de l’aver-Mme X consulte le Dr Y, spécialiste en méde-
autres arguments avancés par le Dr Y. le tissement.cine générale, exerçant dans un centre de
premier qui consistait à dire que la mère avaitsanté. Mme X est accompagnée de sa fille B,
manqué à un devoir de surveillance de son LES LEÇONS À TIRER DE CETTE AFFAIREâgée de 20 mois.
enfant et le second qui arguait du fait qu’exer- SONT MULTIPLES :A la fin de la consultation, alors que le Dr Y
çant dans un centre de santé en qualité deest en train de rédiger une ordonnance, la Le médecin est responsable de ce qui se passesalarié, le Dr Y n’avait pas autorité sur l’orga-jeune B est soudain descendue des genoux dans le cabinet où il consulte et ce y comprisnisation de l’établissement (et donc le range-de sa mère sur lesquels elle était assise et si un enfant échappe au contrôle du parentment de la salle de consultation).s’est emparé d’un flacon d’acide trichloacé- qui l’accompagne.
tique posé sur un chariot à proximité immé- Tous les produits ou objets potentiellementLE JUGEMENT :diate de l’enfant. Avant que la mère ou le dangereux doivent être sous contrôle strict.
médecin n’aient eu le temps d’intervenir, l’en- Les juges ont considéré que le Dr Y était Et ce y compris si le médecin exerce dans
fant a réussi à avaler une partie du produit personnellement responsable de l’accident une salle dont il n’a pas la responsabilité de
contenu dans le flacon. Les conséquences ont survenu en application des articles suivants l’organisation. Ici, il s’agissait d’un centre de
été sérieuses pour l’enfant puisque transpor- du Code de la Santé Publique : santé, mais il pourrait tout aussi bien s’être
tée par SAMU dans un hôpital parisien, elle • R 4127-32 « Dès lors qu’il a accepté de répon- agit d’une salle pluridisciplinaire dans un hôpital
a du subir une résection-anastomose de dre à une demande, le médecin s’engage à assu- par exemple, ou seraient reçus à tour de rôle
l’œsophage cervical. rer personnellement au patient des soins des patients de médecine, de chirurgie, etc..
Mme X reproche au Dr Y la présence d’un consciencieux, dévoués et fondés sur les données Le Juge considère, en quelque sorte, que le
produit toxique dans le cabinet, à la portée acquises de la science, en faisant appel, s’il y a médecin, à l’instar du pilote de ligne, a le devoir
de l’enfant. lieu, à l’aide de tiers compétents. » de faire une « check list » des points dange-
Le Dr Y se défend en expliquant la présence • R 4127-33 « Le médecin doit toujours élaborer reux de son cabinet avant de commencer sa
de ce produit par le fait qu’il partage ce cabinet son diagnostic avec le plus grand soin, en y consa- consultation.
8DÉMOGRAPHIE DES PSYCHIATRES LIBÉRAUX
DE SEINE-SAINT-DENIS DE 1970 À 2010… 2020
Dans la précédente parution du Bulletin, nous avons présenté un état EVOLUTION DES ACTES CONCERNANT LA PRISE EN CHARGE
des lieux de la psychiatrie dans le département. Comme dans bien DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS DE LA SEINE-SAINT-DENIS
d’autres domaines de la médecine, l’activité salariée est toujours large-
PAR LES PSYCHIATRES LIBÉRAUX DE CE DÉPARTEMENT ET HORSment majoritaire, tout en restant en deçà des besoins.
Nous vous présentons ici un état des lieux plus précis de la psychiatre 93 POUR LES ANNÉES 2008 ET 2009 :
libérale.
8000100
90 7000
80
6000
70
5000 psychiatres
60
libéraux du 93
400050
psychiatres
40 libéraux hors 933000
30
2000
20
1000
10
0 0
0-15 ans 16-25 ans
Figure 1
pour l'année 2008 0-15 ans 16-25 ansLe nombre des psychiatres libéraux de Seine-Saint-Denis en 2010 seFigure 1
situe autour de 50. Nous assistons à une baisse régulière de nos
psychiatres libéraux du 93 4719 6783effectifs depuis 1995 ; la grande chute démographique prévue pour
l’ensemble de la médecine libérale et donc des psychiatres libéraux psychiatres libéraux hors 93 4146 5342
se situe dans les années 2018-2020 (figure 1).
L’enquête de 2010 de l’URML IDF concernant les psychiatres libéraux
7000
nous précise et confirme :
6000• 1900 psychiatres répartis de la façon suivante :
- 50 en Seine-Saint-Denis 5000
psychiatres libéraux- 60 en Seine-et-Marne
4000 du 93
- 60 sur le Val d’Oise
psychiatres libéraux3000- 69 sur l’Essonne hors 93
- 105 sur le Val-de-Marne 2000
- 123 sur les Yvelines
1000
- 167 sur les Hauts-de-Seine
0- 1200 sur Paris
0-15 ans 16-25
• 57% des psychiatres libéraux franciliens sont âgés de
pour l'année 2009 0-15 ans 16-25 ans
plus de 55 ans.
psychiatres libéraux du 93 4197 5933
• La médiane de l’année de départ à la retraite se situe
psychiatres libéraux hors 93 4408 6264autour de 2019.
EVOLUTION DE L'ENSEMBLE DES ACTES DE PSYCHIATRIE (ENFANTS ET ADULTES) PAR LES PSYCHIATRES LIBÉRAUX DE LA
SEINE-SAINT-DENIS ET HORS 93 TOUTES SPÉCIALITÉS PSYCHIATRIQUES CONFONDUES * POUR LES ANNÉES 2008 ET 2009 :
160000
140000
120000
100000
psychiatres libéraux du 93
80000
psychiatres libéraux hors 93
60000
40000
2008 2009
20000
0 psychiatres libéraux du 93 134818 118102
2008 2009
psychiatres libéraux hors 93 131610 144995
Docteur FEUGERE-ENGEL Annick,
* toutes spécialités psychiatriques confondues : psychiatres, neuropsychiatres, neurologues, pédopsychiatres Conseiller Ordinal
9
1970
1972
1974
1976
1978
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020INFORMATIONS
DÉPARTEMENTALES
BILAN 2010 DE LA GESTION DES MALADIES
À DÉCLARATION OBLIGATOIRE EN SEINE-SAINT-DENIS
Dengue Hépatite aiguë BComme chaque année, la Délégation terri-
toriale de Seine Saint Denis de l’ARS nous L’objectif est d’identifier les cas de dengue L’objectif de cette surveillance est d’évaluer
informe des résultats de la surveillance des autochtones et par conséquent de réaliser l’impact de la politique de prévention et de
maladies à déclaration obligatoire (MDO) qui une surveillance entomologique dans le but mesurer la circulation du virus de l’hépatite B.
concerne 30 pathologies. de mettre en place des mesures de démous- Données départementales :
Cette surveillance a deux objectifs : prévenir tication et éviter autant que possible l’implan- 4 DO
les risques d’épidémie d’une part, et analyser tation pérenne du moustique en métropole. Le nombre limité de DO est sans doute lié
d’autre part l’évolution dans le temps de ces Données départementales : à une sous déclaration importante, observée
maladies afin d’adapter les politiques de santé 53 DO de cas importés en 2010. également au niveau national selon l’INVS.
publique (calendrier vaccinal par exemple). Environ 1 à 3 cas par an ont été enregistrés
Voici un large extrait de ce document que les 4 années précédentes dans le départe- Infection Invasive à Méningocoque
nous avons reçu récemment. ment. Le cadre réglementaire a changé : Instruction
N°DGS/RI 1/2011/33 du 27 janvier 2011 relative
COMMENT DÉCLARER UNE DE Fièvre typhoïde à la prophylaxie des infections invasives à ménin-
CES MALADIES SURVEILLÉES ? et fièvres paratyphoïdes gocoque.
Une plateforme régionale unique de réception
La DO permet l’étude des caractéristiques Les objectifs sont les suivants :
des signaux sanitaires a été mise en place à
épidémiologiques de la maladie, le suivi des • r éduire la létalité des infections invasives à
l’ARS d’Ile de France. Ce dispositif a pour
tendances évolutives et la détection de cas méningocoque (IIM),
objectif de simplifier les procédures de signa-
groupés pouvant être liés à une source • empêcher l’apparition de la maladie chez les
lements des professionnels de santé (en
commune. sujets contacts,
résumé sur la plaquette). Les signalements • rompre la chaîne de transmission d’uneDonnées départementales :
adressés à la plateforme régionale sont ensuite
14 DO en 2010, stable depuis 2006. souche virulente,
transmis aux Délégations Territoriales concer- • rationaliser la prophylaxie afin d’éviter l’ap-11 personnes/14 ont fait un voyage dans un
nées pour traitement et prise en charge.
pays endémique. parition de résistance aux antibiotiques utili-
Le département de Seine Saint Denis est sés.Il est à noter que tous les cas de fièvre
caractérisé par une sous-déclaration des L’instruction du 27 janvier 2011 dispose quetyphoïde et fièvres paratyphoïdes doivent être
signaux sanitaires beaucoup plus marquée au les cliniciens et biologistes qui suspectent ousignalés à l’ARS bien que les investigations
niveau de la médecine ambulatoire (médecins diagnostiquent un cas d’IIM doivent le signalerautour du cas ne concernent que les cas
généralistes, CMS…) mais qui existe égale- sans délai par téléphone à l’ARS, avantautochtones.
ment dans une moindre mesure au niveau transmission écrite. Le signalement s’effectueRecommandations
des établissements sanitaires et médico- 24 h/24, y compris les week-ends etLa vaccination contre la fièvre typhoïde est obli-
sociaux. jours fériés.gatoire pour les personnels de laboratoire d’ana-
Une enquête est alors effectuée par le méde-lyses de biologie médicale qui manipulent des
L’année 2010 a été marquée par une épidémie cin de l’ARS autour de chaque cas d’infectionselles.
de rougeole au niveau national, ayant touché invasive à méningocoque.Pour ce qui concerne les voyageurs, la vaccination
également l’Ile de France et la Seine Saint- Le médecin de l’ARS détermine les contactsest recommandée 15 jours avant le départ dans
Denis. La réapparition de la rougeole a été devant être mis sous antibioprophylaxie. Illes pays où l’hygiène est précaire, lors d’un séjour
observée en France à partir de 2008, avec vérifie que les contacts familiaux ont été prisprolongé ou si le séjour se fait dans de mauvaises
une augmentation croissante et épisodique en charge par le médecin hospitalier etconditions. Vaccination à partir de l’âge de 2 ans
du nombre de cas depuis cette date. Les procède à la mise sous chimioprophylaxie despour une durée de protection de 3 ans.
recommandations vaccinales anti-rougeole contacts extra-familiaux en rapport avec les
ont été modifiées en 2011 ; l’objectif étant médecins traitants, scolaires ou du travail, leHépatite aiguë A
une augmentation de la couverture vaccinale cas échéant.L’objectif de cette déclaration est de détecterà 2 doses jusqu’à 95 % pour les enfants, les Une vaccination peut être recommandéeles cas groupés afin de prendre rapidementadolescents et les jeunes adultes nés depuis selon le sérogroupe du méningocoque enles mesures de contrôle adaptées mais aussi1980. cause.d’estimer les taux d’incidence et les tendances
Rappel : la mise sous chimioprophylaxie autourau niveau départemental et national.BILAN 2010 du cas, en pré-hospitalier et à l’hôpital,Données départementales :En 2010, la Délégation Territoriale de Seine concerne uniquement les personnes ayant51 DO dont 25 cas sans notion de voyage ;Saint-Denis a reçu 1 400 signalements qui ne réalisé du bouche à bouche, une intubation16 cas ayant voyagé, essentiellement de retourcomptent pas les sérologies VIH diagnosti- ou une aspiration endotrachéale sans masquedu continent africain ; 8 cas ayant voyagé enquées dans les CDAG non reçues à la date de protection, avant le début du traitementAsie, Europe ou Antilles ;du bilan. Ce chiffre comprend : antibiotique du malade et jusqu’à 24 heuresUne enquête est conduite par l’ARS si la DOI. Maladies à Déclaration Obligatoire : 1 328 après sa mise en oeuvre.concerne des cas familiaux, une collectivitéII. Infections Nosocomiales : 18 Données départementales :d’enfants, ou lorsqu’un aliment peut être incri-III. Autres Alertes Sanitaires : 54 9 DOminé (par ex : fruits de mer…).
Le sérogroupe B a été retrouvé dans 7 cas,RecommandationsLes MDO présentées par ordre alphabétique les sérogroupes A et C dans 1 cas chacun.Vaccination recommandée pour la population àdans ce document sont celles pour lesquelles La chimioprophylaxie a concerné 90 contactsrisque (jeunes dans les services pour l’enfance etun ou plusieurs cas ont été déclarés à l’ARS familiaux et 82 contacts extra-familiaux dontla jeunesse handicapées, patients atteints deet qui concernent des personnes résidant en 14 soignants hospitaliers (nombre déclarémucoviscidose et d’hépatopathie chronique, homo-Seine Saint-Denis ou si la structure en cause non exhaustif).sexuels masculins…), autour d’un cas d’hépatiteest dans ce département pour ce qui concerne La répartition des cas montre une légèreA confirmé et lors de voyage en zone d’endémie.les toxi-infections alimentaires.
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