Dépistage du cancer de la prostate par dosage du PSA  intérêt non démontré chez les hommes présentant des facteurs de risque
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Documents Questions réponses dépistage du cancer de la prostate (74,72 Ko) Mis en ligne le 04 avr. 2012 La Haute Autorité de Santé publie, à la demande de la Direction Générale de la Santé (DGS), un rapport d’orientation sur les facteurs de risque de cancer de la prostate et la pertinence du dépistage de ce cancer par dosage de l’antigène spécifique prostatique (PSA) auprès de populations d’hommes sans symptôme considérées comme « à haut risque » de survenue de ce cancer. Après avoir recherché la littérature sur le sujet et examiné les rapports et recommandations des sociétés savantes et organismes d’évaluation en santé au niveau national et international, la HAS a conclu qu’il n’y a pas de preuve suffisante pour justifier la mise en place d’un tel dépistage dans ces sous-populations. La HAS insiste également sur la nécessité de fournir une information complète aux hommes envisageant la réalisation d’un dépistage, notamment sur ses conséquences éventuelles. En France, le cancer de la prostate se situe au 1er rang des cancers chez l’homme. Le nombre de nouveaux cas estimé en 2011 est de 71 200, devant les cancers du poumon (27 500 cas) et les cancers colorectaux (21 500 cas). Ce cancer représente la 3ème cause de décès par tumeur chez l’homme en France (8 700 décès par an), derrière le cancer du poumon (21 000 décès par an) et le cancer colorectal (9 200 décès par an).Intérêt non démontré, même chez les hommes avec des facteurs de risqueComme elle l’avait conclu pour la population générale en 2010, la Haute Autorité de Santé (HAS) considère qu’il n’existe pas de preuve de l’intérêt du dépistage du cancer de la prostate par dosage du PSA chez les hommes sans symptôme considérés comme à plus « haut risque ». Cette conclusion s’appuie sur plusieurs constats :La difficulté de cerner les populations considérées comme « à haut risque » de cancer de la prostateEn l’état actuel des connaissances, il existe de réelles difficultés à définir et à repérer des populations masculines à plus haut risque de développer un cancer de la prostate et à établir des niveaux de risque. Certains facteurs de risque génétiques et environnementaux de survenue de cancer de la prostate sont identifiés (et plus ou moins précisément établis dans la littérature) tels que des antécédents familiaux de ce cancer chez des parents du 1er degré (père, frère), une origine africaine, une exposition à certains agents chimiques. Mais il n’est pas possible de dire aujourd’hui comment ces différents facteurs interagissent, de considérer qu’ils se cumulent et donc de mesurer un niveau de risque de survenue de ce cancer. Par ailleurs, aucun élément dans la littérature ne permet de penser que les hommes avec des facteurs de risque développent des cancers de la prostate de forme plus grave ou d’évolution clinique plus rapide.Une balance bénéfices/ risques difficile à établirUne fréquence plus élevée de cancer de la prostate chez ces groupes d’hommes ne suffit pas à elle seule à justifier de l’intérêt d’un dépistage : en effet, il n’y a pas d’études démontrant l’efficacité du dépistage en termes de diminution de la mortalité dans une population d’hommes considérés comme plus à risque. Parallèlement, les hommes s’exposent aux inconvénients et risques du dosage sanguin du PSA (possibilité de faux positifs notamment) puis à ceux des biopsies de confirmation diagnostique (perte de sang dans les urines et le sperme, risque d’infections, de rétention urinaire, possibilité de faux négatifs) et enfin aux conséquences physiques et psychologiques liées aux traitements (troubles sexuels, urinaires, digestifs).Améliorer l’information des hommes pour parvenir à une décision éclairéeDans ce contexte d’incertitudes, la HAS insiste sur l’importance de l’information à apporter aux hommes envisageant la réalisation d’un dépistage individuel du cancer de la prostate afin que chaque homme puisse choisir de se faire dépister ou non en connaissance de cause. Elle rappelle l’existence d’un guide d’information publié par l’Anaes en 2004, dont la mise à jour fait l’objet d’un travail sous la coordination de l’INCa, en association avec la HAS.Mieux comprendre la situation des AntillesLes Antilles sont caractérisées par une sur-incidence et une surmortalité par cancer de la prostate par rapport aux autres régions françaises. Cependant, ces différences peuvent être liées à des modalités de recueil et d’estimation différentes ainsi qu’à de nombreux facteurs socio-économiques et environnementaux.La HAS considère donc que la poursuite des études en cours et la mise en place d’études nouvelles portant sur les spécificités cliniques éventuelles et l’organisation de la prise en charge actuelle du cancer de la prostate sont essentielles à une meilleure compréhension de la situation.Importance de la recherche La HAS souligne l’intérêt des recherches sur les marqueurs permettant de distinguer les formes agressives de cancer de la prostate de celles dont la lente évolution n’aura pas d’impact sur la vie des patients. Mis en ligne le 04 avr. 2012

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Publié le 04 avril 2012
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    Dépistage du cancer de laprostate chez lespopulations dhommes  présentant desfacteurs de risque  
 Questions / Réponses   Quelquesdonnées surle cancer delaprostate en France  Nombre de nouveaux cas estimés de cancer de la prostate en 2011 : 71 200 · (cancers du poumon 27 500, cancers colorectaux 21 500 cas) ; · âge moyen au diagnostic en 2005 : 71 ans ; · d’incidence (standardisé monde)  tauxen 2011 : 125,8 pour 100 000 hommes ; · de  nombre :décès par cancer de la prostate estimé en 2011 (cancer du 8 700 poumon 21 000, cancer du colon 9200) ; · de mortalité (standardisé monde) en 2011 : 10,8 pour 100 000 hommes ; taux ·80 ans (les ¾ des décès survenant médian au décès sur la période 2004-2008 :  âge après 75 ans).   1. Que sait-on aujourd’huides cancersde la prostate?  
 
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C’est une tumeur qui survient tardivement et dont la fréquence augmente avec l’âge. Ainsi, les cancers de la prostate sont très rares avant 55 ans, les taux d’incidence étant quasiment nuls. Pour les hommes de 60-69 ans, les taux d’incidence sont de 268 pour 100 000, pour atteindre des taux de 1 211,8 pour 100 000 pour la tranche d’âge la plus représentée des 75-79 ans, et diminuer ensuite. La mortalité par cancer de la prostate a augmenté faiblement jusqu’en 1990 pour diminuer ensuite (-0,9% entre 1980 et 2005), cette diminution étant plus importante entre 2000 et 2005 (-2,5 % par an). Cette diminution faible mais constante de la mortalité par cancer de la prostate peut être en rapport avec l’amélioration des conditions de prise en charge. Environ un patient de plus de 50 ans sur trois a des signes histologiques de cancer de la prostate, avec jusqu’à 80% de ces tumeurs limitées en taille et en grade, et cliniquement non significatives comme le rapporte en 2009 l’association américaine durologie. Comme l’indique une expertise collective de l’Inserm publiée en 2008 sur Cancer et Environnement, ou aux Etats-Unis le travail plus récent du National Cancer Institute sur les aspects génétiques du cancer de la prostate, les causes et l’évolution de la maladie sont encore imparfaitement comprises. Une meilleure compréhension des mécanismes biologiques et génétiques déterminant pourquoi certains cancers de la prostate restent cliniquement silencieux alors que d’autres sont à l’origine de sérieuses atteintes est nécessaire.
Questions/Réponses – 4 avril 2012 Dépistage du cancer de la prostate chez les populations d’hommes présentant des facteurs de risque
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