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Etude TMS et utilisation des sécateurs électriques

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Le sécateur électrique et apparition des TMS du membre supérieur : Résultats de l'étude menée par METROERGO CONTEXTE DE L'ETUDE Les opérations de taille de la vigne mettent à rude épreuve les tissus péri-articulaires (muscles, tendons, ligaments, vaisseaux sanguins et nerfs) provoquant des troubles musculo-squelettiques. Dans la majorité des vignobles, le sécateur électrique remplace progressivement le sécateur manuel. Celui-ci a révolutionné les travaux de taille en diminuant l’effort musculaire. Cependant ce changement d’outil a entraîné un déplacement des douleurs ressenties au niveau du poignet et de la main vers le coude et l’épaule. Le mal de dos quant à lui subsiste. Le traitement des affections du coude et de l’épaule est plus difficile que dans le cas d’un syndrome du canal carpien et les séquelles plus fréquentes. Les services de Santé Sécurité au Travail de la M.S.A. du Rhône et de Sâone et Loire ont donc souhaité quantifier l’incidence de l’utilisation du sécateur électrique sur l’apparition des T.M.S. du membre supérieur. L’étude a été confiée à Cécile Bisch de la société « Métroergo », cabinet de conseil et d’expertise dans le domaine de l’amélioration des conditions de travail. PROTOCOLE Cette étude mesure l’impact de l’utilisation de trois modèles des marques leaders (Electrocoup, Felco, Pellenc), en intégrant l’affûtage et le diamètre des bois sur les facteurs de risques biomécaniques directs (force et angulation). ...

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Ajouté le 24 septembre 2011
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Langue Français
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Le sécateur électrique et apparition des TMS du membre supérieur : Résultats de l'étude menée par METROERGOCONTEXTE DE L'ETUDE Les opérations de taille de la vigne mettent à rude épreuve les tissus péri-articulaires (muscles, tendons, ligaments, vaisseaux sanguins et nerfs) provoquant des troubles musculo-squelettiques. Dans la majorité des vignobles, le sécateur électrique remplace progressivement le sécateur manuel. Celui-ci a révolutionné les travaux de taille en diminuant l’effort musculaire. Cependant ce changement d’outil a entraîné un déplacement des douleurs ressenties au niveau du poignet et de la main vers le coude et l’épaule. Le mal de dos quant à lui subsiste. Le traitement des affections du coude et de l’épaule est plus difficile que dans le cas d’un syndrome du canal carpien et les séquelles plus fréquentes. Les services de Santé Sécurité au Travail de la M.S.A. du Rhône et de Sâone et Loire ont donc souhaité quantifierl’incidence de l’utilisation du sécateur électrique sur l’apparition des T.M.S. du membre supérieur.L’étude a été confiée à Cécile Bisch de la société « Métroergo », cabinet de conseil et d’expertise dans le domaine de l’amélioration des conditions de travail. PROTOCOLE Cette étude mesurel’impact de l’utilisation de trois modèles des marques leaders (Electrocoup, Felco, Pellenc), en intégrant l’affûtage et le diamètre des bois sur les facteurs de risques biomécaniques directs(force et angulation). Le niveau vibratoire et le point d’équilibre ont également été caractérisés car ils peuvent avoir une incidence sur l’apparition de TMS. L’étude s’est déroulée en deux phases : 1. quantificationen laboratoire des efforts musculaires et des contraintes articulaires auprès de 15 personnes
2. identificationdes contraintes liées à la gestuelle et aux postures adoptées sur le terrain (observation de 13 professionnels et enregistrement vidéo).
L’objectif final étant d’établir une série de recommandations concrètes basées sur des données objectives. RESULTATS · Lepoids du sécateur électrique, trois fois plus lourd qu’un sécateur manuel, engendre, sans activation de la gâchette, un effort de maintien supérieur de 30% par rapport au sécateur manuel. Cet effort statique est très néfaste pour la vascularisation des muscles et des tendons. Néanmoins, lors de la coupe, l’activité des muscles fléchisseurs et extenseurs est 1,5 fois plus faible que celle observée avec le sécateur manuel. · Lalongueur de l’outil et la présence du câble entraînent des mouvements amples générant une contrainte importante au niveau de l’épaule(voir photo 1).·maintenir le sécateur, la forme du manche impose une déviation cubitale du Pour poignet, créant une zone d’étirement, de compression et de frottements au niveau de l’articulation(voir photo 2).·Un mauvais affûtage augmente la pression exercée et la durée de coupe (+16%).· Lacontrainte articulaire et la durée de coupe sont augmentées (+11%) pour des branches de plus 2 ans. Or les professionnels ont tendance à couper tout type de branche, quelque soit leur diamètre, ce qui a pour conséquence d’augmenter encore la contrainte biomécanique. ·point d’équilibre, identique sur chaque modèle, n’a pas d’influence significative sur Le l’activité musculaire ou sur la position du poignet. ·l’étude montre d’une part que Enfinles vibrationsgénérées par les 3 modèles étudiés restent en dessous du seuilréglementaireet d’autre part que l’hypothèse d’uneffet de couple engendré par la transmission moteur/lame n’est pas vérifiée.
Photo 1
Photo 2
RECOMMANDATIONS Même avec l’usage du sécateur électrique, la taille reste contraignante (contraintes posturales et musculaires ; répétitivité, durée de la tâche ; température ; hygrométrie ; port des batteries…). Il ne faut donc pas négliger les principes de prévention propres à cette activité (démarrage progressif des travaux de taille, échauffement, étirements, alternance des postures, hygiène de vie, entretien de l’outil, …).L’utilisation du sécateur électrique ne permet pas de faire l’impasse sur l’affûtage régulier de la lame. Afin de limiter le déplacement des contraintes vers l’épaule, et dansl’attente d’évolutions techniques portant sur le poids, la prise en main et le raccordement avec la batterie*, il ne faut pas hésiter à utiliser des outils spécifiques pour la coupe des gros bois (coupe souche, scie…) ou pour la finition des baguettes (sécateur manuel adapté à la taille de sa main). *Une restitution de l’étude aux trois constructeurs est prévue le 16 mars 2009. L’étude sera présentée aux conseillers en prévention et médecins du travail lors de la journée d’échange T.M.S. en viticulture, le 12 mai 2009. CONTACTS Service Santé Sécurité au Travail MSA du Rhône :J.M.FREULET :04-78-92-31-52 J. VERMOREL :04-78-92-32-03 MSA de Saône-et-Loire :M. DANGUIN :03-85-39-51-37