Les idées de tout le monde: suite et fin
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En deux pages, une synthèse des connaissances scientifiques sur notre univers, inspirée des travaux d'Hawking, présente avec une touche d'humour une solution à l'énigme des origines

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Publié le 01 juillet 2018
Nombre de lectures 190
Langue Français

Exrait

Les idées de tout le monde :
suite et fin

Cet article est la reprise de celui publié il y a quelques années sous le
titre « devenir dieu ». Je dédie cette reprise à Stephan Hawking, un peu
challengé dans l’article, qui a maintenant rejoint le monde éternel des
idées.
Didier Gaujous


Résumé :
A partir d’une revue critique mais bienveillante de l’œuvre de Hawking, le concept du dieu
créateur est revisité dans une vision finaliste anthropocentrique d’un l’univers en évolution
gestative. Un changement de paradigme qui donne à l’Homme une mission « originale ».
Abstract
From a critical but kind review of Hawking works, the concept of god is revisited in an
anthropocentric finalist vision of an evolving gestational universe. A paradigm shift that gives
Man an “original” assignment.


Avant propos
L’idée développée dans ce papier est issue d’une réflexion personnelle. Pourtant, si elle
s’avérait vraie, cela voudrait dire que plusieurs l’ont eue avant moi.
C’est donc avec respect que je rends à cette lignée de créateurs originaux l’hommage qui leur
est dû.
Quels antécédents ?
Un homme peut-il devenir un dieu ? La mythologie et les religions relatent quelques cas :
Imhotep en Egypte, Héraclès, l’Hercule romain, Siddhârta Gautama dit le Bouddha, Jésus, et
sans doute quelques autres ont connu ou approché ce destin exceptionnel. Et si demain, le
prochain dieu s’appelait Dupont ou Durand ? Et pourquoi pas vous ?
Des réponses en écho
Aborder cette question saugrenue suppose déjà de s’entendre à minimum sur la définition de
dieu. Nous proposons de retenir ici celle du dieu créateur, celui qui crée l’univers, le ciel et la
Terre. Cette définition est assez englobante puisque des cosmogonies sont en général
associées aux grandes religions.
C’est d’ailleurs l’argument ultime de l’existence de Dieu : sans Dieu, qui aurait créé
l’Univers ? Auquel cas les non croyants répondent classiquement : certes, mais qui a créé
Dieu ? Et ainsi va le Monde, une histoire sans fin.
L’intrusion de la science
Nous déjà sommes proches de la solution, mais prenons un peu de recul. Depuis quelques
siècles, ce sont les savants, les scientifiques, qui ont le plus challengé l’existence de Dieu. La science s’est construite sur un refus des explications toutes faites, par un rejet des causes
surnaturelles que mythes et croyances religieuses nous imposaient.
Et cela est rendu possible parce que le Monde s’avère compréhensible : la vue, les sens,
l’intelligence de l’homme, sa main, sa curiosité, lui permettent peu à peu de comprendre et de
dessiner les lois de la nature : le feu, la course des planètes dans le ciel, les crues du Nil, les
plantes médicinales, l’alchimie, le bec des oiseaux… L’homme, ce grand sorcier, s’interroge
sur son environnement et comprend peu à peu comment il fonctionne.
Fabriquer l’avenir
De cette quête du savoir, quel est le ressort ? La réponse se trouve dans la célèbre anecdote du
dialogue entre Laplace et Napoléon, à qui le savant vient de présenter son système du monde :
- Monsieur de Laplace, je ne trouve pas dans votre système mention de Dieu.
- Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse. […] Cette hypothèse, sire, explique en effet tout, mais
ne permet de prédire rien. En tant que savant, je me dois de vous fournir des travaux permettant des
1prédictions .
La science de l’homme permettrait donc de prédire, de calculer, et in fine d’interagir,
d’influencer l’univers.
Quand la science tue la philosophie
Dans leur mainmise sur le monde des idées, les scientifiques n’ont plus de limite. A la
2première page de son livre Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers , le regretté Stephen
Hawking osait écrire que « la philosophie est morte, faute d’avoir réussi à suivre les
développements de la science moderne, en particulier de la physique ».
Nous étions donc ainsi invités à lire son œuvre pour espérer trouver réponse au sens profond
de la vie. Et quoi de neuf, docteur? A vrai dire, pas grand-chose depuis un siècle que nos
chers physiciens essayent de réconcilier les équations de la relativité et celles de la physique
quantique en une « théorie du tout ».
Le fait le plus marquant est que la candidate de Hawking à cette « pensée de Dieu », la
100M-théorie, permet d’envisager un nombre quasi illimité d’univers, 10 , chacun obéissant à
des lois spécifiques et pouvant de se créer spontanément à partir de rien. Rien que ça !
Mais d’où venons-nous ?
Avant de se perdre dans les multivers spontanés, faisons le point sur ce que nous connaissons
du nôtre : il démarre il y a 13,7 milliards d’années, avec le big bang. A partir de l’hydrogène,
la fusion nucléaire forge dans les étoiles le carbone, l’azote, l’oxygène puis tous les éléments
chers à Démocrite et Mendeleïev.
Des explosions gigantesques dispersent les poussières d’étoiles dans l’espace. L’hydrogène et
l’oxygène s’y combinent en eau ; les éléments plus lourds forment des grains minéraux ; plus
surprenant, carbone, oxygène, hydrogène et azote s’allient dans l’espace interstellaire pour
former des acides aminés.
Lors d’une nouvelle génération d’étoile, un nuage d’hydrogène se met à fusionner et les
poussières s’agrègent en tournant autour de l’astre neuf, formant des planètes, suivant le

1
Cette anecdote, qui daterai de 1802, est reprise sous plusieurs versions par plusieurs auteurs dont :
Hervé Faye, Sur l'origine du monde : théories cosmogoniques des anciens et des modernes (p. 109-110),
Editeur : Gauthier-Villars (Paris), 1884.
Walter William Rouse Ball, A Short History of Mathematics (pg. 387-88), Publisher : Macmillan, 1888.

2
Stephen Hawking, Leonard Mlodinow, Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ? ISBN : 2738123139 ,
Éditeur : ODILE JACOB, 2011. modèle de Laplace. Certaines planètes, situées à bonne distance, ont de l’eau liquide. Notre
Soleil et notre Terre émergent ainsi il y a 4,5 milliards d’années.
En présence d’eau, les molécules organiques, provenant notamment du bombardement
météoritique, s’assemblent et se répliquent, créant la vie. Apparue sur Terre il y a 3,8
milliards d’années, la vie en se développant crée les conditions favorables à l’émergence
d’êtres de plus en plus complexes et de plus en plus intelligents, jusqu’à l’homme, sommet
actuel de l’évolution.
Et où allons-nous ?
Dans 7,6 milliards d’année, notre Soleil, qui aura épuisé son hydrogène, deviendra une
immense boule de feu rouge et la Terre disparaitra. La fin de l’Univers n’est pas encore
connue : il pourrait continuer à grandir en se refroidissant, les étoiles s’éteignant peu à peu.
« Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » anticipait Blaise Pascal.
Ou au contraire, si la gravitation l’emportait sur l’expansion, notre univers se recondenserait
jusqu’à disparaître dans un big crunch.
Quoi qu’il en soit, l’avenir de notre espèce parait à terme bien obscur!
100Et on arrive ainsi à un point crucial : tout ça pour ça ? Parmi les 10 univers possibles, nous
aurions eu la chance incroyable d’être sur celui qui permettait l’existence d’étoiles, qui
permettaient l’existence de Terres, qui permettaient l’existence de la vie, qui permettait
l’apparition de l’homme, qui permettait de comprendre l’univers, et tout ça pour le voir
disparaître de manière inéluctable?
A Manifest Destiny
On peut aussi, et c’est je l’espère ce qui fait « l’originalité » de ce papier, imaginer une fin
alternative. La nature nous a appris le mécanisme qu’elle utilisait pour son évolution : il faut
que des étoiles meurent pour ensemencer de nouveaux systèmes solaires plus riches. Il faut
que les dinosaures disparaissent pour que les mammifères émergent. Il faut que les vieux
meurent pour que la force de la jeunesse fasse progresser nos idées.
Alors, pour que l’univers intelligent se perpétue et se perfectionne, il faudra que nos
savants, comme l’ont fait en leurs temps nos lointains ancêtres, sèment dans une
fluctuation du vide, au sein d’un accélérateur de particules élémentaires ou au fond d’un
micro trou noir, les équations d’un nouvel univers.
Qui sera plus durable, plus smart, plus beau.
Et ce jusqu’au suivant…
Pour que Sisyphe soit heureux, il nous faut redevenir dieu.


Didier Gaujous
er1 juillet 2018

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