comment on fabrique un biocarburant
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Description

ETBEETEn matièreLes possibilités de déplacement,il est temps de trouverPour faire fonctionner lesd’autres solutionsengins motorisés, lepétrole est pratique, mais pétroleSe déplacer sans que le pétrole.ce n’est pas le seul« carburant » possible.EPUIS le début duL’hydrogène : c’est unegaz qui peut servir de XX siècle, l’auto- «Un vélo peut remplacer une voiture» Plus écolocarburant. On le trouve Dmobile s’est petit àtrès facilement dans la Gaetan Goudal est un à part entière. Le vélo dépensent en moyenne qu’un boosterpetit imposée comme lenature puisque c’est des responsables d’ISD, électrique permet d’arri- 200 euros pour achetermode de transport le plusl’élément chimique le plus une entreprise qui ver au travail sans effort un vélo normal trouvent Si vous n’avez pas encoreutilisé un peu partout (etsimple qui existe. 14 ans mais que vous rêvezRepères conçoit et vend des et de gagner du temps en cela cher de payer 1000 surtout dans les pays indus-d’avoir un scooter ou unvélos à assistance élec- ville car on se faufile par- euros pour un vélo élec-L’électricité : trialisés). Le pétrole estQuelques booster, il y a peut-êtreCertaines voitures sont trique (VAE). ISD est le tout. trique. Pourtant, ilsdevenu en même tempsdéfinitions... une solution plusélectriques. n°1 français de ce sec- dépensent encore plusune source d’énergie écologique : le vélo àCarburant : matièreL’inconvénient majeur est . teur, avec environ pour un scooter ou uneimportante. Pour ...

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Langue Français

Exrait

Se déplacer sans
pétrole
En matière
de déplacement,
il est temps de trouver
d’autres solutions
que le pétrole.
Le Journal des Enfants
PAGE
6
Jeudi 29 juin 2006
Le Journal des Enfants
PAGE
7
Jeudi 29 juin 2006
Repères
Repères
Quelques
définitions...
.
Carburant : matière
(le plus souvent
liquide) qui sert à
faire fonctionner un
moteur.
.
Biocarburant: c’est
un carburant
fabriqué à base de
résidus de plantes
ou de produits
naturels. Le
bioéthanol ou le
diester sont des
biocarburants.
.
Hydrocarbure: il
s’agit d’un corps
chimique
comprenant du
carbone et de
l’hydrogène. Le
pétrole (avec lequel
on fait l’essence et
le gasoil) est un
hydrocarbure. Ils
rejettent beaucoup
de CO2, ce qui
contribue au
réchauffement de la
planète.
.
Energie fossile:
énergie dont le
stock est limité et
issue d’une matière
qui a mis des
milliers d’années à
se former (pétrole,
charbon, gaz
naturel…)
.
Energies
renouvelables:
énergies dont le
stock est plus ou
moins illimité car
issues d’un élément
naturel qui se
renouvelle souvent
(vent, solaire,
biomasse…). Elles
sont plus
écologiques
[respectent
l’environnement]
mais parfois
compliquées et
coûteuses à
produire.
Les possibilités
Pour faire fonctionner les
engins motorisés, le
pétrole est pratique, mais
ce n’est pas le seul
«carburant» possible.
L’hydrogène:
c’est un
gaz qui peut servir de
carburant. On le trouve
très facilement dans la
nature puisque c’est
l’élément chimique le plus
simple qui existe.
L’électricité:
Certaines voitures sont
électriques.
L’inconvénient majeur est
qu’il faut recharger
souvent la batterie et que
ce n’est pas entièrement
écologique puisque
produire de l’électricité
pollue.
Le bioéthanol:
Il
s’agit d’alcool, tel qu’on
peut le trouver dans les
boissons alcoolisées,
fabriqué surtout à partir
du sucre fermenté de la
canne à sucre ou de la
betterave. Il est destiné
aux moteurs à essence.
On essaye aujourd’hui de
le fabriquer à partir de la
biomasse (résidus
naturels comme le bois).
Il peut être mélangé à
l’essence en des
proportions allant de 5 à
85%. Au-delà de 20%,
des adaptations aux
moteurs sont nécessaires.
Le diester:
Ce
biocarburant est réservé
aux moteurs diesels. Il est
fabriqué essentiellement
à base d’huiles (végétales
ou animales). Certains
moteurs acceptent
également directement de
l’huile (colza, soja...).
Le GPL (Gaz de
pétrole liquéfié):
C’est un mélange
d’hydrocarbures et de gaz
liquéfiés. Actuellement en
France, c’est le carburant
le moins cher à la pompe.
Si vous n’avez pas encore
14 ans mais que vous rêvez
d’avoir un scooter ou un
booster, il y a peut-être
une solution plus
écologique : le vélo à
assistance électrique
(VAE). Le principe est
simple: vous prenez un
vélo, vous l’équipez d’un
moteur (situé dans une
roue ou derrière les
pédales) et de batteries
rechargeables. Ensuite, il
suffit de pédaler et le
moteur vous entraîne à 25
km/h, presque sans effort.
Ces VAE pourraient aller
plus vite mais la loi
française l’interdit.
Avec une batterie bien
chargée, on peut parcourir
jusqu’à 50 ou 60 km, sans
émettre aucune pollution.
Une recharge dure entre
quatre et six heures et ne
coûte que quelques
centimes d’euro.
Économiques à l’usage, les
vélos électriques sont
chers à l’achat : on en
trouve dès 500 euros et il
faut compter 1000 à 1500
euros pour un modèle de
qualité. Mais on risque
moins de se faire voler un
VAE qu’un booster. Autre
avantage: comme il s’agit
de vélos et non de
cyclomoteurs, le casque et
l’assurance ne sont pas
obligatoires.
http://cyclurba.free.fr
Le pétrole en chiffres
L
On estime que les
ressources de pétrole vont
commencer à s’épuiser dès
2010/2015 et que d’ici
quelques dizaines à
centaines d’années, il n’y
aura plus de pétrole
disponible. Les spécialistes
ne sont pas d’accord sur les
dates données.
L
65% environ des
réserves de pétrole connues
se situent au Moyen Orient.
Les pays producteurs dans
cette région du monde se
sont rassemblés au sein de
l’OPEP (Organisation des
pays exportateurs de
pétrole)
L
On utilise le pétrole à
56.2% dans les transports.
C’est l’usage le plus
important, suivi par le
chauffage (17%) et les
plastiques (15%)
À savoir
Comment on fabrique le carburant à l’éthanol
Il est
composé d’essence et d’éthanol
,
l’alcool que l’on trouve dans les boissons alcoolisées.
1
2
3
4
On fait fermenter
des plantes sucrières
(canne à sucre,
betterave… )
ou contenant
de l’amidon
(maïs, blé… ).
Le
sucre
fermenté
donne
de l’
éthanol
.
On lui fait subir une
transformation chimique
pour le convertir en
un carburant plus
compatible avec
l’essence : l’
ETBE
(éthyltertiobutyléther).
On le
mélange à
l’
essence
.
E
T
B
E
E
T
B
E
Depuis une vingtaine d’années, le groupe
Shell organise une grande course automo-
bile baptisée l’écomarathon. Le but de la
course n’est pas d’arriver
en
premier,
mais
de
consommer le moins pos-
sible. Plus de 200 équipes
venues des quatre coins de
la France et de l’Europe
s’affrontent et rivalisent
d’imagination pour propo-
ser des carburants propres
et économiques.
Hydrogène et éthanol se
disputent en général les premières places.
Au-delà de la compétition et de l’ambiance
du week end, les écoles qui s’affrontent
offrent le résultat de leurs recherches en
matière de carburant et de consomma-
tion. Le design des engins est plutôt amu-
sant et futuriste. L’utilisation des nou-
velles énergies, écolo-
giques et renouvelables,
ainsi que des matériaux
recyclables, sont les prin-
cipaux objectifs de cette
course.
Parce qu’il vaut mieux être
prévoyant
[voir en avan-
ce]
sur l’avenir et faire
notre possible pour que
l’on puisse continuer à se
déplacer, en limitant un maximum la pollu-
tion et l’utilisation de nos ressources.
www.shell.fr
P
LUS LOIN
,
PLUS ÉCOLOGIQUE
D
EPUIS le début du
XX
e
siècle, l’auto-
mobile s’est petit à
petit imposée comme le
mode de transport le plus
utilisé un peu partout (et
surtout dans les pays indus-
trialisés). Le pétrole est
devenu en même temps
une
source
d’énergie
importante. Pour faire
tourner une voiture, il faut
du carburant, en général
issu du pétrole.
L
Une ressource
gaspillée
Au début, on a eu tendan-
ce à gâcher cette ressource
naturelle. Mais dès les
années 1970, il a fallu
prendre
des
mesures
contre le gaspillage. Deux
chocs pétroliers se sont
succédé en 1973 et 1979:
le prix du pétrole augmen-
te d’un coup suite à des
crises politiques dans les
pays
producteurs.
On
prend conscience de l’im-
portance du pétrole et
aussi de sa rareté. C’est une
énergie fossile (voir défini-
tion), les ressources dispo-
nibles diminuent, et de
plus en plus vite. En plus, la
plupart du stock pétrolier
est concentré dans seule-
ment quelques pays, au
Moyen-Orient, où il existe
de nombreux conflits.
Enfin, le pétrole pollue et
contribue au réchauffe-
ment de la planète.
L
Chercher
d’autres
solutions
Résultat, on cherche de
plus en plus à se passer du
pétrole. D’une part par
l’utilisation
d’autres
moyens de transports que
la voiture (en encoura-
geant par exemple les
transports en commun, la
marche à pied, le vélo...)
et de l’autre par le déve-
loppement de nouveaux
carburants. Il n’est pas
encore trop tard, car il
reste encore du pétrole,
mais
il
vaut
mieux
prévoir!
0
Gaetan Goudal est un
des responsables d’ISD,
une
entreprise
qui
conçoit et vend des
vélos à assistance élec-
trique (VAE). ISD est le
n°1 français de ce sec-
teur,
avec
environ
7000
vélos
vendus
depuis 1998.
D
Pourquoi les vélos
électriques sont-
ils si peu connus ?
Ce marché reste assez
confidentiel
[secret]
, mais
se développe grâce aux
progrès des batteries et à
la bonne image des véhi-
cules électriques. Il y a 20
ans, les premiers vélos
électriques étaient surtout
utilisés par des personnes
âgées ou privées de vélo
pour raisons de santé.
Puis, beaucoup de gens
souhaitant aller travailler
sans arriver en sueur ont
adopté
ces
vélos.
Aujourd’hui, nos ache-
teurs ont en moyenne 42
ans. Beaucoup font entre
20 et 30 km tous les jours.
Ils ont compris qu’il s’agit
d’un moyen de transport
à part entière. Le vélo
électrique permet d’arri-
ver au travail sans effort
et de gagner du temps en
ville car on se faufile par-
tout.
D
Pourquoi ne voit-
on pas plus de
VAE ?
Certains se disent encore
« c’est pour les fainéants,
moi je peux pédaler » !
Mais ceux-là se rendent
d’habitude au travail en
voiture et non à vélo.
Quand on a essayé un
VAE, on découvre vrai-
ment une sensation de
liberté qu’on n’a pas sur
un vélo traditionnel : on
peut aller plus loin et
monter des côtes sans se
fatiguer.
Par ailleurs, le prix freine
les acheteurs. Ceux qui
dépensent en moyenne
200 euros pour acheter
un vélo normal trouvent
cela cher de payer 1000
euros pour un vélo élec-
trique.
Pourtant,
ils
dépensent encore plus
pour un scooter ou une
moto qui fait 15 km par
jour. À vélo électrique, ils
iraient presque aussi vite,
tout en faisant des écono-
mies d’entretien, de car-
burant et d’assurance.
D
Les prix du pétrole
favorisent-ils les
ventes ?
Oui un peu. Certains font
le choix du vélo électrique
parce qu’ils voient l’essen-
ce augmenter et savent
que ce n’est qu’un début.
Dans certaines familles,
un vélo remplace la
deuxième voiture. Mais si
le vélo est rapide et facile
à garer en ville, il n’offre
pas autant d’agrément
que la voiture. Il faudrait
aussi plus de voitures élec-
triques et de véhicules
propres.
www.
velo-electrique.com
http://fr.wikipedia.org/wiki/
Pétrole
Denis Sollier
Le pétrole se fait rare, donc il devient
cher. On cherche des solutions pour se
déplacer sans pétrole.
Laure Bergeron
«Un vélo peut remplacer une voiture»
DR
Plus écolo
qu’un booster
Laure Bergeron
Le n
o
1 désigne le moteur.
Un vélo de marque Ovo.
JAX