L'influence d'une nappe d'eau lacustre sur les températures de l'air de ses rivages. Exemples du lac Léman et du lac Majeur - article ; n°4 ; vol.59, pg 457-471

-

Documents
16 pages
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Revue de géographie alpine - Année 1971 - Volume 59 - Numéro 4 - Pages 457-471
15 pages

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 01 janvier 1971
Nombre de visites sur la page 36
Langue Français
Signaler un problème

Jean Loup
Jean Billet
L'influence d'une nappe d'eau lacustre sur les températures de
l'air de ses rivages. Exemples du lac Léman et du lac Majeur
In: Revue de géographie alpine. 1971, Tome 59 N°4. pp. 457-471.
Citer ce document / Cite this document :
Loup Jean, Billet Jean. L'influence d'une nappe d'eau lacustre sur les températures de l'air de ses rivages. Exemples du lac
Léman et du lac Majeur. In: Revue de géographie alpine. 1971, Tome 59 N°4. pp. 457-471.
doi : 10.3406/rga.1971.1447
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1971_num_59_4_1447J. LOUP et J. BILLET
L'influence d'une nappe d'eau lacustre
sur les températures
de l'air de ses rivages :
Exemples du lac Léman
et du lac Majeur
Deux grands lacs des marges alpines ont été choisis comme
modèles d'étude pour préciser le rôle des lacs sur les températures
des régions qui les ceinturent. Seules ont été exploitées les données
fournies par les stations météorologiques faute d'observations spéci
fiques. Une situation et des conditions très différentes donnent aux
conclusions une portée plus générale. Le Léman, plus vaste, s'étire
d'Est en Ouest au Nord de la chaîne, tandis que le Verbano, serti
dans le relief en position méridienne, s'ouvre sur le versant méri
dional et son altitude est nettement inférieure. Six stations ont été
exploitées autour du premier (Montreux, Lausanne, Genève en
Suisse, Thonon-les-Bains, Annemasse, Douvaine en France) et cinq
sur le second (Brissago, Locarno-Monti, Locarno-Aeroporto, Bellin-
zona en Suisse, et Pallanza en Italie). Ces stations sont à des alt
itudes et des distances du lac différentes. La série observée couvre
dix années (1956-1965), sauf pour l'île de Brissago, poste pour lequel
les relevés ont débuté en 1962 et ont été temporairement arrêtés
en 1968. Seule a pu être utilisée la série 1962-1967. Malgré la cause
d'incertitude qui découle de l'inégale durée des observations, nous
avons estimé nécessaire l'exploitation de ces données, car la situa
tion insulaire de la station de Brissago lui confère un intérêt excep
tionnel dans les comparaisons. 458 J. LOUP ET J. BILLET
Tableau I
Stations météorologiques
Noms Altitude Distance du lac Années d'observation
A) Lac Léman :
Proches du lac :
- Thonon-les-Bains 375 m quelques m 1956-1965
406 m Genève (observatoire) 500 m
Montreux 408 m 100 m
558 m Lausanne 500 m 1956-1965
A l'écart :
Annemasse 450 m 7 km 1956-1965
428 m Douvaine 5 km
B) Lac Majeur :
Proches du lac :
Brissago sur le lac 1962-1967 198 m env.
Locarno Monti 379,5 m au-dessus du lac 1956-1965
Pallanza 241 m du lac
A l'écart :
Locarno - Aeroporto . 198 m env. 2 km 1956-1965
Bellinzona 230 m 13 km
Les stations sont aussi différentes par leurs microclimats
(à Genève, Montreux, Annemasse, Bellinzona, elles sont en agglo
mération), par leur exposition (Montreux, Lausanne, les stations
du lac Majeur sont en position d'adret; Thonon est sur un ubac)
et par l'inégale dimension des nappes d'eau (Genève, Douvaine,
Lausanne subissent l'influence du « Petit Lac », tandis que le
Verbano, filiforme, n'est jamais large, si ce n'est en se dédoublant
au droit de Pallanza). S'il n'a pas été possible d'éliminer ces facteurs
de diversité, les différences d'altitude ont été neutralisées soit par
l'application de gradients thermiques, soit en faisant la moyenne
des données pour les stations proches (4 sur le Léman, 3 sur le
Verbano) et les à l'écart (2 sur chacun des lacs). D'UNE NAPPE D'EAU LACUSTRE 459 INFLUENCE
Tableau II
Gradients thermiques verticaux (baisse de température pour 100 m
de dénivellation) et horizontaux pour les stations
du Verbano et du Léman
(hiver : décembre, janvier, février; Printemps : mars, avril, mai...)
Chiffres en °C
•s s S) Щ •s érenc a) S s ipérat •3 érenc 4) S pérat 2 •S érenc « pérat 8 3 Ч, тз radiei с Д radiei д с <o érenc pérat érenc ipérat fférer altitu
°G STATIONS ° a ° a и ta ta ta ta ta О E О Д О g О S О g t3 Q S 3 S3 S3 S3 S3
Lac Léman : H H P E A A année année P E (m)
Thonon - Annemasse . 75 0,7 0,93 0,2 0,3 0,5 0,7 0,6 0,8 0,5 0,7 - Douvaine . . . 1,5 53 0,7 1,3 0,3 0,5 0,7 1,3 1,4 2,6 0,8
Thonon - Montreux . . —0,1 —0,3 0,2 0,6 0,7 2,1 0,2 0,6 33 0,2 0,6 - Genève .... 31 - -0,1 —0,3 —0,4 —1,2 —0,1 —0,3 0,4 1,2 —0,1 —0,3 - Lausanne . . 183 0,8 0,43 0,4 0,2 0,9 0,5 1,1 0,6 0,8 0,5
Montreux - . 0,4 0,2 0,7 0,5 0,4 0,3 0,6 0,35 150 0,6 0,5
Lac Majeur :
Brissago - Locarno -
Monti 181 1 0,33 1,45 0,8 1,67 0,92 1,20 0,66 0,56 0,60 - Pallanza . . 43 0,1 0,23 0,4 0,93 0,37 0,8£ > 1,03 2,4 0,67 1,55
6,0 3,6 Brissago -Bellinzona . 32 1,95 6,1 0,12 0,38 0,82 2,56 1,93 1,16 - Locarno -
2,11 Aeroporto 0 3,07 1,14 1,63 2,62
L'étude permet de tirer plusieurs conclusions :
1° L'écart entre la température moyenne annuelle des stations
riveraines et des stations éloignées est plus fort pour le lac Majeur
que pour le lac Léman. L'avantage des régions lacustres dépasse
1°G le premier et oscille entre 0,4 et 0,5° G pour le second.
Il est maximum entre Brissago et Locarno-Aeroporto (2,1 °C). La
même constatation s'impose sur les gradients thermiques (3,6° С
entre Brissago et Locarno-Aeroporto), alors que ces deux stations
sont à même altitude. L'aéroport n'est qu'à 2 km du Verbano, mais
dans la plaine alluviale du Tessin, soumise à des inversions de
température fréquentes et à de violents coups de Nordfœhn durant
la mauvaise saison. Inversement, si l'on excepte l'île de Brissago,
l'écart entre les températures moyennes et les gradients est compar
able le Léman et le Verbano (où il serait même un peu infé
rieur). Le gain est normalement plus fort en année froide (1956)
qu'en année chaude (1961). J. LOUP ET J. BILLET 460
2° L'avantage thermique moyen des stations riveraines est
valable pour toutes les saisons, car il est dû à l'appoint des radia
tions réfléchies par le plan d'eau sur les littoraux, tout en étant
plus marqué en hiver et en automne, saisons pendant lesquelles
l'eau rétrocède sa chaleur à l'air qui est plus froid.
Tableau III
Températures saisonnières moyennes et avantages thermiques
saisonniers des stations du bord de lac
(Hiver : décembre, janvier, février;
Printemps : mars, avril, mai, etc.) en °G
STATIONS Hiver Printemps Eté Automne Année
Lac Léman :
Thonon 2 9,7 11,2 10,3 18,5
Genève 2,1 10,1 18,6 10,8 10,1
Montreux 1,8 9,8 18,3 10,5 10,4
1,2 9,3 17,6 10,1 9,5 Lausanne
Annemasse 1,3 9,5 18 10,6 9,8
Douvaine 1,3 9,4 17,8 9,8 9,5
Moyenne des stations
bordières 1,8 9,75 18,25 10,65 10,07 des stations
1,3 0,45 17,9 10,2 9,65 éloignées
Avantage des
0,3 0,42 bordières 0,5 0,25 0,45
Lac Majeur :
Locarno-Monti 3,42 11,53 19,78 11,98 11,66
Brissago 4,42 12,13 21,23 13,65 13,24
20,86 12,62 12,19 Pallanza 3,52 11,73
Aeroporto 10,99 19,60 11,03 10,75 1,35
20,41 Bellinzona 2,47 12,01 11,72 11,70
Stations proches du lac . 20,62 12,75 12,36 3,79 11,80 éloignées 1,91 11,50 20,00 11,37 11,22
Avantage thermique pour
les stations proches . . 0,30 0,62 1,38 1,14 1,88 de Brissago par
rapport à Locarno -
Monti 1,14 1,63 2,62 2,11 3,07
Ce dernier processus compense le moindre apport de chaleur
par radiation réfléchie au cours de ces deux saisons qui sont les
moins ensoleillées (durée réduite de l'éclairement, nébulosité élevée
et brouillards). Au printemps et en été, quand la radiation réfléchie
est plus forte, le gain thermique est réduit par le fait que l'eau
accumule des calories qu'elle emprunte à l'air qui est à son contact. D'UNE NAPPE D'EAU LACUSTRE 461 INFLUENCE
3° Le gain thermique des rives est confirmé par l'examen des
températures mensuelles moyennes. Il est maximum en automne
et au printemps, mais aussi en juillet. Près du lac, les températures
diminuent plus rapidement en août et octobre sans que cette baisse
puisse valablement s'expliquer.
Tableau IV
Températures moyennes mensuelles et annuelles
Amplitude des températures mensuelles sur le Verbano et le Léman
STATIONS M M N D Temp. Ampl.
Moy. (°C)
Lac Léman :
Thonon 1,4 2,1 5,9 9,6 13,7 17,3 19,4 18,8 16,5 11,1 6,1 2,7 18
6,2 Genève 1,3 2,3 6,1 9,9 14,4 17,5 19,8 18,4 15,9 10,2 2,8 18,5
15,7 2,3 Montreux .... 1,2 1,9 5,8 9,6 14,0 17,3 19,3 18,3 10,1 5,8 18,1
Lausanne 0,4 5,3 9,1 13,4 16,5 18,6 17,7 15,5 9,8 5,0 1,6 18,2 1,5
Annemasse .... 0,8 1,5 5,4 9,7 13,4 16,8 18,9 18,2 15,7 11,0 5,0 1,7 18,1
18,1 15,3 4,8 Douvaine 0,6 1,6 5,7 9,2 13,3 18,5 9,3 1,6 17,9
Stations proches 1,0 2,1 13,4 17,2 19,3 18,3 15,9 10,3 5,8 2,3 18,3 5,8 9,5
Stat. lointaines. 0,7 5,5 9,4 13,3 16,8 18,7 18,1 15,5 10,1 4,9 1,6 18 1,5
Gain de stations
proches 0,3 0,5 0,3 0,1 0,1 0,4 0,6 0,2 0,4 0,2 0,9 0,7
Lac Majeur :
Locarno-Monti . 2,6 4,06 7,53 11,47 15,60 18,67 20,76 19,91 16,86 11,84 7,24 3,62 11,66 18,16
Brissago 3,6 5,12 8,1 12,15 16,13 19,87 22,46 21,35 18,54 14,14 8,27 4,55 13,27 18,86
Pallanza 2,66 3,97 7,58 11,58 16,04 19,49 21,92 21,18 17,78 12,55 7,52 3,95 12,19 19,26
Aeroporto .... 0,32 2,41 6,78 10,99 15,21 18,56 20,52 19,73 16,35 10,85 5,88 1,33 10,75 20,20
Bellinzona 1,46 3,27 7,7 12,00 16,30 19,40 21,43 20,41 16,95 11,57 6,64 2,68 11,7 19,97
Stations proches
du lac 2,95 4,38 7,7 11,73 15,92 19,34 21,71 20,81 17,73 12,84 7,69 4,04 12,36 18,76
Stat. à l'écart. 0,89 2,84 7,2 11,5 15,75 19,98 20,98 20,7 16,65 11,21 6,26 2,00 11,22 20,08
Gains des sta
tions proches. 2,06 1,54 0,49 0,23 0,17 0,36 0,73 0,11 1,08 1,63 1,43 2,04
Gain de Bris
sago par rap
port à Locar-
no-Aeroporto. 3,28 2,71 1,32 1,16 0,92 1,31 1,94 1,62 2,19 3,29 2,39 3,22
L'avantage est plus accusé encore pour les moyennes mensuelles
des températures minimums, spécialement en hiver, mais aussi à
la fin de l'été et en automne, car les minimums tombent plus lent
ement au bord du lac qu'à l'écart. Inversement, les courbes des
maximums moyens mensuels sont très proches sur les rivages ou
dans l'intérieur, sauf pour l'été, saison pendant laquelle l'eau
accumule des calories et pour laquelle les maximums sont plus
faibles près de la nappe d'eau. 462 J. LOUP ET J. BILLET
4° Pour les amplitudes mensuelles moyennes, des différences
apparaissent entre le lac Majeur et le Léman, dues à la différence
d'altitude et de situation. Sur le Léman, les amplitudes moyennes
mensuelles sont plus fortes près du lac, fait paradoxal vérifié pour
la période et les années particulières, qui s'explique par l'avantage
thermique du mois le plus chaud sur les littoraux, avantage dû à
l'élévation des minimums journaliers tandis que les maximums les
plus élevés sont plutôt à l'actif des stations éloignées. Par contre,
les stations riveraines du Verbano ont des amplitudes plus faibles
tout au long de l'année. Les minimums élevés réduisent l'écart avec
les maximums, qui, quoique plus élevés sur les rives, ne le sont
pas assez pour creuser la différence. L'île de Brissago est aussi
remarquable par la modestie de l'amplitude diurne et sa régularité.
Les amplitudes journalières augmentent régulièrement de
janvier à juillet dans toutes les stations, ce qui est un fait général
dans la zone tempérée, mais les variations sont atténuées près
du lac, d'ailleurs davantage en été qu'en hiver. De mai à août inclus,
les postes littoraux conservent des amplitudes quotidiennes voisines
parce que les minima sont toujours plus élevés et les maxima
généralement moins élevés.
Tableau V
Amplitudes diurnes moyennes mensuelles et annuelles
autour du lac Léman et dans la région de Verbano
J F M A M A J J S О N D année
Lac Léman
6,1 7,3 9,1 9,1 9,5 9,2 Thonon . . . . 4,5 8,5 8,4 6,2 5,0 4,7 7,1
. 5,2 6,8 7,8 9,4 10,3 11,9 11,2 10,3 7,7 5,4 8,0 Genève . . . 8,5 4,8
Annemasse . 6,2 7,9 9,3 10,7 11,7 11,8 12,2 11,3 9,4 8,6 6,1 5,9 9,0
. 6,1 8,4 10,5 13,4 12,4 14,9 Douvaine . 11,7 12,8 11,8 9,4 6,6 5,8 10,3
Lac Majeur :
6,2 Brissago . . . 4,40 5,1 5,5 5,8 6,3 6,5 5,9 5,8 5,0 4,4 4,1 5,4
7,61 7,68 8,53 9,21 9,17 9,84 9,53 7,91 7,9 Pallanza . . . 5,45 8,66 5,58 5,28
Locarno
Monti . . . . 5,47 7,15 7,50 8,30 8,89 8,49 8,97 8,12 7,09 6,46 5,05 4,36 7,2
10,53 10,79 11,8 11,44 10,66 8,36 8,58 10,5 Aeroporto . . 9,17 10,66 11,38 11,59 10,75
. 5,03 6,37 6,76 7,21 7,10 6,73 7,65 7,61 7,23 6,76 4,89 4,55 6,5 Bellinzona
Stations
5,1 8,1 8,4 7,2 6,7 proches . 6,6 6,7 7,5 6,2 7,9 6,5 5,0 4,6
à l'écart . 7,1 8,1 8,2 9,3 9,3 8,8 9,7 9,5 9,0 8,7 6,6 6,6 8,5 D'UNE NAPPE D'EAU LACUSTRE 463 INFLUENCE
5° Une étude statistique des gradients permet de corroborer
les résultats tirés de l'analyse des moyennes. L'influence du lac est
surtout sensible sur les minima absolus et moyens. Les berges ne
sont pas à l'abri des coups de froid, mais ceux-ci sont moins nom
breux ou durables. Le nombre de jours de gel, à Brissago, est le 1/3
de celui de Locarno-Monti et le 1/7 de celui de Locarno-Aeroporto.
L'étude comparée des maxima absolus et des moyennes des maxima
entre stations littorales et les autres donne aux zones bordières
un avantage dans deux cas sur 5 (Léman) et cet avantage est
surtout le fait de la saison froide (octobre à février).
Tableau VI
Fréquences élémentaires des gradients thermiques mensuels
entre Brissago et Locarno-Monti (62-67)
J F M A M J A S О N D Total
Minima absolus :
de 2,5 à 2,9 ______ — — — — — 1 1
2,0 à 2,4 — 1 3 — 2 1 2 2 1 1 1 2 16
1,5 à —1,9 3 3— 2 1 3 3 2 3 3 2 2 27
1,0 à 1,4 2 1 3 3 3 2 1 1 1 2 2 2 23
— — — 0,5 à 0,9 !_____ 1 1 3
0,0 à —0,4 — 1— i__ — — — — — 2
Maxima absolus :
de 0,5 à 0,9 !______ 1 2
— 0,0 à 0,4 1 — — 1 1 1 — 2 1 1 1 9
0,0 à —0,4 1 2 — 2 3 2 2 3 1 3 2 4 25
— —0,5 à —0,4 1 2 2 2 2 1 2 2 3 3 1 21
— — — — —1,0 à —1,4 — 1 3 1 — 1 2 8
— — — — — —1,5 à —1,9 — — 1 — — 1 2
—2,0 à —2,4 .... 2 1 — — — — 3 .
.
,
464 J. LOUP ET J. BILLET
Tableau VII
Fréquences élémentaires des gradients thermiques mensuels
des minima absolus et des maxima absolus
entre Thonon et Annemasse (1956-1965)
J F M A M A N D Gradients °C J J S 0 Année
Minima í ib solus :
X 1 i i Qc r?í» 7 |,Э К а а я & • • i
1 1 6 à 6,5 ...
— — — — — — — — — — 1 1 2 5,5 à 6 ...
— — — — — — — 5,5 ... 1 1 1 1 1 5 5 à
1 1 4,5 à 5 ...
— — — — — — — 1 1 4 à 4,5 ... 1 1 1 5
— — — — 1 3,5 à 4 ... 1 2 1 4 2 3 1 15
— 2 1 1 2 3 à 3,5 ... 1 1 1 3 3 1 3 19
— — — — — 2,5 à 3 ... 2 3 3 3 2 2 1 16
— — 1 3 2 1 2 à 2,5 ... 2 1 1 1 2 1 15
— — 2 2 2 1 2 1 1 3 1 1,5 à 1 5 19
— — — — — — — 1 1 à 1,5 ... 1 1 1 2 6
— — — — — — — — 0,5 à 1 ... 2 2 3 1 8
— — — — — — — — 0 à 0,5 ... 1 1 2 1 5
— — — — — — — — — — — —3 à —3,5 ... 1 1
— — — — — — — — — — — 1 —5 à —5,5 ... 1
ibsolus : Maxima
í i 4 i ... 1 Uc д,Э а
Q С Q О Л h о,э ...
3 ... 2,5 à
— — — — — — — — — 2 à 2,5 ... 1 1 3 5
— — — — — — — — — 1,5 à 2 ... 1 1 2 4
— — — — — — — — — 1 à 1,5 ... 1 1 1 3
— — — — — — — 0,5 à 1 ... 2 1 1 1 1 6
— 3 1 5 3 1 2 2 2 4 2 4 29 0 à —0,5 ...
— — — — 0 à 0,05 ... 1 2 1 1 1 2 2 2 12
— — — — 1 ... 1 1 1 3 3 1 1 1 1 11 —0,5 à
— — — — —1 à 1 1 2 1 3 1 1 1 11 —1,5 ...
— — — — 2 —1,5 à 2 2 1 1 2 1 1 1 11
— — — — — —2 à 1 2 1 1 2 2 1 10 —2,5 ...
— — — — — — — — — — — 3 ... —2,5 à 1 3 4
— — — — — — — — —3 à 2 1 1 1 5 —3,5 ...
— — — — — — — — — — — —3,5 à —4 ... 1 1
*,Э A К ... i * л г,
^ *r,î> A e 3, л О с ...
—5 à —5,5 ... 1 2 3
1 —5,5 à —6 ... 1 INFLUENCE D'UNE NAPPE D'EAU LACUSTRE 465
CONCLUSION
Le rôle du lac sur la température de l'air de ses littoraux est
indéniable, mais plus complexe qu'on ne pouvait s'y attendre. Il a
le maximum d'intensité lorsque l'effet d'exposition ou d'abri s'ajoute
à l'effet thermique de la masse d'eau. C'est ce qui explique la dou
ceur de la rive orientale du Verbano, rendue plus apparente par la
richesse de la flore insubrienne. L'avantage thermique est un atout
favorable au tourisme, la meilleure saison demeurant l'hiver (lac
Majeur surtout) apprécié au siècle dernier et au début de ce siècle,
mais dont la mode a passé.
L'influence d'un lac demeure cependant très limitée. Les
nappes ne sont pas assez étendues pour modifier de façon décisive
les conditions géographiques générales auxquelles la région est
soumise (latitude, altitude, orientation...), pour donner lieu à des
courants transportant des eaux de températures très différentes ou
pour entraîner la formation de masses d'air particulières excédant
notablement la zone lacustre. L'effet thermique s'atténue vite,
surtout autour des lacs alpins généralement sertis dans le relief.
Il doit néanmoins se marier avec les effets des autres conditions
générales pour donner naissance à des microclimats variés, dont
les nuances sont mal connues. Un nouveau domaine de recherches
est ouvert dont les implications sont multiples au niveau de l'am
énagement régional, dans les domaines touristiques, sanitaires ou
résidentiels. Grâce à ces études, il serait possible de définir la voca
tion propre de chaque secteur riverain d'un lac.