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Les haches polies en roche dure du Limousin. Premières réflexions sur la base de leur étude pétrographique / Petrographie analysis of stone axes from Limousin - article ; n°1 ; vol.25, pg 7-20

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Revue archéologique du Centre de la France - Année 1986 - Volume 25 - Numéro 1 - Pages 7-20
L'analyse pétrographique de cent-quarante-six haches polies du Limousin apporte aujourd'hui une meilleure connaissance de l'industrie des roches dures au Néolithique. Huit groupes pétrographiques ont été définis. Leurs équivalents ont été recherchés dans les différentes formations géologiques reconnues sur le terrain. Les descriptions précises de ces groupes permettent la comparaison avec la taxinomie en usage en Bretagne depuis trente ans.
The petrographie analysis of one hundred and forty six stone axes from Limousin permit today a better knowledge of the neolithic industry. Eight pétrographie groups have been defined. Their equivalents have been researched in the different geological formations recognized in the field. The precise descriptions of these groups allow to compare with the taxonomy in use in Brittany for thirty years.
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1986
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Langue Français
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Danièle Santallier
Denis Tardiveau
Dominique Vuaillat
Les haches polies en roche dure du Limousin. Premières
réflexions sur la base de leur étude pétrographique /
Petrographie analysis of stone axes from Limousin
In: Revue archéologique du Centre de la France. Tome 25, fascicule 1, 1986. pp. 7-20.
Résumé
L'analyse pétrographique de cent-quarante-six haches polies du Limousin apporte aujourd'hui une meilleure connaissance de
l'industrie des roches dures au Néolithique. Huit groupes pétrographiques ont été définis. Leurs équivalents ont été recherchés
dans les différentes formations géologiques reconnues sur le terrain. Les descriptions précises de ces groupes permettent la
comparaison avec la taxinomie en usage en Bretagne depuis trente ans.
Abstract
The petrographie analysis of one hundred and forty six stone axes from Limousin permit today a better knowledge of the neolithic
industry. Eight pétrographie groups have been defined. Their equivalents have been researched in the different geological
formations recognized in the field. The precise descriptions of these groups allow to compare with the taxonomy in use in Brittany
for thirty years.
Citer ce document / Cite this document :
Santallier Danièle, Tardiveau Denis, Vuaillat Dominique. Les haches polies en roche dure du Limousin. Premières réflexions sur
la base de leur étude pétrographique / Petrographie analysis of stone axes from Limousin. In: Revue archéologique du Centre
de la France. Tome 25, fascicule 1, 1986. pp. 7-20.
doi : 10.3406/racf.1986.2459
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/racf_0220-6617_1986_num_25_1_2459Revue Archéologique du Centre de la France, Tome 25, vol. 1, 1986.
Danièle SANTALLIER*, Denis TARDIVEAU**
Dominique VU AILLAT**
Les haches polies
en roche dure du Limousin.
Premières réflexions sur la base de leur
étude pétrographique
PETROGRAPHIC ANALYSIS OF STONE AXES
FROM LIMOUSIN
Mots-clefs : Haches polies, Limousin, Pétrographie, Méta-dolérite, Ultrabasique, Gisement, Diffusion.
Key-words : Stone axes, Limousin, Petrography, Meta-dolerite, Ultramafic, Deposits, Diffusion.
Résumé : L'analyse pétrographique de cent-quarante-six haches polies du Limousin apporte aujourd'hui une meilleure
connaissance de l'industrie des roches dures au Néolithique. Huit groupes pétrographiques ont été définis. Leurs
équivalents ont été recherchés dans les différentes formations géologiques reconnues sur le terrain. Les descriptions
précises de ces groupes permettent la comparaison avec la taxinomie en usage en Bretagne depuis trente ans.
Abstract : The pétrographie analysis of one hundred and forty six stone axes from Limousin permit today a better knowledge
of the neolithic industry. Eight pétrographie groups have been defined. Their equivalents have been researched in the
different geological formations recognized in the field. The precise descriptions of these groups allow to compare with
the taxonomy in use in Brittany for thirty years.
* Maître Assistant à l'Université de Lyon I, département des Sciences de la Terre, 27-43 boulevard du 11 novembre, 69622
VILLEURBANNE. ** Direction des Antiquités Préhistoriques du Limousin, 4 et 6, rue Haute-Comédie, 87036 LIMOGES Cedex. R.A.C.F. 25, 1, 1986.
En région limousine, les collections lithiques haches provenant d'un même site et réparties en
privées ou publiques renferment un grand nom plusieurs groupes lithologiques. En effet, l'étude
de quelques lames minces permet d'affiner les bre de haches polies néolithiques. Certaines sont
en silex, d'autres en roche dure. Le sol limousin critères d'observations et d'obtenir un
étant constitué pour les 9/ 10e de terrains cristal degré convenable de précision pour des détermi
lins, il nous a paru nécessaire de savoir si ces nations visuelles ultérieures.
haches en roche dure étaient issues de gisements
locaux ou provenaient de courants d'importat
ion. Pouvait-on pour cette région déterminer
des groupes pétrographiques caractérisant des 1. CONTEXTE GEOLOGIQUE REGIONAL.
familles d'objets et leur répartition géographi
que ? A la suite des travaux réalisés en Breta
gne, pouvait-on percevoir une identité entre les Au sens géologique du terme, le Limousin,
groupes pétrographiques limousins et bretons ? augmenté du Plateau d'Aigurande, est limité au
Les haches en dolérite par exemple, prove Nord et à l'Ouest par les terrains sédimentaires
naient-elles de gisements locaux ou étaient-elles du Bassin parisien, du détroit du Poitou et du
importées de Bretagne ? Quelle était la forme et Bassin aquitain. A l'Est, la faille d'Argentat le
sépare des massifs granitiques du Plateau de Mil- l'ampleur d'un éventuel commerce dans le cadre
géographique du Centre-Ouest ? levaches et de Guéret. Il constitue un fragment
Les travaux de J. cogne et p.-r. giot ont mont de la chaine Paléozoïque (« varisque » ou « her
ré dès 1952, l'intérêt des études pétrographi cynienne ») française (guillot 1981 ; santallier
ques appliquées à l'examen des haches polies en 1981 ; FLOC'H 1983). Il est constitué de terrains
roche dure. Ces travaux ont été complétés et déformés et métamorphisés au Dévonien et de
développés par c.T. leroux dans l'Ouest de la granitoïdes post-tectoniques carbonifères. Les
France et notamment en Bretagne avec l'étude comprennent essentiellement des
et la fouille du gisement de « Plussulien » (C. du granites et des diorites quartziques2 . Les terrains
Nord) où des millions de haches ont été fabr métamorphiques comprennent à la fois : d'an
iquées (GIOT, L'HELGOUACH, MONNIER 1979). ciennes roches sédimentaires transformées par
L'initiative d'une telle recherche, dont les pre métamorphisme en gneiss, micaschistes, quartzi-
miers résultats font l'objet de cet article, a été tes... et d'anciennes roches éruptives extrême
encouragée et facilitée par les études géologi ment abondantes à tous les niveaux dans la
ques de cette région qui nous fournissent une série ; ce sont les leptynites, les amphibolites, les
trame suffisamment variée et détaillée pour pyroxénites, les éclogites et les serpentinites. Le
espérer retrouver, approximativement dans un métamorphisme qui les a affectées montre une
premier temps, l'origine géographique de l'outil intensité croissante depuis la région de Thiviers
lage local (FLOC'H 1983 ; GUILLOT 1981 ; SANTALLIER jusque vers Châteauneuf-la-Forêt. Les faciès les
1981). L'étude pétrographique comparative de plus faiblement métamorphiques se trouvent en
nos résultats et de ceux publiés antérieurement bordure du Bassin aquitain ; ils constituent ce
que l'on appelle l'épizone. Les anciennes doléri- ne permet pas de différencier, par exemple, les
faciès doléritiques limousins de ceux de la Breta tes y sont particulièrement abondantes. Le reste
gne, d'autant que les définitions du type A bre de la série, métamorphisée à plus hautes pres
ton ne semblent plus correspondre aux concepts sions et températures constitue la mésozone,
actuellement en usage chez les pétrographes. puis la catazone (Fig. 1 et 6).
C'est pourquoi nous avons cru bon de rappeler
quelques définitions essentielles, afin que la di
scussion entre chercheurs puisse reposer sur une
sémantique commune.
Cet inventaire critique est basé sur 111 déter
minations de lames minces et 35 déterminations
à l'œil nu1. Les objets trouvés isolément ont été
exclus de ce dernier type d'identification. Seules
ont été prises en compte différentes séries de
1. Les lames minces de 30 microns ont été effectuées par
M. peymirat, litholamelleur au laboratoire de Géologie de
l'Université de Limoges, à partir de carottes obtenues par 2. Les termes en italique correspondent aux types pétrogra
foret tubulaire diamante. phiques que l'on retrouve parmi les « roches dures ». I
roches ■tamorphiques
roches volcaniques
récentes
terrains sédimentaires
Fig. 1 : Carte géologique simplifiée du Limousin.
1 hache dure «he • silex ■ mdeter- i.ne a
2 à 10 • ■ A
HIM 0 ■ ▲
♦ de 50 A ■
Fig. 2 : Répartition des découvertes de haches polies en Limousin d'après la bibliographie. 10 R.A.C.F. 25, 1, 1986.
2. FREQUENCE, REPARTITION ET credot et M. Dominique et les communes de
Pierre-Buffière et Saint-Jean-de-Ligoure (Haute- CARACTERES TYPOLOGIQUES DES
HACHES POLIES EN LIMOUSIN. Vienne) par c. chevillot et p. fitte. La région
de Crozant, en limite du département de la
2.1. FREQUENCE ET REPARTITION. Creuse et de l'Indre a fait, durant vingt ans,
l'objet de collectes intensives par B. lasnier et a
Un examen aussi exhaustif que possible de la fourni une grande part de notre documentation.
bibliographie a permis d'établir une carte de Les zones de faible densité de trouvailles sont
répartition des haches polies qui montre d'im plus difficiles à interpréter. Il s'agit générale
portantes zones de concentrations. L'image de ment de régions montagneuses, essentiellement
cette distribution, qui pourrait indiquer des sec boisées, faiblement peuplées. C'est par exemple
le cas de la « Montagne Limousine » qui culmine teurs privilégiés de l'implantation des groupes
humains, doit être atténuée par les conditions de à 977 m (Mont Bessou) en limite des trois dépar
la recherche archéologique régionale influencée tements limousins. La moyenne des températur
par les contraintes géographiques (Fig. 2). es est plus basse et les précipitations sont plus
De nombreuses haches ont été principalement abondantes que sur l'ensemble de la région
trouvées sur les rives occidentales de la vallée de (1500 mm à 1700 mm / an). Ces caractères clima
la Creuse ; les vallées du Cher, de la Corrèze et tiques ont pu influencer les conditions de l'im
de la Vézère sont également bien pourvues ainsi plantation néolithique. Il convient de signaler
que les zones de plateaux au détriment des mass qu'avant les reboisements intensifs, le Plateau
de Millevaches a fourni peu de documents malifs montagneux.
Le plus souvent, les zones les plus riches en gré les prospections de M. vazeilles.
découvertes correspondent à celles de densité de La masse importante d'objets indéterminés
population rurale et de surfaces labourées (les anciennes publications font le plus souvent
importantes où les prospections ont été les plus état des dimensions des haches en oubliant d'en
nombreuses. C'est ainsi qu'ont été prospectés les préciser la matière) fausse la répartition des
terroirs de Folles, Fromental (Haute-Vienne) et haches en silex par rapport à celles en roche
Saint-Maurice-la-Souterraine (Creuse) par r. dure. Ces dernières tendent toutefois à une
CREDOT, M. DOMINIQUE, P. FITTE et R. GEUTIER, suprématie dans le département de la Creuse
ceux des Monts de Blond (Haute-Vienne) par R. (Fig. 3).
HACHES POLIES ROCHES DURES SILEX INDETERMINE TOTAL
NOMBRE 333 201 112 646
CREUSE
POURCENTAGE 51 ,54 % 31,11 % 17,33%
NOMBRE 71 87 85 243
CORREZE
POURCENTAGE 29,21 % 35,80 % 34,97 %
NOMBRE 155 159 103 417
HAUTE-VIENNE
POURCENTAGE 37,17% 38,12% 24,27 %
NOMBRE 559 447 300 1306
TOTAL
POURCENTAGE 42,80 % 34,22 % 22,97 %
Fig. 3 : Haches polies en Limousin. Recensement d'après la bibliographie.
2.2. CARACTERES TYPOLOGIQUES. 2.2.2. les formes. Les formes de haches en
roche dure ont le plus souvent une section ovale,
2.2.1. les dimensions. Sur 308 haches polies parfois sub-circulaire. Les méplats sont assez
entières, recensées dans la bibliographie (roches rares. Ils sont par contre fréquents sur les haches
en silex (Fig. 4). Aucun exemplaire du type « à dures et silex) les longueurs varient de 3 à 31 cm.
La majorité se situe entre 6 et 15 cm (hist bouton », caractéristique des industries armori
ogramme dissymétrique). Les largeurs s'échelon caines n'est actuellement connu en Limousin.
Quatre objets « bipennes » sont recensés (un nent de 2 à 8,4 cm et les épaisseurs de 0,5 cm à
entier, deux fragments et une ébauche). 5,2 cm. Haches polies du Limousin 11
Fig. 4 : Haches polies en roche dure du Limousin ayant fait l'objet d'analyses. 1. Chateauneuf-la-Forêt (Haute- Vienne). 2 et 5. Saint-Laurent-
sur-Gorre (Haute-Vienne). 3. Saint-Pierre-de-Fursac (Creuse). 4 et 6. La Graulière (Corrèze). 7. Laguenne (Corrèze). 8. Vigeois (Corrèze). 9.
Saint-Jean-Ligoure (Haute-Vienne). 10. Chalus (Haute-Vienne). 11 et 13. Blond (Haute-Vienne). 12. La Celle Dunoise (Creuse). 12 R.A.C.F. 25, 1, 1986.
Fig. 5 : Localisation des massifs ultrabasiques en Limousin d'après
floc'h et al. 1 984.
Fig. 6 : Carte géologique du Bas-Limousin. Localisation des gisements de méta-dolérites épizonales et mésozonales. D'après la carte lithos-
tratigraphique du Bas-Limousin. D'après les levées de j.-p. floch, j. grolier, p. guillot. d. santallier, j. boissonas et j.-c. talbert. Haches polies du Limousin 13
3. LES DIFFERENTS GROUPES tale : lattes de plagioclases entre-croisées et
PETROGR APHIQUES . pyroxenes intersticiels.
Le terme de méta-dolérite désigne des roches
3.1. BASES DES DEFINITIONS. basiques métamorphiques de faible degré
(méta-dolérite épizonale) ou de haut
3.1.1. LES BASES TRADITIONNELLES UTILISEES EN mésozonale) qui ont gardé des
archéologie. La taxinomie encore employée traces identifiables de leur nature doléritique
mérite à notre sens d'être révisée en fonction des originelle (Fig. 6 et 7).
progrès réalisés en géologie ; par ailleurs, cer 3. Les autres roches basiques métamorphiques.
tains termes sont tombés en désuétude et Elles regroupent des pyroxènites (roches
conduisent le lecteur à des confusions. essentiellement constituées de pyroxenes) ;
Trois types pétrographiques principaux furent des éclogites (caractérisées par la présence de
tout d'abord distingués (cogne et giot 1952) ; type pyroxenes sodiques et de grenats) avec des
A : dolérites ; type B : épidiorites ; type C : quantités variables (en général moins de
hornblendite. 50 %) de plagioclases, elles résultent de la
Les dolérites du type A, définies par j. cogne transformation métamorphique des dolérites
et P.-R. giot, correspondent à des dolérites fa ou d'autres roches basiques (Fig. 8).
iblement metamorphisées ayant conservé intacte 4. Groupe des gneiss et leptynites. Les gneiss
leur structure et une partie de leur minéralogie sont des roches métamorphiques constituées
originelle, entre autre, les ilménites en bâtonnet par l'alternance de lits micacés et de lits quar-
qui sont un constituant normal de toute dolérite. tzo-feldspathiques. Les feldspaths sont visi
A l'origine, ce puissant « type A » désignait les bles à l'œil nu. Les leptynites sont également
dolérites, une confusion supplémentaire fut des roches métamorphiques à grain fin, com
introduite par les archéologues, distinguant les posées de quartz et de feldspaths pauvres en dolérites de « type A » et les autres. Il en va de mica et /ou amphibole. même pour les deux autres types (B et C). 5. Les granitoïdes. Ils regroupent les diorites Ce que l'on appelait épidiorite (wiseman 1934) plus ou moins quartziques et les granites. Ce correspond aux actuelles amphibolites. sont des roches éruptives grenues constituées Certaines appellations à caractère très général de quartz, de feldspath et mica (granite) ou sont, à notre avis, utilisées à tort en groupe amphibole (diorite quartzique). Les roches ments méthodiques ; il en va ainsi des « roches microgrenues portent les termes de microdio- vertes », qui regroupent en fait toutes les rite, quartzique ou non, ou de microgranite. basiques et ultrabasiques métamorphiques ou 6. Les grès, quartzites et « grès de Thiviers ». non. Ce terme ne peut être employé que pour
Les grès (roches sédimentaires essentielldes déterminations très sommaires sur le terrain. ement constituées de grains de quartz liés par
un ciment) ; les quartzites (grès métamorphiq3.1.2. DEFINITIONS DES GROUPES PETROGRAPHI ues). Les « grès de Thiviers » sont des tufs QUES utilises pour le limousin. Les lames min
volcaniques anciens, riches en quartz, transces obtenues ont été regroupées en huit classes formés par métamorphisme. Ces « grès de distinctes pour les besoins de cette première étu
Thiviers » sont localisés en bordure Sud- de.
Ouest du Limousin et associés aux méta-dolér1. Les roches ultrabasiques. Elles regroupent ici
ites. les anciennes péridotites (roches ultrabasi
7. Les lamprophyres. Ce sont des roches éruptiques, stricto-sensu) et anciens gabbros à oli-
ves filoniennes de composition minéralogique vine associés. Après métamorphisme, ces
très variable. Tous les lamprophyres ont une roches sont transformées en serpentinites et
structure microgrenue. Ils sont très riches en en amphibolites vertes. Ce sont des roches
minéraux hydroxylés (biotite et amphibole) très fréquentes en Limousin. La « serpenti
qui se présentent en deux populations de crisne », très appréciée au Néolithique pour la
taux de taille différente. confection d'objets de parure (hachettes-pen
8. Basaltes. Roches volcaniques très fluides qui deloques, perles etc.), est connue par de
forment des coulées. Ce sont les équivalents nombreux affleurements (Fig. 5, 8 et 9).
laviques des gabbros (roches grenues) et des 2. Les méta-dolérites épizonales et mésozonales.
dolérites (roches filoniennes microgrenues). Le terme de dolérite au sens strict désigne
une roche magmatique filonienne microgre Ils ont la même composition chimique ; ce
nue caractérisée par une structure interser- sont donc également des roches basiques. 14 R.A.C.F. 25, 1, 1986.
Fig. 7 : Exemples de méta-dolérites et grès de Thiviers. (x8 : 20).
1. La Graulière (Corrèze), méta-dolérite épizonale montrant des
bâtonnets d'ilménite bien développés. Grain grossier. Structure
doléritique bien conservée. 2. Saint-Hilaire-la-Plaine, La Brousse
(Creuse), méta-dolérite épizonale montrant des bâtonnets d'ilmé
nite sur fond cristallin extrêmement confus. Grain fin. 3. Saint-Jal,
« Puy des Fourches » (Corrèze), méta-dolérite épizonale. Grain
grossier. Structure doléritique bien conservée. 4. Saint-Jean-Ligou-
re, Chalucet (Haute-Vienne), méta-dolérite épizonale. Grain fin.
Structures doléritiques bien conservées. 5. Crozant, éperon (Creu
se), méta-dolérite mésozonale. Grains originellement plutôt gros
siers. Structure doléritique partiellement effacée. 6. Saint-Jal,
« Puy des Fourches » (Corrèze), « Grès de Thiviers », méta-tuf.- Fig. 8 : Les roches dures en Bas-Limousin (d'après d. santallier rhyo-dacitique. Clastes anguleux de quartz et feldspaths bien visi 1981 et cartes géologiques au 1/50 000). 1. Gisements de roches bles. ultrabasiques. 2. Eclogites. 3. Autres roches basiques. Fig. 8
++V granitoïdes
"] roches
'métamorphiques
roches
sédimentaires
/A zone des
meta- dolentes
/Â epizonales