Les réfugiés climatiques

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Le réchauffement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre de l’activité humaine affecte en premier lieu les pays en voie de développement et les pays les plus pauvres, alors qu’ils n’ont jusqu’ici que peu "participé" à ce phénomène qui finira par toucher tous les états. Des problèmes majeurs se profilent au niveau global mais aussi local, dont certains sont déjà en place actuellement, posant la question du devenir des réfugiés climatiques. La question écologique est devenue au sein des pays du Nord une préoccupation majeure, qui touche de plus en plus l’opinion publique (apparition du terme d’ «emprunte écologique»). Anamorphose de l’empreinte écologique des pays du monde en 2003 Cependant, les pays en voie de développement fonction- nent sur un modèle utilisant souvent des énergies fossiles et sont emprunt d’un man- que de moyens, d’infrastructures, de savoir faire (recyclage / traitements des eaux), couplés parfois à des difficultés déjà existantes du point de vue climatique (sécheresse, inondations, altitude proche du niveau de la mer), mais aussi des phéno- mènes sociaux : surpopulation, pauvreté, tensions et conflits armés.

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Ajouté le 23 décembre 2013
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Langue Français
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Les ré fugié s climatiquesTD7
Yohan Demeure L1GR4 - Dynamiques des Populations
Le réchauffement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre de l’activité hu-maine affecte en premier lieu les pays en voie de développement et les pays les plus pauvres, alors qu’ils n’ont jusqu’ici que peu "participé" à ce phénomène qui finira par toucher tous les états. Des problèmes majeurs se profilent au niveau global mais aussi local, dont certains sont déjà en place actuellement, posant la question du devenir des réfugiés climatiques. La question écologique est devenue au sein des pays du Nord une préoccupation majeure, qui touche de plus en plus l’opinion publique (apparition du terme d’ «emprunte écologique»).
Anamorphose de l’empreinte écologique des pays du monde en 2003
Cependant, les pays en voie de développement fonction-nent sur un modèle utilisant souvent des énergies fossiles et sont emprunt d’un man-que de moyens, d’infrastructures, de savoir faire (recyclage / traitements des eaux), couplés parfois à des difficultés déjà existantes du point de vue climatique (sécheresse, inondations, altitude proche du niveau de la mer), mais aussi des phéno-mènes sociaux: surpopulation, pauvreté, tensions et conflits armés. L’accumulation de ces facteurs aggravants risque de mettre en situation critique une part de la population mondiale qui sera contrainte de migrer (150 millions de personnes en 2050 selon Nor-man Myers, spécialiste britannique de l’environnement).
Quant est il du statut de réfugié climatique ainsi que des questions de migrations internes et externes liées au changement climatique ? Quelles sont les mesures prises pour atténuer le phénomène ? Quels pays sont les plus touchés aujourd’hui? Et demain ?
I- Le statut de réfugié climatique
Il n’existe aujourd’hui aucun statut officiel et juridique concernant les «réfugiés cli-matiques». La définition de ce terme reste encore floue et concerne, depuis le rap-port de l’UNEP (ou PNUE) en 1985, seulement les populations contraintes de fuir les catastrophes naturelles telles que les tremblements de terre ainsi que les catas-trophes industrielles. De 2006 à 2008 de nombreux rapports se succèdent et tentent de mieux définir ce terme, et de lui associer l’environnement et la responsabilité des états, mais peu d’évolutions se font voir.
Les migrations internes posent la question de la réinstallation des réfugiés, du finance-ment des opérations et de la capacité des infrastructures. Les migrations externes sont vues d’un mauvais œil(par des pays épargnés, ou déjà en difficultés face au change-ment climatique) : les arrivées forcés de populations de certains pays peuvent amener des conflits dans les régions de transit et/ou de destination et posent les mêmes pro-blèmes logistiques que les migrations internes.
IIMigrants climatiques d’aujourd’hui et de demain
Le réchauffement planétaire occasionne une multitude de problèmes qui sont en interaction, ou qui justifient d’un rapport de cause à effet, mêlant des problématiquesd’ordre environnementales, socio-économiques et politiques.
A l’heure actuelle, les refugiés climatiques sont souvent dans une situation critique à cause de la sécheresse et l’accélération de la désertification (Afrique subsaharienne) mais également à cause des inondations. La montée des eaux causée par la fonte des glaces menace des archipels dont l’altitude est proche du niveau de la mer comme Tu-valu et Vanuatu dans l’océan pacifique.
Des populations en détresse qu’il faut aider, accueillir dans un autre pays (Un accord a été signé en 2001 avec la Nouvelle-Zélande pour accueillir progressivement les 11000 tuva-luans).
Archipel de Tuvalu (pacifique)
La hausse du niveau de la mer menace bon nombre de villes mondiales côtières engendre une série de problè-mes : salinisation des terres arables, pollution des nap-pes phréatiques, baisse de la disponibilité en eau et appauvrissement des sols rendant difficile l’agriculture (et donc la vie).Exemple du Bangladesh, où la région des Sundarbans (mangrove) cumule ces phéno-mènes qui ont une répercussion socio-économique (en plus d’une augmentation de la fonte des glaces de l’Himalaya). Le mode de vie change, les méthodes de cultures et d’élevageainsi la population locale, qui gérait des élevages de vaches et des rizi-: cultures, est passée au commerce de crevette et s’est adaptée à l’avancée de l’eau salée dans les terres. Cependant, cette activité ne remplaçant pas tous les emplois perdus suite au changement ainsi qu’ une piraterie naissante, des migrations internes sont déjà visibles vers la capitale Dacca (selon les estimations elle serait en 2015 la 4eville mondiale en terme de population, avec 21 millions d’habitants). Des soucis d’ac-cueil de ces populations apparaissent et se lisent sur la rapidité avec laquelle l’espace est urbanisé, et de façon décadente (mélange architectural, cohabitation d’immeubles neufs avec des bidonvilles, espace mal géré, mal réparti, réseau routier archaïque).
Voici le Bangladesh, et la région des Sundarbans partagée avec l’Inde, dominée par la mangrove, et inondée lors des périodes de mousson.
Une région aujourd’hui en dé-tresse, qui abrite 15 millions de personnes, qui représente 20 du territoire (30000km2).
Le réchauffement climatique met d’autres pays en situation d’inquiétude, par exemple la Chine (gain de 10000m2/an du désert de Gobi), les pays des deltas du Nil et du Mékong, les ¾ des côtes nigérianes, et les populations des régions polaires. Pratiquement toutes les mégapoles côtières de plus de 10 millions d’habitants seront touchées.
IIISolutions envisageables
Il est judicieux de rappeler que le réchauffement climatique est un phénomène qui ne sera atténué ou résorbé seulement en cas de révision de nos modes de vie. Les modes de vies les plus consommateurs ayant un coup énergétique le plus élevé de la planète sont les Etats-Unis, l’Europe et certains pays du Moyen-Orient comme l’Arabie Saoudi-te. Si le réchauffement climatique est un problème global, des solutions en global doi-vent être concertées. Il appartient, selon Rhaman Atiq du BCAS (Bangladesh Centre for Advanced Studies), que :« chaque pays doit prendre à sa charge, à savoir transporter et accueillir, un quota de réfugiés climatiques qui serait fonction de ses niveaux d’émis-sion de gaz à effet de serre présents et passés ».Une solidarité efficace doit se mettre en place de façon permanente et durable entre les états. En attendant des solutions globales, des pays qui sont exposés aux inondations depuis longtemps peuvent inspirer des états qui ont des problèmes environnementaux dus à la hausse du niveau de la mer et qui essayent de trouver des solutions d’adaptation.
L’exemple des Pays-Bas La zone côtière des Pays-Bas de 450km sur la Mer du Nord est en dessous du niveau de la mer (26% du territoire). Ce littoral est sensible à l’érosion marine en raison de son exposition et de sa configuration naturelle. Les Pays-Bas ont, au fil des siècles, conquis 17 % de leur territoire sur la mer, soit près de 7 000 km² de terres, par une politique active de poldérisation. Le littoral néerlandais est défendu naturellement par ses côtes sableuses et ses cordons dunaires. Malgré cela, il est également protégé par des infras-tructures gigantesques et plus particulièrement par un vaste réseau de digues et de bar-rières maritimes. Sans toutes ces infrastructures, les autorités néerlandaises considè-rent que les deux tiers du territoire seraient régulièrement inondés. Les Pays-Bas réflé-chissent activement à d’autres solutions plus importantes face à la montée des eaux.Les Pays-Bas restent un exemple à suivre, mais le manque de moyens financiers com-biné avec un manque de solidarité des états ne permettent pas pour l’instant de tels projets, très couteux et justifiant d’un savoir-faire exceptionnel.
Sources
-Les réfugiés climatiques, migrants temporaires, suivent des stratégies d'adaptation au réchauffement, février 2011, Le Monde, Grégoire Allix .
-Pas de statut pour les réfugiés climatiques",propos recueillis par Marie Simon, publiés le 14/03/2008 -Réfugiés climatiques: lesmigrants de demain, Marie Simon et , publié le 12/03/2008 -Tuvalu: victime du réchauffement climatique, Bérengère Guy et , publié le 12/03/2008 -Au Bangladesh, les premiers réfugiés climatiques, par Donatien Garnier, avril 2007