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Comportement des Invertébrés. - compte-rendu ; n°1 ; vol.35, pg 350-362

De
14 pages
L'année psychologique - Année 1934 - Volume 35 - Numéro 1 - Pages 350-362
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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e) Comportement des Invertébrés.
In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 350-362.
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e) Comportement des Invertébrés. In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 350-362.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1934_num_35_1_5287350 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
la variation spectrale d'efficience, la courbe de visibilité, dont le
maximum correspond à environ 500 mu. Cette courbe est très sem
blable à celle de l'absorption lumineuse par le pourpre chez le lapin.
Il n'y a pas, chez le rat, de phénomène de Purkinje. H. P.
308. — M. P. CRAWFORD. — Brightness discrimination in the Rhe
sus monkey and Man (Discrimination de brillance chez le macaque
et V homme). — Am. Ps. Ass., XLIIe Congrès, Ps. Bul., XXXI, 1934,
p. 742.
Quatre jeunes macaques sont dressés à se diriger, pour trouver
de la nourriture, vers la plage la plus éclairée d'un appareil photo
métrique. Une discrimination nette (75 % de choix corrects) a été
obtenue pour une différence de 6 à 10 % à un niveau de 0,8 milli-
lambert, le seuil différentiel étant un peu plus élevé que celui de
l'homme adulte (2 sujets). H. P.
309. — M. METFESSEL. — Strobophotography in bird singing
( Sir obophoto graphie dans le chant des oiseaux). — Science, LXXIX,
n° 2053, 1934, p. 412-413.
Grâce à l'appareil inscripteur qu'il a imaginé, M. a obtenu des
« autographes » musicaux de chants d'oiseau, dont il donne deux
exemples, en particulier de l'oiseau moqueur : on a la durée et la
hauteur des sons émis au cours du chant, qui se caractérise par des
notes brèves avec des changements continuels et très amples de sur une marge d'environ 3 octaves (certains sons en rapide
alternance différant de plus de 2.000 v.d.). Les notes prédominantes
oscillent de 2.500 à 4.000 v. d. (ressemblant à des voyelles du type sit).
Chez le canari, on note des sons très brefs à haute fréquence
(jusqu'à 27 par seconde, avec des durées de l'ordre de 25 a et des
pauses de 10 a, ce qui serait tout à fait irréalisable pour l'homme),
mais avec décroissance très rapide de cette fréquence.
Chez la fauvette des jardins, la fréquence des sons successifs
émis (double note fluctuante à 250 v. d. d'écart) peut être beaucoup
plus considérable encore, atteignant 50 et même 70, le trille du
rossignol ayant une fréquence d'alternances de 60 à la seconde.
A côté des notes pures, il existe dans le chant des oiseaux des
bruits d'origine abdominale (avec composantes comprises entre 500
et 1.500 v. d.). H. P.
e) Comportement des Invertébrés1
310. — M. COPE LAND et F. A. BROWN Jr. — Modification of
Behavior in Nereis virens (Modification du comportement chez
N. v.). — B. Bul., LXYII, 1934, p. 356-364.
Une Nereis réagit par un mouvement de retrait à l'attouchement
d'une baguette de verre à la région antérieure. Mais, en associant
l'offre de nourriture à un attouchement immédiatement précédant,
il a été possible de provoquer, par association conditionnelle, les
mouvements de quête de nourriture, avec des attouchements.
II. P.
1. Voir aussi les N°s 233, 2H3, 270. PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQljE ET BIOLOGIE 351
311. — B. TEN CATE-KAZEJEWA. — Quelques observations sur
les Bernards-1' Ermite (Pa gurus arrosor). — Ar. néerl. de Ph.,
XIX, 4, 1934, p. 502-508.
En pratiquant une ouverture dans la coquille abritant le bernard-
l'ermite, on peut exciter l'abdomen ; l'excitation, faible entraîne un
léger déplacement, ou une réaction en avant mais sans sortir de la
coquille, avec rétraction consécutive. Mais, quand les excitations
sont assez longtemps répétées l'animal finit souvent par abandonner
brusquement sa coquille et en cherche une autre, et il le fait plus tôt
s'il a une autre à sa portée.
En répétant l'expérience d'excitation de l'abdomen jusqu'à aban
don de la coquille chez le même animal à raison de 6 épreuves par
jour, on arrive à accélérer l'abandon : au bout d'une dizaine de jours,
le Pagure quitte son abri au premier attouchement ; il s'est créé une
réaction conditionnelle de fuite remplaçant la première réaction de
retrait dans la coquille. H. P.
312. — D. L. GUNN. — The temperature and humidity relations of
the Cockroach Blalta orientalis (Les relations de température et
d'humidité chez la blatte). — Z. für ver. Ph., XX, 1934, p. 617-625.
Au moyen d'un appareil à gradients thermiques stables avec
contrôle exact et mesure de l'humidité, G. a constaté que la blatte
qui se tient de préférence dans un milieu à 20°-29°. après avoir été
fortement desséchée (réduite à 70 % du poids initial) préfère une
température plus basse (12°-23°), ce qui relèverait d'une réaction
de défense contre l'évaporation (plus grande quand la température
est plus élevée). H. P.
313. — H. BRANDT. — Eine Gewohnheitsbildung in der Bewegungsr
ichtung der Mehlmottenraupe (Une formation d'habitude dans
la direction du mouvement chez la chenille de la teigne de farine). —
Z. für ver. Ph., XXI, 4, 1934, p. 545-551.
Après avoir été incitée dans une petite cuve à suivre un trajet
circulaire, la chenille (ÏEphestia Kuehniella continue ensuite quelque
temps à se déplacer suivant une trajectoire incurvée dans le même
sens alors qu'une orientation définie de la lumière la pousse à fuir en
ligne droite. La durée de cette inclinaison consécutive est d'autant
plus grande que le rayon de rotation initiale était plus petit, et
augmente dans une certaine mesure avec la durée de cette rotation
initiale (indice de corrélation de 0,47 ^ 0,07 entre les deux durées).
Dans des tubes à angle droit formant carré on dresse la chenille
à tourner toujours du même côté, vers la droite ou vers la gauche ;
l'habitude ainsi prise persiste, se manifeste en marche libre, et en
particulier cause une déviation du côté habituel dans la fuite de la
lumière, normalement linéaire. H. P.
314. — R. N. ZOLOTAREVSKY. — Contribution à l'étude biologique
du criquet migrateur (Locusta migratoria capito S.) dans ses foyers
permanents. — Annales des Épiphyties, XIX, 1933, p. 47-142.
Etude très complète sur une sous-espèce malgache du criquet et 352 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
sur ses phases sédentaire, grégaire migratrice et mixtes (classées
comme transiens congregans et transiens dissocians).
Le stade grégaire implique des conditions éthologiques définies,
dont la plus importante serait la sécheresse, et l'accumulation dans un
espace restreint engendrerait la tendance migratrice, en même temps
que les caractères morphologiques de L. migratoria ; en revanche,
isolées en, cage, les larves donnent le type sédentaire (L. danica).
H. P.
315. — VINCENT. — Organes et tactiques de défense chez quel
ques Araignées. — - Nat., 2943, 1934, p. 534-540.
1. Homochromie mimétique. — Imparfaite chez les jeunes, s'accroît
chez les adolescentes à mesure que s'accusent la formation des poils
(s'il en existe) et le développement des pigments du derme.
2. Vitesse. — Marche rapide ou saut brusque (même d'une grande
hauteur : 3 mètres, au-dessus d'un baquet rempli d'eau, dans les
expériences de l'auteur).
3. Escalades. ■ — Aptitude variable. Certaines espèces arrivent à
grimper le long de parois verticales d'un large vase de verre, s'il y
a sur ces parois de menues inégalités, de la poussière, etc. La Microm-
mata virescens peut monter sur une certaine hauteur, même le long
d'une paroi entièrement propre et lisse.
4. Organes lyrif ormes. Audition. ■ — Gaubert attribue des fonctions
auditives aux microscopiques organes lyriformes, situés à l'extrémité
supérieure de six articles des pattes, aux chélicères et au tronc. Leurs
fentes, couvertes d'une mince membrane, sélectionneraient les ondes
sonores. Les expériences de l'auteur ne confirment pas cette hypot
hèse. Il serait plutôt porté à attribuer à ces organes une fonction
olfactive.
5. Chute perpendiculaire. — Effrayée, l'Araignée tombe souvent
sur le sol, au lieu de fuir par la toile (surtout lorsque celle-ci est
encombrée de pluie ou de rosée) ; mais pendant la chute elle a extrait
de ses filières un fil à l'aide duquel elle remontera.
6. Mort apparente. ■ — Le déterminisme de l'immobilisation paraît
peu clair à l'auteur, qui discute de vieilles idées sur l'hypnose et la
catalepsie chez les Invertébrés et les Vertébrés, et n'a pas l'air de
connaître les travaux de Rabaud, fondamentaux sur cette question.
7. Autotomie. — S'opère toujours au niveau de l'articulation coxo-
fémorale. L'auteur n'a jamais observé de repousse. Il n'en conclut
pas d'ailleurs qu'elle ne se produit pas chez l'animal en liberté.
8. Destruction voulue d'une partie du piège. — Pour se débarrasser
d'un intrus, l'Araignée n'hésite pas à détruire (en la détachant
proprement et rapidement) une partie de sa toile ; rayons et échelons
et intrus tombent sur le sol. La destruction atteint un tiers de la
toile dans les expériences rapportées. Le reliquat du filet est intact .
Mais cette manœuvre n'est employée qu'à la dernière extrémité. On
lui préfère, ordinairement, la suivante.
9. Battement de la toile. — ■ Oscillations de 5 à 10°. Le procédé est
employé tant pour débarrasser le filet d'un animal ou objet gênant
qvie pour se rendre compte de l'engluement, bon ou mauvais, d'un
insecte. L'auteur remarque cependant qu'une Argyope Bruennichi PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 353
hat lorsqu'il frôle un rayon avec une aiguille ou lorsqu'il souffle sur le
réseau. Dès lors on peut se demander si la manœuvre est aussi
nettement et constamment utilitaire qu'il le dit. — II n'a pas réussi
à en saisir le mécanisme.
10. Armes dans les combats. — Les démêlés entre grosses et petites
Araignées se règlent promptement : les grosses tuent et mangent les
petites. Entre adversaires de même taille, les pugilats, à coups de
tarses, sont généralement inoffensifs.
11. Venin. — La quantité injectée dépend du volume du parte
naire, mais la durée de l'attaque utile est d'autant plus difficile à
déterminer qu'on ne peut apprécier l'efficacité des coups successifs
de chélicères.
12. Fil aérien, moyen de défense contre la réclusion. — Utilisé sur
tout par des animaux jeunes. Une petite Epeire, reléguée au fond
d'un bocal ouvert, retire de ses filières un fil ténu qu'emporte l'air.
L'extrémité supérieure dépasse bientôt l'orifice du récipient. L'Epeire
grimpe le long du fil qui, libre à ses deux bouts, se met à errer dans
l'atmosphère.
13. Cachettes. — De forme variable et faites de matières variées.
^Généralement l'Araignée qui s'y réfugie reste reliée par un fil au
centre de sa toile. _ I. M.
316. — L. BERLAND. — Toiles d'Araignées à contrepoids. — Nat.
2930, 1er juin 1934, p. 510-512.
On sait que certaines Araignées, au lieu d'attacher tous les angles
de leur toile, prolongent l'un d'eux par un fil lesté d'un petit caillou
ou d'une parcelle de terre. On a le plus souvent soutenu que la sus
pension du caillou était l'effet d'un hasard : l'Araignée aurait fixé
-son fil à un corps dont elle n'a pas su apprécier le poids ou la résis
tance, et, par suite de son élasticité naturelle, le fil se serait rétracté,
enlevant avec lui le caillou ou arrachant au sol une parcelle de terre.
On serait en présence d'une « erreur de l'instinct ». Quelques auteurs
ont cependant admis que l'Araignée pouvait avoir lesté sa toile à
dessein. L'auteur, après avoir longtemps accepté la première expli
cation, partage aujourd'hui la seconde. D'une part, le transport
de matériaux de toute sorte est fréquent, normal chez les Araignées.
D'autre part, dans quelques cas on a pu constater que le caillou
flottait à une assez grande distance du sol. Dans l'une de ces observat
ions, où la distance au sol était de 1 m. 50, celui-ci était cimenté et le
contrepoids paraissait réellement provenir de la voûte. Enfin, les
Araignées ont un sens tactile très développé et répondent avec rapi
dité à la moindre vibration de la toile ; il semble donc peu vraisem
blable qu'elles puissent ne pas percevoir que la partie inférieure de leur
toile est devenue flottante. Une observation de M. Gollenette, du
British Museum, paraît concluante. Ce naturaliste a constaté qu'aux
îles Galapagos de nombreuses toiles étaient tendues par un petit
caillou. Il a enlevé le caillou à la toile d'une Cyclosa turbinata ; peu
de temps après l'Araignée le remplaçait par un autre. I. M.
317. — MONICA HOLZOPFEL. — Die nicht-optische Orientierung
der Trichterspinne Agelena labyrinthica (L'orientation non optique
l'année psychologique, xxxv 23 354 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
de Varaignée A. L). — Z. für ver. Ph., XX, 1, 1934, p. 55-116».
En excluant le repérage lumineux, et mise à part la donnée
kinesthésique sur laquelle se fondent les retournements de l'araignée
(de 180°), l'auteur a mis en évidence une orientation par mémoire qui permet à l'A. 1. d'aller retrouver une proie à un
emplacement donné quand on l'a chassée et forcée à rentrer dans son
repaire (alors même que la proie n'y est plus).
Cette orientation kinesthésique vaut dans les limites d'une di
stance de 35 cm. environ.
Lorsqu'on fait agir un repérage lumineux (éclairage latéral) modif
ié de manière à entrer en conflit avec les données kinesthésiques,
tantôt ces dernières l'emportent et tantôt l'orientation visuelle.
Sur plans inclinés, la pente fournit un repérage pour l'orientation
(dite « baresthésique »). Enfin, sans expérimentation systématique,
les données d'observation montrent que l'araignée fait usage aussi de
repères tactiles. H. P.
318. — L. GHOPARD. — Sur les bruits produits par certaines
araignées. — B. S. Z., LIX, 2, 1934, p. 132-134.
La femelle d'un petit lycoside, Pardosa lugubris, produit un
petit bruit en frappant, aux heures les plus chaudes du printemps,
avec l'extrémité de son abdomen, les feuilles sur lesquelles elle se
trouve ; en même temps on observe un tremblement convulsif du
corps et des pattes.
Bien que les mâles paraissent indifférents à ce bruit, l'auteur pense
qu'on peut lui attribuer une signification sexuelle, au moins a titré
de symptôme d'excitation.
Ce seraient les mâles, chez Lycosa Kochii, d'après Davis [Psyche,
XI, 1924, p. 120) qui frapperaient avec leurs palpes, pour un appel
de femelles. H. P.
319. — I. VON STEIN-BELING. — Ueber den Ausflug des
Schlupfwespe Nemeritis canescens Grav. und über die Bedeutung
der Geruchssinnes bei der Rückkehr zum Wirt (Sur le vol de sor
tie de V I chneumonide N. c, et sur le rôle de Vodorat dans le retour
vers Vhôte). — Bi. Zentr., LW, 1934, p. 147-169.
Cet Ichneumon qui pond sur son hôte la teigne des farines (Ephes-
tia kuehniella), lorsqu'elle s'en est éloignée, pour un vol sans doute
dû au besoin de nourriture, y revient, pour pondre, guidée exclusiv
ement par l'odeur, après un temps variable (souvent 10 jours et même
plus, jusqu'à 16). En marquant des individus et en les observant dans
leur vol, l'auteur a constaté des éloignements jusqu'à 800 mètres (à
une hauteur maxima de 20 mètres). La vitesse du vol peut atteindre
" H;. P. 3 mètres à la seconde.
320. — V. TEGROVSKY. — Die Reparatur der Köeherwand bei
den. Larven von Neuronia ruficrus (L) (La réparation de lu paroi
du tube chez les larves de N. R.). — Ps. Forsch., 19, 1934, p. 182-18«.
La larve aquatique de Neuronia se tisse avec des débris végétaux
un tube cylindrique dans lequel elle vit ; elle emploie au besoin
des morceaux de tige ou de feuilles de plantes aquatiques qu'elle PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 355
a détachés elle-même. Si on taille dans ce tube une ouverture rec
tangulaire ou; carrée, la larve explore les bords et tisse un voile pour
fermer l'ouverture ;. elle y, insère quelquefois des débris végétaux
trouvés au fond de l'aquarium. Si; l'entaille est assez près d'une des
extrémités du tube, elle détache, en la mordant, la partie de la paroi
qui sépare cette entaille de l'extrémité, et s'en sert pour faire la
réparation. Mais si on fait dans la région moyenne du tube deux
ouvertures rectangulaires, elle ne s'attaque jamais à l'intervalle
solide qui les sépare. P. G. "
321. — R. MINKIEWIGZ. —Nids et proies des Sphégiens de Pologne.
— Polskie Pismo Entomologiczne, XII, 1933, p. 181-261.
Dans ces intéressantes observations ethologiques sur l'architec
ture des nids et le comportement de Cerceris chasseurs de curculio-
nides, de divers chasseurs d'hémiptères et de mouches, d'ammo-
philes chasseurs de chenilles, etc., on peut relever quelques traits
particuliers : après destruction d'un nid, par coup de pelle par
exemple, certains sphégiens (tels Mellinus arvensis) persistent à
vouloir retrouver ce nid disparu au lieu où il était, y revenant pendant
plusieurs heures, avec une étonnante et stérile ténacité. Chez des
ammophiles marquées, a pu être constaté le retour constant à un
même lieu de chasse. Les luttes et pillages de nids voisins chez les apparaissent comme résultant d'instincts nuisibles à
l'espèce. C'est chez des ammophiles aussi que M. a vu l'emploi d'out
ils pour tasser le sol, non au moyen de cailloux comme le signalait
Peckham, mais de lambeaux deJ feuilles ou d'écaillés des fruits de
bouleaux. H. P.
322. — P. GRASSE. — Comment la fourmi fileuse Œcophylla smrag-
dina Fabr. transporte-t-elle sa nourriture ? — ET. RABAUD. —
Les fourmis s'entraident-elles ? — B. S. Ent., XXXIX, 10, 1934,
p. 151-153 et 153-155.
G. a noté qu'en rapportant des cadavres d'insectes, les ouvrières
d'O. s. ne présentent pas de coordination, ni d'accord, mais se contra
rient souvent, chacune tirant comme si elle était seule, ajoutant
d'ailleurs que cela ne va pas à l'encontre d'une coordination dans les
actes collectifs de la fourmi fileuse (en particulier pour la construction
du nid).
R. ajoute à l'observation précédente une remarque confirmative :
il a vu deux Cremastogaster scutellaris du même nid tirer en sens
inverse sur une proie et deux Messor struetor du même nid égale
ment, se disputant un morceau d'amande, pendant qu'une troisième
s'installait dessus. La première ne réussit à ramener le débris
d'amande au nid qu'après une longue lutte où ses efforts étaient
contrariés.
Et, généralisant, R. conclut que ces observations « fournissent
une preuve formelle que les affirmations relatives à l'entr'aide déri
vent d'observations incomplètes ou incomplètement analysées, et
déformées par une idée préconçue ». On peut penser que, logiquement,
le terme de « preuve formelle » dans ce cas, est excessif. H. P. ANALYSES 1: 1 Z LI OG?.APIIIQ U ES 356
323. — V. Kl IL. — Untersuchungen über Arbeitsteilung bei Ameisen
{Formica ruf a L., Camponotus herculeanus L. et C. ligniperda
Latr.) (Recherches sur la division du travail chez les fourmis). —
Bi. Zentr., LIV, 1934, p. 114-146.
Travail effectué sous la direction d'Ökland, dont les conclusions
sont vérifiées et étendues par K., à savoir qu'on observe des cas de
passage de n'importe quelle forme d'activité à n'importe quelle
autre (recherches de matériaux, d'insectes pour la nourriture, trans
ports d'autres fourmis, visites de pucerons), cela en suivant 8.500 four
mis rouges d'une colonie, marquées au moment où elles se livraient
à une activité donnée.
Mais la règle est bien une grande stabilité de l'occupation. La
stabilité du terrain de parcours pour une fourmi donnée est aussi
manifeste.
Dans un cas 500 fourmis prises sur une des pistes de la colonie
ayant été isolées pendant 5 jours, ont ensuite repris exclusivement
cette piste, dont elles avaient donc gardé le souvenir pendant ce
temps.
Sur les Camponotus, qui présentent du polymorphisme, en compar
ant la répartition, pour les diverses formes d'activité, de tel ou tel
type, à la répartition générale, on note une différence indiquant une
certaine prédisposition de certains types pour certaines formes
d'activité. H. P.
324. — T. G. SCHNEI RLA. — Raiding and other outstanding
phenomena in the behavior of Army Ants (Raids et phénomènes
restés en question dans le comportement des fourmis d'armée). —
Pr. of N. Ac. of Se, XX, 5, 1934, p. 316-321.
Étude comparée de diverses espèces d^Eciton. Pour E. hamatum
observé dans l'île Barro Colorado du canal de Panama, il s'agit d'un <
« column-raider » (cf. An. Ps., XXXIV, n° 524) : les guerriers suivent,
en colonne étroite, la trace chimique des guides, qui se renouvellent
(avec des branches plus ou moins nombreuses, susceptibles d'anas
tomoses, quand l'activité est grande).
UE. vagans présente des raids analogues à partir d'une colonie
ou d'un bivouac.
U E. burchelli, bien plus excitable et guerrière, est un « swarm-
raider », avec un front d'avance très large (jusqu'à 7 mètres), compor
tant une véritable foule, s'amincissant vite en une colonne très grêle.
Il y a des alternances dans la vitesse d'avance d'un flanc ou de l'autre
de la foule frontale. La marche est très analogue chez E. prasdata,
qui constitue des bivouacs sous terre.
Chez ces fourmis, il y a une phase franchement nomade, où il y a
changement de bivouac tous les jours, et une relativement sédentaire
(pendant le développement initial des larves, puis pendant les
3 semaines de nymphose des cocons) avec retour à la colonie après
]es raids, moins poussés, et qui peuvent faire défaut certains
jours.
Chez une colonie capturée d'£\ hamatum l'auteur a compté environ
30.000 ouvrières et 32.479 cocons. H. P. PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 357
325. — W. GRABENSBERGER, — Der Einfluss von Salicylsäure,
gelbem Phosphor und weissen Arsenik auf das Zeitgedächtnis
der Ameisen ( U influence de V acide salicylique, du phosphore jaune,
et de Varsenic blanc sur la mémoire du temps chez les fourmis). —
Z. für ver. Ph., XX, 1934, p. 501-510.
Sur des fourmis ( Myrmica rubida Isevinodis) dressées à venir
chercher leur nourriture à une certaine heure du jour, l'action phar-
macologique de diverses substances sur le métabolisme peut être
déterminée et appréciée par l'influence exercée sur l'avance ou le
retard dans la visite de la place à nourriture.
Les substances qui accélèrent les échanges provoquent une
avance, l'acide salicylique par exemple (avance de 3 h. 1/2 avec
0,008 %), ou le phosphore jaune (avance de 6 h. 1/2 avec 0,001 %).
L'arsenic a une action opposée suivant les doses : pas d'effet à
0,0001 %, retard de 3 h. 1/2 à 0,0005 ; retour normal à 0,00075,
avance d'1 h. 1/2 à 0,00085, de 3 h. 1/2 à 0,001 et de 6 h. 1/2 à 0,002.
H. P.
326. — W. GRABENSBERGER. — Untersuchungen üb
Z3itgedächtnis der Ameisen und Termiten (Recherches sur la
mémoire du temps chez les fourmis et les termites). — Z. für ver.
Ph.. XX, 1934, p. 1-54. — Experimentelle Untersuchungen über
das Zeitgedachtnis von Bienen und Wespen nach Verfütterung
von Euchinin und Iodthyreoglobulin (Recherches expérimentales
sur la mémoire du temps chez les abeilles et les guêpes après absorpt
ion de quinine et d 'iodothyréoglobuline) . — • Ibid., p. 338-342.
Après les recherches de Beling et Wahl sur les abeilles, et de
Müller sur le Camponotus ligniperdus, G. a, sur cette espèce de fourmi
et sur une autre (Myrmica rubida Isevinodis Nyl.), essayé à son tour
le dressage à une périodicité rythmique.
Après avoir vérifié qu'en plaçant du miel près du nid à une
certaine heure du jour, pendant une demi-heure, il y avait, dès le
lendemain, un afflux de fourmis peu avant cette heure au lieu où
le miel avait été trouvé la veille, l'auteur a essayé le dressage à des
rythmes autres que celui de 24 heures. Chez les abeilles, le dressage
avait réussi à des rythmes plus courts, non à des rythmes plus
longs. Chez les fourmis, le dressage a été obtenu, aussi bien à des
périodicités plus brèves (3 heures, 5 heures, 23 heures) qu'à une pério
dicité plus longue (26 48 heures).
Le dressage simultané à 2 rythmes différents a été également
obtenu, par exemple 22 et 26 heures (d'après la fréquence des visites,
toujours sans observation individuelle, ce qui laisse sans réponse
la question de savoir si ce sont les mêmes fourmis ou des fourmis
différentes qui observent les 2 rythmes).
Quelques expériences complémentaires sur des termites ont mont
ré la possibilité d'un tel dressage (rythme de 21 heures).
La chloroformisation ou l'éthérisation de la colonie de fourmis
n'abolit pas la mémoire temporelle.
On peut entraîner une avance ou un retard des fourmis, accélérer
ou ralentir leur horloge interne, en élevant ou en abaissant la tempé
rature du nid (conformément aux constatations de Wahl et en accord 858 ANALYSES BillBllOGRAPHIQ-UES
avec les iredherehes de M. François et, de Hoagland sur le sens du
temps chez l'homme en rapport avec le niveau thermique interne) .
au bien encore par action de substances pharmacologiques mélangées
au miel de la nourriture : riodothyréoglobuline entraîne une avance,
la quinine un retard ; le dernier fait a été vérifié par l'auteur chez les
abeilles et les guêpes. H. P.
327. — HANS KALMUS. — Ueber die Natur des Zeitgedächtnisses
der Bienen ( Sur la nature de la mémoire du temps chez les abeilles).
— Z. für ver. Ph., XX, 1934, p. 405-419.
Recherches pour vérifier que, conformément à son hypothèse
théorique, la rythmisation de dressage chez les abeilles repose sur
des facteurs internes.
Après un refroidissement notable (à 2-7°) les abeilles arrivent en
retard (d'environ 2 heures) chercher la nourriture (rythme de
24 heures) par rapport aux animaux de contrôle, et réchauffement
(à 39°-41°) entraînerait une certaine avance.
Mais des différences plus faibles de température n'ont pas paru
avoir d'effet (la connaissance de cet effet étant difficile quand on
apprécie statistiquement la fréquence des visites à un lieu donné où la
nourriture est habituellement placée).
L'absorption de quinine et la narcose par acide carbonique entraî
nent aussi un retard. En revanche, contrairement aux observations
de Grabensber^er, l'absorption de pondre de thyroïde (devant corre
spondre à riodothyréoglobuline) n'a pas modifié de façon apparente
l'heure de recherche de la nourriture.
Accessoirement, l'auteur a vérifié l'observation de Wahl que les
abeilles pouvaient être dressées à venir chercher la nourriture en
■deux lieux différents, chacun à son heire propre. H. P.
S2S. — L. VERLAINE. — L'instinct et l'intelligence chez les hymén
optères : XXIII. Le relatif et l'absolu dans l'appréciation des
distances chez les Guêpes. — J. de Ps., XXXI, 1934, p. 396-407.
Dans l'appréciation des distances comme dans tous les processus
«de reconnaissance dépendant de perceptions visuelles et olfactives,
les guêpes sont capables de généraliser, et c'est toujours parle relatif
qu'elles sont guidées au début, mais l'absolu leur est presque immé
diatement accessible. Geila tient à la nature des problèmes qu'elles
ont à résoudre normalement. Pour le retour au nid, les premières
estimations sont extrêmement vagues, et des guêpes très jeunes et
inexpertes en matière d'orientation peuvent être dressées expérimen
talement à ne pas tenir compte de la localisation dans l'espace.
Mais comme normalement le nid ne change pas de place, le vol
d'abordage s'automatise rapidement ; toutes les perceptions sensor
ielles susceptibles d'aider à la reconnaissance du gîte cessent d'inter
venir, sauf la relation entre un point de repère situé sur le chemin
:du -retour et des souvenirs d^ordre vraisemblablement Ikinesthesique.
Au contraire, pour l'exploitation prolongée d'une riche provende
située k un endroit précis, invariable, cette automatisation ne se
produit pas ; la guêpe ne cesse pas de connaître l'objet contenant la
nourriture ni de se contenter d'approximations sur sa localisation