-
11
pages
-
Français
-
Documents
-
2000
Découvre YouScribe et accède à tout notre catalogue !
Description
Actes de la recherche en sciences sociales - Année 2000 - Volume 133 - Numéro 1 - Pages 40-47Cultura cortesana y ciencia del Estado En este artículo se propone una hipótesis sobre las relaciones entre saber y poder en el siglo XIV, en una época en que se observa, simultáneamente, los comienzos de la incipiente ciencia politica occiden- tal, el auge de las administraciones estatales basadas en la capacidad intelectual y la emergencia del humanismo. Para comprender la evolución de estos fenómenos y sus interrelaciones, es preciso estudiar su lugar de nacimiento compartido, la coite, considerada como un espacio social organizado en torno al soberano. En las cortes del siglo XIV se afrontan varios grupos de letrados que poseen competencias intelectuales especificas : juristas y filósofos, pero también humanistas y astrólogos. Cada grupo intenta imponer una concepción légitima de la ciencia del Estado. No se trata, sin embargo, de una rivalidad puramente teórica : todos ellos discurren acerca del poder, pero también se desempeñan en el centro mismo de la práctica administrativa. Por consiguiente, se puede tratar de ver en qué medida el discurso de cada grupo social está vinculado a la posición que ocupa en el sistema curial y de qué manera, en contrapartida, condiciona dicha posición. En resumen : las tensiones observadas no son disfuncionales, son la fuente misma de la ciencia del Estado. Por eso, desde la perspectiva del principe, no es necesario optar; si es preciso integrar la diversidad de discursos y competencias en la práctica del poder. Así pues, el campo del saber en su conjunto se reorganiza en función de sus relaciones con el poder, cuya curialización representa seguramente una etapa decisiva en la historia occidental.Court culture and science of the State The present article proposes a hypothesis on the linkage between knowledge and power in the 14th century, a time that saw conjointly the beginnings of what would come to be Western political science, the rise of State administrations based on intellectual competences and the emergence of humanism. To understand the relationship between these evolutions, it is necessary to look at their common birthplace, the together several groups of learned holders of specific intellectual skills - jurists, philosophers, but also humanists or astrologers - each bent on imposing a legitimate conception of the science of the State. Their rivalry was not restricted to the theoretical level, however : these theoreticians of power also stood at the center of administrative practice. Consequently, one can try to see how the discourse of each social group is bound up with its place in the court system, and how it, in turn, conditions this place. In sum, these tensions are not dysfunctions, they lie at the very root of the science of the State : for the prince, it is not a matter of choosing but of integrating the different discourses and competences with the practice of power. The overall field of knowledge thus becomes reorganized as a function of these relationships with power, of which the advent of the court system is no doubt a decisive stage in Western history.Culture de cour et science de l'État Cet article vise à proposer une hypothèse sur les liens entre savoir et pouvoir au XIVe siècle, à une époque où on observe conjointement les débuts de ce qui constituera la science politique occidentale, l'essor d'administrations étatiques appuyées sur des compétences intellectuelles, et l'émergence de l'humanisme. Il faut, pour comprendre les rapports entre ces évolutions, étudier leur lieu de naissance commun, la cour, considérée comme un espace social organisé autour du souverain. Dans les cours du XIVe siècle s'affrontent plusieurs groupes de lettrés détenteurs de compétences intellectuelles spécifiques, juristes, philosophes, mais aussi humanistes ou astrologues, chacun tentant d'imposer une conception légitime de la science de l'État. Or la rivalité n'est pas seulement théorique : ces hommes qui théorisent le pouvoir sont aussi au cœur de la pratique administrative, par conséquent on peut essayer de voir dans quelle mesure le discours de chaque groupe social est lié à sa place dans le système curial - et comment, en retour, il conditionne cette place. Au total, ces tensions ne sont pas des dysfonctionnements, elles sont à l'origine même de la science de l'État : du point de vue du prince, il n'y a pas à choisir, mais à intégrer les différents discours et compétences à la pratique du pouvoir. L'ensemble du champ du savoir est alors réorganisé en fonction de ses rapports avec le pouvoir, dont la curialisation représente sans doute une étape décisive dans l'histoire occidentale.8 pagesSource : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
-
Publié par
-
Publié le
01 janvier 2000
-
Langue
Français
-
Poids de l'ouvrage
1 Mo