HISTOIRE DE FRANCE DEPUIS LES ORIGINES JUSQU

HISTOIRE DE FRANCE DEPUIS LES ORIGINES JUSQU'À LA RÉVOLUTION. TOME PREMIER — TABLEAU DE LA GÉOGRAPHIE DE LA. FRANCE

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HISTOIRE DE FRANCE. DEPUIS LES ORIGINES JUSQU'À LA RÉVOLUTION. TOME PREMIER. — TABLEAU DE LA GÉOGRAPHIE DE LA. FRANCE. ...

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HISTOIRE DE FRANCE DEPUIS LES ORIGINES JUSQU'À LA RÉVOLUTION. TOME PREMIER. — TABLEAU DE LA GÉOGRAPHIE DE LA FRANCE. PAR P. VIDAL DE LA BLACHE. PROFESSEUR À L'UNIVERSITÉ DE PARIS. PARIS - LIBRAIRIE HACHETTE - 1903. AVANT-PROPOS. PREMIÈRE PARTIE. — PERSONNALITÉ GÉOGRAPHIQUE DE LA FRANCE. - EN QUEL SENS LA FRANCE EST UN ÊTRE GÉOGRAPHIQUE. CHAPITRE I. FORME ET STRUCTURE DE LA FRANCCHEA. P—IT RE II. LES INFLUENCES DU DEHORS. - LA MÉDITERRANÉE. — CHAPITRE III. LES INFLUENCES DU DEHORS (suite). - LE CONTINENT. — C HAPITRE IV. PHYSIONOMIE D'ENSEMBLE DE LA FRANCE. —C ONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE. DEUXIÈME PARTIE. — DESCRIPTION RÉGIONALE. LIVRE PREMIER. — LA FRANCE DU NORD. I. — ARDENNE ET FLANDRE CHAPITRE I. LE CONTACT POLITIQUE DE LA MER DU NORD. — CHAPITRE II. LE MASSIF PRIMAIRE DE BELGIQUE ET DE L'ARDENNE. — C HAPITRE III. LES FLANDRES. II. — LE BASSIN PARISIEN. CHAPITRE I. PARTIE SEPTENTRIONALE. C—H APITRE II. LA RÉGION TERTIAIRE (partie septentrionale).C H—A PITRE III. LE BASSIN PARISIEN EN AMONT DE PARICSH. A—PI TRE IV. LES PAYS AUTOUR DE PARIS. C—H APITRE V. PARIS. —CH APITRE VI. LIEN DE PARIS AVEC LA LOIRE. - BEAUCCHEA. P—IT RE VII. PARTIE MÉRIDIONALE DU BASSIN PARISIEN.C H—A PITRE VIII. PARTIE OCCIDENTALE DU BASSIN PARISIEN. III. — LA RÉGION RHÉNANE. CHAPITRE I. LES VOSGES. C—H APITRE II. LA LORRAINE. — CHAPITRE III. LE PAYS MEUSIEN. — CHAPITRE IV. L'ALSACE. LIVRE DEUXIÈME. — ENTRE LES ALPES ET L'OCÉAN. I. — LE SILLON DE LA SAÔNE ET DU RHÔNE. CHAPITRE I. LA BOURGOGNE. C—H APITRE II. LA RÉGION LYONNAISE. —C HAPITRE III. LES ALPES FRANÇAISES. — CHAPITRE IV. LA VALLÉE DU RHÔNE ET LA TRANSITION VERS LE MIDI. II. — LE MASSIF CENTRAL CHAPITRE I. L'ENSEMBLE DU MASSIF CENTRAL C.H A— P ITRE II. DU LANGUEDOC À L'AUVERGNE. C—H APITRE III. LES CONTRÉES VOLCANIQUES. — C HAPITRE IV. L'OUEST DU MASSIF CENTRAL ET LES ROUTES VERS L'AQUITAINE. LIVRE TROISIÈME. — L'OUEST. I. CHAPITRE I. VUE GÉNÉRALE DE L'OUEST C.H A— P ITRE II. POITOU. — CHAPITRE III. POSITION MARITIME ET ESTUAIRE DE LA LOIRE. II. CHAPITRE I. — LES CONFINS DE LA BRETAGNCHEA. P—IT RE II. LA BRETAGNE. LIVRE QUATRIÈME. — LE MIDI. I. — LE MIDI MÉDITERRANÉEN. CHAPITRE I. LA PROVENCE. C—H APITRE II. LA PLAINE ET LES PASSAGES DU LANGUEDOC VERS L'OUEST. II. — LE MIDI PYRÉNÉEN. CHAPITRE I. LES PYRÉNÉES. C—H APITRE II. LA PLAINE SUB- PYRÉNÉENNE. III. — LE MIDI OCÉANIQUE. CHAPITRE I. QUERCY ET PÉRIGORD.C H—A PITRE II. LA VIE MARITIME DU SUD-OUEST. CONCLUSION. LA CENTRALISATION ET LA VIE D'AUTREFO. IS AVANT-PROPOS L'histoire d'un peuple est inséparable de qlua' ilc ohntarbiéte. On ne peut se représenter le peuple grec ailleurs qu'aeurtosu rh edlelésn imques, l'Anglais ailleurs que dans son île, l'Américain a idlalnesu rlse sq uevastes espaces des États-Unis. Comment en est-il de même du peutp lle'h idsotnoire s'est incorporée au sol de la France, c'est ce qu'on a chleiqrucehré dàa nesx pces pages. Les rapports entre le sol et l'homme sont, eemnp rFerianntcse, d'un caractère original d'ancienneté, de continuité. Dee b olnense éhteabulrissements humains paraissent y avoir acquis de la fixité y ;e slt'h oamrmreê tsé' parce qu'il a trouvé, avec les moyens de subsistance, les matérsi acuoxn sdter ucsteions et de ses industries. Pendant de longs siècles il ia unme név iaei nslocale, qui s'est imprégnée lentement des sucs de la terrea.t iUone sa'edsatp topérée, grâce à des habitudes transmises et entretenues uxs uro ù leesl lelise avaient pris naissance. Il y a un fait que l'on a sousvioen t del' ocrceamarquer en notre pays, c'est que les habitants se sont sucmcpésd éi mdméem otreial aux mêmes endroits. Les niveaux de sources, les reosc hperso pciaclecsa ià la construction et à la défense, ont été dès l'origine tdtreasc tniodns, dq'uai n'ont guère été abandonnés dans la suite. On voit, à Lochtesa,u lde sc hVâalois s'élever sur des substructions romaines, lesquelles suar mroonctheen td el tuffeau percée de grottes, qui ont pu être des habitation.s primitives L'homme a été, chez nous, le disciple lonèglte mdpus sfoild. L'étude de ce sol contribuera donc à nous éclairer sur llee sc amrœaucrtèsr et, les tendances des habitants. Pour aboutir à des résultats tepr éctiudse, cdeoitt être raisonnée ; c'est-à-dire qu'elle doit mettre en raptp oqrute lp'arsépsecnte le sol actuel avec sa composition et son passé géologique. Nes cpraasi gdneo n nuire ainsi à l'impression qui s'exhale des lignes du psa yfsoargme,s deu relief, du contour des horizons, de l'aspect extérieur des t chaous ecso.n trToauire. L'intelligence des causes en fait mieux goûter l'ordonanarnmcoeni e.t l'h J'ai cherché à faire revivre, dans la ptpiavret ied e decsec ritravail, une physionomie qui m'est apparue variée, aimabeliel,l anatcec.u Je voudrais avoir réussi à fixer quelque chose des impresasii oénpsr oquuev éej's en parcourant en tous sens cette contrée profondément humanis éeno,n mabiâtardie par les œuvres de la civilisation. L'esprit y paers tl as orlléifcleitxéion, mais c'est au spectacle tantôt riant, tantôt imposant dea gcnes , cdaemp ces monts et de ces mers qu'il est sans cesse ramené commeu ràc eu ndee scoauses. PREMIÈRE PARTIE. — PERSONNALITÉ GÉOGRAPHIQUE DE LA FRANCE. - EN QUEL SENS LA FRANCE EST UN ÊTRE GÉOGRAPHIQUE. IL semble presque paradoxal de poser même olna squievsatinte : La France est-elle un être géographique ? Ce nom a yperuixs uàn en osforme concrète ; il s'incarne dans une figure à laquelle less ocnatr tteesl lenomuent habitués, que nous aurions de la peine à en concevoir glreosu pépaerst ide'asprès des affinités différentes. Volontiers nous serions ponrstiédsé ràe rl ac ocmome une unité faite d'avance ; plusieurs diraient comme un c apdare lfao unrantiure à l'histoire. C'est pourtant la première question sur slaoiqute lulteil ei lde s'expliquer, si l'on veut comprendre quelles ont été dans ce playtsi onlse sd er ela nature et de l'homme. La réponse n'est pas aussi simple qcur'ooni rlaeit tout d'abord. Ce n'est pas au point de vue géologique que lpao ssFèrdean ccee qu'on peut appeler une individualité. On peut parleer edn'htarrem osneis diverses parties ; mais il serait contraire aux résultats nltes tamboliens cdeo la science de croire qu'un seul et même plan a présidé tàu rsea. struc Ce que nous disons de la géologie peut seu crléipméatte,r dde la flore et de la faune sur ce territoire que nous appelon.s Dlaan sF rlaan cveariété de ses climats on distingue plusieurs types trannec hléusi, sqounit pas particuliers. Il en est de même de ses espèces de plantes, , d'daen imsaeusx populations humaines. Elles se rattachent par leurs leasf fiunnietsés , au bassin méditerranéen, les autres à l'Europe ce ntnrea lse'a.c cRoiredne avec l'idée d'un foyer de répartition situé dans l'intérireaunrc e,d e d'loaù Felles auraient rayonné en commun sur le reste du territoire. Cependant nous répétons volontiers ce mot edet :MLi ac heFlrance est une personne. Nous regardons comme un témoignage sigtn ifvircait ifl ees paroles souvent citées par lesquelles, il y a psrièsc ldees ,v Sitnrgatbon caractérisait en raccourci l'ensemble de cette contrée. Detu requ elelset ndaonc cette personnalité, et comment faut-il l'entendre ? Une individualité géographique ne résultem pplaes dceo nsidérations de géologie et de climat. Ce n'est pas une ec hods'aev adnocnen épar la nature. Il faut partir de cette idée qu'une contréer veositr uno ù rdéosrment des énergies dont la nature a déposé le germe, mais doin td élp'enmdp lode l'homme. C'est lui qui, en la pliant à son usage, met eon ilnudmivèrideu aslité. Il établit une connexion entre des traits épars ; aux éerfefnettss dien cochirconstances locales, il substitue un concours systémaotricquees . deC 'efst alors qu'une contrée se précise et se différencie,v ietn tq uà'e llae ldoengue comme une médaille frappée à l'effigie d'un peuple. Ce mot de personnalité appartient au domainev oecatb ulaaui re de la géographie humaine. Il correspond à un degerloép pdeem ednétv déjà avancé de rapports généraux. Ce degré a été atteint de bonne heure pa.r Dlea cFerta ncéetat vague et rudimentaire où les aptitudes et les regsrsoauprhicqeuse s gédo'une contrée restent à l'état latent, où rien ne resdseo rtc e enqcuoir ea ccuse une personnalité vivante, notre pays est s oqrutei dp'laust rteôst. Il est un de ceux qui ont pris le plus anciennement figure., Tdaanndsi sl aq upartie continentale de l'Europe, les grandes contrées de l'avhieen,i r, GerScmayntie, n'apparaissaient que dans une pénombre ind isotni npcotuev,ait déjà discerner les contours de celle qui devait s'appeel.e r la Franc Il nous a semblé qu'avant d'aborder une de sdcértaiiptliloéne, l'examen de ce fait était digne d'attention. Comment un fragmefnatc ed et esrurestre qui n'est ni péninsule ni île, et que la géographie pshayusriaqiute cnoen sidérer proprement comme un tout, s'est-il élevé à l'état deo lcitoinqtureé,e ept est-il devenu enfin une patrie ? Telle est la question qui esuei lp odse caeu tsravail. CHAPITRE PREMIER. — FORME ET STRUCTURE DE LA FRANCE. I. — LA FORME. LA forme de la France, engagée dans le icaoinst idnaennst ,u nne partie effilée de ce continent, tire sa raison d'être déen éfraiutxs, terxècsé dgant de beaucoup son cadre. Le doigt d'un enfant, suivant sur une calrotbe olue su nc ogntours de l'ancien monde, serait insensiblement conduit verosù ulne sp oliingt nes qui encadrent la plus vaste masse continentale se rapprochregnte,n tc opnrveesque, de façon à dessiner une sorte de pont entre la Médi tle'Orcréané,e queit s'écartent de nouveau ensuite. Au point le plus resserraér,b onenent re t NBayonne, l'intervalle n'a guère plus de 400 kilomètres. Ceci n'est pas un trait fortuit et loc'àa ll.' eTxatnrdéimsi tqéu orientale de l'ancien monde, le continent arrondit ses flancs crosn vdeexse sm evres rangées en bordure, un type terrestre tout différe nlt'e xprtréévmaiutté àoccidentale. Le continent se projette hardiment ; deux symsetrèsm els' écdhea ncrent en sens transversal, et cette configuration es t louinn thaéirn itdaug epassé. Les mers que représentent actuellement la Méditerr apnaéret ,d 'ulnae Baltique et la mer du Nord de l'autre, ont beaucoup varié, as u pécrouirodse sd eantérieures, dans leur forme et leur étendue, mais non dansc tiloenu rg édniéraele. Une distinction, attestée par la nature decsc ufsaeun epes,r ssi'satante entre les deux systèmes maritimes du Nord et du Sud. On peruet ndsr'een compte en considérant les cartes où les géologues ntr epcounrs tilteues époques antérieures les divisions générales deess tmeerrse.s Lets dmers du Nord et du Sud de l'Europe y sont séparées par une msausistief s deémergés qu'elles n'ont, dans le cours des âges, envahis q,u 'etne mpaortaierement, et par- dessus lesquels les communications n'ont ja mquaeis réetsétreintes. Le seuil du Poitou, en France, ainsi que les croupesi reinst eernmtérdeia le Morvan et les Vosges, marquent l'emplacement de tels de ictess, déetpruois longtemps fermés. La digue entre les deux systèmes bsdies tmee,r sb iseun que mutilée ; c'est la charpente du continent européen. Mais elle a subi, surtout du côté de la eMé,d idte rfroarntées brèches. Cette mer, par des empiétements récents, a projgest éb rdaes lvoenrs le Nord. Ainsi, graduellement, le continent européen s'amtirnec iOtd e:s sean et la Baltique la distance se réduit à 1200 kilomètres ;, vàe r9s0 0Tr.i eMasitse pour que le rapprochement entre les deux systèmes de smteer se tp eprrseinne le caractère d'un rapport de correspondance soutenue, riilv efaru tà alr'intervalle compris entre le golfe du Lion et la Manche. A ngparretsi,r aduec unL apoint de notre territoire n'est distant de la mer de ilploumsè trde s4.0 0 k Dans le signalement de la France voilàe nutni etrl a:it ce'esst la contrée sise au rapprochement des deux mers. Et comme, ausèssi,tô tl 'éapparisse Péninsule ibérique restitue à l'Europe des dimensiontsi nqeunatsail ecs, notre pays se montre également le point de jonction entsrsee sd etuexr rmaestres. Notre imparfaite terminologie géographiquiet pnaes fdoeu rnom qu'on puisse appliquer, sinon par métaphore, à ces con trsaéness aqvuio,ir l'étroitesse d'un isthme, se dessinent comme un pont d'une mera utàr eu.n eC ependant, dès l'antiquité, l'attention des géographes aarvtaiictu léitèér epment frappée de cette forme intermédiaire, qui se répète avece sd,e sm aviasr iaavnetc une insistance singulière, dans la partie de l'ancien mqounedlel e susr'e slta exercée leur observation. Ce resserrement, qui ne va lp'aést rjaunsgqlue'àment, ils l'avaient remarqué à l'endroit où l'Asie Mineure se ed élt'aAcshie , doù le Caucase s'interpose entre la Caspienne et la merran Neonitrree, la'I Caspienne et le golfe Persique. Ils l'avaient même supposé Pealnutsr-eMé otliede et l'Océan septentrional. Ce trait ne pouvait manqueilr ,f udtè sa uqsus'i signalé en Gaule, de prendre place parmi les lignes fondamlenutra lecasr tdoeg raphie. Ce fut en effet dans le labyrinthe des formes un tteruari,t ecto nsdauncs doute le premier acheminement pour eux vers la notion d'uneo ngtréaend ei ndcividualisée. Cette conception est d'origine évidemment lceo.m mIelr cfailalait, pour qu'elle se fît jour, que le commerce eût appris à cs onrnaapîtporret sl ede distance qui existent dans cette partie de l'Europe eunxt rmee rlse.s Ddèse que les marchands marseillais eurent découvert iquteé lloef frfaicti lleur arrière-pays pour communiquer avec les mers extérieuregsr,a plhes gneéo tardèrent pas à tirer de ce fait une définition de lae nctoinètrreé.e Storuatb on est l'interprète d'observations inspirées déjà par plusie urds'e xspiéèrcileensce commerciale, lorsqu'il vanltae correspondance qui s'y montre sous le sr afplpeourvt edse et de la mer, de la mer intérieure et1 .d eC els' Ocfléeanuves sont des auxiliaires qui facilitent les relations entre les meress p;on dcaenctete, csio rrare en effet autour de la Méditerranée, et qui se re ncluoin trseu ggiècri,e l'idée d'un organisme composé à souhaciotm,m e en vertu d'une prévision int.e lLlai gente phrase est justement célèbre ; il se mê ldee usnoel esnonriteé dans ce premier horoscope tiré de notre pays. En réalitré else so bpsreermviaètions de la science grecque, inspirées par une connaissance trreès dseo mmlaai contrée et très imparfaite du reste de l'Europe, ne pouvqau'iuenn tp rêetsrse ntiment. H est significatif cependant que déjà quelques-utns ldes pmlous justes et les plus fortement frappés aient été dits sur notre pays. II. — TRAITS GÉNÉRAUX DE STRUCTURE. Sur le sol français se juxtaposent deux nzcotneess pdairs tileur évolution géologique et par leur aspect actuel. I l exfpaluitq,u epro urces différences, rappeler brièvement les résultats auxqueilvs és onlte s argréologues sur la structure de l'Europe occidentale. Cetteté rréegmiaoni éae éà deux reprises par des contractions de l'écorce terres,t ràe . laD 'afbionr dde la période primair2e, se dressa une puissante chaîne, dont onn naa îtprue rle'cunoité en 1 Strabon, IIV,, 14. 2 On sait que les géologues distinguent idraens dle'h ilsat oTerre plusieurs périodes, dont chacune fut très longue et se caradcetésr itser rpairn s de composition et de faune spéciales. Les voici, par ordre edt'a nacviecn neletéu rs divisions principales, dont les noms pourront revenir dans le coursu ddee :c ette ét raccordant entre eux les plis de la Bohê,m ed,e dlu' ArHadreznne, des Vosges, du Massif central, de la Bretagne et du eSu dl-'OAunegslte tderre. Il semble qu'ensuite, pendant de longues périodes, lienst efronrecse ssoient restées en repos. Vers le milieu de la période st esret iariérve,i lleèlrlent ; et c'est alors que de nouvelles contractions produisiresentm enltes dpeliss Pyrénées, des Alpes, des Apennins, etc. Ces derniers faecctièdrenntts saufrtout la région voisine de la Méditerranée ; mais leur eco nftirte csoeupn tisr sur la partie contiguë de l'Europe qui avait déjà subis aujta didse s l'afosrces internes. Ici, toutefois, comme l'effort vint se heurters eàs desp uimsa slongtemps consolidées et qu'un tassement prolongé ava imto irnse ndpluastiques, il se traduisit, non par des plissements nouveauaxr, dmeasi s dipslocations et des fractures. Ces fractures accompagnées de laptréersaslieosn s eurent pour résultat de surélever certaines partiesc ed,e talnad is urqfuae d'autres s'affaissèrent. On distingue ainsi, sur notre territoisr ed,e dsetruxu ctyupre. L'un est la zone d'anciens massifs qui se succèdent de la Bpoahyèsm ed ea u Galles, soit par le Massif rhénan et, l'Ardenne, soit par les MaVsosigfe sc,e nltral et l'Armorique, fragments de la grande chaîne dressée àt elmap sf ipnr idmeasi res. Entre ces piliers restés debout, de grandes surfacreisv,é ecso mdme spupport, ont cédé à un mouvement prolongé d'affaissement. On v oietn tarien slies pointements des anciens massifs s'étendre des aires d'enf otnacnetmôetn td e:s bassins comme ceux de Souabe, de Paris, de Londres ; otsasnetô tc oumnme fla vallée du Rhin. La mer, qui occupait jadis ces déper elsesiso nas , pans complètement évacuées. La Manche, la mer du Nord interraorm petnrta,n sgpression, la continuité d'anciens massifs. Mais la nappel edso nrt eceoluvrent le socle continental est mince. Ce sont des mers tàs ,f odnodnst plleas flots dissimulent sous des profondeurs inférieures à 200 maèrttriees duun eb apssin de Paris, de celui de Londres, du Massif armoricain. L'autre zone est celle qu'occupent les chlaiînsesse mednet s précents qui s'allongent le long de la Méditerranée, euxn dpaépretnise dau lit de méditerranées antérieures. En longues gui rdléarnoduelse nts eles chaînes élevées, aériennes : de Berne, Grenoble,s Pvaoui,t , onp arle un temps favorable, s'aligner sous le regard. L as 'edxeesrtrcuec tsiuorn elles avec une activité à peine a1m.or tLies chaines courent en général parallèlement aux 1° Terrains primitifs (gneiss et micaschistetesr)r aienst primaires (cambrien, silurien, dévonien, carbonifère, permien). — Les gersa npiotrsp hyert esl sont des roches éruptives qui se sont fait jour pendant ilm'aéiporqeu.e pr 2° Terrains secondaires (trias, jurassique, crétacé). Le juras sisqubed iva ispiouorns principales le lias et l'oolithe. 3° Terrains tertiaires (éocène, oligocène, miocène, pliocène). 4° Terrains quaternaires (alluvions anciennes et modernes). Appa'rhiomtmieon sduer la terre. Les roches éruptives telles que le bahsyatlete, , lal ep htornaoclithe, se rapprochant des laves volcaniques actuelles, sont sortinedsa ntd u lesosl ppéeriodes miocène, pliocène et quaternaire. 1 Toute région en relief est exposée à uone radpeisdter.u ctLia gelée désagrège les roches les plus résistantes ; les glaucrise rbso rudse nett lleeur lit ; la force des eaux, excitée par la pente, ravine les flancse sd,e se nm oantrarganche des blocs qui, réduits par le frottement à l'état de galets, p ueits de bsoaubele, sont entraînés au loin et forment des plaines de sédiment. Lorsque cdee tdreasvtariulction s'est prolongé pendant des périodes géologiques, l'usure quees tl etse lalneciens massifs montagneux rivages ; ou bien, comme les Pyrénées olrlieesn tsaolnets ,b reusquement, en pleine hauteur, interrompues par eux. La umseer à sele ucrr epied en fosses profondes ; des abîmes de plus de 2.000 ,m èetrnterse sNonitce et Toulon, aussi bien que sur la côte méridionale du golfene ,d et oGuats cvoogisins du littoral. Dans les parties que la mer a délaissées ddeerpnuiesr sl etsemps géologiques, la nature des dépôts indique souvent des sp rcofoonnsdiedéurables ; la faune fossile diffère entièrement de celle dmesr sa nqcuie nonet s envahi le bassin parisien. Il est visible que la naturdaen sa ctersa vdaeiulxl é régions sur un plan différent. La diversité actuelle de ph ysli'aovneomritei sseesmtent de diversités invétérées et séculaires. Nous ne pousserons pas plus loin, pour le emosm ecnotm,p arcaisons. On voit que la structure de la France n'a rieonm odgeè nle'u nqiut'oén hse plat parfois à lui attribuer. Le Massif central, par exuetm pêlter,e nceo npsidéré comme un noyau autour duquel se serait formé le rFerstaenc ed.e Dlea même que la France touche à deux systèmes de mer, eell ed ep adretuixc izpones différentes par leur évolution géologique. Sa structuàr el 'Omuoensttr eu ne empreinte d'archaïsme ; elle porte, au contraire,u aSuu dS-uEds t,e tt oaus les signes de jeunesse. Ses destinées géologiques ont oéutré luinéee sp arpt à l'Europe centrale, pour l'autre à l'Europe méditerranéenne. Mais l'individualité géographique n'exigee pacso nqtur'uéne soit construite sur le même plan. A défaut d'unité dans la strucetutr ey, aivlo ipr harmonie vivante ; une harmonie dans laquelle s'atténuent lese s cornéterlas tet profonds qui entrent dans la physionomie de la France. Cette harmonie est en effet réalisée. rEtloluet àt ielan t rséupartition suivant laquelle se coordonnent, en France, les mparsisnecsi pamlienséral1e. s Les ont un aspect émoussé et que leur niveau she rdeap pcreolcui des plaines. La Bretagne offre, chez nous, le meilleur type de pcheitet.e Atuo pcogonrtaraire, dans les chaînes d'origine relativement récente, comme lse s foArlmpes, slonet hardies et élancées, parce que la destruction n'a pas eu le tempmlpis r d'taocuctoe son œuvre. Dans le premier cas la lutte est presque arrivéee ;à dsaonns tleer msecond, elle est en pleine énergie. 1 La qualité des sols tient à leur composailtoigoinq umei.n éLres roches primitives et primaires (granits et schistes) engendr ednétc opmapro silteiuorn des sols pauvres en chaux et en acide phosphorique, plus favonrta bqlue'isl,s tnae sont pas amendés, aux bois et aux landes qu'aux cultures. — Ledse tle'érproqauien ss econdaire, parmi lesquels les calcaires dominent, sont souvent trop ssesc,s C(Chaumpagnes), mais généralement assez riches : parmic aelcuaxir,e lceoq uillier (Lorraine) etli asl es ont regardés par les agronomes comme donnant d ensa ttureerlrleesment complè te—s .Les terrains tertiaires se distinguent para ruinéet é,g rqaunid e svt avantageuse soit pour la formation des sources et le mélange des oictu ltpouurre sl,' absondance des matériaux (argile plastique, calcaire etg ypse des environs de Paria). Quelques sols,, sioln t est vrai très pauvres (sables de Fontainebleau ;l eaxr) g:i lema iàs sdi'autres sont très fertiles, comme les molasses d'Aquitaine ; ou privi lléegsi émsu lptairples ressources qu'ils offrent à l'homme, comme le calcaire grossier pareiss iaelnl.u vi—o nsL fluviatiles ou marines doivent souvent une grande fertilité aul émméelanntgs ed odn'té elles se composent (Val de Loire ; Ceinture dorée en Bretagne).n s— maNionutse sa urfois, dans le cours de ce travail, à mentionner ces terrains et rde'a u:tr enosu se nchoercherons toujours à en expliquer les caractères ; mais pour leis ndeé tasaiulrs aiquent trouver place ici, le lecteur pourra se référGeéorl ogài el a gricole d'E. Risler (Paris, Berger-Levrault, 1884- 1897,4 vol.), et notamment au chapitre XIX dqua ttroimèem e T(erres complètes et terres incomplètes). massifs anciens avec leurs terres silidcesu,s else se tz ofnreos calcaires au sol chaud et sec, les bassins tertiaires aév edce llae uvra rcioémtposition, se succèdent dans un heureux agencement. Les em asosnitf s pans, comme dans le Nord-Ouest de la Péninsule ibérique, ceon cebnltorcé.s L'Ardenne, l'Armorique, le Massif central, les Vosngte sa,v eaclt eler nebassin parisien, celui d'Aquitaine, celui de la Saône. En vertui spdoes itcieotnt eé qudilibrée, aucune partie n'est en état de rester confiné eu nà spearult mdoadnes d'existence. Partout, sur la périphérie des différent se ngtrroeu pemso nt—agne et plaine, terres froides et terres chaudes, bocagee, ebotn ceamtp amganuvais pays, — éclatent des contrastes dont s'est emparé reitm e qua'evxepc sûreté le vocabulaire populaire. Si les hommes ontd isfafiésrie nces , c'est qu'elles les touchaient de près, qu'elles se traduisaliietnéts eprn atriéqaues. Ces réalités, c'était pour eux la manière de se nourrgierr,, ddee sgea gloner sa vie. Suivant que le sol est calcaire ou argileux, pea uverne suobus traincches fertilisantes, suivant que l'eau se ramasse en sources, no um iclloeur tf ielets à la surface, l'effort de l'homme doit se concerter auit riel mesent .l iIvcrera aux cultures de céréales ; là il combinera avec une ags rmiaciugltruer eu np lpueu d'élevage, ou un peu d'industrie ; ailleurs il sauraar tp rdaet idquierri gle'r et de rassembler ces eaux diffuses qui semblaient vouloir écha papcetri oàn . soTonut cela s'exprimera pour lui dans un nom : celupia yds' unqu i souvent, sans être consacré par une acception officielle, se maintiendra, ase à ttrraanvsmeertst rles générations par les paysans, géologues à leur manMièorvea.n , LAelu' xois, laP uisaye, laB rie, la Beauce et bien d'autres correspondent à des dei ffséorl.e n ces d Ces pays sont situés, les uns par rapports ,a udxe afuatçroen à pouvoir recourir aux offices d'un mutuel voisinage. Le botno upta yasu epsltu s à quelques jours de marche du pays plus déshérité, dont l'h abbeistoainnt da'un supplément de gains et de subsistances. Celui-ci peuta tproorutvéer làe ss ressources qu'en d'autres contrées il faudrait aller choeirnc, hearv ecbi emno inls de certitude, avec plus de risques. La France est une mbtleer rfea itquei psour absorber en grande partie sa propre émigration. Une 'immuplutlistiuodnes dlocales, nées de différences juxtaposées de sol, y ont agà im edett rfea çolne s hommes à même de se fréquenter et de se connaître, dann st ouunt ehfooriisz orestreint. Plus on analyse le sol, plus on acquiertn t lede secent iqmue'a pu être en France la vie locale. Aussi des courants locautx , refaccoinlneaimsesnables encore aujourd'hui, se sont formés spontanément à rl a defa vlea uvariété des terrains. Leurs buts sont rarement éloignés : marc hoéus ,f êftoeisr edsans le voisinage, tournées périodiques aux époques de morte-snariôsloen,m eents au temps des moissons. Mais ces dates attendues et espérneéents pplraecne dans les préoccupations ordinaires de la vie. Less qudii ffséornet ncmeises par là en rapport ne sont pas de celles qui ouvrenotn s delosi nhtoariinzs ; ce sont des contrastes simples et familiers, qui s'exrp ridmiectnotn sp,a proverbes ou quolibets. Malgré tout il en résulte une savleunbtriel.at iOon est moins étranger l'un à l'autre. Il se forme un ensemble d'dhoanbti tusd'est visiblement imprégnée la psychologie du paysan de France. Des courants généraux se sont fait jour aà ftorulaev edress lcourants locaux. Car la vie générale a trouvé aussi denss flaac ilsittréusc tduare de la contrée. Elle s'est frayé des voies à la faveurui dseésp asreunitl sl eqs massifs, et des dépressions qui longent les zones de plis sveamlelénet. dLua Rhône, sur le bord extérieur des Alpes, le couloir du haut urLa nlgeu efdroocn ts septentrional des Pyrénées, rentrent dans cette seconde claat épgroermiieè.r eA appartiennent les