J. BROZYNA. REFLEXIONS SUR « GOUVERNANCE EUROPEENNE - LIVRE BLANC »

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1J. BROZYNA REFLEXIONS SUR « GOUVERNANCE EUROPEENNE - LIVRE BLANC » Il est opportun de lancer aujourd’hui un mouvement institutionnalisé accompagné d’un débat public, visant le renouvellement du processus politique en Union européenne. La raison en est non seulement l’écartement entre activité de la Commission bruxelloise et attente de la société européenne, chargée sans justification visible ni contrepartie par les contraintes supplémentaires de plus en plus nombreuses, ni le besoin d’élargissement et d’accroissement du pouvoir centralisé exposé en détail dans le « Livre blanc » en discussion. La raison objective et urgente en est double, bien qu’elle reste hors d’analyse présentée comme la préoccupation de la Commission. D’abord, c’est la perplexité du modèle politique actuel devant les maux multiples subis par la société et l’écart chaque jour plus grand entre la richesse et la pauvreté, qui ne trouvent aucun remède même dans les pays les plus développés, où les moyens ne manquent pas. Ensuite, avec la puissance des forces ITE (informationnelles, technologiques et économiques) manipulées aujourd’hui sans être contrôlées par l’homme, le fait que même une faible imperfection du modèle politico-économique et de la politique pratiquée dans ce régime entraîne déjà les dégâts non seulement importants, mais dangereux pour l’état et pour l’avenir de la civilisation et de l’environnement CES (culturel, écologique et social) de l’homme. Afin de ...

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J. BROZYNA
REFLEXIONS SUR « GOUVERNANCE EUROPEENNE - LIVRE BLANC »
Il est opportun de lancer aujourd’hui un mouvement institutionnalisé accompagné d’un débat
public, visant le renouvellement du processus politique en Union européenne. La raison en est non
seulement l’écartement entre activité de la Commission bruxelloise et attente de la société européenne,
chargée sans justification visible ni contrepartie par les contraintes supplémentaires de plus en plus
nombreuses, ni le besoin d’élargissement et d’accroissement du pouvoir centralisé exposé en détail dans
le « Livre blanc » en discussion. La raison objective et urgente en est double, bien qu’elle reste hors
d’analyse présentée comme la préoccupation de la Commission. D’abord, c’est la perplexité du modèle
politique actuel devant les maux multiples subis par la société et l’écart chaque jour plus grand entre la
richesse et la pauvreté, qui ne trouvent aucun remède même dans les pays les plus développés, où les
moyens ne manquent pas. Ensuite, avec la puissance des forces ITE (informationnelles, technologiques
et économiques) manipulées aujourd’hui sans être contrôlées par l’homme, le fait que même une faible
imperfection du modèle politico-économique et de la politique pratiquée dans ce régime entraîne déjà
les dégâts non seulement importants, mais dangereux pour l’état et pour l’avenir de la civilisation et de
l’environnement CES (culturel, écologique et social) de l’homme.
Afin de répondre d’une manière constructive à ce genre de défi dans un système si complexe il
faut examiner le problème un peu plus profondément, et déterminer où se trouvent les origines de la
situation actuelle et les mécanismes causaux responsables de leur naissance. Etant donné, que cette
philosophie qui a engendré la démocratie libérale avec l’économie capitaliste n’a pas d’accès à ce
niveau d’investigation, il faut fait appel aux toutes les sciences, y compris aux sciences exactes réputées
pour leur fiabilité attestée avec l’essor de la technologie moderne, pour qu’elles aident dans cette
réforme d’envergure. Les conclusions que ces sciences arrivent aujourd’hui d’avancer doivent compléter
la réflexion déjà faite sur le renouvellement de la politique de l’Union européenne et de son modèle
politique, et ceci avec d’autant plus d’attention que les sciences jusqu’à présent non consultées ont la
justification scientifique de ses thèses beaucoup plus profonde, que les idées intellectuelles formulées
par l’approche intuitive traditionnelle engagée au service d’un objectif préétabli.
La rédaction actuelle du « Livre blanc sur la gouvernance européenne » cherche de répondre
avant tout à la question comment rendre le pouvoir de la Commission plus fort et plus efficace, sans rien
changer dans la philosophie de l’Union, donc sans savoir quelle est l’origine de difficultés. Cependant,
ce modèle est un organisme conçu pour répondre aux besoins de l’activité financière et commerciale, ce
qui justement ne trouve pas – à tort ou à raison, il faut le vérifier - d’approbation de la part de l’opinion
publique. Il est donc souhaitable d’examiner le problème de renouvellement du processus politique en
Union au niveau plus fondamental pour répondre, est-ce qu’il est possible et dans quel sens, de
compléter ledit document et les traités sur l’Union. 2
I. Remarques préalables.
La réforme de l’Union européenne est une opération extrêmement sérieuse et lourde de
conséquences, donc pour ne pas entrer dans l’expérimentation in vivo fort risquée, toute proposition et
directive à cet égard doit être auparavant analysée formellement et formulée aussi en termes précis et
sans ambiguïté ouvrant la porte aux malentendus ou arrière-pensées. Voici quelques règles objectives
encadrant toute réflexion sérieuse, donc utiles dans la recherche des solutions définitives.
1°. D’abord, il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les déclarations politiques ni autres paroles
qui feront le renouvellement ou la réforme nécessaire, mais les mécanismes implantés dans la réalité
sous investigation, qui animent les processus créateurs des faits accomplis, qu’il faut modifier. Les
auteurs du traité de Maastricht le savaient bien au service de l’économie, d’où incommodités ressenties
par la population qui ne voit pas la contrepartie positive pour motiver leur acceptation dans la vie
quotidienne. En ce qui concerne les pays membres de l’Union européenne la liste des maux à remédier
est longue : le chômage excessif, l’injustice et la rupture sociale, l’insécurité et autres préjudices causées
par l’immigration non maîtrisée, le libéralisme anarchique et insouciant, la déshumanisation de la
société, la démoralisation de plus en plus massive, les écoles qui laissent sortir les jeunes sans aucune
connaissance utile, voire analphabètes, la pénurie de logements pour tous etc. Ainsi, quand les traités
existants répondent déjà aux intérêts de banquiers, d’assureurs et de commerçants, l’opinion publique
attend qu’on donne sans plus tarder une base aussi solide au développement de la culture européenne, à
la protection de ces valeurs d’origine chrétienne qui ont donné naissance à la civilisation la plus
développée dans l’histoire de l’humanité, dont le monde entier avait, a et aura besoin pour en profiter
(celui, qui aujourd’hui pense qu’il suffit de s’appuyer sur la technologie et l’économie, ne sait pas
discerner les effets de la cause, ni ne connaît pas de leçons de l’histoire). Elle attend aussi qu’on soutient
l’humanisme pour qu’il sache toujours encadrer l’activité matérielle et réponde aux problèmes de social,
sans perdre les acquis traditionnels et oublier aujourd’hui le rôle social de l’entreprise dans la localité de
son installation, sans oublier également que c’est à l’économie de répondre aux tous les besoins
matériels de chaque habitant, de la collectivité et de la société dans sa perspective historique. Il est
urgent aussi qu’on rétablisse et sauvegarde l’équilibre écologique en Europe, qu’on apprenne
l’utilisation constructive par les particuliers dans l’intérêt de la progression de société ce déluge
d’informations inondant chacun, ainsi qu’on se souviendra d’autres secteurs de la vie humaine et
publique. Pour l’instant, aucune de ces questions n’est pas réglée par le Livre blanc en question.
2°. Les traités actuels sont construits sur un matérialisme rationnel et très unilatéral. Or, l’être
humain et la société ont objectivement une riche caractéristique innée qualitativement
multidimensionnelle. Ainsi, dans le cadre de renouvellement actuel il convient, voire il est nécessaire de
les compléter par ce qui ont à dire au sujet de la présence de l’activité économique et autre de telles
disciplines scientifiques, comme histoire européenne, histoire universelle, histoire de la culture et des
beaux-arts, psychologie, éthique, sociologie, théorie de valeurs, philosophie politique, ethnographie, 3
anthropologie, neurologie, vytvorologie, physique, voire théologie. Etant donné, que dans les
traités existants il y a du point de vue scientifique un bon nombre de contradictions, voire d’erreurs par
rapport aux acquis desdites sciences qui tout simplement n’ont pas été invitées à participer dans la
rédaction de ces documents, il est normal que la réforme actuelle est une parfaite occasion permettant de
rattraper ce déficit et redresser les malentendus, dont chacun doit se manifester dans un
dysfonctionnement évitable de la société européenne.
3°. Ladite constatation permet une généralisation concernant la faiblesse des traités existants,
ainsi que de « Livre blanc sur la gouvernance », qui dans le monde des ITE déjà mentionnées réclame
d’être rapidement surmontée. Il s’agit de cette pratique, où la solution imposée par les traités ou
cherchée maintenant, suit toujours l’intérêt très concret quoique bien caché de différents groupes de
pression idéologique ou financière, ce qui est subjectif et dangereux, et jamais la vérité scientifique sur
les événements en considération. Ce volontarisme signifie inévitablement l’éloignement des solutions
par rapport à la réalité, alors même dans le cas d’un certain succès local, il engendre une dégradation de
l’état à l’échelle historique, ce qui reste hors intérêt du décideur, mais qui charge la société. Devant la
complexité de plus en plus considérable du monde contemporain qui est souvent incompréhensible hors
milieu de scientifiques, l’idée de s’adresser pour le soutien à la société civile et aux ses institutions et
contourner les institutions de l’Etat national le seul doté d’une légitimité démocratique, sans s’appuyer
sur la vraie science, est certainement une mauvaise voie (bien que politiquement ce soit un outil efficace
de la destruction du sens d’autogestion des nations européennes).
4°. Un autre aspect de la même question est lié à ce fait, que tous les maux subis par la société à
cause de l’imperfection du régime politico-économique actuel (voir plus loin) et de son insuffisance
régulatrice, sont le produit direct ou indirect de la doctrine représentée par ce régime. Il est donc difficile
d’attendre que parmi les auteurs de cette doctrine se trouvent ces spécialistes, qui sauront créer un
modèle politico-économique amélioré, donc fondé sur quelques principes fondamentalement différents
(plus loin on verra d’exemples de problèmes, dont la résolution est formellement impossible dans le
régime actuel, bâti arbitrairement sur le rationalisme matérialiste d’une philosophie née au XVIII-ème
siècle, quand le savoir a été suffisant pour construire les diligences, mais pas pour conduire un vaisseau
spatial conçu par la technologie moderne, qui se serve d’une logique fondamentalement différente). Non
plus, il ne faut pas la chercher également parmi les «experts» choisis avec un procédé pratiqué jusqu’à
présent par la Commission, ce qui le plus souvent a donné les résultats pas très louables. Ainsi, pour
formuler la réforme dont l’Union a besoin, il n’y a d’autre solution que de s’adresser aux scientifiques
indépendants, qui ont déjà fait leurs preuves de capacité de résoudre une difficulté réelle et pas
uniquement d’inventer une idée neuve dans le monde de paroles.
Parmi les préalables, il est nécessaire de mentionner aussi quelques éléments concernant le fond
du document à rédiger. 4
1°. Pour parler de l’amélioration de la gouvernance de cet exécutif qui est la
Commission, comme le veut le Livre blanc en question, il faut d’abord définir – et en termes clairs et
précis, sans se limiter aux généralités - quel est l’objectif de l’Union européenne, ce qui jusqu’à présent
fait défaut. Sans répondre à cette question, sans le définir clairement et en dépit de divergences
idéologiques et religieuses actuelles, résoudre le problème d’optimalisation de la gouvernance est
formellement impossible, ce que semblent ignorer les auteurs dudit livre : seule chose qui fera un
renforcement abstrait du pouvoir sera l’implantation d’une autorité dictatoriale. En effet, la solution
suggérée implicitement par le texte du Livre blanc, qui fait éloge de formules générales susceptibles de
satisfaire différentes opinions, ne résout rien dans la réalité, mais laisse une grande liberté d’action aux
fonctionnaires d’exécutif, ce qui signifie un pas important vers l’implantation en Europe d’un régime
totalitaire. D’ailleurs, cette règle qui s’oppose aux généralités s’applique aussi à toute autre question à
réglementer.
2°. La deuxième remarque concerne la source des idées pour l’action politique. Devant la
puissance de forces ITE actuelles et avant que la politique ne devienne pas une science exacte, cette
source légitime est – contrairement à l’intuition trompeuse du XVIII-ème siècle – uniquement la réalité
avec ses problèmes et difficultés à remédier, et jamais un volontarisme (voir les «projets pour la
société » ou «formation d’un homme nouveau » ou encore la mondialisation intuitive) devenu
aujourd’hui trop dangereux. De plus, l’analyse détaillée d’effets secondaires inévitables suite à une
action politique envisagée, devrait être la pratique réclamée pour l’Union comme une prévoyance propre
à la culture européenne.
3°. Par contre, la réalité n’est pas à être considérée en tant qu’un état auquel il faut s’adapter,
comme le clame souvent la propagande idéologique. Etant donné les maux multiples qui aujourd’hui
sont impunément produits grâce au libéralisme mal défini par l’intuition anti-chrétienne du XVIII-ème
siècle, une parmi les plus importantes missions de l’Union européenne doit être guider les Etats
nationaux dans une lutte contre ce fléau, qui pour de raisons aussi idéologique que lucratives n’est
aujourd’hui même pas bien défini. C’est dans ce cadre que la prétendue mondialisation attend en
urgence (à commencer par l’Union européenne) sa définition précise, pour que les facilités offertes par
le développement de la communication et du transport international ne soient pas exploitées de façon
engendrant un préjudice à quiconque, comme c’est le cas à grande échelle maintenant.
4°. Les solutions envisagées pour être efficaces doivent agir au niveau causal d’événements, ce
qui est une intervention réductionniste (locale) et dotées d’un feed-back régulateur, mais aussi d’être
accompagnées de la constitution d’un environnement systémique et holistique assurant le
fonctionnement naturel de l’ensemble du système dans ce régime souhaité. La lecture du Livre blanc
confirme, que les auteurs du renouvellement proposé raisonnent en termes propres au XVIII-ème siècle
inconscients de l’action de ce genre de facteurs, qui devant les forces ITE sont le seul moyen permettant
de maîtriser l’action destructrice résumée par la loi incontournable d’entropie. 5
5°. De nombreux maux et dégâts engendrés dans la société européenne restent
invisibles dans sa dimension réelle pour l’opinion publique tout simplement, car les statistiques
officielles créées par une vision simpliste et unilatérale laissent hors contrôle les grandeurs respectives
qui les caractérisent.
6°. Il y a un autre fait, qui semble échapper aux auteurs du Livre blanc : l’union d’un certain
nombre de nations et de pays différents en Europe n’est pas et ne peut jamais devenir (l’Europe n’est pas
les USA) un Etat plus grand, donc les fonctions et les structures communes ne peuvent pas être la copie
des solutions nationales (autrement le double emploi et d’ambiguïtés sont inévitables). Ainsi, avant de
formuler les réformes institutionnelles il est indispensable de définir précisément, quelle est la raison
d’être de l’Union par rapport aux Etats nationaux (seul lancement d’une monnaie unique ne l’est pas
suffisant).
II. Axiomes du départ à respecter.
Ce qui caractérise la doctrine philosophique et politique sur laquelle est bâtie la démocratie
occidentale c’est la perplexité devant tous les maux qui oppriment et tourmentent la société
contemporaine même dans les pays riches et développés. Dans le flou d’opinions relativisant et
discutable, outre constatations intuitives, toute réforme efficace du régime politique et d’institutions de
l’Union européenne doit être précédée par examen au moins de ce, que sait dire sur ce sujet avec sa
certitude le seul critère absolu existant, qui peut être donné par la physique de phénomènes profitant
qu’aussi bien l’homme que la société dans leur aspect matériel sont soumis à ce genre d’intervention,
impossible à annuler avec le volontarisme humain. Les conclusions avancées par ce genre d’analyse ne
peuvent pas être négligées dans les traités constitutifs de l’Union, ce qui reste pour l’instant hors de
connaissances des auteurs du Livre blanc sur la gouvernance. Voilà quelques constatations utiles à cet
égard.
1°. La foi excessive en possibilité d’intellect humain supposé avec sa raison d’être capable de
trouver la solution volontariste à tout problème, trouve peut-être son explication dans ce fait démontré
avec la rigueur des mathématiques, qu’avec un jeu d’informations comprises dans la réalité, où elles
représentent la seule vérité sur cette dernière, le cerveau humain peut composer un nombre de leurs
descriptions différentes qui est plus grand que le nombre de gouttes d’eau dans une mer, d’où la
multitude d’idéologies et de propositions mentales. Une d’elles est cette religion laïque simpliste, mais
se disant rationnelle, qui avec le marché devenu son dieu nouveau, sa doctrine idéologique, ses dogmes
intouchables, son intolérance, son prosélytisme, ses prêtres militants et sa liturgie est aujourd’hui
imposée arbitrairement à la vie publique, sans se soucier de dégâts causés dans la réalité de société.
2°. Parmi les lois de la physique gérant les processus humains et sociaux (processus HIS) sans
que la doctrine matérialiste de la démocratie les prenne en considération, la plus importante est celle dite
la loi d’entropie, qui fait savoir cette tendance naturelle tentant toujours augmenter partout le chaos, la
destruction, le désordre. En ces termes, tout progrès civilisateur ou toute activité constructive de 6
l’individu ne sont que les phénomènes locaux, et encore ne possibles que sous réserve que la
même dynamique cause ailleurs les dégâts suffisamment importants, pour que l’ensemble de système en
considération se caractérise par l’entropie accrue. Ainsi par exemple, le célèbre cmd. Cousteau avait
raison, quand il a constaté dans les années 70 déjà, que la capacité d’hébergement de la planète Terre ne
dépasse pas les 600 mln d’habitants (ce n’est pas la capacité de produire les denrées alimentaires qui
détermine la limite démographique, mais les destructions dans l’environnement accompagnant
nécessairement la production, ce qui n’intéresse guère les entrepreneurs).
3°. Parmi les plus dangereuses erreurs implantées par l’intuition dans la démocratie républicaine
il faut mentionner les différents droits de l’homme : on démontre formellement que ce genre de règle, en
apparence dans le monde de paroles très humaniste, mais opérationnel dans le monde de réalité sur le
plan de société, est un allié puisant de forces destructrices résumées dans la loi d’entropie, et sur le plan
individuel il fait priver toute personne de sa capacité de se défendre contre l’intervention de la même loi
(ce qui à la long enseigne le parasitisme individuel et collectif) – ce problème devrait être réglé plutôt à
la base de notion de la dignité humaine.
4°. La première conclusion de cette vérité est, que les traités sur l’Union européenne et autres
documents de la Commission rédigés jusqu’à présent dans l’esprit réductionniste d’entrepreneurs (local)
doivent être complétés avec les dispositions systémiques formulées dans l’esprit holistique
qualitativement multidimensionnelle, sans quoi la destruction actuelle de l’environnement CES va
continuer de progresser. Ce phénomène signifie la continuation de la destruction de la civilisation quel
que soit le modèle du régime et type de gouvernance.
5°. Par contre, l’acceptation de l’approche systémique permettra d’implanter le seul outil
susceptible d’encadrer ce processus négatif et orienter le cours d’événements dans la direction
acceptable. Cet outil consiste à imposer sur le système certaines contraintes (comme tout patron le fait
dans son entreprise et l'Union a fait avec le traité de Maastricht). Il est normal, que la population ne
connaissant le sens ni le but de contraintes en question les considère comme les charges désagréables,
mais la physique de phénomènes ne nous laisse pas le choix sur ce sujet, donc la seule chose qui reste à
faire c’est d’enseigner la raison et la fonction de chaque contrainte. Alors, il est évident dans ce
contexte, que le libéralisme actuel est une doctrine scientifiquement fausse et dangereuse sur le plan
pratique, ce qui d’ailleurs la philosophie savait aussi démontrer avec son analyse traditionnelle au début
du XX-ème siècle déjà. Ceci implique également la nécessité de réorganisation dans l’esprit systémique
de tous les traités sur l’Union, car jusqu’à présent ils sont conçus dans la logique d’intérêt réductionniste
pour servir les besoins locaux du commerce et des finances.
6°. Un autre aspect de cette question de lutte anti-entropique est d’une importance politique
majeure. En effet, c’est justement la caractéristique de contraintes implantées dans la société qui
détermine la caractéristique de la société future qui se forme sous leur intervention. Ainsi, si la société
européenne devient démoralisée c’est sans aucun doute parce que la philosophie laïque soutenue par le
pouvoir politique dans le cadre de lutte cachée contre l’influence de christianisme, enseigne ce genre de 7
comportement. Ce principe peut être aussi exploité dans l’autre sens, c. à d. grâce à lui après
avoir défini concrètement la caractéristique souhaitée de la société d’avenir, avec leur humanisme et
justice, il devient possible de déterminer le système de valeurs (la morale) à enseigner à la population et
à soutenir par la force du pouvoir public (au XVIII-ème siècle le mécanisme de valorisation a été encore
inconnu, d’où son absence dans la philosophie rationaliste). Suivre cette possibilité dans l’esprit et la
lettre de législation communautaire à la place de laxisme actuel engendrant la démoralisation universelle
visible par tous, est une de plus importantes opérations à faire dans le cadre de la réforme actuelle.
7°. Cet exemple pose le problème tout à fait fondamental de type du système de valeurs
humaines pratiquées par la société sur le continent européen. Rappelons cet égard ce qu’on démontre
avec la rigueur mathématique, que dans une société très libérale, où tout est toléré, aucun progrès
civilisateur n’est pas formellement possible, ce qui est tristement confirmé par la pratique (voir le
ralentissement en Europe par rapport aux USA, où la foi chrétienne est toujours très vive : les sciences
exactes expliquent aujourd’hui le mécanisme de ce phénomène). Ensuite, différents systèmes (diverses
éthiques) font distribuer les mêmes valeurs dans un ordre hiérarchique différent jusqu’à mettre à zéro
certaines d’elles : il suffit de comparer à cet égard dans la société européenne le républicanisme, le
catholicisme traditionnel, le protestantisme, l’islam et le nihilisme athée. Notons, que c’est justement le
système de valeurs qui profitant le mécanisme neurophysiologique du cerveau, détermine les priorités
individuelles, donc décide de ce qui se passe réellement dans la société. De plus, le choix par l’individu
d’un système de valeurs donné est directement lié aux récompenses positives et aux peines qu’il
enregistre subconsciement suite à l’intervention de chacune de valeurs. Ainsi également (et uniquement)
est né le potentiel créateur de la société (dans le sens tant physico-mathématique que pratique du mot).
D’ailleurs, on démontre formellement sans aucune supposition philosophique, qu’observer ces valeurs
qui selon l’enseignement de l’Eglise garantissent le salut éternel à l'individu fait à la fois et
automatiquement créer la société en justice sociale et dont la civilisation se développe sans limites,
garantissant le plein épanouissement à chacun quel que soit son goût et talent personnel.
8°. La dynamique de la société tente toujours et inévitablement maximaliser l’entropie de
l’ensemble du système, mais on démontre formellement que c’est cette attitude d’individus qui se trouve
privilégié par les récompenses ci-mentionnées qui décide avec quel type de la distribution se fasse ladite
maximalisation spontanée. Alors, c’est ainsi qu’avec le libéralisme et la promotion des valeurs
matérielles la justice sociale et l’humanisme sont dans la société carrément impossibles (ce qui a été
publié dans une revue scientifique il y a des années déjà), donc pour avoir ces qualités en Europe il faut
nécessairement changer le type actuel du régime politique et d’habitudes populaires et politiques.
9°. Si le pouvoir politique empêche ledit changement, la seule voie confirmée formellement vers
l’implantation de la justice sociale et d’humanisme est l’engagement de la violence, donc d’une
révolution, ce qui l’intuition a constaté aussi. C’est ainsi également, que le régime actuel engendre
entropiquement lui-même toute injustice et que les traités actuels sont un soutien dans cette direction-là, 8
donc le changer demande un complément clair au Livre blanc. Voilà le verdict fiable de
l’analyse incontournable des sciences exactes.
10°. Parmi les grandeurs valorisées par lesdites récompenses, le rôle particulier est joué par celle
qui devient la valeur maximale dans le système en considération, car c’est elle qui d’une façon
automatique décide qualitativement de l’ordre établi dans l’ensemble, donc de la caractéristique
qualitative de la distribution de toutes les valeurs, alors de l’image de la société. Dans l’histoire des
nations européennes qui ont été les premières sachant valoriser l’aspect humaniste, d’où la facilité avec
laquelle le christianisme s’est implanté sur le continent européen, depuis toujours on a vu dans la vie
sociale la compétition tenace entre les valeurs matérielles (le règne du veau d’or biblique) et celles non
matérielles (spirituelles, humanistes, esthétiques). Néanmoins, par opposition aux pratiques hors Europe,
les nations européennes n’avaient jamais bâti son ordre sur le matérialisme ni sur le sexisme (Vénus ou
Aphrodite avaient une autre fonction), considérant ces notions comme indignes de ce rang, donc
visiblement étrangères à la nature innée des Européens. Cependant, les traités sur l’Union ont investi
pour la première fois légalement sous pression extra-européenne l’argent dans le rôle de la valeur
maximale et le Livre blanc sans aucune réflexion profonde continue de soutenir le veau d’or dans la
fonction de l’organisateur de l’ordre public en Union. L’argument officiel en faveur de ce choix est, que
l’argent est une valeur objective, donc neutre (une autre question est encore, que sa définition dans ce
régime est fausse du point de vue scientifique, ce qui promet pour l’avenir de graves perturbations), et
officieusement qu’ainsi jouant la cupidité humaine il est plus facile d’extirper les valeurs chrétiennes,
qui sont dans le fond incompatibles avec les valeurs matérialistes et libérales jusqu’au laxisme. Rien
donc étonnant, que le Livre blanc ne s’intéresse guère de ce fait, que depuis l’entrée en vigueur du traité
de Maastricht les pays occidentaux ont considérablement accéléré leur déshumanisation et
démoralisation. Il passe également outre de ce fait, que les valeurs matérielles sont formellement inaptes
à constituer la valeur maximale, donc n’ont pas de chance de devenir le ciment des nations européennes.
La seule chose que leur promotion peut faire, c’est aider la déchristianisation de l’Europe ce qui est tant
souhaité quand l’homme est réduit par le matérialisme au statut d’un animal (évolué !) se contentant de
ce qui est charnel. Mais en même temps c’est une erreur formelle de dire qu’on peut construire «l’espace
social autour du marché unique » ou d’espérer que «l’introduction de l’euro…va servir de catalyseur
aux changements fondamentaux » dans le sens positif, comme le proclame le Livre blanc au service de
veau d’or sans analyser le fond de phénomènes.
11°. Néanmoins, la vision matérialiste de l’homme est devenue assez fréquente, car l’aspect
purement matériel de l’être humain est dans le monde laïc considéré comme le seul scientifiquement
confirmé, ce qui est faux. En effet, l'analyse physico-mathématique sans aucune supposition
philosophique ou autre démontre non seulement, que tout être humain c’est aussi son aspect non
matériel, mais réel, et de plus que ce dernier occupe chez l’homme une place hiérarchiquement
supérieure par rapport à ce qui est matériel et charnel. Ainsi, le demande formulée par de nombreuses
personnalités politiques (y compris dans la gauche), que les documents constitutionnels de l’Union 9
européenne devraient «rendre à l’Europe son âme » se trouvent scientifiquement justifiée, ce
qui est à ajouter dans le Livre blanc sur la gouvernance et à prendre en compte dans les statuts et les
structures européennes réhumanisant l’Europe.
12°. Afin que l’Union européenne devienne un organisme fort et solidaire, il est formellement
nécessaire que les habitants de ces pays fassent un ensemble cohérent, donc qu’ils non seulement
pratiquent sur la place publique conformément au principe connu de séparation un seul système de
valeurs, mais qu’en plus, que tout le monde reconnaisse un élément caractéristique commun, qui
détermine l’identité de chacun en tant que membre de cette communauté (parler à cet égard de
pluralisme benoît est de pratiquer un jeu de mots louables, sans savoir quels sont les mécanismes
objectifs cachés derrière cette solution idéologique ni quelles sont les leçons de l’histoire des peuples
pluralistes, confrontés aux dangers ou devant le besoin d’une progression civilisatrice). Cet élément
commun ne peut être trouvé que dans la religion (en occurrence celle chrétienne) ou dans le sentiment
nationaliste (à ne pas confondre avec le chauvinisme ou l’impérialisme) dans son expression
européenne. Il est à rappeler, que les propositions républicaines sur ce sujet ne se sont pas implantées
dans cette fonction en dehors de déclarations politiciennes, car d’une part ce ne sont que des généralités
qui ne tranchent rien dans la vie réelle, et d’autre part, elles concernent un homme abstrait et pas un être
humain dans la vie réelle.
13°. Pourtant, la pratique montre et l’analyse formelle explique pourquoi il existe de nombreux
systèmes de valeurs, parfois très éloignés les uns des autres. Plus encore, certains sont contradictoires
entre eux (par exemple le christianisme, l’islam, le républicanisme), donc leur pratique sur le même
territoire doit créer des conflits violents interminables, sans faute personnelle de quiconque (on
démontre formellement que la raison ni aucun rationalisme ne peut pas empêcher ce phénomène de
gagner). Ainsi décider, quel système concret doit régner dans l’Union européenne dans la vie publique
pour promouvoir la progression civilisatrice est une question d’importance et urgente. Par contre,
l’analyse formelle démontre, que tous les systèmes de valeurs n’ont guère, et de loin, la même capacité
civilisatrice, ce que nombreux dirigeants de l’Union semblent ne pas savoir malgré les publications
scientifiques (d’ailleurs, les immigrés en sont les témoins ambulants, surtout quand il est connu, que
chaque peuple non européen a derrière soi une expérience historique des générations plus longue que
nous et qu’ils avaient le plus souvent l’accès aux richesses naturelles beaucoup plus abondantes que les
Européens). Discours sur l’avenir de l’Union ne peut plus fuir cette question, quand les immigrés sont
déjà plusieurs dizaines de millions, quand chaque année plus qu’un million de nouveau-venus entre en
jeu et quand leur séjour pose de problèmes que nul ne sait pas résoudre.
14°. En ce qui concerne le potentiel civilisateur, l’analyse physico-mathématique des processus a
formulé (en trois groupes) les 37 critères objectifs et mesurables qu’il faut vérifier si la société veut faire
progresser sa civilisation, voire faire face à l’action destructrice des forces résumées dans la loi
d’entropie. Ces critères confrontés aux toutes les doctrines connues (d’origine religieuse ou laïque) 10
montrent que seules les valeurs comprises dans la révélation évangélique lues dans sa lecture
occidentale traditionnelle vérifie les tous, d’où le développement unique de la civilisation chrétienne (la
capacité respective du républicanisme démocratique se trouve inopinément malgré son rationalisme
d’être très faible et celle de l’Ancien Testament est encore insuffisante faute de feed-back nécessaires).
Il est à noter, que lesdits critères ont été inconnus il y a un siècle à l’époque de Max Weber, d’où le
relativisme de valeurs qui traîne jusqu’à présent malgré ce que sait depuis un demi siècle la théorie
mathématique d’informations. Pareillement, le mécanisme néurocérébral de la constitution de valeurs et
la faillibilité innée de la raison sont aujourd’hui connus, donc le rôle fatal du volontarisme libéral est
bien connu à la science. Ainsi, dans le souci de l’avenir, les traités de l’Union doivent être complétés en
langage laïc par ce qui dans l’héritage historique des nations a déjà fait les preuves d’efficacité
constructive à la place de volontarisme arbitraire et intuitif des temps passés, qui n’est même pas
soutenu par l’analyse scientifique, mais est largement exploité dans les jeux idéologiques et politiciens.
15°. Il existe d’autres raisons réelles se prononçant en faveur d’interdiction légale de migrations
humaines, qui d’ailleurs dans la forme contemporaine n’ont rien à voir avec les migrations de peuples
entiers connues dans l’histoire, quand un peuple se déplaçait avec ses institutions et structures sociales
complètes pour exploiter une autre terre libre ou peu peuplée (la densité de population en Union
européenne est aujourd’hui une des plus importantes sur tous les continents). Il est aussi connu à la
science depuis longtemps que l’abandon du nomadisme a été la première condition pour que le progrès
civilisateur puisse s’engager. L’éloge fait donc au néo-nomadisme par les promoteurs du libéralisme et
les pratiques du capital commencées ce dernier temps en Europe sont une nouveauté témoignant
combien unilatérale est la philosophie restant à la base des traités actuels sur l’Union, ce qui attend
d’être révisé dans le cadre de la réforme comme indigne de traditions humanistes des Européens. En tout
cas, la mondialisation actuelle avec son ouverture intuitive et la transformation de tous les pays en un
village mondial est une idée folle, qui est en train de créer inévitablement à l’échelle internationale ce
qui outre démonstration théorique formelle est déjà prouvé expérimentalement en Palestine ou en
Bosnie, sauf qu'avec une puissance million fois plus forte.
16°. Une autre question est, que l’ouverture actuelle de frontières européennes fait sucer une
immigration considérable composée d’individus les plus entrepreneurs et doués, souvent qualifiés
(informaticiens, médecins, infirmières etc.) ce qui fait empêcher le progrès civilisateur dans les pays en
développement privés de cadres (sans constituer dans ces pays une classe moyenne nombreuse et forte,
il est impossible de répondre à la question : qui concrètement aurait dû être chargé de la réalisation de ce
progrès rêvé, d’où la nécessité de retour massif et en dignité à l’instar de la décolonialisation de dizaines
de millions d’émigrés, ce qui au niveau de l’Union demande d’un programme de soutien logistique
institutionnalisé). De plus, arrivée de ces immigrés en Europe avec leurs valeurs incompatibles avec les
valeurs gérant la société européenne fait inévitablement démoraliser la communauté et surtout fait
détruire de nombreux feed-back indispensables pour le développement harmonieux des nations
européennes, donc fait ralentir, voire empêcher le progrès civilisateur.