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L'évolution récente de la péri-urbanisation en Poitou-Charentes - article ; n°1 ; vol.168, pg 649-662

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Norois - Année 1995 - Volume 168 - Numéro 1 - Pages 649-662
The movement of city spreading in Poitou-Charentes, after a strong upsurge from 1975 to 1982, has been weakening since then, in a not so attractive area for migratory movements. La Charente-Maritime keeps a privileged rank thanks to its coastal area and a better balanced urban netword, whereas La Charente is slowly sinking in a worrying decline. Moreover, the issues connected to the dual aspect of this region (Poitou and Charente), and to the rivalry between La Rochelle and Poitiers have been confirmed, indeed even reinforced, by today's evolution - a situation that could only find a solution in the creation of strong intraregional synergies.
Le mouvement de péri-urbanisation en Poitou-Charentes, après une forte poussée de 1975 à 1982, s'est affaibli depuis au sein d'une région globalement peu attractive au plan migratoire. La Charente-Maritime pèse d'un poids particulier grâce à sa zone littorale et à un réseau urbain mieux équilibré tandis que la Charente s'enferme dans une dévitalisation inquiétante. Enfin, les problèmes liés à la dualité de la région (Poitou et Charentes) et à la rivalité entre La Rochelle et Poitiers sont confirmés voire renforcés par l'évolution récente - situation qui ne pourra être résolue que par l'établissement de solides synergies intrarégionales.
El movimiento de peri-urbanización en Poitou-Charentes después de una fuerte progresión de 1975 a 1982 ha disminuido desde aquel entonces dentro de una región que en su conjunto atrae poco al nivel migratorio. La Charente-Maritime tiene mas importancia gracias a su zona litoral y a una red urbanistica ms equilibrada mientras que la Charente se encierra en una desvitalización inquiétante. Por fin, las problemas relacimados con la dualidad de la región (Poitou y Charente) y con la rivalidad entre La Rochelle y Poitiers se confirman e incluso se refuerzan par la evolución reciente - situatión que se podré solucionar sólo por la instalación de sólidas sinergias intráregionales.
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1995
Nombre de lectures 26
Langue Français
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Exrait

Roger Renard
L'évolution récente de la péri-urbanisation en Poitou-Charentes
In: Norois. N°168, 1995. pp. 649-662.
Citer ce document / Cite this document :
Renard Roger. L'évolution récente de la péri-urbanisation en Poitou-Charentes. In: Norois. N°168, 1995. pp. 649-662.
doi : 10.3406/noroi.1995.6670
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/noroi_0029-182X_1995_num_168_1_6670Abstract
The movement of city spreading in Poitou-Charentes, after a strong upsurge from 1975 to 1982, has
been weakening since then, in a not so attractive area for migratory movements. La Charente-Maritime
keeps a privileged rank thanks to its coastal area and a better balanced urban netword, whereas La
Charente is slowly sinking in a worrying decline. Moreover, the issues connected to the dual aspect of
this region (Poitou and Charente), and to the rivalry between La Rochelle and Poitiers have been
confirmed, indeed even reinforced, by today's evolution - a situation that could only find a solution in the
creation of strong intraregional synergies.
Résumé
Le mouvement de péri-urbanisation en Poitou-Charentes, après une forte poussée de 1975 à 1982,
s'est affaibli depuis au sein d'une région globalement peu attractive au plan migratoire. La Charente-
Maritime pèse d'un poids particulier grâce à sa zone littorale et à un réseau urbain mieux équilibré
tandis que la Charente s'enferme dans une dévitalisation inquiétante. Enfin, les problèmes liés à la
dualité de la région (Poitou et Charentes) et à la rivalité entre La Rochelle et Poitiers sont confirmés
voire renforcés par l'évolution récente - situation qui ne pourra être résolue que par l'établissement de
solides synergies intrarégionales.
Resumen
El movimiento de peri-urbanización en Poitou-Charentes después de una fuerte progresión de 1975 a
1982 ha disminuido desde aquel entonces dentro de una región que en su conjunto atrae poco al nivel
migratorio. La Charente-Maritime tiene mas importancia gracias a su zona litoral y a una red urbanistica
ms equilibrada mientras que la Charente se encierra en una desvitalización inquiétante. Por fin, las
problemas relacimados con la dualidad de la región (Poitou y Charente) y con la rivalidad entre La
Rochelle y Poitiers se confirman e incluso se refuerzan par la evolución reciente - situatión que se
podré solucionar sólo por la instalación de sólidas sinergias intráregionales.1995, Poitiers, t. 42, n° 168, p. 649-662 Norois,
L'ÉVOLUTION RÉCENTE DE LA PÉRI-URBANISATION EN
POITOU-CHARENTES : UNE ANALYSE DÉMOGRAPHIQUE
par Roger RENARD
Lycée Valin, La Rochelle
RÉSUMÉ
Le mouvement de péri-urbanisation en Poitou-Charentes, après une forte
poussée de 1975 à 1982, s'est affaibli depuis au sein d'une région globalement peu
attractive au plan migratoire. La Charente-Maritime pèse d'un poids particulier
grâce à sa zone littorale et à un réseau urbain mieux équilibré tandis que la
Charente s'enferme dans une dévitalisation inquiétante. Enfin, les problèmes liés à
la dualité de la région (Poitou et Charentes) et à la rivalité entre La Rochelle et
Poitiers sont confirmés voire renforcés par l'évolution récente - situation qui ne
pourra être résolue que par l'établissement de solides synergies intrarégionales.
ABSTRACT
The movement of city spreading in Poitou-Charentes, after a strong upsurge
from 1975 to 1982, has been weakening since then, in a not so attractive area for
migratory movements. La Charente-Maritime keeps a privileged rank thanks to its
coastal area and a better balanced urban netword, whereas La Charente is slowly
sinking in a worrying decline. Moreover, the issues connected to the dual aspect of
this region (Poitou and Charente), and to the rivalry between La Rochelle and
Poitiers have been confirmed, indeed even reinforced, by today's evolution - a
situation that could only find a solution in the creation of strong intraregional
synergies.
RESUMEN
El movimiento de peri-urbanizaciôn en Poitou-Charentes después de una fuerte
progresiôn de 1975 a 1982 ha disminuido desde aquel entonces dentro de una
region que en su conjunto atrae poco al nivel migratorio. La Charente -Maritime
tiene mas importancia gracias a su zona litoral y a una red urbanistica mâs
equilibrada mientras que la Charente se encierra en una desvitalizaciôn
inquiétante. Por fin, las problemas relacimados con la dualidad de la region
(Poitou Y Charente) y con la rivalidad entre La Rochelle y Poitiers se confirman e
incluso se refuerzan par la evoluciôn reciente - situation que se podré solucionar
solo por la instalaciôn de sôlidas sinergias intrarégionales.
Mots-clés : Péri-urbanisation. Arc Atlantique. Synergies intra-régionales. Dévitalisation
démographique
Key words : City spreading. Atlantic Arc. Intraregional synergies. Population dévitalisation.
Palabras-claves : Peri-urbanizaciôn, Arco Atlântico. Sinergias intrarégionales.
Desvitalizaciôn demogrâfica. 650 ROGER RENARD
Maillon éventuellement faible de l'Arc Atlantique français (Jean Soumagne in
Norois, 1993, n° 157, p. 155), le Poitou-Charentes pâtit, face à l'Aquitaine et aux
pays de Loire, d'un semis urbain fragile, non métropolisé et donc soumis aux
attractions extérieures (Nantes, Bordeaux). Les réflexions prospectives récentes sur
l'aménagement du territoire à l'horizon 2015 ont d'ailleurs permis de mieux mesur
er l'insuffisance en poids de cette région duale, l'extraversion croissante de ses
activités aussi bien que l'importance des dissonances et des égoïsmes (mortels à
terme puisque contraires à une affirmation identitaire?) entre responsables poli
tiques locaux quant aux solutions à envisager. Pour mieux appréhender les évolu
tions enregistrées de 1982 à 1990, le champ spatial de cet article couvrira l'e
nsemble des unités urbaines de plus de 5 000 habitants. L'étude approfondie du
phénomène péri-urbain permettra de définir une typologie entre ces diverses enti
tés, de mieux appréhender le poids relatif de chacune d'entre elles et de définir les
perspectives démographiques par département.
I. — ESSOR PUIS CONTRACTION (1968-1990)
En 1975, la population urbaine et péri-urbaine du Poitou-Charentes atteignait
pour les villes-centres de plus de 5 000 habitants et leurs périphéries un pourcenta
ge relativement bas, même compte-tenu du caractère rural de l'entité administrative
envisagée (39,28 % de la population régionale totale). La Charente-Maritime parti
cipait déjà pour un tiers de cette réalité (32,92 %) loin devant la Vienne (23,61 %),
les Deux-Sèvres (22,73 %) et la Charente (20,74 %) (1).
De 1975 à 1982, au plus fort du phénomène de déversement du centre vers la
périphérie, le même pourcentage s'est trouvé porté à 42,42 % (soit un gain de
65 604 personnes). Deux départements confisquaient alors près de 70 % de l'a
ccroissement péri-urbain (39,99 % pour la Charente-Maritime et 29,29 % pour la
Vienne) alors que stagnaient les Deux-Sèvres (14,20 %) et la Charente (16,52 %).
Depuis lors, le phénomène a connu un début de contraction spatiale et quantitat
ive (gain de 60 825 personnes permettant d'atteindre un pourcentage de 45,55 %).
Le processus péri-urbain commence à s'affaiblir quand les régions non concernées,
de plus en plus, se dévitalisent, puisque les zone urbaines dynamiques, seules, per
mettent au Poitou-Charentes de présenter un solde migratoire positif. L'évolution
récente a permis de conforter le poids de la Charente-Maritime (37,46 %) de l'a
ccroissement constaté entre 1982 et 1990) alors que les Deux-Sèvres (24,17 %)
réagissaient et se rapprochaient de la Vienne (24,47 %). La Charente, quant à elle,
se caractérise désormais par une baisse nette d'attractivité (13,90 %) si bien qu'en
1990 elle ne regroupait plus que 19,79 % de la population urbaine et péri-urbaine
totale (Charente-Maritime : 33,94 % /Vienne : 24,19 % / Deux-Sèvres : 22,08 %).
Si l'on considère les quatre chefs-lieux de département, leur poids relatif n'a
cessé d'augmenter pendant la même période : ils ont regroupé successivement
290 664 habitants en 1975 (48,47 % de la population urbaine totale), 342 814 habi
tants en 1982 et 380 116 habitants en 1990 (52,31 %). Le déclin relatif des autres
entités urbaines régionales apparaît très différencié. Trois ensembles peuvent être
distingués :
(1) Pour la meilleure équité possible entre les diverses communes et zones péri-urbaines,
seules ont été retenues comme participant de la péri-urbanisation les communes dont plus de
20 % des actifs travaillent à la ville-centre. PERI-URBANISATION EN POITOU-CHARENTES 651
- Les unités urbaines qui font preuve d'une assez grande vitalité : Châtellerault
(de 38 436 à 33 858 habitants), Royan, Saintes voire Saint-Pierre-d'Oléron ;
- Celles qui stagnent : Chauvigny, Loudun, Saint-Maixent, Parthenay, Thouars,
Bressuire, Rochefort, Marennes-La Tremblade, Surgères (soit le plus grand
nombre) ;
- Celles qui commencent à être grignotées par la dévitalisation périphérique :
Montmorillon, Saint- Jean d'Angély, Cognac ( 27 272 à 24 314 habitants).
Le pourcentage, pour chaque département, des urbains et péri-urbains par rap
port à la population totale constitue un autre paramètre pour juger de son dynamis
me : Vienne 81,67 % / Deux-Sèvres 78,81 % / Charente 61,69 % / Charente-Mariti78,67 % (chiffres qui confirment le retard de la Charente).
La sous-urbanisation de ce dernier département et les déséquilibres intrarégio-
naux apparaissent mieux encore par l'analyse des figures 1, 2 et 3 (en particulier la
confrontation entre les deux cartes par anamorphose relatives au poids réel de
chaque ensemble urbain pour l'une et à son attractivité migratoire pour l'autre). La
première de ces cartes confirme le poids de la Charente-Maritime qui regroupe huit
unités urbaines sur les vingt recensées au total (5 pour les Deux-Sèvres et la Vien
ne ; 2 pour la Charente). Dans la seconde, la Charente disparaît et ne compte aucuzone urbaine parmi les 9 présentant un solde migratoire positif alors que la pré
sence des Deux-Sèvres se limite à Niort et celle de la Vienne à Poitiers et
Chauvigny, si bien que la Charente-Maritime affirme, là encore, sa prépondérance
(6 villes sur 9, ce chiffre global limité donnant la meilleure preuve de l'atonie
régionale) - même si cet excellent résultat doit être pondéré par le constat de l'i
mportance de l'attractivité de villégiature (Royan, Saint-Pierre-d'Oléron voire
Marenne-La Tremblade). Par ailleurs, les villes tertiaires (Niort ou Saintes) se
comportent, comme attendu, mieux que les villes industrielles* dont le solde
migratoire est le plus souvent négatif (Angoulême, Châtellerault, Surgères, Saint-
Jean-d'Angély) ou faiblement positif (Rochefort) (2).
Au total, l'ensemble picto-charentais se caractérise par une grande atonie démo
graphique confirmée aussi bien par la faiblesse de l'augmentation de la population
urbaine totale (soit toutes les agglomérations de plus de 2 000 habitants) au cours
de la dernière période intercensitaire (+ 3,24 %) que par la faiblesse de l'attractivité
de cette entité au plan migratoire.
* Villes industrielles : villes à fort secteur secondaire.
(2) La mise en page de la figure 2 a tenu compte des continuités et discontinuités
spatiales :
- continuité pour l'axe La Rochelle-Rochefort-Saintes-Cognac comme pour l'axe La
Rochelle-Niort dont les zones péri-urbaines s'imbriquent de plus en plus à leurs périphéries
respectives (travaux de Jean Soumagne).
- discontinuité nette entre Saint-Maixent et Poitiers tant géographique (seuil du Poitou)
que démographique (zone dévitalisées de Rouillé et Lusignan).
Ce choix graphique présente le second avantage de mieux singulariser l'axe nord-sud
Poitiers-Angoulême (une même rupture pouvant être remarquée entre Angoulême et Saint-
Jean-d'Angély - pays de Matha et de Rouillac -). ROGER RENARD 652
1. Poitiers 2. La Rochelle
3. Angoulême 4. Niort
5. Rochefort 6. Saintes
7. Surgères 8. Saint-Pierre-d'Oléron
9. Marennes-La Tremblade 10. Royan
1 1. Bressuire-Mauléon 12. Thouars
13. Parthenay 14. Saint-Maixent
15. Cognac 16. Montmorillon
17. Chauvigny 18. Loudun
19. Châtellerault 20. Saint- Jean-d'Angély gl «bal 1982 - 1990
FlG. 1. — Poids et dynamisme des unités urbaines (péri-urbain inclus). PERI-URBANISATION EN POITOU-CHARENTES 653
1. Poitiers
2. La Rochelle -«3 3. Angoulême
4. Niort
M 5. Rochefort
6. Saintes il.
7. Surgères
A 8. Saint-Pierre-d'Oléron
A* 9. Marennes-La Tremblade
10. Royan
1 1 . Bressuire-Mauléon 2 12. Thouars" It
13. Parthenay 3
14. Saint-Maixent
15. Cognac
to 16. Montmorillon
5 17. Chauvigny 8 6 18. Loudun
3 19. Châtellerault
20. Saint-Jean-d'Angély
FlG. 2. — Poids relatif des ensembles urbains dont la ville-centre ou l'unité urbaine
dépassent 5 000 habitants en Poitou-Charentes.
(surface totale de la carte par anamorphose : 40 cm2)
-t
2 4
S
6 Ô
9 N.B. : * les en
sembles urbains
ayant connu un
déficit migratoire
entre 1982 et
1990 n'ont pas été
HO représentés.
* les numéros
correspondent à
ceux utilisés pour
la carte précédent
e.
FlG. 3. — Poids relatif des ensembles urbains du Poitou-Charentes selon leur
attractivité migratoire.
(même surface globale : 40 cm2) 654 ROGER RENARD
II. — CENTRES ET PÉRIPHÉRIES : UNE TYPOLOGIE FORTEMENT
CONTRASTÉE
L'analyse des zones I (villes-centre), II (premières couronnes), et III (deuxièmes
couronnes et, éventuellement, communes extérieures) au niveau de l'évolution des
soldes migratoire et naturel au cours de la période 1982-1990 (fig. 4 à 6) permet de
distinguer 9 ensembles spécifiques parmi les différentes unités urbaines.
- La classe la mieux fournie en nombre correspond au type II (Cognac, Châtelle-
rault, Surgères, La Rochelle, Niort, Poitiers, voire Angoulême). La présence des
principales villes de la région indique qu'il s'agit là de la classe-repère la plus
proche de la norme constatée pour les villes françaises de plus de 20 000 habitants
et qui se caractérise par un effet de déversement du centre vers la périphérie. En
effet, tous les soldes migratoires enregistrés entre 1982 et 1990 pour les villes-
centres (zone I) sont négatifs et se situent pour cinq d'entre elles entre 4,45 % (Sur
gères) et -7,35 % (Cognac). Seules La Rochelle (-9,43 %) et, plus encore, Angoulê
me (-1 1,92 %) se distinguent par rapport à cet écart moyen. A l'opposé, les soldes
naturels y demeurent positifs (Angoulême et Poitiers se singularisent par une vita
lité nettement plus forte). La rétraction du phénomène péri-urbain déjà constatée
de 1982 à 1990 (Renard, 1994, pour la Charente-Maritime) est confirmée pour l'e
nsemble du Poitou-Charentes : c'est la première couronne qui bénéficie essentiell
ement de l'attraction urbaine (dans six cas sur sept) avec des gains migratoires très
forts pour La Rochelle (+ 14,31 %), Poitiers (+ 12,79 %) et Niort (+ 12,11 %) soit
pour trois des quatre chefs-lieux de département. Les autres villes présentent pour
cette zone II des résultats moyens (Châtellerault), médiocres (Surgères), voire
inquiétants (Angoulême : -2,65 %) si bien que cette dernière aurait pu constituer
une variante négative du type II (seule la zone III bénéficie ici du redéversement du
centre vers la périphérie dans un ensemble urbain globalement atone).
- Le type I (Saintes) s'affirme, lui, comme une variante positive (récente) qui
témoigne du relatif dynamisme démographique de cette entité urbaine : c'est, en
effet, la seule ville importante de la région à présenter deux soldes positifs pour la
zone I (en plus de la plus forte croissance naturelle dans la première couronne).
- La variante négative envisagée ci-dessus est mieux réalisée dans le type VI
(Saint-Maixent, Thouars, Rochefort, Saint-Jean-d'Angély) où l'on retrouve des
villes à fort secteur secondaire touchées par la crise et qui se caractérisent, outre le
fort déficit migratoire de la zone I, par la nette dévitalisation de la seconde péri
phérie (déficits naturels inquiétants pour Saint-Jean et pour Thouars) et le faible
dynamisme global : le pays angérien a perdu 435 habitants de 1982 à 1990 alors
que les trois autres ensembles ont stagné : (Rochefort : + 1446 habitants / Thouars :
+ 75 hab. / Saint-Maixent : + 229 habitants).
- Le centre-nord des Deux-Sèvres constitue une zone en nette perte de vitesse
depuis 1982 : outre Thouars (type VI), les entités parthenaisienne et bressuiraise
ont connu une évolution très négative du solde migratoire similaire à celle consta
tée par l'opposition entre trois soldes naturels positifs pour les zone I, II et III (avec
des résultats nettement supérieurs pour l'ensemble Bressuire-Mauléon-Cerizay-Les
Aubiers, moins atone) et trois soldes migratoires négatifs (avec, là aussi, des
chiffres plus préoccupants pour Parthenay particulièrement pour la zone I).
- Le type VIII (Loudun) singularise une réalité marquée par une moindre capta
tion par la périphérie des pertes enregistrées par la ville-centre et, surtout, par l'ato
nie de la seconde couronne.
- Le type IX (Montmorillon) correspond à la situation la plus préoccupante
(cinq soldes négatifs sur six), en particulier pour ce qui concerne la dégradation du
solde naturel (-3,71 % et -5,21 % pour les deux couronnes extérieures). PERI-URBANISATION EN POITOU-CHARENTES 655
fS-
TYPE I — SAINTES TYPE II — COGNAC
X +15
I.
-\
TYPE III — CHAUVIGNY
I. : ville-centre
II. : première couronne péri-urbaine
TYPE IV — ROYAN III. : deuxième
solde naturel 1982-1990
(en %)
solde migratoire 1982-1990
(en %)
Fig. 4. — Évolution récente des villes-centres et de leurs couronnes péri-urbaines
(1982-1990). ROGER RENARD 656
JL.
Ixl
ar.
i
TYPE VI — SAINT-MAIXENT
X
TYPE V — ST PIERRE D'OLERON
à
Ho
ts -s
— »
_ TYPE VII — PARTHENAY
-S
— LOUE T YP E VITT
TYPE IX — MONTMORILLON
Fig. 5.
Légende : voir fig. 4