Philosophie de l

Philosophie de l'Education - Cours complet

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Chaire de PédagogieCours 97/98Professeur G. AvanziniY. Pellissier3KLORVRSKLH GH O pGXFDWLRQG. Avanzini(Professeur Guy Avanzini - Université Lyon 2 - 16 quai Claude Bernard - 69005 Lyon)$ /D3KLORVRSKLH ϕ4XHV WFH TXH OD ϕ"Les 2 grandes caractéristiques de la ϕ: - implique une certaine méthode- porte sur un style de problèmes• La ϕ est la démarche d'une volonté d'une argumentation rigoureuse, rationnelle et logique (cohérence), d'unedémarche non définitive et sans conclusion finale. Il y a toujours une critique possible. Ce n'est pas unedémonstration.• La ϕ est l'ensemble des problèmes de signification, épistémologie. C'est l'étude du sens de la vie.4XHV WFH TXH OD ϕGH OpG XFDWLRQ"L'homme relève de l'éducation, ie il en a besoin et il en profite. Pourquoi ? ˝ question pour la ϕ de l'éducation.•ϕ éduc = argumentation rigoureuse sur la signification de l'éducation.4XHV WFH TXH OLQWHQWLRQpGXFDWLYH "L'intention éducative varie selon les auteurs: - educare : nourrir- eduquere : conduire• L'intention éducative est la pratique pour nourrir le sujet en vue d'un certain but, type d'idéal. Cela inclut ounon la réflexion. Il y a réflexion quand cette pratique échoue: pertinence des moyens, fins visées, révisionsdes buts, quelle méthode adopter,... Cela amène une attitude critique./pG XFDWLRQ"L'éducation est un processus pratique, une activité délibérée ou non. C'est aussi le résultat d'un processuséducatif.La notion de pédagogie ...

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Chaire de Pédagogie Cours 97/98 Professeur G. Avanzini
Y. Pellissier
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$678EIEF672028 p0K/(J7ED G. Avanzini (Professeur Guy Avanzini - Université Lyon 2 - 16 quai Claude Bernard - 69005 Lyon) ($678EIEF672 ϕ  4K 2IJ/2GK28( ϕ Les 2 grandes caractéristiques de la ϕ : - implique une certaine méthode - porte sur un style de problèmes · La ϕ est la démarche d'une volonté d'une argumentation rigoureuse, rationnelle et logique (cohérence), d'une démarche non définitive et sans conclusion finale. Il y a toujours une critique possible. Ce n'est pas une démonstration. · La ϕ est l'ensemble des problèmes de signification, épistémologie. C'est l'étude du sens de la vie. 4K 2IJ/2GK28( ϕ 028 p0K/(J7ED L'homme relève de l'éducation, ie il en a besoin et il en profite. Pourquoi ? Í question pour la ϕ de l'éducation. · ϕ éduc = argumentation rigoureuse sur la signification de l'éducation. 4K 2IJ/2GK28 7DJ2DJ7EDp0K/(J7Y2 L'intention éducative varie selon les auteurs: - educare : nourrir - eduquere : conduire · L'intention éducative est la pratique pour nourrir le sujet en vue d'un certain but, type d'idéal. Cela inclut ou non la réflexion. Il y a réflexion quand cette pratique échoue: pertinence des moyens, fins visées, révisions des buts, quelle méthode adopter,... Cela amène une attitude critique.  p0K/(J7ED L'éducation est un processus pratique, une activité délibérée ou non. C'est aussi le résultat d'un processus éducatif. La notion de pédagogie (réflexion sur la pratique) la notion d'éducation (pratique) · la pratique (éducation) donne une réflexion (pédagogie) quand un dysfonctionnement est détecté et donc substitue une nouvelle éducation en argumentant. L'éducation est une pratique nécessaire... L'éducation est une pratique nécessaire, indispensable, qui ne peut ne pas être. C'est une nécessité biologique pour la survie et l'humanisation de l'homme, dépourvu d'instincts. C'est une donnée anthropologique. Inconvénients : dépendance de l'homme vis-à-vis de l'éducation Avantages : - on doit à l'éducation ce qu'il y a de meilleur en nous - réception des choses, expériences des anciens Í l'éducation est une chance et un risque. ...universelle... L'éducation est une pratique universelle, liée à toute société. L'éducation est d'ordre pratique, moral, social, religieux, intellectuel; ses modalités d'application fluctuent avec le temps et le lieu et la société concernée, mais la pratique même reste toujours présente. Une société se doit d'être éducatrice de ses membres, même si elle ne le veut pas, sans quoi elle meurt d'elle-même. L'éducation est aussi la transmission codée, ritualisée, accélérée de la culture, dont la vitesse dépend de la société dans laquelle elle est appliquée, en fonction des délais de maturation de cette société. L'éducation est l'instinct de conservation de toute société. Toute société se doit d'essayer de transmettre, même si elle n'y arrive pas toujours.
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$678EIEF672028p 0K/(J7ED G. Avanzini Rem: Mendel Å conflit de génération : le fils veut la place du père, l'héritage crise de génération : le fils ne veut pas la place du père, son héritage, les traditions, les valeurs usuelles,... Le fils veut et doit créer quelque chose de nouveau. ...ordonnée à... Transmettre la tradition sans être sûr d'y arriver. C'est un processus aléatoire, avec ± jamais le résultat voulu, pour deux raisons: - toutes les données de la société, de l'éducation ne sont pas maîtrisées et donc les paramètres sont variables et imprévisibles. - liberté de réactions du sujet. L'éducateur espère favoriser l'adhésion à ses valeurs, sans les imposer, mais il risque de souffrir si elle n'a pas lieu. ...rendre autrui... l'éducation est valable durant toute la vie de l'homme. ...autonome... l'éducation est indispensable pour l'homme. Son objectif est de supprimer les dépendances de l'homme, avec une intention émancipatrice, à l'automatiser. L'éducation a donc pour but de se rendre elle-même inutile. Le problème reste dans le quand et comment effectuer cette émancipation... ...et capable d'intérioriser... L'éducateur propose des valeurs et désire que le sujet les comprenne et les applique sans craintes. Adhérence à des valeurs et non conformisme à ces valeurs. Différence dressage/éducation. ...des valeurs estimées prioritaires et principales de l'éducateur. Dans toute éducation il y a des valeurs, pas forcément conscientes, mais changeantes selon les époques,... *** La bonne foi de l'éducateur le sauve dans ses démarches, et ses comportements ne sont pas forcément en relation avec ses intentions éducatrices.  p IHL65"GHI5"DFHLEI"5p"GGLF"I5YL"FG"//"6F655p"jF"5F"IHFILIH6560""HD/" L5HpFL6FLG"F"GY/"IFG"GHL0p"GDFL6FLHLF"G"HDFL5LD/"G"/ pIH"IF
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E992DJIJHK/JKH2H8 (/J2p0K/(J73 La qualité de l'éducateur ne dépend pas forcément de ses connaissances. 1. Finalités Doubles rôles: - rôle dynamogène, d'impulsion - rôle régulateur, référentiel de conduites
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$678EIEF672028p 0K/(J7ED G. Avanzini Triples origines: - théologique: · la conception de la destinée humaine perçue par les religions amène la finalité de l'éducation. · les grandes religions sont à l'origine de doctrines et principes pédagogiques. - philosophique: · la philo donne la conception de l'homme, de la vie et la pédagogie enseigne cette conception. La conception philosophique s’apprend et s'enseigne en même temps qu'elle se conçoit. · les grands courants philosophiques arrivent à une pédagogie et les grandes doctrines pédagogiques arrivent à une certaine philosophie. - politique: · toute doctrine de l'organisation de la cité conduit les personnes à la compréhension de la cité. · toute doctrine politique va essayer, pour prouver son bien-fondé, d'avoir des répercussions sur l'éducation. Ces origines sont ± liées au fil des siècles. Oppositions aussi possibles. Les manifestations de ces finalités se retrouvent dans les programmes scolaires qui reflètent la vision de l'homme. En fonction de ce que la société en cours veut obtenir elle modifie les finalités et valorise ce qu'il faut pour compléter ses manques et pour arriver aux buts fixés. 2. Structures des contenus Les programmes varient selon les finalités. Une fois un programme arrêté, on se soumet à la structure et la logique interne de la branche, discipline choisie. La progressivité didactique est en fonction des exigences de la branche et des structures des contenus. 3. Représentation du sujet ( biologique, sociologique, ethnologique, philosophique,... ) Eduquer quelqu'un suppose une certaine représentation, même confuse, de ce qu'il est, ce qui entraîne une certaine attitude d'éducation de plus en plus complexe et personnalisée. Il faut combiner trois composantes, variantes dans le temps: - valorisation pour le développement - nouvelles structures - notion piagétienne des sujets S'il y a échec, il faut revoir l'ordre des composantes, sans pouvoir déduire la manière exacte de combinaison. Pour ce faire il faut inventer des manières de combinaisons en créant : a. institutions Il y a, en permanence, invention puis modification des institutions. · l'école est un lieu à fréquentation contrôlée et obligatoire, avec des adultes spécialisés dans la transmission des savoirs. · les internats, JOC, JEC, scoutisme,... 2. méthodes Il y a constamment une invention didactique. · classes pour l'enseignement (J.-B. de la Salle,...) · enseignement individuel, personnalisé · groupes de niveaux · travaux de groupe · enseignement directif
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$678EIEF672028 p0K/(J7ED G. Avanzini EN BREF Situation systématique et interdépendance des finalités, structures, représentations, institutions et méthodes. Les doctrines de l'éducation statuent sur toutes ces données qui complexifient et contribuent à la remise en question systématique de l'éducation, car elles créent des incertitudes.
\D(97GK2028 (/J2p0K/(J732JpJ(F2I028(FH(J7GK2p0K/(J7Y2 a. volonté d'éduquer C'est la condition préalable pour éduquer. Au plan social, la volonté d'éducation est variable et peut être: minimale: transmission des techniques, savoirs pour en conserver l'usage; le moins à moins de gens possible, secrets,... maximale: le plus possible à plus de gens possible; éduquer tous à tout, toute la vie. L'ambition d'éduquer va croissante, notamment avec l'éducation permanente, mais cela engendre quand même quelques problèmes (illettrisme, analphabétisme,...), car une volonté seule ne suffit pas, il faut les moyens pour y arriver. b. postulat de l'éducabilité On suppose que les sujets sont éducables, perfectibles et alors seulement on peut entreprendre l'éducation. L'éducation progresse quand on part du postulat qu'un sujet supposé inéducable est éducable. Il y a deux fondements: 1. fondement logique on ne peut éduquer que s'il y a un résultat possible, sinon cela ne sert à rien. 2. fondement éthique l'éducateur suppose qu'il y a toujours quelque chose de mieux dans l'autre, même si on ne le voit pas; il y a reconnaissance de l'existence d'un potentiel supposé, toujours perfectible. Exemples: 1. Don Bosco dit que les chenapans sont des pervertis, donc éducables avec de l'affection, et non des pervers constitutionnels, exclusivement tournés vers le mal. 2. l'effet Pygmalion: X devient ce que je pense de lui. 3. le rejet de l'éducabilité => accepte la peine de mort  l'acceptation de l’éducabilité => rejette la peine de mort 4. l'éducabilité des filles par Jeanne de Lastegnac (et si elles sont veuves...), Fennlon (elles ont plus de besoins que les gars et sont plus éducables), Sophie Barra (même programme pour filles et gars). 5. l'éducabilité des handicapés ? 6. l'éducabilité des adultes "étrangers" ? REMARQUES: * même si on a une grande volonté d'éduquer, mais que le sujet n'est pas éducable, ça ne sert à rien. * même si on postule que le sujet est éducable, mais que l'on n'a pas la volonté d'éduquer, ça ne suffit pas. Pour toute entreprise éducative, il faut donc que la volonté d'éduquer et l'éducabilité du sujet soient indépendantes mais solidaires, devenant performantes et efficaces l'une pour l'autre.
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$678EIEF672028p 0K/(J7ED G. Avanzini c. l'inventivité Cette alliance de la volonté d'éduquer et de l'éducabilité du sujet amène à une inventivité multipliant les tentatives différentes pour tenter d'éduquer et de trouver des nouveaux moyens si les précédents furent des échecs. Mais cette inventivité est toujours aléatoire. Il y a le risque de l'acharnement pédagogique (volonté d'éduquer poussée à la limite, perfectionniste, impatiente et donc facteur d'échec, car décourageante). L'inventivité doit donc être ingénieuse et savoir doser la volonté d'éduquer. d. l'évaluation Il s’agit ici de l’appréciation de la mise en oeuvre, des résultats. Il y a deux issues: 1. issue positive (réussite) L'éducateur est satisfait et doit faire en sorte que l'éduqué le soit aussi. Les deux sont méritants. L'éducateur doit avoir 3 qualités: postulation d'éducabilité, patience, modestie. 2. issue négative (échec) Les résultats ne sont pas obtenus, en fonction de a. l’incapacité à éduquer renvoi avant volonté d'éduquer b. l’inéducabilité du sujet renvoi avant le postulat c. des techniques d'éducabilité pas au point renvoi avant l'inventivité e. retentissement théorique du succès Lorsque les autres phases sont une réussite, il y a modification de la représentation du sujet, voir un rejet, et ainsi pour en construire une autre plus exacte, plus équitable. Il y a deux types de sujets: ceux qui ne comprennent rien et ceux qui réussissent le test d'intelligence de Binet et sont donc éducables. Pour ceux qui ratent. Soit on ne peut rien en faire, soit on peut les placer en institutions. Invention de l'orthopédie mentale. Puis nouveaux concepts (au lieu d'anormaux d'hospice et scolaires): - le débile, scolairement éducable - l'imbécile, inéducable, mais peut communiquer par la parole. - l'idiot, pas de communication par le langage. Pour tout cela, il y a encore la différence léger et profond. Remarques de synthèse: Etre éducatif ? - tout ce qui instruit, contribue à accroître les connaissances, apporte la maîtrise de techniques. - tout ce qui autonomise, supprime les dépendances, formant le jugement. - tout ce qui accroît la polyvalence - tout ce qui favorise l'intériorisation des valeurs, à leur adhésion et compréhension - tout ce qui aide quelqu'un à trouver les raisons de vivre - tout ce qui socialise L'éducation est la relation avec les personnes dans une institution. C'est un fait social, avec deux contraintes: - réglementaire (garantie par la force publique) - psycho-social (désir de conformisme) car elle est obligatoire et subit des pressions d'opinion.
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$678EIEF672028p 0K/(J7ED G. Avanzini  0K/(J7ED/E992E)M2J02/EDD(7II(D/2I Il y a deux approches du phénomène éducationnel : 1. approche normative L'éducation est toujours liée à des valeurs et aspire à leur assimilation. Il faut légitimer ces valeurs, de deux manières: a. empirique discussion sur les objectifs par les éducateurs de base. b. méthodique approche systématisée, avec réflexion plus profonde impliquant des origines théologiques, philosophiques et/ou politiques. Il y a pédagogie, éducatologie. Doctrine: - justification des finalités de l'éducation - statuts sur des normes, formes de l'éducation - présentation d'un système global - annonce de ce qui doit être, et comment 2. approche descriptive étude du fonctionnement des processus éducatifs actuels. C'est un constat. a. empirique discussions, constatations. b. scientifique manière méthodique, systématique, arrivant aux sciences de l'éducation. Déroulement cyclique et autonomie des deux approches, avec cependant quelques relations. Passage de l'une à l'autre, dans n'importe quel sens, mais en général de descriptif à normatif. p9(H/62I028 0K/(J7ED · la plus fréquente: approche normative, au travers des grandes doctrines politiques de l'éducation · Roussens: approche normative encore acceptée, mais introduction d'idée nouvelle: l'approche descriptive scientifique de la psychologie enfantine: pour mieux atteindre les normes, cet idéal, il faut connaître l'enfant. · au 19 ème , Auguste Conte veut un rétablissement socio-politique qui doit avoir les exigences d'ordre et de progrès, sans en favoriser l'une ou l'autre. C'est assurer le progrès par l'ordre et garantir l'ordre par le progrès. Il faut donc des législations et des gens compétents pour l'éducation. Création de la sociologie qui doit faire connaître ces nécessités. Il y a approche descriptive scientifique de la sociologie pour l'amélioration en fonction de l'approche normative politique. (pour arriver à atteindre les normes fixées, il faut piger leur fonctionnement au point de vue psychologique, sociologique,...) · dès 1880, développement de la Science de l'Education: pour améliorer l'éducation, il faut piger comment elle fonctionne, à tous les points de vue. Durkheim: il n'y a pas de lien entre l'idéal statué par les théoriciens de l'éducation et sa réalisation. Il faut donc étudier le fonctionnement scientifique pour piger les problèmes, les manques et les corriger. Ainsi La Science de l'Education apparaît, mais il y a quand même quelques heurts et confusions: - controverse sur ce qu'elle est et sa nature: -sociologie et donc introduire des réformes pour l'idéal - psychologie et connaître l'enfant - païdologie (science de l'enfant) et mélange psychologie, biologie et sociologie - terme équivoque, qu'est-ce qui relève de la science ? - connaître. Etudier l'éducation par une étude scientifique. objet : découvrir et prescrire scientifiquement l'éducation. -- élaborer une éducation scientifique, avec procédés garantis
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$678EIEF672028 p0K/(J7ED G. Avanzini Or par ceci l'éducation deviendrait fabrication et l'homme serait standardisé, ce qui est contraire à sa nature. Ceci contribua à la perte de terme La Science de l'Education. En 62-67 réflexion par Debesse, Château, Mialaret et réforme de l'enseignement supérieur et création de : Les Sciences de l'Education, car évaluation du savoir en France après la deuxième guerre mondiale et il y a eu beaucoup d'échecs et donc il faut favoriser la réussite par un développement technique et une ébauche de l'éducation des adultes... Terminologie · pas seulement pédagogie, car cela implique la seule approche normative. Or cela est aussi descriptif, notamment par l'éducation des adultes... · ce terme de Les Sciences de l'Education n'est quand même pas satisfaisant, car peu précis, fourre-tout et à consonance purement descriptive. · équivoque nouvelle sur la nature des Sciences, quand il y eut essais de répertoriation et de classification de ces sciences... Classification 1.  sciences de l'éducation: philosophie, théologie, sociologie, politologie,... mais pas toutes les sciences (classification qui s'imposera). 2.  liste des sciences, sans philosophie, théologie et ne comportant que des disciplines dites scientifiques. Pour éviter cette équivoque, on utilisera le terme d'éducatologie, d'anthropogogie,... )FFHE/62pF7IJp9E8E47GK2IKH2I%/72D/2I028 0K/(J7ED Réflexion sur la validité de la connaissance. Plusieures sciences sont nécessaires pour l'étude de l'éducation. Est-ce alors une simple juxtaposition, avec indifférence ou haine, des diverses sciences ou la rencontre et la collaboration de ces diverses approches ? 1. pluri ou inter-disciplinarité ? Peut-on coordonner les différentes approches sociologiques, psychologiques, philosophiques,... ou non ? Les spécialistes ne vont-ils pas se renfermer sur eux-mêmes ? Il y a beaucoup d'émergences, avec les mêmes problématiques, de nouvelles sciences (de la famille, de la communication,...). Attention, pluri-disciplinarité ne veut pas dire obscurantisme, confusionnisme au rabais. 2. le rôle de l'éducateur Le rôle de l'éducateur est de pouvoir survoler toutes ces disciplines et d'arriver à les appliquer, tout en gardant un peu de créativité. La formation du corps enseignant doit informer, éduquer, responsabiliser l'éducateur. 3. les visées des Sciences de l'Education · en tant que sciences: acquisition de savoirs nouveaux, méthodologiquement avéré et crédibles scientifiquement et surtout incontestables. · praticité, utilité pratique. De nouveau, il ne faut pas verser que dans l'une ou l'autre de ces visées, il faut toujours faire un mélange des deux. 4. visions de l'éducation Quelle sont les visions de l'éducation, de son approche, de ses aspects pouvant influencer, modifier, garantir les résultats.
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'LYHUV 5DSSHOV GX FRXUV , '\50LEI"p IEI"F : - volonté d'éduquer - postulat d'éducabilité - invention techniques - évaluation positive ou négative - réinterprétation de la vision du l'éduqué en fonction des résultats obtenus 6HFIHIF"G"GH"GpIHL&G : - visée, finalités (idéaux, conceptions,...) => contenus, programmes de connaissances,... - prise en compte des exigences, des contenus. - représentation du sujet Ce qui amène la création d'institutions, puis de méthodes. p0H)6"Gp HI"G : - 2 approches, orientations sur la recherche éducative: - approche DEH9(J7Y2 , éduquer sur la base de normes. Menées empiriques, réflexions systématiques. - approche 02I/H7FJ7Y2 , éduquer sur la base de moyens. Menées empiriques, scientifiques, par l'expérience (manières d'atteindre les fins fixées). Développement jusqu'au 19ème siècle de l'approche normative, puis descriptive. D'ou l'appellation LES Sciences de l'éducation.
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$678EIEF672028 p0K/(J7ED G. Avanzini  2IED/J7EDI9(M2KH2I028($678EIEF672028 0K/(J7ED  ) 1. fonction épistémologique 2. fonction élucidatrice 3. fonction prescriptive 1.1. Fonction épistémologique Il s'agit d'une réflexion sur la validité des savoirs, des connaissances de l'éducation. La philosophie joue un rôle épistémologique au vu de toutes les sciences. Elle procède à l'identification des démarches. A faire la distinction entre la démarche argumentatrice (recherche de la vérité, sans y arriver et avec un approfondissement constant de la question) et celle démonstrative (quête de vérité définitive, Maths par exemple). '&% : - valider les 2 types de savoir, normatif et descriptif. - toujours mettre en garde contre les tentations positivistes, c'est-à-dire des regards simplistes, superficiels. - toujours se demander si les solutions proposées sont judicieuses ou non et les approfondir si besoin est (par colloques, conférences, assemblées,...) - toujours avoir un regard critique et méfiant vis-à-vis des résultats obtenus, et ce par souci de véracité. Exemple 1: la pédagogie expérimentale On compare 2 moyens d'enseignement, l'efficacité des techniques d'apprentissage. On aboutit à un résultat qui peut être l'objet d'une interprétation scientiste; le rôle de la Philo est donc ici d'évaluer la pertinence et la persistance des résultats. Cela implique de s'occuper des relations entre les théories de la connaissance et de l'apprentissage: comment faire pour apprendre ce que l'on veut enseigner ? les modalités d'enseignement sont-elles les mêmes pour tous, pour toutes les populations ? Exemple 2: problèmes spéciaux, dyslexie. Comment va-t-on articuler les apports des différentes sciences de l'éducation sur des problèmes précis ? Le traitement de la dyslexie par exemple: elle provient de quoi exactement. Il y a plusieures approches (biologique, physiologique, psychologique, sociologique,...) qui toutes donnent réponses, mais qui ne sont point complémentaires. Ici donc le rôle de la Philo est de prendre du recul, de s'interroger sur la validité de toutes les approches, de les compléter et des les synthétiser, ce pour passer d'une pluridisciplinarité à une interdisciplinarité. 1.2. Fonction élucidatrice L'activité éducative et la réflexion sur l'éducation durent depuis bien longtemps, avec toujours une certaine mise en oeuvre. La fonction de la Philo est ici de chercher, dans des systèmes éducatifs existants, ou ayant existés, le sens, les significations, c'est-à-dire les finalités, les représentations, la volonté d'éduquer, la conception de l'éducatibilité, des idéaux éducatifs,... et de les comparer dans le temps et l'espace et en élucider les sens, orientations, valeurs proposées peu claires. Cette fonction peut être tenue à l'écart des concepts. '& : - élucidation des sens Exemple 1: réflexion sur notre propre éducation Quelles sont les finalités visées ? Quel est mon idéal, ma conception du bien, des autres, de mes parents vis-à-vis de moi ? Qu'est-ce que visent les institutions éducatives comme JEC, Scoutisme... Exemple 2: étude des manuels Etude des manuels scolaires pour voir quelle en sont les finalités, les valeurs morales qui ont été transmises depuis x années. Quelle est l'orientation des changements, des modifications apportées ?  Les auteurs sont en général imprégnés par les idéologies en cours, de leurs temps; ils n'ont pas forcément d'idées précises de leurs finalités.
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$678EIEF672028p 0K/(J7ED G. Avanzini Exemple 3: notion de rendre autonome L'éducation vise à rendre les enfants autonomes. Mais la notion d'autonomie a 2 sens opposés: 1. sens philosophique classique: obéir à la loi par soi-même (pour Kant, être autonome veut dire être capable d'obéir par soi-même à la loi morale, non par peur de sanction, mais par conviction de la valeur de la loi). L'éducation veut donc rendre l'individu autonome en ce sens et qu'il en voie la validité. 2. sens courant pour ados: être autonome veut dire pouvoir faire ce que l'on veut quand on le veut, où on le veut et avec qui on le veut. Exemple 4: la notion de réussite L'école vise é faire réussir tous les élèves. Mais quel en est le sens de cette visée ? Cela amène 2 questions: 1. la réussite qu'est-ce ? est-ce la réussite scolaire, la réussite dans la vie (statut social) ou la réussite de la vie (être heureux) ? 2. que serait une société où tous les élèves auraient réussi ? La réussite de tous doit respecter les différences et comment respecter les différences sans créer des inégalités, donc des échecs ? Faire réussir les gens n'est en aucun cas les normalisés, or si tous réussissent... Dilemme entre le respect des différences (culturelles, religieuses,...) et la volonté de réussite uniforme / d'égalité.
Il y a 3 moyens, modalités d'évaluation des connaissances qui renvoient à des concepts à étudier: -/ L5H"FF6'HL65pFLH"  veut la restitution pure et simple d'un savoir. C'est la quantification de la capacité de restitution, de mémorisation. -/LGG"FHHL65 veut la capacité d'argumenter, de mobiliser d'une manière originale des connaissances données pas forcément originales. Le sujet devient capable d'utiliser des connaissances à bon escient. -/"0p06LF" veut l'élaboration d'un savoir nouveau, trouvé par le biais d'autres, et ses portées, répercussions. Ce savoir est d'ordre scientifique, établi sur des choses concrètes. Un mémoire est une œuvre unique, mais intelligible et accessible par tous. Ils sont conservés comme preuve d'unicité. 1.3. Fonction prescriptive Dans une société, une institution donnée, il y a certaines pratiques en place. Après avoir élucider les fonctions, la Philo n'est pas forcément approbatrice du sens trouvé, telle peut être critique. Elle propose, préconise, prescrit donc des autres solutions en vue d'un mieux, d'un plus. La Philo passe ici de la fonction élucidatrice, d'une simple analyse à la fonction prescriptive, préconisation de nouveaux systèmes. Cette fonction tente de retrouver et de prescrire, proposer, suggérer, conseiller de nouvelles valeurs si les anciennes n'existent plus ou sont dépassées. Ces prescriptions mettent en valeur le bien-fondé de telle ou telle pratique éducative en remplacement d'une autre. Mais pour quoi, en vue de quoi éduquer ? Quelles sont les valeurs à promouvoir ? La fonction de la Philo est ici d'argumenter pour répondre à ces questions, sans démontrer, clore la discussion. La Philo argumente sur les valeurs méritant d'être promues. Lorsqu'aboutira la systématisation des valeurs, il y a naissance d'une doctrine. L'école donne aux sujets des moyens de vivre, notamment avec un diplôme (droit au travail). Mais l'être humain ne se satisfait pas seulement de moyens pour vivre, il veut des raisons de vivre, il lui faut donc des valeurs. C'est alors une réflexion, une interrogation sur le sens de la vie. '& : - statuer sur le pôle des finalités, des valeurs. Elle est d'ordre normatif.
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